‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 33 sur 169 · ASTICOTS · texte numérisé non relu

ASTICOTS

que des établissements, ayant droit ù une pension de retraite, les architectes et iuspecteurs des travaux, les préposes et mMecins du service des Enfants trouvés, sont nommés par le préfet, sur une liste de trois candidats présentés par le directeur.

Le directeur nomme les surveillants et gens de service. Les révocations sont prononcées par Tautorlté qui a nommé aux emplois.

Art 7. Le ministre de Tlntérieur est chargé de Texécutlon du présent arrêté, qui sera inséré.

Bibliographie. -* Il uVntre pas dans notre cadre de traiter ici de rassistance publique coBsidérée d'une monière générale ; nous nous contenterons d'énumérer les articleaique noQs aîons consacrés à cette branche Importante de l^bygiène publique : on trouvera à chacun d'eux rindicatlon des sources nombreuses auxquelles nous avons dû puiser. Nous citerons seulement un Intéressant travail de M. l'inspecteur principal, F. Blondel, sur yAuiitance publique dans tet rapparfs avec l'hjfgiène {Annales d'hfgiène et de médc cm UgaUy 2* série, f. IX, p. 97), et AnnualHeport ofthe eommissaries for adminis^ Uring the law$ fjr relief of the poor in Jretand. Dublin, i85à. — Voff. Aliénas, Asils

(SlLLB D*), AVBCOLES (jBUXBS), BaINS, BcBBAU OS BIBXFAISANCB, BuBBAU DB NOUBBICBS, CiTiS OCTRièBBS, DlSPBXSAIBBS, RaUX MIXéBALES, EnFAXTS DB FABBIQUBS, EXFAXTS TIOCTÉS, FOGBMBAUX ÏCOXOnQCBS, HÔPITAUX BT HOSPICBS, IdIOTS, MéOBCIllS CANTON AUX,

MuDiaii, NoGBBicBS (BuBBAO db), Sbcqors a DOnciLB, Sbvbaob, Todbs, Tbavail obs OîAHTS Etc.

ASTICOT9. — On donne le nom d'asticots aux vers provenant (les œufs que plusieurs espèces de mouches déposent dans les viandes en putréfaction.

Ces vers, qui ne sen'aient guère autrefois que pour la pêche à la ligne, sont aujourd'hui utilisés poiu* la nourriture des faisans et de la volaille.

Voici comment on les fait naître et on les récolte dans les clos déquarrissage. Dans un endroit particulier, ordinairement dans l'angle de deux murs, on étale sur le sol les chairs, les organes, et particulièrement les intestins des chevaux qui ont été équarris; on forme de toutes ces parties une couche de 2 décimètres d'épaisseur, sur laquelle on jette quelques poignées de paille, pour préserver le tout de Taclion trop vive des rayons solaires, et empêcher une dessiccation trop prompte de la surface. Bientôt certaines mouches s'insinuent à travers les brins de paille, viennent déposer leurs œiifs ou leurs petits sur ces matières animales, à la place desquelles on ne trouve plus, au bout de quelques jours, qu'une masse mouvante composée de myriades de vers, et de quelques détritus de matières animales formant une espèce de terreau. On sépare avec la main ou avec la pelle de bois, on les mesure comme du grain, et on les expédie dans des sacs de la capacité de 1 à 3 hectolitres. A Paris, la production de ces asticots est en permanence depuis les premières chaleurs jusqu'aux premiers froids. .

17& ATEUERS.

Les asticots sont vendus en détail, sur les quais de Paris, à raison de 10 à 12 francs rhectolilre.

Si Ton considère la production des asticots sous le rapport de rhygiène publique, et comme une industrie particulière, dit Parent- Duch&tclet, on sera obligé de la mettre à la tôte des fabriques de première classe, c'est-à-dire qui répandent les odeurs les plus infectes. Rien, en effet, ne peut être comparé à la puanteur qui s'exhale des matières animales ainsi disposées, et des asticots eux-mêmes. C'est donc à une grande distance des habitations qu'il faudra reléguer remplacement destiné à cette production ; et si elle devenait Tobjét d'une exploitation en grand, le fabricant serait tenu de se conformer à tous les règlements qui régissent les manufactures de premiëie classe.

L'usage que l'on fait des asticots dans l'alimentation des volaille! donne une importance réelle au fait suivant. Des vers formés sur des cadavres empoisonnés ont absorbé une quantité considérable d'arsenic sans en ressentir aucun effet fâcheux* Mais on comprend qu'il pourrait en ôtre autrement ipour les animaux qui se nourriraient de ces vers.

BibUogrAphSe. ^ Dietionnairê deVinduttrie^ ete,f 1833, t I, p. 585. —Parent* Duchàtelet, De$ ihanîien d'équarri$$age de la viUe de ParU {Ânn. d'kjfg»^ etc., i8Sfi t VIII.)

ATCLIERS.— Les conditions dans lesquelles existent les ateliers sont trop différentes pour qu'il soit facile de présenter à leur sujet autre chose que des considérations applicîibles à tous les établissements où les hommes se réunissent pour travailler en commun. Capacité relative à la population qu'ils renferment, condition de ventilation et de chauffage convenables, exposition favorable ; il n'y a rien là qui soit spécialement relatif aux établissements industriels Nous mentionnerons cependant quelques circonstances qui méritent Une attentîoti spéciale.

Il y a des ateliers qui sont insalubres par leur température élevée, ainsi pour les verriers, les forgerons, les boulangers, etc*; dans d'atttres, les ouvriers sont exposés à certains accidents par suite du jCfl des machines, de la rupture des meules ; ailleurs, ce sont les pous^ sières ou les gaz que l'on respire, ou encore les parcelles minérales ou métalliques qui se projettent et deviennent la cause d'accidcntf ou de maladies plus ou moins graves, La durée du travail pour te enfants surtout, et aussi pour les adultes ; les conditions hygiéniques propres aux ouvriers, tout cela se rattache également à l'étude hygiénique des ateliers et à celle de la classe ouvrière. Ces difléreflt^

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