‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 19 sur 169 · ALCOOLS · texte numérisé non relu

ALCOOLS

n Quant à réchantillon cralcool, considéré eii Ini-même, abstraction faite de son origine et «le son prix de revient, je n'aurais que des èlo^s à donner à ce produit. 1** Il est limpide et incolore; son odeur franche est celle de Talcool môme. Évaporé sur la main, il n'y laisse aucun résidu gras ; celle-ci n'exhale aucune odeur spéciale, ni celle de rempyreume, ni celle du fusel-oil, ni celle de l'huile de pomme de terre ; l'odeur alcoolique se consen-e agréable et pure. 2° Mêlé avec deux fois son volume d'eau, il donne un mélange dont l'odeur offre quelque analogie avec celle que l'alcool du nn donne en pareille rircQnstance. L'alcool de pomme de terre et celui de grain donnent avec l'eau des mélanges dont l'odeur spéciale est facile à reconnaître; ralcool d'asphodèle n'a rien de commun avec eux. L'alcool du vin, après son mélange avec l'eau, laisse percevoir l'odeur propre de l'éther œnanthique : c'est de cet alcool que l'alcool d'asphodèle se rapproche plutôt. 3* On a constaté que l'alcool d'asphodèle ne contenait ni acide, ni sels, ni matière huileuse, de la façon suivante : 100 centimètres cubes d'alcool ont été mêlé? avec 200 centimètres cubes d'eau distillée ; le mélange, demeuré limpide, a été distillé au bain-marie, dans un bain d'eau saturée de sel marin. Le jHtMluit de la distillation, fhictionné, n'a dans aucun moment offert ni trouble ni louche, soit qu'on l'ait examiné pur, soit qu'on l'ait mè\é d'eau avant l'examen.

I» On a arrêté la distillation, lorsqu'il restait environ 2 centimètres cubes de liquide dans la cornue. Ce résidu était incolore, inodore, insipide. Il s'est mêlé à l'eau sans la troubler. Le nitrate d'argent, l'oxalate d'ammoniaque, le nitrate de bar}'te, l'ont laissé parfaitement limpide : il ne contenait donc ni chlorures, ni acide sutfViriqae, ni sels de chaux; d'ailleurs il n'était pas acide. La moitié de ce résidu évaporée à sec a laissé un léger résidu brun, qui provenait sans doute de quelque trace de matière organique fournie par le bouchon, li* Pour s'assurer, par une autre voie, si l'alcool ne contenait pas quelque trace d'huile volatile à l'état de mélange, on a fait usage de l'acide sulfurique concentré, qui colore à froid la plupart de ces huiles, en les charbonnant. En mêlant 20 centimètres cubes d'acide et 20 d'alcool, on a obtenu un mélange brun clair; 10 centimètres cubes d'acide et 10 d'alcool ont donné un mélange jaune brun ; 5 centimètres cubes d'acide et 5 d'alcool ont fourni un mélange presque incolore. En diminuant la masse des mélanges, la chaleur que leur formation excite devient de plus en plus faible ; la coloration que l'acide sulfurique chaud produit en agissant sur l'alcool cesse de se manifester, et l'on peut conchire de l'examen du dernier d'entre eux que l'alcool d'asphodèle ne contient aucune huile colorable à froid par l'acide sulfurique. Versé sur une glace bien propre, l'alcool d'as-

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