FROID
ment : la sensation de froid dépend alors bien plus de l’humidité et de l'agitation de l'air que de la température. Le capitaine Parry affirme que l’homme peut supporter facilement à l'air libre un froid de —489, à condition qu'il n’y ait pas de vent; dans le cas contraire, la peau est rapidement brûlée.
La température la plus basse que l’on ait observée jusqu'à ce jourest de — 630,9 à Workhojansk en Sibérie. En France, on n’a pas vu descendre le thermomètre au delà de — 319, 3 (Pontarlier 1846). Le minimum moyen de la température pendant l’année est à Paris (Observatoire) de + 19,5.
Les froids exceptionnels, aussi bien que l’abaissement périodique de la température qui caractérise l’hiver dans nos climats, ont pour cause générale le rayonnement calorifique.
C’est par cette voie que notre globe et l’atmosphère qui l'entoure laissent échapper la chaleur fournie par le soleil. Suivant que de ces deux actions inverses l’une ou l’autre vient à dominer, il se produit une diminution ou un accroissement de température. Le premier cas se présente pour nous après le solstice d'été: les nuits devenant plus longues et les jours diminuant en proportion, l’échauffement diurne devient insuffisant à compenser les pertes de chaleur dues au rayonnement. Il en résulte une baisse graduelle de température qui se continue jusqu'au moment où la radiation solaire arepris de la force. Cette marche de la température se trouve d’ailleurs compliquée par l’influence perturbatrice des vents et de la nébulosité qui, agissant tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, donne à chaque hiver une physionomie particulière.
Au point de vue de la végétation, le froid exerce une action d'autant plus pernicieuse qu’il est plus intense; cette action détermine la congélation des suces, lesquels contiennent beaucoup d’eau, et par suite, ceux-ci augmentant de volume, font alors éclater les cellules ou vaisseaux qui les renferment, J. J.
FROID (Action du). Elle est variable sur les plantes et dépend de conditions multiples, tenant à la nature de la plante, à l’état d'humidité du sol, à l’intensité du froid, à la rapidité du dégel; d’un autre côté, la présence de la neige diminue notablement l'influence nocive du froid sur les plantes, en empêchant la perte des radiations calorifiques emmagasinées par le sol. On sait en effet que les surfaces blanches réfléchissent la chaleur aussi bien que la lumière et l’'emmagasinent beaucoup moins que les surfaces noires.
Il y à peu de chose à dire de l’action du froid sur les plantes non acclimatées. Le premier effet de la gelée, et même parfois d’une température qui n’atteint pas le degré de congélation de l’eau, est la mort du protoplasma et par suite celle de la plante. Pour les plantes indigènes ou acclimatées dans un pays où la température descend au-dessous de O0 en hiver, l’action de la gelée a été établie par les travaux de M. Ed. Prillieux. Sous l'influence du froid, la cellule végétale se contracte, elle expulse une petite quantité de l’eau intimement