BOIS DORÉS
Les fabriques de bleu de Prusse sont rangées dans la première classe, lorsque Ton n'y brûle pas la fumée et le gaz hydrogène sulfuré, à cause de leur insalubrité et de leur odeur désagréable; et seulement dans la deuxième classe, lorsque la fumée et le gaz sont brûlés : les inconvénients, en effet, sont peu considérables si les appareils sont parfaits.
Les Conseils de salubrité n'autoriseront les fabriques de bleu de Prusse qu'autant que toutes les cheminées partielles des cbaudiàmi viendront aboutir à la cheminée, haute de 15 pieds, du fourneau de calcination, et que les eaux de lessive de la fabrique ne séjoumeiOBt ni dans les rigoles ni sur la voie publique»
BiblîatrapbM. — B'kntU Dêêeripinm de l^appmrtU mtmkfê fmt f^kriqmt Um i* Pruâu (AmnaUê et ckimU^ L LXXXII, p. it6Z. — DUtUmmaitêé^ rfoilMirif, Hft, tSSA, t. II, p. 3a&. — Traiié de (a ëtkukriU dam Uê p'amdêê vtlia» par ll6iilUooo« aePolinière.i846» p. S5i.
BliVTAGi:, BI.VT1SBIE, BI^CTOIR. — La bluterie est m partie très importante de l'art du meunier. Son objet est de mettre à part la farine et l'écorce, ou le son.
On appelle blutoirs^ des espèces de cribles^ou machines q^i,se^ vent : 1* à séparer le bon grain du mauvais grain, des ordures et de la poussière qui s'y trouvent mêlés après qu'il a subi, sur Taire de h grange, la première épuration du son ; à séparer le son de la fidne, et les diverses qualités de farines entre elles. II y a donc le blutoir l blé et le blutoir à farine.
Dans les moulins ordinaires, il y a un blutoir qui ne sert qn*à ^ rer la farine d'avec le son ; mais, dans les moulins économiques, ta blutoirs sont beaucoup plus compliqués, et ils sont composés de plusieurs lés de diverses grosseurs, pour tirer à part, spécialement du froment, la farine, les gruaux blancs, les gruaux bis, le son et môme les rougeurs, c'est-à-dire la pellicule interne du son qui teroft la blancheur des gruaux quand elle y reste mêlée.
On comprendra l'importance hygiénique du blutage, si l'on considère que de cette opération et du degré auquel elle est portée dépend la pureté des diverses qualités de farine. Il a, au point de vue de I» salubrité, l'inconvénient de dégager une grande quantité de poossière contre laquelle il importerait que les meuniers prissent des précautions. [Voy. Blé, Farine, Pain.)
BOC^HBAB. — Voy. GoUDRON.
BOIS. — Voy. Chantiers, Charron.
BOIS BOBÉS. — Les brûleries de bois dorés ont très peu dis-
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onvénients, Topération se faisant très en petit : ces ateliers sont anges dans la troisième classe des établissements incommodes.
■•IMI#WS. -^ On désigne en hygiène, sous le nom de boimom^ mi liquide introduit dans les voies digestives, soit pour calmer la msation de la soif, soit pour aider à raccomplissement de la digesr ion, soit enfin pour flatter le goût et stimuler les organes, l.es oissons dans lesquelles réside, soit la propriété alimentaire» soit ^iion médicamenteuse, rentrent dans les aliments ou daiis lea Bédicaments.
8i l'on prend pour base de la division des boissons, leur composir km et leur mode d'action sur l'organisme, on distinguera : les boisees aqueuses, les boissons fermentées, les boissons alcooliques et 68 boissons aromatiques.
Les premières sont constituées par l'eau d'abord, et par lea solo» ÎOBS ou infusions légères dont la partie aqueuse fait la base. Lea wissons aqueuses ont surtout pour objet de satisliûre la soif, d'aider ih digestion en étendant leç principes alimentaires; quelquefois fles sont employées dans un but thérapeutique. (Voy, Eau.)
Les boissons fermentées, comme le vin, la bière, le cidre, etc., igissent non-seulement comme désaltérants, mais encore comme eoiques on légèrement stimulants, quand elles sont prises à une kme modérée. Généralement favorables à la santé et même néces- •ires dans certaines conditions de constitution ou d'habitude, elles leuvent devenir, par l'abus qu'on en fait, la source d'altérations mrfbndes et irrémédiables dans la santé et dans les facultés morales m intellectuelles.' (Vay. Biias, Cibiie, Poiré, Vin.) ^ Les boissons alcooliques n'agissent que comme stimulants, et sont pRsque uniquement recherchées pour flatter des goûts qui devien^f mt souvent de funestes passions. En effet, ce que l'on peut dire kt effets nuisibles des boissons fermentées s'applique au plus haut kgré aux boissons alcooliques; cependant l'usage de ces dernières peut être utile dans certaines conditions de climat ou de genre de rie. (Voy. Alcools.)
Les boissons aromatiques sont pareillement stimulantes ; mais la ilimulation modérée, agréable et souvent médicamenteuse qu'elles produisent, ne saurait exercer d'effets comparables à ceux des boisr sons précédentes. L'usage des boissons aromatiques est surtout un tésnltat de la mode et de l'habitude : elles sont quelquefois nuisibles et rarement nécessaires. {Voy. Café, ThI.)
Les boissons intéressent l'hygiène publique sous plus d'un rap* port. I^urs conditions de salubrité touchent de près à la santé po- Mtqae par l'usage universel qu'on en fait : branches importantes de
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ragriculture, de l'industrie et du revenu public, l'État n'est pas moins intéressé que les particuliers dans ce qui a rapport à elles.
La nature des boissons peut être modifiée, soit quant à leur action physiologique seulement, soit quant à leurs qualités salutaires on nuisibles, par les vases ou les conduits où elles auront séjourné, oa par les corps avec lesquels elles se seront trouvées naturellement ou artificiellement en contact. C'est ainsi que Taction de Teau sur la santé est différente, suivant qu'elle aura coulé sur un sol calcaire ou siliceux ; qu'elle contiendra des sels de chaux, de magnésie, de fer, ou qu'elle se rapproche davantage de l'état de pureté; qu'elle sera puisée dans une rivière, dans un puits, ou recueillie quand elle tombe sous forme de pluie; l'action du vin, suivant que ce denûer viendra de telle ou telle contrée. La conservation des boissons dans des vases aux parois desquels elles peuvent emprunter quelques principes étrangers, le séjour de l'eau de pluie sur des gouttières de plomb, ajoutent à ces boissons des propriétés nouvelles et généralement malfaisantes.
Les boissons peuvent éprouver des altérations spontanées: ainsi par une conservation trop longtemps prolongée, et par la réactioa des principes qu'elles renferment, les uns sur les autres.
Le mode de préparation des boissons fabriquées exerce uneactioft considérable sur leurs propriétés, ainsi que les sophistications on altérations qu^on leur fait subir dans un but coupable etfrauduleuL
II n'est pas sans intérêt pour l'hygiène publique de comparer la consommations en boissons de Londres et de Paris, ainsi que l'a fait M. E. Danin, d'après les ouvrages de MM. A. Husson et G. Dodd.
Londres est plus vaste, plus peuplé que Paris ;.la consommation des deux villes ne saurait donc être égale, et il serait bien difficile d'en faire la comparaison exacte, car la boisson usuelle de Tune n'est pas celle de l'autre. A Paris c'est le vin, à Londres c'est la bière qœ l'on consomme en plus grande quantité : aussi M. Husson nous donnet-il des renseignements précieux sur l'état et la production de nos vignes, tandis que M. Dodd s'étend longuement sur la prospérité^ l'importance des brasseries et sur la fabrication de la bière : il est vrai qu'elle est l'objet d'un commerce immense en Angleterre, où le houblon donne lieu à de nombreuses spéculations, et est la source d'un revenu annuel de 5 à 6 millions de livres sterling pour l'État.
Il nous reste à parler d'un dernier point qui doit compléter l'étude des boissons au point de vue de l'hygiène publique, et qui a occupé à plusieurs reprises le Comité consultatif de France et le Conseil dlf giène et de salubrité du département de la Seine.
La cherté du vin a donné lieu, il y a quelques années, à de nooh ;