CHEVAL
RAPPORT AU COIfSElL D*HTGlfeNR PUBLIQUE ET DE SALUBRITÉ DU DÉPARTEMENT
DE LA SEINE (du 1/^ février 1856;.
Monsieur le préfet, dans sa lettre du 9 janvier» Son Excellence le Ministre da commerce, deTagriciillure et des travaux publics, pose au Conseil d'hygiène pabliqae et de salubrité les trot h questions suivantes :
1<* Dans quelle mesure la viande de cheval pourrait-elle être utilisée dans Tall* mentation ?
2* Quels seraient les avantages qui pourraient résulter de son emploi?
ly* Quels seraient les inconvénients ?
1" Dans quelle mesure la viande de cheval pourrait-elle être utilisée dans l'alimentation? — Si par cette question Son Excellence demande en quelle quantité la viande de cheval peut entrer dans la nourriture d'un individu, la réponse est facile : on peut dire que toutes les personnes qui ont mangé de cette viande Tout trouvée bonne ou au moins pas mauvaise ; que les personnes qui Font analysée lui ont trouvé ù peu près les mêmes éléments que Ton rencontre (Uns celle du bœuf, et qu'il y a tout lieu de penser que, dans des conditions de Tente semblables à celles imposées au débit de toute autre viande, elle ne sert {as plu.s nuisible que d'autres, et pourra être consommée en même proportion.
Si Son Excellence demande en quelle quantité celte viande pourra entrer dans la coosommaiion générale, la réponse ne peut être aussi positive. L*expérience seule pourra lu fdire. Dans Tétat actuel des choses, on peut cependant avoir quelques proliabilités.
Tant qu'un cheval peut travailler, sa chair est d'nn prix plus élevé que celle des autres animaux de boucherie ; d'un autre côté, si, pour faire usage de la cbair d(* cheval, ou attend qu'il ne puisse plus payer sa nourriture par son travail, il arrive à un état tel qu'il n'est plus possible de le livrer à la boucherie, qu'il faut le refaire au moyen de Tengrai^sement, si toutefois l'âge le permel ctcore.
Hais alors s'élève la question de savoir si la nourriture donnée au cheval pour reograisser ne serait pas mieux euiployée à nourrir des moulons, des vaches, desbœuf:»? Sons ne pensons pas que la solution de celte nouvelle question soit duQieitse : nous croyons que dans les fermes à moulons, par exemple, la nourritore qu'on dépenserait pour engraisser un vieux cheval serait employée moins locrativemrnl que si elle était donnée aux mou ons ; que dans les fermes où les bœuts et les vaches sont les principaux animaux de ven:e, la nourriture qu'on emp o'erait pour engraisser un «ieux cheval >erait utiiinée plus économiquement i r ngi aisser un bœuf ou une vaclie ; enfm, que dans les villes, la méuie nourriture serait plus lucrative employée à compenser les travaux d'un animal de îfce
Dans l'état actuel des choses, il parait donc ne pouvoir être consommé que des chevaux pas trop âgés, qu'un accident tue ou met hors de service pour un temps istezlong.
Eiqn*on ne croie pas que la valeur commerciale des chevaux, diminuant petit ^ petit, permeitrait de le.<( convenir économitjuement en viande à un certain iitunif nt et avant l'époque où ils ne seraient plus propres au travail l Celt«* valeur <^mmerciaie ne s'amoiudrit qu'en raison même de la diminution du prix da tra«