ASTICOTS
que des établissements, ayant droit à une pension de retraite, les architectes et inspecteurs des travaux, les préposes et médecins du service des Enfants trouvés, sont nommés par le préfet, sur une liste de trois candidats présentés par le directeur.
Le directeur nomme les surveillants et gens de service. Les révocations sont prononcées par l'autorité qui a nommé aux emplois.
Art. 7. Le ministre de l'intérieur est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera inséré.
Bibliographie. — Il n'entre pas dans notre cadre de traiter ici de l'assistance publique considérée d'une manière générale ; nous nous contenterons d'énumérer les articles que nous avons consacrés à celte branche importante de l'hygiène publique : on trouvera à chacun d'eux l'indication des sources nombreuses auxquelles nous avons dû puiser. Nous citerons seulement un intéressant travail de M. l'inspecteur principal, F. Blondel, sur V Assistance publique dans ses rapports avec l'hygiène {Annales d'hygiène et de médecine légale, 2° série, t. IX, p. 97), et Annual Report of the commissaries for administering the laws fjr relief of the poor in Ireland. Dublin, 1854. — Voy. Aliénés, Asile (Salle d'), Aveugles (jeunes), Bains, Bureau de bienfaisance, Bureau de nourrices, Cités ouvrières, Dispensaires, Eaux minérales, Enfants de fabriques, Enfants trouvés, Fourneaux économiques, Hôpitaux et Hospices, Idiots, Médecins cantonaux, Mendicité, Nourrices (Bureau de), Secours a domicile, Sevrage, Tours, Travail des enfants, Etc.
ASTICOTS. — On donne le nom d'asticots aux vers provenant des œufs que plusieurs espèces de mouches déposent dans les viandes en putréfaction.
Ces vers, qui ne servaient guère autrefois que pour la pêche à la ligne, sont aujourd'hui utilisés pour la nourriture des faisans et de la volaille.
Voici comment on les fait naître et on les récolte dans les clos d'équarrissage. Dans un endroit particulier, ordinairement dans l'angle de deux murs, on étale sur le sol les chairs, les organes, et particulièrement les intestins des chevaux qui ont été équarris ; on forme de toutes ces parties une couche de 2 décimètres d'épaisseur, sur laquelle on jette quelques poignées de paille, pour préserver le tout de l'action trop vive des rayons solaires, et empêcher une dessiccation trop prompte de la surface. Bientôt certaines mouches s'insinuent à travers les brins de paille, viennent déposer leurs œufs ou leurs petits sur ces matières animales, à la place desquelles on ne trouve plus, au bout de quelques jours, qu'une masse mouvante composée de myriades de vers, et de quelques détritus de matières animales formant une espèce de terreau. On sépare avec la main ou avec la pelle de bois, on les mesure comme du grain, et on les expédie dans des sacs de la capacité de 1 à 3 hectolitres. A Paris, la production de ces asticots est en permanence depuis les premières chaleurs jusqu'aux premiers froids.
\lh ATELIERS.
Les asticots sont vendus en détail, sur les quais de Paris, à raison de 10 à 12 francs l'hectolitre.
Si l'on considère la production des asticots sous le rapport de l'hygiène publique, et comme une industrie particulière, dit Parent- Duchâtelet, on sera obligé de la mettre à la tête des fabriques de première classe, c'est-à-dire qui répandent les odeurs les plus infectes. Rien, en effet, ne peut être comparé à la puanteur qui s'exhale des matières animales ainsi disposées, et des asticots eux-mêmes. C'est donc à une grande distance des habitations qu'il faudra reléguer l'emplacement destiné à cette production; et si elle devenait l'objet d'une exploitation en grand, le fabricant serait tenu de se conformer à tous les règlements qui régissent les manufactures de première classe.
L'usage que l'on fait des asticots dans l'alimentation des volailles donne une importance réelle au fait suivant. Des vers formés sur des cadavres empoisonnés ont absorbé une quantité considérable d'arsenic sans en ressentir aucun effet fâcheux. Mais on comprend qu'il pourrait en être autrement ipour les animaux qui se nourriraient de ces vers.
Bibliographie. — Dictionnaire de l'industrie, etc., 1833, t. I, p. 585. — Parent- Duchâtelet, Des chantiers d' équarrissage de la ville de Paris (Ann, d'hyg., etc., 1832, t. VIII.)
ATELIERS; — 'Les conditions dans lesquelles existent les ateliers sont tr"op différentes pour qu'il soit facile de présenter à leur sujet autre chose que des considérations applicables à tous les établissements où les hommes se réunissent pour travailler en commun. Capacité relative à la population qu'ils renferment, condition de ventilation et de chauffage convenables, exposition favorable ; il n'y a rien là qui soit spécialement relatif aux établissements industriels. Nous mentionnerons cependant quelques circonstances qui méritent iine attention spéciale.
11 y a des ateliers qui sont insalubres par leur température élevée, ainsi pour les verriers, les forgerons, les boulangers, etcj; dans d'autres, les ouvriers sont exposés à certains accidents par suite du jeu des machines, de la rupture des meules; ailleurs, ce sont les poussières ou les gaz que l'on respire, ou encore les parcelles minérales ou métalliques qui se projettent et deviennent la cause d'accidents ou de maladies plus ou moins graves. La durée du travail pour les enfants surtout, et aussi pour les adultes ; les conditions hygiéniques propres aux ouvriers, tout cela se rattache également à l'étude hygiénique des ateliers et à celle de la classe ouvrière. Ces différents