CUVETTES
le vert-de-gris (Annales d'hygiène, de, 1.847, t. XXXVII, p. 392). — Millon, Quelques remarques sur ta colique de cuivre et de plomb (Bulletin de l'Académie de médecine, 1847, t. XII, p. 561). — A. Tardieu, Recherches médico-légales sur l'identité (Annales d'hygiène, etc., 1849, t. XLII, p. 403). — Chevallier et Boys de Loury, Mémoire sur les ouvriers qui travaillent le cuivre et ses alliages (Annales d'hygiène, etc. ,1850, t.XLIII, p. 337, et XLIV, p. 26). — Perron, Des maladies des horlogers produites par le cuivre et l'absorption des molécules cuivreuses (Annales d'hygiène et médecine légale, t. XXI, 2« série, 1861).
CURAGE. — Voy. Égouts, Fosses d'aisances, Puits.
CUVETTES. — Les ouvertures par lesquelles s'écoulent des eaux infectes répandent naturellement une odeur plus ou moins insupportable, qui se fait quelquefois ressentir dans l'intérieur des habitations. Deparcieux a imaginé, pour s'en préserver, un moyen qui remplit bien ce but.
L'appareil qu'il avait établi consistait en une auge de pierre, dont le bord opposé à celui par lequel les eaux arrivent présentait une ouverture pour leur écoulement : l'auge était partagée à son milieu par un diaphragme descendant à un centimètre environ du fond de l'auge : par son moyen, l'eau peut toujours s'écouler, mais l'air ne peut se répandre dans le lieu d'où l'eau est sortie ; et si des matières plus ou moins pesantes se déposent au fond de l'auge, on peut les retirer facilement.
En construisant les auges en fonte, plaçant sur le côté un trop-plein destiné à l'écoulement des eaux, et faisant arriver, dans la première partie de l'auge, le tuyau qui amène les eaux, on peut éviter toute l'odeur provenant d'un égout, par exemple. Des appareils de ce genre ont été établis dans les abattoirs où leur utilité a été facilement appréciée ; le curage en est facile, et avec peu de soins on diminue l'envasement des égouts. Il y a une foule de circonstances où ils peuvent recevoir d'utiles applications.
Nous devons mentionner comme un progrès réel qui intéresse à un haut degré la salubrité et l'hygiène publiques, les cuvettes inventées par MM. Rogier et Mothes, et qui constituent un nouveau système de fermetures hermétiques des fosses et cabinets d'aisances, des puisards, égouts, plombs et pierres d'évier.
Les appareils Rogier-Mothes sont extrêmement remarquables par leur simplicité et par la sûreté de leur emploi. Ils consistent en une simple valve en forme de cuiller, qui, mobile sur un axe par l'une de ses extrémités, s'abaisse d'elle-même sous le poids d'une minime quantité de liquide qui y serait déversée.
Ces obturateurs placés à la bouche des égouts, des plombs, des puisards, ou à l'orifice des tuyaux de chute des fosses d'aisances, remplissent d'eux-mêmes, sans aucun mécanisme accessoire, sans entre-