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Fig. 563. — Marcottage par couchage.
nombre d'’espèces tant ligneuses qu'her-
1563) et l’on relève ces M. pendant le repos de la | bacées; il est surtout employé pour les ar-
végétation; on les débarrasse de la partie non enracinée qui les reliait au pied-mère et on les! met soit en pleine terre, soit en pots, suivant le
Cas.
Lorsqu'on à affaire à des plantes qui n'émettent au M. qu'un petit nombre de racines et qui ne reprennent pas facilement à la transplantation, il est prudent de ne pas faire le.
sevrage d’un seul coup; on opère progressivement, en commençant deux ou trois mois à l'avance par un petit cran que l’on agrandit Successivement de 15 jours en 15 jours ou de MOIS en mois, jusqu'à la séparation définitive. De la sorte, la M. s’accoutume à vivre peu à peu de sa vie propre, et elle développe un plus grand nombre de racines en un temps donné.
| Les Couchages se font, soit pendant le repos | de la sève, soit pendant la période de végétation. Dans le premier cas, on a affaire à des branches ou des rameaux complètement ligni-
fiés; on opère quelquefois avant l'hiver, mais | plus souvent après, et de préférence lorsque la sève commence à se mettre en mouvement et
|brisseaux et arbustes d'ornement; on peut également y recourir pour diverses espèces fruitières : Groseilliers, Noisetier, Figuier, Grenadier, etc. Il est d'usage courant pour la Vigne et prend alors plus particulièrement le nom de Provignage; les M. de Vigne enracinées sont souvent appelées Chevelées. C’est aussi par ce procédé que l’on multiplie l’Œillet des Fleuristes (Dianthus Caryophyllus), en observant de pratiquer une entaille de manière à produire une languette dont on à soin de maintenir l’écartement. { Fig. 564.)
B. Couchage en panier et en pot. — Ce pro- | cédé ne diffère du couchage ordinaire qu’en ce que le rameau marcotté passe dans un panier ou un pot rempli de terre. S'il s’agit d’un pot, on peut introduire le rameau par l'orifice supérieur en le coudant fortement, ou bien par le trou de drainage que l’on à élargi au besoin : dans ce dernier cas, l’enracinement est plus lent, faute d’arcure dans la partie enterrée de la M. On se sert quelquefois de pots spéciaux fendus sur le côté (Voir Pots à marcottes).
MARCOTTAGE. —
Les paniers usités pour le M. sont en vannerie grossière et affectent une forme oblongue. On y a surtout recours pour la Vigne, ce qui
Fig, 564 — Marcottage de l’Œillet,
permet d’expédier au loin des chevelées bien enracinées et de les transplanter avec toutes les chances de succès, |