BORAX
être attribués au vert de Schweinfurt et au chromate de plomb.
Au mois d'octobre 1831, sur la proposition de M. Girardin, membre du Conseil de salubrité du département de la Seine-Inférieure, le Conseil sollicita et obtint du préfet une ordonnance concernant la vente des sucreries et liqueurs coloriées, analogue à celle qui venait d'être rendue à Paris (le 10 décembre 1830), et basée sur les mêmes considérations.
Cet exemple a été suivi dans quelques autres départements, mais en petit nombre; aussi voit-on fabriquer à Paris des bonbons confectionnés contrairement aux règlements, pour les expédier en province, là où l'administration municipale n'exerce aucune surveillance. Nous ne pouvons donc que nous unir au vœu suivant, émis par M. Chevallier, qu'on fasse faire en province, comme à Paris, soit par les membres du Conseil de salubrité, soit par des pharmaciens habiles, une visite annuelle des magasins et laboratoires des confiseurs et fabricants, pour examiner les bonbons et les sucreries confectionnées; que MM. les préfets prennent dans tous les départements un arrêté par lequel les prescriptions imposées par M. le préfet de police aux confiseurs de Paris seraient applicables à ceux de la province.
Bibliographie. — Rapport du Conseil de salubrité sur le danger qui peut résulter de bonbons coloriés, et dispositions à prendre pour faire disparaître ces bonbons du commerce (Annales d'hygiène, etc., t. IV, p. 48). — Ordonnance de police concernant le pastillage, les liqueurs et sucreries coloriées, du 10 décembre 1830 (Annales d'hy» giène, t. V, p. 238.) — Rapport au préfet de police sur une visite faite chez les confiseurs, distillateurs, etc., en exécution de l'ordonnance du 10 décembre 1830 (Annales d'hygiène, t. VII, p. 114). — Ordonnance de police sur les pastillages, liqueurs et sucreriis coloriées, du 11 août 1832, renouvelant -les prescriptions de celle du 10 décembre 1830 (Annales d'hygiène, t. XVII, p. 475). — Ordonnance de police concernant les liqueurs, sucreries, dragées et pastillages coloriés, du 12 septembre 1841 , rapportant les ordonnances précédemment citées (Annales d'hygiène, t. XXIX, 1843, p. 359). — Ordonnance rendue par M. le préfet de la Seine-Inférieure, sur la proposition du Conseil de salubrité du département, concernant la vente des sucreries et des liqueurs coloriées (Annales d'hygiène, t. X, p. 184). — Dictionnaire de l'industrie manufacturière, etc., t. III. — Chevallier et Habert (de Damblin), De la nécessité d'indiquer légalement aux confiseurs, pastilleurs, qui habitent les départements,etc., les matières colorantes qu'ils doivent emploi) er pour colorier leurs produits (Annales d'hygiène, 1842,, t. XXVIII, p. 55). — Chevallier, Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, etc., 3e édition, 1857, t. I, p. 154. — Collection officielle des ordonnances de police.
BOUA\. —Les fabriques de borax artificiel et les ateliers de raffinage du borax n'ont que peu d'inconvénients, et appartiennent à la troisième classe des établissements classés.
— Voy. Fontaines.
Voy. Viande.
RIE. — La nature du commerce de la boucherie, l'influence que peut avoir la manière dont il est exercé, sur la santé et même sur l'existence des populations, le rend un des plus importants à réglementer et à tenir sous la surveillance de l'autorité.
Aussi, dès les premiers temps de l'histoire de Paris, voyons-nous la charge d'acheter des bestiaux, d'en avoir une provision suffisante et d'en débiter les chairs, limitée à un certain nombre de familles, réunies en corps, et élisant un chef qui s'appelait maître des bouchers. Au commencement du xve siècle, sous le règne de Charles VI, la corporation des bouchers jouait déjà un rôle important dans les troubles sanglants qui déchirèrent alors la capitale du royaume.
Une sentence du Chàtelet du 12 janvier 1590 prescrit les mesures suivantes : « Les quatre jurés qui gouvernent la communauté de la boucherie sont élus, de deux ans en deux ans, dans l'assemblée des maîtres et en présence du procureur du roi.
» Les maîtres bouchers sont tenus, en leur propre et privé nom, de bien et dûment visiter les bétes qui sont amenées, tuées et exposées aux boucheries ; ensuite, qu'aucune bote, morte ou malade, ne soit vendue ou débitée au peuple, -à peine d'amende que payera le maître boucher trouvé en contravention.
» C'est pareillement aux jurés à faire la visite, depuis Pâques jusqu'à la Saint-Remy, des viandes qui restent du jeudi au samedi, pour empêcher qu'elles ne soient mises en vente si elles sont gâtées, et cela sous les mêmes peines contre les jurés et les contrevenants. »
Il se fit peu de modifications dans le commerce de la boucherie depuis cette époque jusqu'en 1791, où les maîtrises et les jurandes ayant été détruites , le commerce de la boucherie devint libre comme les autres, état qui s'est maintenu dans les départements. Quant à la boucherie de Paris, réorganisée sous le Consulat, elle fut soumise au régime restrictif qui aboutit en 1811 à la limitation du nombre des bouchers. Ce système, abandonné en 1825, puis rétabli en 1829, a été définitivement mis de côté par la réforme qui a, dans ces dernières années, changé la face du commerce de la boucherie.
Non-seulement la santé des populations, mais l'agriculture, un grand nombre d'industries spéciales, et enfin un capital considérable, sont intimement intéressés au commerce de la boucherie.
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boabcheric. — Le tableau suivant, dressé par M. A. Husson et comprenant le nombre et les prix moyens des bestiaux introduits dans Paris de 1812 à 1852, donnera une idée de l'importance du commerce de la boucherie.