C. Pas de trachées : Astigmata
a. Palpes tactiles, adhérents par la base : 8. Sarcoptide.
Sous-Ordre IT. Vermiformia: abdomen vermiforme.
A. Quatre paires de pattes, palpes munis de crochets : 9. Demodicide.
B. Deux paires de pattes, palpes tactiles, adhérents par la base: 10. Phytoptide.
De ces dix familles, les six suivantes: Trombidide, Bdellide, Gamaside, Oribatidæe, Sar-
ACARIENS
parasites, sont produites par des Acariens d'un autre groupe, les Phytoptide. Ces déformations des feuilles et des bourgeons dans lesquelles l'animal trouve, à la fois, nourriture et logement pour lui et sa progéniture, sont considérées par beaucoup d’horticulteurs comme ne produisant qu'un tort insignifiant au végétal attaqué. Si cette manière de voir est fondée lorsqu'il s’agit des feuilles, il ne peut en être toutà-fait de même lorsqu'il s’agit des bourgeons floraux dont ces déformations parasitaires arrêtent plus ou moins complètement le développement.
Il ne faut pas oublier d’ailleurs qu’un parasite, habituellement peu répandu, peut, sous l’influence de certaines circonstances, pulluler dans des proportions menaçantes. C’est ainsi qu’en 1886 le Phytoptus vitis, cause de l’Erinose, s’est développé, dans nos vignobles, d’une manière
coptidæ et Phytoptidæ, sont les plus intéres- | inquiétante.
santes pour l’horticulteur parce qu’elles renferment soit les types qui s’attaquent aux plantes, soit ceux qui font la chasse à ces types phytophages, et qui doivent, par conséquent, être considérés comme des auxihaires. Les Ixodidæ et les Demodicide ne renferment que des types parasites des Vertébrés ; les Hydrachnide et les Halacaridæe sont exclusivement aquatiques, vivant dans les eaux douces ou dans la mer.
Fig. 11. — DERMANYSSUS GALLINÆ.
(Gamasidæ.) Femelle, face ventrale.,
Les mœurs des Acariens sont encore assez mal connues pour qu'il soit difficile d’apprécier exactement le dommage que les espèces phytophages peuvent causer aux plantes sur lesquelles elles vivent. C’est généralement par les piqûres qu’ils font aux feuilles et aux bourseons et dans lesquelles ils déversent une salive irritante, que ces animaux nuisent à la végétation. en amenant la déformation, l’étiolement et la chute prématurée des feuilles, l’atrophie plus ou moins complète des bourgeons. Tel est Le cas notamment pour jes acariens du genre Tétranyque (Tetranychus) et de la famille des Trombididæ, qui produisent l’altération désignée sous le nom de Grise ou de Roussüre sur les feuilles de la vigne et d’autres plantes.
Les Galles acariennes ou Acarocécidies, que l’on a longtemps décrites sous les noms d’Ærineum, Phyllerium, etc., comme des champignons
Fig. 12. — CECIDOPHYES SCHMARDÆ.
(Type des Phytoptidæ.) Face ventrale.
Parmi les Acariens parasites de l’homme, le seul qui s'attaque plus particulièrement aux horticulteurs, est le Rouget, larve du Trombidium holosericum. D'autres, appartenant à la famille des Ixodide, s'attaquent aux animaux domestiques, notamment aux Poulets et aux Pigeons.
Les espèces que l’on peut considérer comme auxiliaires de l'horticulture sont plus difficiles à indiquer, faute d'observations précises sur leurs habitudes et leur régime alimentaire. Il est probable que beaucoup d’Acariens ont un régime mixte, et se nourrissent indifféremment de proies vivantes, de substances végétales et de matières organiques en décomposition. C’est du moins ce que l’on peut conclure des divergences qui existent, à cet égard, entre les divers auteurs. C’est ainsi que les Trombidions adultes sont présentés tantôt comme carnassiers, ce qui semble vraisemblable d'après leurs habitudes
ACARIENS
vagabondes, tantôt comme phytophages. De même, les Oribates (Oribatidæ) si communs sous les écorces et dans les mousses, sont donnés par Boisduval comme carnassiers et se nourrissant d’autres acariens, de petits insectes et d'œufs, tandis que Michaël, auteur d’une savante monooraphie de ces animaux, dit formellement qu'ils se nourrissent de lichens et de champignons parasites ou de détritus végétaux. Ces deux opinions ne sont peut-être pas aussi opposées qu’elles le semblent au premier abord, si l’on admet que le régime de ces animaux est mixte.
— En traitant de chaque famille et de chaque genre, nous reviendrons sur ce point, et nous spécifierons le genre de vie de ces animaux d’après les observations les plus récentes. Il nous suffira de dire ici que ceux qui ont cherché, parmi les Acariens, un auxiliaire contre le Phylloxera, paraissent jusqu’à présent avoir caressé une utopie, aucun acarien connu n'ayant des mœurs souterraines qui le mettent à même de s’attaquer au Phylloxéra des racines, le plus dangereux de tous.
Bibliographie. — A. Railliet, Eléments de Zoologie Médicale et Agricole, 1885. — E. Trouessart, Considérations générales sur la classification des Acariens (Revue des Sciences Naturelles de l'Ouest, t. I, 1891 et t. II, 1892). — A. Berlese, Acari dannosi alle piante coitivate. Padova, 1886. — G. Canestrini, Prospetto dell’ Acarofauna Italiana, 5 vol., 1885—92. Dr T.-
Acarocécidies. Voir Cécidies.
: ACAULE. Sans tige. Se dit des plantes dont la tige n’est pas apparente (rhizome souterrain) ou se trouve réduite au collet d’où naissent directement les feuilles et les fleurs: Primevère, Pâquerette, etc. né
ACCLIMATATION. — L'acclimatation, dans le Règne végétal, consiste à introduire et à faire réussir dans un pays donné des plantes d’une autre région dont le climat est différent. En Horticulture, on ne considère ordinairement comme acclimatées en un lieu quelconque que les plantes originaires d’un climat plus chaud, mais il est évident qu'il y à également acclimatation quand on cultive avec succès des plantes d’un climat plus froid, des régions arctiques ou des hautes montagnes par exemple.
Dans le premier cas, le froid de l'hiver est le principal élément qui s'oppose à l’acclimatation. Néanmoins si l’on a soin de rechercher les conditions les moins défavorables de climat, d'exposition, d’abri, ete. on est encore étonné du grand nombre de végétaux que l’on peut acclimater. C’est ainsi que nous voyons des Palmiers, des Dracæna, des Yucca, des Agave, des Eucalyptus, des Acacia, des Mimosa et même des Bananiers résister parfaitement à la gelée dans la région méditerranéenne, tandis que dans les Jardins des environs de Paris on ne peut les conserver à l'air libre qu’en été et qu’il estindispensable l'hiver de les rentrer en serre ou en orangerie ou de les protéger à l’aide de paillassons.
. Toutefois, même dans les meilleures conditions possibles, il arrive que des plantes qui paraissent parfaitement acclimatées ne peuvent résister au froid de certains hivers; il suffit pour