PLUIE
période de végétation, et la saison sèche, celle du repos de la végétation.
A d’autres points de vue, eten ce qui concerne surtout les cultures de plein air, les chutes de P. sont plus ou moins favorables selon leur opportunité : on sait que les P. froides de printemps peuvent être très nuisibles à la végétation et à la fructification, et que c’est en partie pour soustraire les espaliers à leur influence que l’on garnit les murs d’auvents; que les P.survenant au moment de la floraison de la Vigne provequent la coulure du raisin; que les P. intempestives sont souvent fatales aux porte-graines, etc. Rappelons que, pour survenir régulièrement à une époque inopportune, les P, peuvent com- | promettre certaines récoltes au point qu’elles ne laissent plus aucun bénéfice : c’est ainsi qu’en | Algérie la culture du Cotonnier n’est pas avan- | tageuse, parce qu’à l’époque de la déhiscence de
la capsule surviennent des P. qui gâtent le | coton. L. H.
Plum. Nom angl. des Pruniers.
Fig. 716 — PLUMBAGO CAPENSIS Thunb.
PLUMBAGO Tournef. (Plumbaginées.) Herbes IVaces parfois sarmenteuses, à files. alternes. auriculées, amplexicaules. FI. 5-mères, bleues, ‘oses, violettes ou blanches, en épi à l'extrémité es rameaux; étamines libres. — 10 esp. des rég. haudes de l’Europe et de l'Asie.
| P. capensis Thunb. (Fig. 716.) — B. M. 2110; 3. R. V, 6. 417. — [Syn.: P. grandiflora Ten.] — ap. — Tiges longuemt. sarmenteuses; fles. obngues spatulées ; fl. bleu tendre. Serre froide ; fleine terre dans le Midi. Corbeilles d'été. Var. fl. blanches. Boutures, éclats.
P. Larpentæ Lindl. Voir Geratostigma.
- mexicana H. B. K.; P. rhomboidea Lodd.] — exique. — Tige herbacée, striée; files ovales-
P. pulchella Boiss. — Bor. cas. 1536.— [Syn.: |
— PLUSIA.
oblongues, acum.; fl. bleu violacé, en épi terminal, lâche et allongé.
P. rosea L. — B. M. 230. — Indes orient. — Arbriss. de 1 m. 50; files. larges, oblongues, obtuses. FI. rouges, en long épi Serre tempérée.
P. scandens L. — DrsscourT, ANT III, 172. — Amérique tropicale.— Tiges sarmenteuses; files. ovales oblong.aigués, à court pétiole embrassant auriculé. FI. blanches, en épis terminaux allongés, lâches; calice glanduleux sur les nervures.
P. zeylanica L. — B. R. 32, t. 23. — [Syn.: P. viscosa Blanco.] —- Indes orient., Nlle.-Holl., îles du Cap vert, etc. — Diffère du P. scandens par ses files. plus ovales, son calice inégalemt. glanduleux. Serre tempérée. J: D:
PLUMERIA L. (Apocynées-Plumériées.) Vulg.:
Franchipanier. Arbres à rameaux épais, glabres ou pubescents; files. alternes, penninerves; fl. grandes, blanches, jaunâtres ou rose-pourpre, en cymes terminales 2-3-chotomes ; bractées larges, recouvrant les boutons, caduques avant l’anthèse; calice à tube charnu, 5-fide ; corolle en coupe, à gorge sans écailles, à 5 lobes tordus; étamines insérées presqu'’à la base du tube ; anthères à loges sans appendices ; ovaire formé de 2 carpelles distincts renfermant de uombreux ovules ; 2 follicules divergents. coriaces ; graines munies au sommet ou dans leur pourtour d’une aile épaisse ou membraneuse, entière ou dentée. 40 esp. décrites, pouvant être ramenées à un nombre moindre, de l'Amérique trop. quelques-unes naturalisées ou cultivées dans les parties trop. de l’ancien continent.
P. alba L. — Bahama. — Jaco. Srirp. AMER.
38 ; Desc. ANT. 3, 178.— F1. blanches, odorantes, en longues cymes pédonculées.
P. bicolor R. et P. — Amér. trop. — B. KR.
480; R. er P. FL. 141. — F1. blanches, à gorge jaune, en corymbes.
P. lutea R. et P. — Pérou. — B M.5779; R.
er P. FL. 142; Kerner, Hort. 703. — FI. odorantes, rose pâle, avec unetache basilaire jaune, en cymes terminales.
P. rubra L. — Jamaïque. — B. M. 279; B.R.
780 ; Tuss. Anr. 320; Desc. Awr. 4, 297; KEeRNER, Horr. 31, 780. — F1. roses ou rouges, odorantes, en cymes terminales.
P. tricolor R. et P. — Amér. trop. — B. R.
510; R. er P. 139; Kerner, Horr. 414. — EL à corolle jaune à la gorge, blanche dans le haut et rouge aux bords.
Serre chaude ; boutures à chaud etsous cloche. En bouturant des rameaux longs de 30-40 em, importés du Brésil, on obtient des pl. qui fleurissent de bonne heure et encore petites. P. H.
PLURI. Plusieurs. (Pluriflore, Pluriloculaire, etc.
PAUSE Ochs. (Lépidoptères-Hétérocères de la fam. des Noctuélides.) Ces papillons sont les plus brillants de la fam. des Noctuelles : leurs ailes sont ornées de belles taches à reflets métalliques représentant des lettres grecques; au repos, elles sont en forme de toit.
P. gamma Linn. ou Noctuelle gamma. Les ailes supérieures, grises, marbrées de brun plus ou moins foncé avec des reflets métalliques, sont marquées de la lettre grecque gamma (y) de
‘couleur or pâle. Elle vole en plein jour très
PLUSIA. — rapidement. La chenille, vert jaunâtre, rayée de blanc, vit sur les plantes potagères. P. Tn.
PLUVIER. (Charadrius.) Les P. sont de petits Echassiers à bec plus court que les Bécassines et migrateurs, qui nous visitent régulièrement au commencement et à la fin de l'hiver. Leur chairest estimée et on leur fait une chasseactive. Ils se nourrissent d’'Insectes, de Vers et de Mollusques et doivent être considérés comme utiles à l'horticulture. Le P. doré(Charadrius auratus), le Guignard (Endromias morinellus) et le Gravelot (Æ gialites minor), sont les espèces les plus communes en France. Dr,
Fig. 717. — Pluviomètre.
PLUVIOMÈTRE. Appareil servant à mesurer la quantité de pluie qui tombe dans un endroit déterminé. Un P. ou Udomètre se compose, en principe, d’un récipient (F9. 717) en fer blanc surmonté d’un entonnoir qui le ferme de manière à éviter l’évaporation, tout en lui déversant l’eau qu’il recoit. Cette eau ainsi recueillie, est mesurée, et en divisant son volume par la surface circulaire que circonserit le bord supérieur de l’entonnoir, on obtient la hauteur d’eau tombée. En général, les P. sont pourvus, latéralement, d’un tube de verre portant une échelle graduée qui indique, en millimètres, la hauteur d’eau tombée, et dispense de la calculer. Le P. primitif a recu diverses modifications, et l’on trouve aujourd’hui, dans les stations de recherches, le P. décuplateur, le P. totalisateur, le P. enregistreur, ete. On recommande de placer le P. à distance de 1 m. 50 à 2 m. du sol, dans un endroit bien découvert, et éloigné des murs et des bâtiments élevés. L'usage du P. pendant une longue série d'années à permis de constater qu’en moyenne il tombe annuellement : à Paris 564 mm. d’eau; à Lyon 780 mime à Marseille 509 mm, ; à Montpellier 809 mm.; à Bordeaux 775 mm.
à Toulouse 582 mm.; à ‘Nantes 1051 ; à Rouen
864 mm.; à Lille 685 mm.; à Metz 689 mm; à Strasbourg 681 mm. ; à Dijon 687 mm. ; à Bourges 517 mm.; etc. L. H.
Pochet. Voir Poquet.
PODACHÆNIUM Benth. (Composées.) Grands arbriss. à filles. opposées, pétiolées, très grandes, anguleuses,lobées; petits capitules en unegrande panicule corymbiforme, radiés, à rayons blancs, sur une seule série, femelles et fertiles; fl du disque jaunes et hermaphrodites ; achaines petits, ciliolés aux bords, contractés à la base en
| nuelles ou vivaces; files. alternes, lancéolées ou
de la périphérie femelles, ligulées, celles ‘du disque hermaphrodites, tubuleuses :
| bellées, un peu soudées entre elles à la base. pied muni de 2 ailes. — 2 esp. Amérique centrale. | — 12 esp. d’ SES
— PODOLEPIS.
Le P. paniculatum Benth., plus connu sous le nom impropre de Ferdinanda eminens.et sous celui de Cosmophyllum cacaliæfolium C. Koch., R. H. 1862, 110, fig. n., est très cultivé comme pl. à grand feuillage et à port décoratif, pour les grandes plates-bandes, pour isoler sur les pelouses,etc.; multiplier de boutures au printemps; surtout beau à l'état de jeunes pl. très vigoureuses ; fleurit rarement, à moins qu’on ne le conserve en vieux pieds et en serre tempérée; le P. andinum André, R. H. 1892, p.414, fig. 195- 126, est moins répandu et moins connu. J, G.
Podagraire. Voir Ægopodium.
PODOCARPUS L’Hérit. (Conifères-Podocar- pées.) — Incl. Nageia Gærtn. — Arbres, rart. arbriss.; fl. axillaires ou subterminales, monoïques ou dioïques, les mâles solit., fasciculées par 2-5 ou nombreuses, en épis lâches; colonne stami-… nale allongée ou courte, dense ou lâche, sessile oustipitée, anthères à connectif prolongé supért. en appendice; fl. femelles solit. ou géminées, à bractées adnées au pédoncule et formant avec lui un réceptacle souvent charnu-succulent ; fruit globuleux ou ovoïde, drupacé ou rappelant. une noix, à couche extérieure charnue ou sèche, l’intérieure crustacée ou dure, clos de toutes parts ;embryon à 2 cotylédons.— Environ 40 esp. des rég. australes de l’ancien et du nouveau monde, abondantes dans les montagnes de l'Asie trop. et orient., moins nombreuses dans celles de l'Amérique trop. |
P. andina Pœpp. — Valdivia. — Files, bisériées, aplaties, linéaires, glauques en dessous ; fruit en forme de grain de raisin, à pulpe molle, avec un noyau et une peau durs. Syn.: Prummnopitys elegans Phil.
P. elongata L'Hér. — Cap. — Files. linéaires, atténuées, épaisses, vert foncé ou bleu-glauque; Îr. marbré, de la grosseur d’une groseille à maquereau.
P. macrophylla Don. — Chine. — Flles. lancé- : olées, à bords réfléchis, obtuses; fr. globuleux. Syn. : P. chinensis Sweet:
P. Nageia R. Br. — Japon. — Filles. opposées, elliptiques, acuminées ou arrondies, quelquef: panachées ; fr. en cerise, pourpre noir. |
P. Totara Hook. — Nile.-Zélande. — Hook: :
JNAL. 1842, 19. — Files. distiques, coriaces, liné= aires, piquantes ; fr. en cerise, renflé à la base: |
Sous le nom de P,. koraiana, il existe 3 plantes | différentes: P. koraiana Hort. — Cephalotaxus | pedunculata; P.k. C. Koch =?. macrophylla; P:\ koraiana Sieb. doit seul garder ce nom.
Serre ch. ou temp.; de plein air dans le Midi; | | boutures de pousses aoutées, sous cloche, à l'étouffée ; greffe de tête sur les esp. robustes. P.H. | Podocytisus. Voir Cytisus.
PODOLEPIS Labill. (Composées.) Herbes an-
linéaires, entières, souvent amplexicaules : capi- : tules ordt. pédonculés au sommet des rameaux bractées de l’involucre en plusieurs séries, membraneuses et sèches, surtout les intérieures; fl.
achaines couronnés d’une aigrette à soies simples ou bar-
PODOLEPIS.
On cultive surtout: P.aristata Benth. (P. chry-
gata Labill Nov. Ho. 208; GanrenrL. 1861, 320.
| sanoures, généralement de petite taille et doués de la faculté de sauter, non au moyen de leurs pattes, mais à l’aide d’un appareil spécial en forme d’appendice caudal et qui se replie sous le ventre pour se détendre brusquement lorsque | l'animal veut sauter. La plupart n’ont qu’un ou deux mm. de long. Ils vivent en société à terre | dans les lieux humides et presque tous sont nui- | | sibles aux racines des plantes. On les divise en’ plusieurs genres : Sminthurus, Papirius, Lipura, | | Podura, etc. Les Carottes et les Pommes de terre | sont souvent attaquées par des espèces qui ont | été peu étudiées. Dr T.
POGOSTEMON. Genre de la famille des Labiées | sans intérêt au point de vue horticole. mais dont | une esp., le P. Patchouly Pell. originaire de | l'Inde, produit le Patchouly, parfum dont l'usage | est si répandu. Serre chaude. Boutures.
: POILS. Productions épidermiques constituées, | #soit par une seule cellule allongée, soit par plusieurs cellules. Leur forme est très variable ; ils peuvent être simples ou rameux, dressés ou ‘couchés, étalés en étoile, peltés ou en écusson, troides comme des aiguillons (poils spinescents letpoilssétacés). On les dit glanduleux lorsqu'ils séerètent un liquide dans une glande excrétoire située à leur sommet. Ils sont urticants, quand tils surmontent une glande qui secrète un liquide brûlant auquel ils servent de déversoir.
POINCIANIA L. (Légumineuses-Cæsalpiniées.)
par les pétales égaux entre eux, et les gousses | planes comprimées au lieu d'être renflées. 3 esp | de l'Afrique orient. Asie occident. Arbres inermes ; files. bipinnées, à nombreuses petites
folioles ; belles fl. orangées ou coccinées, en |
| Le P. regia Bojer, B. M. 2884, est l’espèce la : plus connue, sous le nom vulg. de Flamboyant ; grandes et belles fl. écarlates, en grappes ter- Iminales; de serre; le P. Gilliesii Hook., B. M. > Fc. D. 5, 1, 55; R. H. 1856, 17, et 1893, p. 401, fig. col., appartient au genre Cæsalpinia (GC: Gilliesii Wall); les fl. sont jaune brillant avec de très longues étamines à filets écarlates ; rustique dans le Midi de la France; peut même leurir dans les environs de Paris, planté en plein air au pied d’un mur au midi.
P. pulcherrima. Voir Cæsalpinia Poinsettia. Voir Euphorbia.
Poires pierreuses. Voir Tavelure.
POIREAU, Porreau; angl.: Leek; all.: Porre, \remeiner Lauch. (Allium Porrum L.) PI. bisannuelle, dont la tige, la l'e année, est réduite, omme dans l’Oignon, àun simple plateau ou cône Aplati, d’où partent inférieurt. les racines, et Supérieurt. les files. qui sont emboitées les unes {ans les autres par leur partie infér. fermée en orme de gaine complète, et dont la partie supér. estétalée en une longue lame pliée en gouttière ongitudinalt., et atténuée au sommet; ces files.
LE
santha Endl.), R. H. 1857, 263, à capitules jaune d'or; P. gracilis Grah. (Fig. 718), B. M.2904,; Sweer, FL. Gaxp.285, à capitules roses, et P, ru-
Cult.etemploi des Acroclinium(Helipterum.) J.G. PODURES. Insectes aptères de l'Ordre des Thy-
grappes ou en corymbes au sommet des rameaux. | venu.