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COMP. CHIMIQUE D. VÉGÉTAUX — 358 — ‘ COMP. CHIMIQUE D. VÉGÉTAUX

c’est quelquefois la moelle qui est le siège de la concentration (sagou), mais presque toujours c'est dans les graines et particulièrement celles des céréales.

Tantôt la matière amylacée est transformée en pain ou farine, tantôt isolée par l’amidonnerie et la féculerie; tantôt transformée en sucre par la saccharification (sirop de glucose), puis en alcool par la fermentation (alcool de grains). L'amidon est parmi les matières premières de l'alimentation une des plus importantes; son histoire est trop connue pour que nous insistions davantage.

Cellulose. — La cellulose a une composition chimique voisine de l’amidon ; tous les deux dérivent du sucre; mais ce qui caractérise la cellulose, que Fourcroy appelait ligneux, c'est sa : résistance complète à l’action successive des : acides et des bases énergiques. Elle constitue pour ainsi dire le squelette organique de la plante ; elle éntre pour une part très élevée dans les végétaux ligneux; la lignification n’est pour ainsi dire qu'une accumulation de cellulose.

Cette cellulose ne joue aucun rôle dans l’alimentation animale; mais nous en tirons largement parti sous forme de bois, de liège, de fibres textiles (Lin, Chanvre, Ramie, Coton; Phormium tenax, Jute, etc.), de papier, de carton, etc.

La vasculose, qui forme à peu près le tiers du

“poids de la paille, est une sorte de cellulose; .

mais plus attaquable que celle-là par les alcalis, elle donne naissance à la pâte à papier et dans le fumier à la matière humique.

La cutose, qui recouyre certaines feuilles (Agave). diffère peu de la vasculose et de la cellulose.

Matières grasses. — Les matières grasses ou huiles, mélange d’oléine et de margarin: sont caractérisées par leur solubilité dans l'ether. Exceptionnellement elles sont concentrées dans. les fruits charnus (Oliviers, Palmiers, Lauriers) et dans les racines Souchet comestible, C’est dans les graines que se produit l’accumulation; pour certaines, le taux de matière grasse s'élève à 20

celles dont les fruits ou les graines sont exploi-m tés en vue de l'extraction de l'huile: Olive. Noix Colza.Navette.Cameline, Moutarde, Madia,Tournesol, Pavot ou Œillette, Maïs, Lin, Faine, Noi= sette. Amande, ete.; parmi les plantes exotiques" Sésame, Arachide, Béraff, Niger (Guizotia), Cro: ton, Ricin, Coton. Cocotier (Coprah), Palmistes (Elæis), Cacao, etc. L'huile est extraite soit pa pression, à chaud ou à froid, soit par des dissol= vants,benzine ousulifure de carbone ; elle sert à lk consommation, à l’industrie, à la pharmacie. Le résidus de l’extraction, qu’on appelle tourteaux servent à l'alimentation du bétail ou, sie grain original renfermait des principes toxiques, à la fumûre des terres. | 4 Les huiles végétales sont ordinairement lis quides ; il en est cependant qui sont solides ou concrètes, aussi les appelle-t-on souvent beurres (Cacao, Coco, Palme) et s’en sert-on sous le nom d’oléine ou de margarine végétales à la falsifie cation du beurre. nn.

Cires. — On peut rapprocher des huiles, les cires. Quelquefois la chlorophylile est constituée, par une sorte de cire; elle est particulièrement |

an *

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abondante dans la poussière séminale des fleurs.

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du Citron on extrait l'acide cétrique; du saule,

On extrait des cires végétales de certains Pal- | l'acide salycilique. ete.

miers (Palmiers à cire). ainsi que des baies du Myrica et du Myristica.

Résines. — Les végétaux propres à l’extrac-

tion des résines ou matières analogues sont, à juste titre, considérés comme très précieux; parmi eux se place en première ligne Ie Pin maritime, qui fournit la térébenthine extraite par le

gemmage et séparée par la distillation en deux

parties, l’essence de térébenthine et la colophane. Dans les régions tropicales, le Ficus elastica, le Manihot Glaziovii, l'Hevea laissent écouler des incisions qu’on y pratique un suc laiteux d’où on extrait le caoutchouc, substance précieuse entre toutes. À Java, à Sumatra, Bornéo, l’Isonandra gutta fournit la gutta-percha, auxiliaire si précieux dans la conduite de l’électricité et dans la galvanoplastie.

Les résines ont parfois une odeur suave(baume de Benjoin, de tolu, de la Mecque ou encens.

mastic), tantôt âcre et désagréable (Assa fœtida). Elles sont employées surtout par la médecine

(Copahu , par la peinture et la teinturerie {sang |

dragon. gomme gutte, sandaraque.

Le développement de ces arbres résineux et

leur exploitation plus rationnelle préoccupent à juste titre les administrateurs de nos colonies. Essences. — Les plantes ont presque toutes

une odeur propre qui tient à une essence, sorte

d'huile volatile; c'est à ces huiles essentielles que sont dus les parfums si variés des fleurs. Ces parfums, on sait les extraire et les concentrer et leur fabrication donne’naissance dans la région méditerranéenne à des cultures (Géranium. Rose. | Jasmin. Oranger, Thym, Lavande, etc.) et à une | industrie des plus intéressantes. C’est encore

l'huile essentielle qui fait rechercher les plantes | Certaines de |

telles que la Vanille, le Girofle.

| ces essences sont solides ou cristallisées, le camphre, par exemple. Leur couleur varie; il y en a de jaunes (Citron, Cédrat, Menthe, Thym), de rougeâtres (Cannelle, Girofte, Néroli). de vertes (Absinthe), de bleues (Camomiile).

On sait tout le parti que la parfumerie. la con- | fiserie, l’art culinaire, la médecine etc. tirent de ces diverses essences.

| Tannins. — C’est dans le bois. le plus souvent | dans l'écorce (Chêne, Châtaignier, ete.) quelquefois dans les feuilles (Sumac) ou dansles fruits (Mirobalan, Dividivi, Algaroville) que se concentre le tannin, substance astringente que la grande industrie des peaux et des enirs met en œuvre, | soit sous forme d’écorees mêmes, soit fréquemment aujourd’hui sous forme d'extraits. c’est-àdire de solutions très concentrées. On sait aussi

| 1e rôle que joue le tannin dans la conserv. des vins. | Acides. — Certaines plantes renferment en | proportion élevée des acides, combinés à des |bases. Ainsi dans l’Oseille, dans la Barille d’Es- |pagne (Batis), dans les Arroches, etc.. nous trou- |vons l’acide oxalique (sel d’oseille); dans presque tous les végétaux, mais plus particulièrement dans les Pommes vertes, Les Coings. le Sorbier des oiseaux, l'acide malique; dans la noix av gaie, l'acide gallique ; les lies de vin sont presque en- (tièrement constituées par l'acide tartrique à l'état de erème de tartre ou tartrate de potasse;

En outre de ces acides fixes, on rencontre par- | fois des acides volatils. tels que l’acide cyanhydrique ou prussique. notamment dans le Lauriercerise, les amandes des fruits à noyaux, dans le Merisier (kirsch). dans le Manioc; les acides formique (Saponaire). acétique et butyrique {(Ginkgobiloba), valérique (Valériane).

Matières colorantes. — Les sucs de certaines plantes ont des propriétés colorantes bien connues et utilisées depuis longtemps par l’in-

dustrie. On trouve ces matières colorantes.tan-

tôt dans les racines (Orcanette, Curcuma, Garance), tantôt dans les tiges (Santal, Campêche, Quercitron), tantôt dans les feuilles, les fleurs (Mauves), les fruits et les baies (Sureau. Hièble).

| Elles sont rouges (Garance, Orcanette, Sang-.

dragon, Orseille,etc.)oujaunes(Curcuma, Gentiane, Fustet, Gaude, Rocou, Cachou. ete.) ou bleues (Indigotier, Pastel, Sureau, etc.) ou brunes (écorces d'arbres) ou vertes (Nerprun. Lichens, etc.). L’admirable découverte des couleurs artificielles dérivées de la houille à fait perdre | beaucoup d'importance à la culture autrefois prospère des plantes tinetoriales.

Matières azotées. — A tous ces principes ternaires répandus dans le végétal se trouvent constamment associés les principes azotés. Une plante sans azote ne peut se concevoir; la plu- | part du temps les efforts de l’agriculteur tendent

précisément à la production de cette matière azotée, base de toute alimentation.

Quelquefois l'azote prend dans le végétal une forme très simple, la forme minérale; c’est ainsi qu'on y trouve presque constamment des n1trates. Mais c'est presque toujours à l’état quaternaire que l’azote se fixe et principalement à l’état de matières albuminoïdes ou protéiques analogues à l’albumine de l'œuf. Ces matières albuminoïdes sont présentes dans toutes les

parties du végétal ; elles forment le protoplas-

ma de la cellule; mais elles se concentrent tou- | jours et s'accumulent dans les semences ; aussi | la valeur nutritive des graines est-elle de beau- | coup plus élevée que celles des feuilles, des ra- | cines et des tubercules, et la production grani- | fère beaucoup plus épuisante pour ie sol que la | production ligneuse où herbacée. On leur donne | tantôt le nom de gluten (céréales). de légumine | (légumineuses), de caséine, etc.; mais la composition en varie peu et d’une facon générale ces matières azotées contiennent 16 °/, d'azote.

Corps amidés. — La formation ou la décomposition des albuminoïdes est presque toujours accompagnée de matières azotées solubles, te- | nant pour ainsi dire le milieu entre la forme minérale et la forme organique; ce sont des amides ; tels que l’asparagine, abondante dans | les jeunes pousses de l’Asperge, dans les tiges | étiolées de légumineuses; la leucine et la thy-

rosine, qui pendant la germination accompagnent l’asparagine; la glutamine, qu’on trouve | dans les graines germées de Cucurbitacées.

C'est du reste pendant la germination que se forment le plus souvent ces corps amidés, qu ainsi semblent affecter la forme sous laquelle l'azoteinsoiuble dela graineentre en circulation.

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Alcaloides. — Enfin nous ne devons pas né-| gliger de parler des alcaloïdes, corps en général | très toxiques, dont la présence caractérise net-

tement certaines familles végétales; ainsi la

nicotine, abondante dans le Tabac; la solanine, dans toutes les Solanées ; la narcotine et la morphine, dans le Pavot;la quinineetla cinchonine. | dans le Quinquina; la strychnine et la bruciné, - dans la Noix vomique; la caféine, dans le Thé et “& le Café; la vératrine, dans le Colchique; l’aconitine, la digitaline, ete. etc. C’est à la présence de ces alcaloïdes, dont la médecine saitsouvent tirer parti, que les plantes dites vénéneuses E- doivent leurs propriétés toxiques.

Nous n'avons pu qu’effleurer ici un sujet extrèmement vaste; faire l’histoire de chacun des corps que nous venons d’énumérer, ce serait faire l’histoire même de la chimie. de la physiologie, de l’industrie. Nous nous sommes seule- | ment attaché à donner un aperçu général de la nature si complexe du monde végétal. A.-Ch.G. |

Composts. Voir Engrais

Comptonia. Voir Myrica.

CONANTHERA Ruiz et Pav. (Hæmodoracéesne. Conanthérées.\ (Genre comprenant 3 esp. du Chili. Ce sont de petites pl. bulbeuses, à bulbe plein, à files. linéaires ou linéaires lancéolées. | De. La hampe, dressée, rameuse au sommet, porte De. des fleurs bleues, à périanthe infundibuliforme. | Les étamines. au nombre de 6, sont attachées à la gorge du périanthe ; les filets, courts. portent | des anthères conniventes en cône. L'’ovaire, semi-infère, est triloculaire, chaque loge conte-| nant plusieurs ovules. Le fruit est une capsule. |

Le GC.bifolia Ruiz et Pav., à anthères jaunes. à bulbe comestible ; le C. Simsii Sweet. [Syn.: C. campanulata Lindl.; Cumingia campanulata D.

Don], B. M. 2496. à anthères violettes. sont d’élé- | gantes plantes de 15-20 cm. de haut,., fleurissant enavril-mai. Sousle climat de Paris. elles doivent x être cultivées en serre froide ou sous chassis. Les mi. fleurs, longues de 2-3 cm., sout d’un beau bleu. 4 GONCOLORE. De couleur uniforme.

Fig, 250, — CONCOMBRE.

CONCOMBRE. (Cucumis sativus L.) (Fig. 250.) Voir Cucumis pour les caractères génériques.

— PL annuelle, tiges rampantes, anguleuses,

| recouvertes de 2-3 em. de terre; après levée, ne

| venues après cette opération (ainsi que toutes celles des générations suivantes) sont taillées àn

| après 4 ou 5 jours à 15 em. en tous sens, 8

| la 2°. Des branches venues sur cette taille nais

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