‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 793 sur 1136 · S NN N\ À ANA · texte numérisé non relu

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Fig. 562. — Marcottage en butte.

Tous les végétaux ne réussissent pas également bien au M.: il en est, comme la Vigne, le Coignassier, le Groseillier, etc., qui s’enracinent rapidement; d’autres, tels ‘que les Azalées, le Cardiandra, les Parrotia, etc., avec plus ou moins de lenteur; d’autres enfin paraissent rebelles, ou à peu près, à ce mode de multiplication, tels sont certains Chênes. D’une manière

générale, les racines adventives se développent |

plus volontiers sur les espèces à bois tendre que sur celles à bois dur, et sur les branches ou rameaux de l’année précédente ou même de l’année courante, que sur les parties plus âgées. Cependant quelques espèces font exception, par exemple la Glycine, dont les branches de trois ou quatre ans s’enracinent plus promptement au M. que les branches plus jeunes.

Pour faciliter la sortie des racines adventives, on a souvent recours à divers artifices qui, ont tous pour résultat de produire, soit une plaie, soit un étranglement, soit un déchirement des tissus aux endroits où l’on veut obtenir l’enracinement. Les plus usités sont: fente du rameau tout au dessous d’un œil, en maintenant écartées les deux lèvres de la plaie, par l’in-

‘troduction d’un petit caillou, d’un fragmen

| l'air. Ces trois genres de M. comportent l’em-|

| ou des rameaux et de manière à recouvrir la:

MARCOTTAGE.

bois dur, etc.; cntaille du rameau, de manière. à soulever une ou deux esquilles portant in œil vers leur pointe, et maintenues écartées par un moyen quelconque; incision annulaire 4 dessous d’un nœud; incisions longitudinale dans l'intervalle de deux nœuds; pose d’un fl. de fer ou de plomb au dessous d’un œil, de ma-! nière à provoquer un étranglement; enlèvement de l'écorce jusqu’à l’aubier, soit par bandes longitudinales et de place en place, soit cireulairement, sous forme d’anneaux; torsion dus rameau ; etc. Ces préparations, qui constituent le M. compliqué, sont en général très efficaces, surtout si l’on a pu les faire quelque temps à l’avance, et provoquer ainsi des bourrelets pour le moment du marcottage. j Diverses sortes de Marcottes. -- Suivant la!

manière de procéder, on distingue: 19 Men, buttes ou cépées; 20 M. par couchage; 39 M.ent

ploi des divers moyens propres à favoriser l'en-. | racinement.

19 Marcottage en buttes ou cépées.

Cette manière de marcotter s applique aux.

plantes qui se ramifient près du sol, que cette” disposition des rameaux soit d'ailleurs natu-! relle comme dans les Spirées, Deutzia, Sym-l phoricarpos, etc., où qu elle soit provoquée par un recépage, comme cela se pratique dans les pépinières pour le Coignassier, le Pommier Pa-\ radis et le Pommier Doucin, le Prunier St.-Ju-! lien, etc. Les touffes sont chaussées de terre! meuble que l’on dispose en forme de taupinière L ou butte, sur une-hauteur plus ou moins grande | suivant la longueur et la force des branches!

partie inférieure de ceux-ci. (Fig. 562.) Si, pen-! dant la période d’enracinement, la cépée se!

trouve dégarnie du pied par le glissement de la terre, on la rechausse. L’enracinement est » plus ou moins rapide, suivant les plantes et | aussi suivant les conditions de sol et d’atmos- |! phère. Lorsqu'il estjugé suffisant, on déchausse | et l’on détache de la sonche commune, au moyen [ de la serpette, chacun des brins enracinés. en | leur conservant, autant que possible, un talon; : puis on les plante à part, dans un sol bien!

ameubli. Cette opération, dite sevrage, se pra- | tique pendant le repos de la végétation, et de préférence après l'hiver. Le buttage a lieu, soit après l'hiver, à la montée de la sève, soit en juillet-août, soit encore, mais plus rarement; à la fin de l'automne.

20 Marcottage par couchage.

Certaines espèces à tiges rampantes ou couchées, comme le Lierre, le Rabes prostratum, l'Evonymus radicans, etc. ou arquées, COMME | le Rubus fruticosus, le Forsythia suspensa, le \ Cornus sibirica, etc. s’enracinent facilement aux points où elles touchent au soi; séparées et relevées, les parties ainsi enracinées constituent | de vériables M. naturelles. Mais le nombre est | relativement restreint des espèces qui se Mar: | cottent ainsi spontanément. Dans la pren |

MARCOTTAGE.

les cas. il est nécessaire d'intervenir, d’abord our amener et maintenir les rameaux au conct du sol, ensuite pour provoquer l’enraciement. Dans la pratique, on procède de di- ‘erses manières et nous distinguerons : 10 Le . Louchage simple ou M. en archet ; 29 le Couchage pamer et en pot; 3 le Couchage multiple ou . € hinois ; 49 le Couchage en serpenteau.

| À. Couchage simple ou M. en archet. (Fig. 563.) — Il consiste à abaisser la branche ou le raneau à marcotter (B, fig. 563), à le fixer, au noyen de petits crochets en bois (C, fig. 563),

n relever et en tuteurer l'extrémité libre, à la battre sur deux ou trois yeux, et à emplir la rigole de terre meuble et fertile. Dans une nême touffe, toutes les pousses qui s’y prêtent beuvent ainsi être couchées. Il est bon, quand ‘a chose est possible, que la courbure au moyen le laquelle on relève l'extrémité de la partie souchée, soit bien prononcée: c’est à l’endroit ‘e plus saïillant du coude que les racines adrentives apparaissent le plus volontiers; c'est . hussi à cet endroit que l’on pratique, quand il L à lieu, les ntailles, in- bisions (FF, fig.

563), fentes, Aécortication, borsion.stran- Yulation, etc., destinées à fa- .voriser la sortie de ces

lans une petite rigole préparée à cet effet, à.

MARCOTTAGE.

alors que les rameaux se courbent avec le plus de facilité. Dans le second cas, le M. a lieu en juillet, et il porte sur des parties demi-lignifiées ; beaucoup d'espèces réussissent mieux de cette manière que de rameaux tout à fait durcis. Il est toujours bon, lorsqu'on marcotte en été, de supprimer l’extrémité des branches non couchées, de manière à concentrer la sève dans la partie inférieure. Quand le M. est fait pendant le repos de la végétation, on supprime entièrement, ou à peu près, les ramifications non couchées.

Pour les végétaux qui n’ont rien à redouter | des froids, on ne fait généralement le sevrage | qu'après l'hiver, sauf, si l’on a quelque inquiétude sur leur résistance, à abriter les mar- | cottes au moyen de litière, fumier, feuilles, etc. Pour les espèces plus délicates et que l’on ne | pourrait, sans imprudence, laisser l’hiver en plein air et en pleine terre, on les relève à la fin de l'automne, pour les rentrer sous des abris vitrés.

| De même que pour le M. en butte, l’enraci- | nement est plus ou moins rapide suivant les espèceset suivant les conditions; àil peut avoir lieu en quelques mois, comme il peut se faire attendre jusqu'à trois et

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