‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 24 sur 169 · AMPHITHÉÂTRES · texte numérisé non relu

AMPHITHÉÂTRES

tlsaniment élevé (quinze mètres au moins), et à Taide -d'une active ventilation, les acides volatils qui se dégagent pendant cette dernière opération.

Quant aux sels ammoniacaux qui donnent lieu à un dégagement de gaz très fétides et à un écoulement d'eaux de fabrication très odorantes, si elles ne sont pas épuisées, il comient, pour y remédier, de prescrire les niesures suivantes :

Interdire la ftibrication du sulfate d'ammoniaque à l'aide de l'emploi des eaux de gaz non épurées par la chaux ; satiu'er à l'aide de l'acide sulfurique les eaux épurées , dans des vases clos, ou par tout autre moyen qui s'oppose au dégagement de l'hydrogène Isulfuré. Fermer toutes les ouvertures donnant sur la voie publique ou les voisins ; les remplacer par une cheminée d'appel qui enlèvera toute vapeur et toute buée. Maintenir toujours couvert le fossé de ndangc, le curer tous les mois. Ne jamais laisser couler d'eaux sur la voie publique, mais les diriger vers l'égout p<ir un conduit souterrain. Il serait à désirer que la fabrication de tous les sels ammoniacaux se fit par les procédés que j'ai indiqués pour le ciubonate et le sulfate d'ammoniaque. Dans ce cas, alors, les Conseils d'hygiène pourraient foire descendre en deuxième classe une industrie autrefois et légalement encore rangées dans la première, à cause des graves inconvénienU auxquels elle donne lieu.

.AMORCES F VUMIIVAMTES. — Xoij, Alli METTES, FiiuiiNATES.

AMPHITHÉÂTRES DE DISSECTION. — On sait quels obstacles les préjugés populaires apportèrent longtemps aux études anatomiques. Jusqu'à mie époque peu éloignée de nous encore, l'autorité témoigna, de son côté, peu de zèle à favoriser ces études, élément indispensable de tout progrès médical. C'est dans les cimetières ou au pied du gibet que les premiers analomisles allèrent, au péril de leur vie, recueillir les matériaux de cette science qui a accompli depuis soixante ans de si merveilleux progrès. Au milieu du xvu' siècle encore, les élèves en médecine et en chirurgie, soutenus par des laquais et des gens sans aveu, allaient, en place de Grè%e, en* lever de vive force aux archers du guet les cadavres des suppliciés. Ce n'est qu'au commencement du win' siècle que les cadavres des hôpitaux furent mis à la disposition de la Faculté de médecine, pui.s en 1731, des chirurgiens eux-mêmes. Mais cette faveur ne s'étendait pas encore aux élèves ; ceux-ci furent pour longtemps réduits à disse* quer furtivement des corps dérobés aux cimetières que Paris renfer* mait à cette époque en assez grand nombre. C'estàDesauU qu'il faut attribuer l'impulsion qui fut donnée aux

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