‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 109 sur 169 · M CHEVAL · texte numérisé non relu

M CHEVAL

éprouvassent aucune indisposition. La môme chose arriTa, quelques années après, dans le bois de Vincennes, où les professeurs de Técole d'Alfort firent conduire et abattre un gi-and nombre de chevaux attaqués de la morve ou du farcin. Les habitants des villages voisins les mangeaient tous à mesure qu'ils y étaient conduits : aucune maladie ne s'est déclarée parmi eux.

M. Coze, doyen delà Faculté de médecine de Strasbourg, a publié un mémoire sur l'usage des viandes provenant de bœufs attaqués d'une maladie qu'il désigne sous le nom de typhus^ fait en 18i5 par la population tout entière de Strasbourg et des environs, sans qu'il en résultât aucun inconvénient apparent. On peut en d re autant d« troupeaux que les armées coalisées traînaient après elles, lorsqu'elles vinrent entourer Paris, et que ravageait une épizootic contagieuse d'une extrême intensité. Il n'y a, du reste, aucune raison pour que h chair de chevaux malades soit plus nuisible à la santé que celle dei bestiaux qui servent à notre alimentation habituelle, et qui, même dans les circonstances ordinaires, sont si souvent atteints de maladies diverses lorsqu'ils sont abattus pour notre usage. On sait, do reste, que les maladies les plus contagieuses, la pustule maligne même, ne communiquent pas à la viande prise comme aliment de qualités fâcheuses. La cuisson et la digestion suffisent pour décomposer les principes nuisibles et en détruire ainsi tous les effets. Qu'OD ne croie pas, ajoute Parent-Ouchâtelet , qu'en accumulant ces exemples et ces autorités, nous voulions persuader qu'il faille faire servir à la nourriture des hommes les cadavres des chevaux malades. Nous citons ces faits pour les faire connaître, et pour rassurer le public et l'administration sur les craintes que pourrait faire naître la chair d'un animal dont la santé paraîtrait suspecte. Nous devons rappeler que le Conseil central d'hygiène de salubrité du département du Nord, consulté en 18/i7 par M. le maire de Lille, a demandé par l'organe de son rapporteur, M. Bailly, que la vente de la viande de cheval, qui a lieu depuis plusieurs années à Lille, au prix de 12 centimes le kilogramme, soit ofliciellement autorisée, sauf à être soumise à l'inspection, comme cela se pratique en Danemark, où cette viande se débite dans les boucheries.

Celte question offrait une trop haute gravité pour ne pas éveiller la sollicitude de l'administration, et, en 1856, sur la detnande deM.k ministre de l'agriculture et du commerce, M. le préfet de poli<îea relevé sur ce sujet l'avis du Conseil d'hygiène et de salubrité do département de la Seine. Le rapport rédigé à cette occasion par M. Vernois est un document d'une extrême importance, et nous b reproduisons en entier, ainsi que quelques autres pièces qu'il J* jointes dans son utile ouvrage.

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