FOURCHE
Pour ce dernier usage, on emploie de préférence une sorte de Fourche à dents coudées presque à angle droit, en forme de griffe, dite Fourche crochue (Fig. 397) ou quelquefois Grappin.
Enfin, dans les sols compacts et les terrains pierreux, et aussi lorsqu'il s’agit de labourer une plantation d'arbres dont les racines pourraient souffrir de la bêche, on se sert d’une sorte de Fourche à trois dents plates et presque droites. Voir Trident.) L. H.
FOURCROYA Rœm. et Sch. (Furcræa Vent) (Amarylilidées.)
Plantes voisines des Agave, à tronc dressé, rappelant celui des Dracæna et parfois très élevé. portant au sommet une rosette de feuilles raides. dentées-épineuses ou entières. La hampe, très haute, paniculée, porte des fleurs d’un blanc verdâtre, parfois remplacées par des bulbilles. Les fleurs diffèrent de celles des Agavwe, principalement par les étamines, plus courtes que le périanthe, à filets épaissis dans la partie inférieure et subulés dans le haut. Dans son Handbook of Amarylhideæ. M Baker en décrit 17 espèces. toutes originaires de l'Amérique tropicale. Les pius répandues dans les jardins sont les suivantes :
F. Barilleti Jacobi. Tronc de 30 em. de haut, de 6 à 3 cm. de diamètre Feuilles nombreuses, en rosette dense, lancéolées, de 70 em. à 1 m. de long, sur 12 à 15 cm. de large dans la partie moyenne, d'un vert foncé un peu opaque avec des stries d’un vert plus foncé, à pointe non épineuse mais bordées de quelques petites dents.
F. Bedinghausei K. Koch. [Syn.: Yucca Parmentieri Roezl.; Y. argyrophylla et Toneliana Hort.; Fourcroya Roezlii André; Roezlia bulbifera Hort ; R. regia Hort.] — Bxezs. Horr.
1863, 327; Rev. Hont. 1887, 353. — Mexique.
— Troncatteignant 1 m. 50 à 2 m. de hauteur et 20 à 30 em. de diamètre. Feuilles, 50 ou plus, en rosette dense, ensiformes, de 1 m. à 1 m. 30 de longueur sur 10 à 12 em. de large, atténuées aux 2 extrémités, glauques sur les deux faces, lissesæen dessus, scabres en dessous. à bords finefhent denticulés. Inflorescence atteignant jusqu'à 5et 6 m. de hauteur, à ramifications longues, arrondies, portant des gloméruies de 3 à 4 fleurs ayant le pédicelle articulé au sommet. Ovaire pubescent, de 3 cm. de long.
Divisions du périanthe oblongues, de 3 cm. de long, de couleur jaune pâle, teintées de vert extérieurement. Cette espèce est fréquemment cultivée dans les jardins du littoral de la Provence, où elle fleurit et produit de nombreux bulbilles.,
F', Cantula Haw.
para.
F. cubensis Haw. [Syn.: Agave cubensis — B. M. t. 6573 (var.
inermis); ILL. Horr., nouv. sér.. t. 1886 (F. Lindeni Jacobi). — Tronc très court. de 10 à 12 em. de diamètre. Feuilles env. 30, en rosette. lancéolées, d’un vert lustré. à sommet terminé en pointe brune, épineuse, et bordées d'épines cro-
chues, brunes, espacées. Hampe pouvant atteindre 2 m. de hauteur. Fleurs à ovaire de
Synonyme d'Agave vivi-
FOURMI
2 em. de long, à divisions du périanthe dx blanc de Jait, vertes à l'extérieur. Dans variété Lindeni, les feuilles sont panachées. F. flavoviridis Hook. — B. M. t 5163.
Mexique — Espèce presque acaule comme précédente, aveclaquelle elle a de grandes ana logies.
F. gigantea Vent. [Syn.: Agave fœtida LA Fourcroya fœtida Haw.]— B. M. t. 2250 ; DC PL. GRasses, t 126; Wicar, Icon. t 2025. = Amérique trop. Naturalisé à Maurice, Madagascar et ins l'Inde, — Tronc pouvant at teindre 1 m. et plus de hauteur. Feuilles 40 à 5 en rosette dense, ensiformes, mucronées, sa épines sur les bords, longues de 1 m. 50 à 2m larges de 12à 20 em.. d’un vert lustré, exhalant. une odeur désagréable lorsqu'on les écras Hampe atteignant jusqu’à 12 m. de hauteur portant au sommet denombreuses ramification étalées. Les fleurs, d'un blanc verdâtre. ont mauvaise odeur. Cette espèce est répandue dat les jardins du midi de la France. | F. longæva Karw. et Zucc. — B. M.t. 554 — Mexique. — Feuilles, 100 ou plus, en roset dense, ensiformes, de ! m. 50 à 2m. de long & 12 à 15 cm. de large, d’un vert opaque, m non glauques. Hampe de 12 m. de hauteur.
EF Selloa K. Koch. — B M.t. 6148. — Mes que et Guatémala. — Tronc nul ou très cou Feuilles 30 à 40, lancéolées, très rigides, du vert lustré, d'environ 1 m. de longueur 1 12 cm de largeur, bordées de fortes épinesA crochues. Hampe de 2 m. 50 à 3 m. de hauteur Fleurs verdâtres. e.
F. tuberosa Ait’ {Syn.: Agave tuberosa Miller — Rev. Horr. 1877, 234. — Amérique tropicale — Tronc de 20 à 25 em. de hauteur. Feuilles“ nombre de 30 environ, lancéolées, d’un we brillant, de texture ferme, mesurant 1 m.
longueur sur 6 à 10 em. de large, bord d’épines crochues. Hampe de 9 m. de haut Fleurs d’un blanc verdâtre. Ée.
F.undulata Jacobi. - B. M t. 6160. — Troi presque nul. Feuilles, 20 à 30, lancéolées 30 à 50 cm. de long sur 4 à 6 cm de large, d vert foncé, lisses en dessus, scabres en dessou terminées en pointe épineuse au sommet et be dées d’épines crochues, brunes. Hampe de de hauteur, à ramifications courtes. Om glabre. Périanthe blane verdâtre. Il en ex une variété à feuilles colorées en pourpre bro pâle, connue sous le nom de F. Roezlii atro} purea.
Sous le climat-de Paris, les Fourcroya gent la serre tempérée; comme les Agave” prospèrent en plein air sur le littoral dé Provence. On les reproduit au moyen de le graines ou de leurs'bulbilles.
FOURMI(Formica). Genre d'Insectes de l'O des Hyménoptères vivant en sociétés nombreü généralement sous terre ou dans le troncn arbres vermoulus. Chacune de ces société généralement composée de trois sortes d vidus adultes: des ouvrières ou neutres. tou) aptères, des mâles et des femelles ailées.
ouvrières, beaucoup plus nombreuses que autres, sont les seules qui travaillent dans fourmilière, où on les rencontre toute l'ann
Et
FOURMI
individus sexüés, à part la femelle ou les les fécondées et remplies d'œufs, ne se dépent qu’à l'époque de la reproduction.une
is crosses, qui jouent le rôle de soldats. Les ivrières construisent le nid, vont à la re- 1erche de la nourriture, soignent les œufs et slarves, ete. Les autres individus reçoivent ur nourriture des ouvrières qui la leur dérent dans la bouche sous forme de miellée.
! Les Fourmis s’attaquent à toutes les subsnees animales ou végétales, mais de préfé-
hpulvérulentes, la structure de leur bouche & leur permettant pas de mâcher.
C'est pourquoi elles recherchent de préférence Enectar des fleurs. la pulpe des fruits mûrs h à demi-pourris. les substances amylacées et bmmeuses, les fruits secs, le sucre en poudre, fiqueur sécrétée par les Pucerons et les Colenilles. etc. Elles s'introduisent dans les haltations par les moindres fissures et viennent buvent de très loin pour piller les offices ct Isgarde-mangers quand elles ont trouvé une hbstance à leur convenance.
LAune époque déterminée par la saison, gésraälement en juin ou juillet, les mâles et les Imelles ailés qui viennent d'atteindre tout leur Eveloppement, sortent de la fourmilière et accouplent au vol (essaimage). Dès que la fetelle est fécondée. elle retombe sur le sol et
utiles, périssent bientôt. Mais les femelles, htraînées dans le nid par les ouvrières, bmmencent bientôt à pondre. Les œufs reheïllis par les ouvrières sont disposés par pe- Stas dans les galeries de la fourmilière. Il Sort bientôt une petite larve ayant la forme
1tre pour les soustraire au froid. à l'humidité, lasécheresse produite par l’ardeur du soleil.
Mmgage des éleveurs de Faisans et d’autres oiaux. Ces nymphes sont soignées comme les | sauf qu’elles ne reçoivent plus de nourfiure. Les nymphes des deux sexes et des diftentes formes d'ouvrières sont distinctes par Hrtaille et leurs caractères On trouve soubnt;en outre, dans certaines fourmilières, des {claves ou auxiliaires d'une autre espèce plus pute, qui ont été enlevées sous forme de Hmphes et remplissent le même office que les hvrières de l'espèce qui les tient en servitude. Parmi les espèces les plus répandues. nous {Lterons : les Fourmis moissonneuses (Atta bar- (ra: structor), du Sud de la France jusqu’à | Loire, qui sont très nuisibles dans les jardins, LT elles Sattaquent aux semis, faisant dans pu de grandes provisions de graines dont esse nourrissent pendant l'hiver; les is ligniperdes (Camponotus ligniperdus).
mde taille et qui rongent les troncs
nceaux matières sucrées, liquides semi-fluides |
larrache elle-même les ailes : les mâles, devenus |
“tun-ver blanchâtre, que les ouvrières nour- | sent en lui dégorgeant dans la bouche le connude leur jabot Ces larves sont nettoyées.
ecsoin et transportées d’un endroit à un.
{Llessse transforment en nymphes, souvent en- À D % | jurées d’un cocon soyeux. qui est ce que l’on -bmme vulgairement œufs de fourmis. dans le
FOURMI
| d'arbres et même les bois de charpentes ou les poutres des habitations; — Ia Fourmi rousse | (Formica rufa), quiforme dans les bois des nids
Pan, pendant l'été. Chez certaines espèces | coniques et dont les larves et les nymphes sertingue des ouvrières. à tête et mandibules | vent à la nourriture des Faisans (œufs de four-
mis); — la petite Fourmi noire ou Fourmi de Pharaon (Monomorium Pharaonis), qui est l’es- | pèce que l’on voit le plus communément dans les maisons, où elle s'attaque à toutes les provisions sucrées. Elle installe souvent son nid dans l'habitation elle-même, le plus souvent | dans le soubassement des portes et des fenêtres. sous les larges dalles qui s’y trouvent.
On distingue trois groupes de Fourmis: 10 les Fourmis vraies (Formica), sans aiguillon:; | 20 les Ponères (Ponera), pourvues d’un aiguil- | Ion, mais plus rares; 30 les Myrmiques (Myrmica), également pourvues d’un aiguillon. Parmi les premières se trouvent quelques espèces utiles, en ce qu’elles tuent des insectes qu'elles entrainent dans leur nid.
Fig 398. — FRAGARIA INDICA Andr.
La piqûre des Fourmis est surtout redoutable
à cause de l’Acide formique qu’elles déversent dans la plaie et qui est un véritable poison en raison de son action caustique. Il existe d’ailleurs chez un grand nombre d’autres Insectes (chenilles processionnaires, etc). Il produit sur la peau l'effet d'une brûlure comparable à celle de l’Acide azotique et comme l'effet est instantané, il est rare que l’on puisse arriver à saturer assez rapidement l'acide par une base (alcali. ammoniaque étendu. etc.). Les espèces qui n’ont pas d’aiguillon, cémme la Fourmi rousse, n’en lancent pas moins leur venin par la bouche et souvent jusqu’à 60 em. de hauteur.
FOURMI
Dans les jardins, on protège les arbres et arbustes contrel’invasion des Fourmis, en mettant au pied du tronc une couche épaisse de craie en poudre, ou mieux un cordon de glu ou de goudron gras. Il est préférable encore de rechercher les fourmilières, d’en déblayer l’entrée et d'inonder les galeries d’eau bouillante ou de pétrole. On flambe les essaims à la torche; mais on respectera les Fourmis des bois, qui détruisent beaucoup d'insectes et fournissent leurs œufs pour la nourriture des Faisans, des Perdrix et d’autres Oiseaux insectivores. Dans les maisons, on leur tendra des pièges consistant en solutions concentrées de miel ou de sucre dont on imbibe des éponges que l’on place à l’entrée des fourmilières ou sur le trajet habituel des ouvrières allant à la maraude:
deux fois par jour on trempe ces éponges dans l’eau bouillante pour tuer les Fourmis qui s'y
sont logées. On emploiera le même moyen dans.
les serres et sous les chassis D'T:
FOVÉOLÉ. Qui est creusé de fossettes.
Foxglove. Nom anglais de la Digitale (Digi-
talis purpurea).
FRAGARIA L. (Rosacées.) Herbes à souches vivaces le plus souvent stolonifères, soyeuses ou velues, rarement glabres; files. alternes, trifoliolées, à folioles obovales, incisées dentées, rarement feuilles à 1 ou 5 folioles; stipules souvent engainantes à la base des pétioles.
Hampes dressées, pauciflores, formant un corymbe souvent penché de fleurs blanches, rarement jaunes, polygames dioïques; calice persistant, appliqué ou réfléchi, accompagné d’un calicule de 5 bractéoles; 5 pétales obovales, à court onglet; étamines indéfinies, en une seule série ; carpelles en nombre indéfini, à style cen-
tral, fixés sur un réceptacle charnu et devenant
des akènes secs, crustacés.
8 ou 4 espèces bien distinctes, des régions tempérées et alpines de l'hémisphère nord, des montagnes de l'Amérique du Sud (Chili, Brésil) et des Indes orientales. Inclus Duchesnea Smith.
Dans les jardins, on trouve de très nombreuses formes ou variétés indiquées par les auteurs comme des espèces, et on a obtenu par lg croisement, de nombreuses variétés métisses ou hybrides. (Voir Fraisiers à gros fruits.)
On eultive, pour leurs fruits (réceptacle charnu), les espèces suivantes :
F. chiloensis Ehrh., du Chili. Plante dioïque ; flles. glauques, coriaces, largement crénelées, soyeuses supérieurement, à pédoncule épaissi à maturité; fruit dressé, rosé, blanc en dedans, très gros. l'rès cultivé en Bretagne (Ploug'astel), non rustique sous le climat parisien; l’un des types d’où sortent les grosses fraises.
Le Fraisier Ananas (F. Ananassa Duch.) en est une variété à files. glabres supérieurement, à fruit défléchi, écarlate.
F. collina Ehrh. (Fraisier étoilé, Craquelin, Breslinge). Espèce indigène, ayant le calice redressé et appliqué sur le fruit mûr, celui-ci très adhérent au calice, et sans carpelles à la base ; pédoncules couverts de poils appliqués. Le F Hagenbachiana Lang (Fraisier de Bargemont, Majaufe) est pour Les uns une forme du Æ!. collina, S'en distinguant par ses stolons munis
lui-ci à divisions étalées ou réfléchies à mat |
| floraux couverts de poils appliqués. Cette espèc
dahs, tonnelles et balcons; les pots doiventêt
FRAISIER
d’écailles entre les bouquets de feuilles, ete folioles toutes pétiolulées; pour les autres;a hybride des Fư,. collina et F. vesca. à
F. elatior Ehrh. (Fraisier Capron, Hautbois Espèce indigène, à files. plissées, d’un ven foncé, velues blanchâtres en dessous. les foliole latérales pétiolulées; stolons rares ou nuls munis d’écailles dans l'intervalle des bouquets de feuilles ; fleurs le plus souvent dioïques sw des pédicelles couverts de poils étalés; calice4 divisions étalées ou réfléchies quand le fruit es mûr, adhérent au réceptacle, celui-ci rétréc et dépourvu de carpelles à la base, de saveu! musquée. AR |
F. grandiflora Ehrh. Espèce d’origine asse douteuse, rattachée le plus souvent commeva riété du F. chiloensis, et se rapprochant beau coup du Fraisier Ananas [
F.vesca L. (Fraisier des bois.) Espèce indigène à fruits petits, munis de carpelles jusqu'à | base, et se détachant facilement du calice, c@
rité ; files. à folioles latérales sessiles ; pédicelle
a produit de nombreuses variétés, notamment“
19 ư. semperflorens Duch. (F. alpina Pers Fraisier des quatre saisons, et sa sous-variét sans coulants, Æ. efflagilis Duch., Fraisierd\ Gaillon. ©1 À
20 F' hortensis Duch.,Fraisier Fressant, E.@ Montreuil. :
30 F' monophylla Duch., Fraisier de Versaïlle! etc. ;
F. virginiana Ehrh. (Fraise écarlate, Fraisu du Canada.) —-Amérique du Nord. — Flles:nol plissées, presque glabres, ainsi que les pétioles fruits petits, nombreux, sphériques ; espècenc remontante, peu cultivée. j ne |
Pour ces espèces fruitières, voir FRAISIEM
Le F. indica Andr. (Duchesnea fragarioid\ Smith.), Bor. Rec. 1, t. 61; Wicur, Ic. pr IN) or. 3, 989, du Népaul. est quelquefois cnltir comme plante d'ornement. Son port rappel la Potentille rampante de nos pays; les fleu. sont jaunes (et non blanches comme dans Id espèces ci-dessus) et le réceptacle, bien qu’ass@ développé et d'un beau rouge à maturité,ex insipide, non comestible, très adhérent au Cali et dure très longtemps. On fait avec cetteel pèce de très jolies suspensions pour les vera abrités l'hiver, sous chassis ou en appartemen Bonne terre de jardin. On multiplie facileme/", par enracinement des stolons. Jr.
Fragon. Nom français du Ruscus-aculeatus.
FRAISIER. Angl.: Strawberry; all.:Æ | beere. Le Fraisier aime une terre franche, doud quoique substantielle, plutôt chaude et légèrs les terrains sableux ou siliceux conviennent] sa végétation et à la qualité de son fruits. 4
Les situations aérées plaisent au Fraïsiq l'ombre retarde la maturité du fruit. Aux pl teaux froids, aux plaines humides, il préfère dl, sols accidentés ou le flanc des collines. à |
Le Fraisier est devenu l’objet d’entrepri considérables et d'un bon rapport dans 1} Deux-Mondes. Certaines variétés se sont ac matées à ce point, que les plantes résistent a}
DT et
FRAISIER
Æ es hivers, privés d’une couche de neige prératrice.
Vautres sont précieuses pour l’exportation, à la structure du fruit, les pépins (achaines araines) se montrant en saillie sur le fruit, lieu d’être enfoncés dans les replis du réacle, partie plus connue sous le nom de dise, chair ou pulpe du fruit.
lous le climat de Paris. la Fraise commence hürir dès le mois de mai et continue ainsi hu'aux gelées ou à l’automne, ses variétés, ks remontantes, fournissant deux ou trois bltes dans le cours de la belle saison.
bns les Fraisiers en deux groupes: les pe- 35 Fraises (la plupart remontantes), les grosses Bises (généralement non remontantes)
Petites Fraises. La série des petites Fraises
1 bois, à petit fruit rouge ou blanc, parfumé, l'on rencontre à l’état spontané; elle est Hendant cultivée pour les approvisionnements
ls des Quatre-Saisons (Fig 4001, ou de Tous
ns, lui sont préférées. En voici les principales es:
lesQuatre Saisons, à fruit rouge.
» > à fruit blanc.
longé, rouge pourpre.
Belle de Meaux, assez gros | fruit, conique, rouge.
{tu sous-groupe des variétés ou sous-variétés ds améliorées se rattachent les Fraises Belle AMontrouge, à fruit rouge ou à fruit blanc; Liger, Gloire d'Orléans, Janus, La Généreuse, D dame Béraud, Triomphe de Hollande, Reine
ong, carmin foncé; et les fruits blancs : Belle Mont-Cenis, Belle d'Orléans.
joutes ces variétés, formes plus ou moins dables de la race remontante, sont à filets dStolons feuillus et racinés qui servent à la Müplication de la plante.
ic Fraisier remontant de Gaillon reste buisneux et ne trace pas; il en est à fruit rouge, aires à fruit blanc, mais toujours petit et de ne qualité.
sa Série du Fraisier Capron ou Capronnier . elatior), égalemt. à filets, produit la Fraise ÿenne au coloris foncé, rouge luisant, à la
eur musquée. La principale variété est la
Fi]
De Bordelaise.
rrosses Fraises. (Fig. 399.) Sous ce nom, nous dignons les variétés issues des races améri-
re depuis la fin du siècle dernier. Le fruit, > ST0S, ne remonte pas comme celui du jupe précédent, quoique, accidentellement, jarément une seconde récolte se manifeste.
è semis ne reproduisant pas son type, il en ï| lie, chaque année, l’arrivée de nouvelles -{eS m1 plus belles ni meilleures, en général, l leurs ainées, mais rajeunissant les col- 102$ trop disposées à dégénérer.
Tariétés. — Conformément à l'usage, nous di-
Quatre-saisons, à fruit rouge; Duru, fruit
nes (Fragaria chiloensis), importées en Eu-
FRAISIER
Cependant, quelques-unes ont persévéré dans leurs qualités, et nous pouvons recommander la nomenclature suivante; la plante en est robuste et fertile; le fruit assez gros, coloré et fort apprécié dans la consommation.
Le choix est combiné de façon à réunir une succession de maturités différentes pendant deux mois environ.
Aglaëé de Bernet; Fraisier robuste et productif; fruit gros, bon, hâtif.
Ambrosia; plant rustique et fertile; fruit gros, arrondi, saveur framboisée.
Ananas; sujet vigoureux et productif; fruit gros, blanc rosé, parfumé, très bon.
Belle de Croncels; Fraisier robuste; fruit à chair rouge, de saveur relevée; très bon.
Berthe Montjoie; plant vigoureux, fruit gros,
de maturité prolongée, bon.
Yagaria vesca) comprend d’abord la Fraise
Imarché dans quelques localités où l’on à pu ctionner un type à maturité précoce; sa, Htification ne se renouvelle pas dans la même ée. En général, les variétés remontantes,
> rouge améliorée, à fruit al- |
British Queen; fruit gros, ferme, à chair fine parfumée ; très bon.
Capitaine; robuste et vigoureux; fruit gros, conique, bon.
Cérès; fertile; fruit gros, forme irrégulière ; de maturité tardive, très bon.
Docteur Morère; fruit très gros, convenant pour la pleine terre et la culture forcée; très bon.
Docteur Veillard; très hâtif et très productif; fruit assez gros, bon.
Duc de Malakoff ; Fraisier productif, fruit très gros, excellent.
Eleonor; plant rustique et fertile; fruit gros, très bon, de demi-saison. pour lagrande culture.
Général Chanzy; hâtif; fruit gros, allongé, brun noirâtre, chair rouge, juteuse; très bon.
Jucunda; fraisier très productif, maturité
| prolongée; fruit gros, arrondi, convenant pour
le marché; bon. (A planter à grande distance dans les sols marécageux.)
La Châälonnaise; plante productive ; fruit gros, de première qualité.
Louis Valmorin; se prête bien au forçage; beau et bon fruit.
Lucas; fruit gros et très bon.
Maréchal Mac-Mahon; de maturité prolongée; très gros, beau et bon fruit.
Marguerite; une des plus belles et des plus productives ; se force très bien; précoce en maturité.
May queen; plante rustique, très fertile ; Fraise moyenne bonne; la plus hâtive de toutes.
Noble ; très fertile et très précoce; beau fruit rond, régulier; très bon.
Président Carnot; variété vigoureuse et fertile; beau et bon fruit; maturité prolongée.
Princesse royale ; très fertile, fruit gros; variété cultivée pour le marché.
Sharpless; plante vigoureuse, très fertile ; fruit trèsgros et très bon pour les sols humides.
Sir Joseph Paxton; gros, et très bon fruit; robuste aux pluies.
Triumph; fruit très gros, bon, de maturité tardive.
Vicomtesse Héricart de Thury; Fraiïsier robuste, très productif, cultivé en grand pour l’approvisionnement des halles et des confitureries; beau et bon fruit, précoce à mürir.
gros, tardif; très
FRAISIER
Victoria ; bonne plante pour forcer; joli fruit, arrondi, très bon; assez précoce à mürir.
Wilson’'s Albany; robuste et fertile; beau et bon fruit, populaire aux Etats-Unis.
Wonderful ; fruit gros. d'excellente qualité; maturité tardive et prolongée.
Citons encore: Britannia, Comte de Lambertye, Doctor Hogg, Ken's seedling, La France, - La Prodigue, Le Tsar, Lucie, Sabreur, Samuel Bradly, Sir Charles Napier, Sir Harry, etc.
Gulture et Multiplication du Fraisier.
FRAISIER
Le repiquage du jeune semis se pratil vers la fin de juin, et sous chassis froid.
| lignes de 12 sur 12 cm.; arroser, ombragé qu’à parfaite reprise.
Au commencement d'août, le plant sera qué à nouveau, mais à l'air libre, à 20 cm les plants; encore une fois, ombrager'et ai par bassinage. L'arrosage excite la form
des racines et prédispose la plante à la” dité. .
Enfin, la plantation définitive se ferai
Le Fraisier des Quatre-Saisons étant capable | septembre au 15 octobre, par un temps c@ de se reproduire par le semis, — ce quine peut | ou immédiatement après une pluie; less être obtenu avec le Fraisier américain ou à gros | est que le plant se lie au sol avant Pa
fruit, — nous établirons deux systèmes de cul-|
Fig. 399. — Fraisier à gros fruits.
jure, par le semis ou par les filets, appropriés à chacun de ces groupes.
19 Culture du Fraisier des Quatre-Saisons, par | le semis. — Les Fraises que Loi mettra de côté pour graines seront choisies les plus belles. |
bien faites, bien colorées et les mieux remon- |
tantes. En août, il est facile de faire ce choix.
Dans la pratique, on nomme «fruit» le ré-| ceptacle charnu, comestible, et «graines» les petits corps qui le o garnissent à l'extérieur.
Les fruits cueillis et exposés au soleil ne tardent pas à sécher, on les frotte alors entre les mains pour en isoler ‘les graines; celles-ci, mises de côté, seront semées au 1°‘ mai suivant, dans une bonne terre préparée, en terrine, sous | cloche ou sous chassis. La graine est semée.
mélangée de terre fine ou de terreau; on plombe | lévèrement le sol et on couvre de mousse la.
terre qui contient les graines. Si l’on opère en plein air, on recouvre le tout avec une feuille de verre.
La germination à lieu de quinze à vingt jours après ; bassiner, sarcler, aérer avec précaution.
des premiers froids.
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