CHANDELLES
vénéneux par le Conseil de santé (Recueil des Mémoires, de médecine de chii'urgie et de pharmacie militaires, 3e série, 1859, t. II, p. HA). Eléments de botanique médicale, par A. Moquin-Tandon, Paris, 1861, p. 439 et suiv.
CHANDELLES. — Les chandelles, qui consistent en suif préparé pour l'éclairage, se fabriquent de deux manières, ou par le moulage, ou à la baguette.
Les chandelles moulées se font en coulant le suif, fondu à une température suffisante, dans des moules de fer-blanc ou de verre placés verticalement dans une planche, et dans lesquels on a disposé la mèche suspendue à une petite tringle, à la base des moules, et fixée dans l'ouverture du sommet par un petit morceau de bois qui la tend suffisamment.
Les chandelles à la baguette se préparent en passant la mèche d'abord deux ou trois fois sur un bain de suif fondu, puis la plongeant ensuite dans le bain renfermé dans un cadre de bois, et la replongeant de nouveau et à plusieurs reprises, après avoir laissé égoutter et raffermir le suif jusqu'à ce qu'elle ait acquis la grosseur convenable.
Les fabriques de chandelles n'ont rien d'insalubre, mais elles développent une odeur fade et nauséabonde extrêmement désagréable, et exposent, en outre, au danger de l'incendie. Elles sont rangées dans la seconde classe des établissements incommodes sous le nom de chandeliers.
On ne doit permettre l'établissement des fonderies de suif que dans les communes rurales; on ne saurait les tolérer dans les villes. Si l'atelier est voisin d'un lieu habité, d'une rue ou d'une promenade, on n'accordera d'autorisation que sous la condition de l'entourer d'un mur d'enceinte de 8 à 10 mètres d'élévation, sans aucun jour du côté de la promenade ou de la rue. Au reste, pourvu que le local soit convenable, la fabrication des chandelles ne présente ni danger ni inconvénients graves.
Le Conseil central de salubrité du département du Nord a prescrit : 1° De surmonter les chaudières d'un manteau portant les vapeurs dans la cheminée ; 2° de n'employer que du suif préalablement épuré; 3° de placer la chaudière de fusion dans un autre local que celui de l'ouverture du foyer et du cendrier ; ^° l'interdiction des presses à cretons. [Voy. Suif.)
Bibliographie. — Dictionnaire de l'industrie, etc., 1835, t. III, p. 193. — Monfalcon et de Polinière, Traité de la salubrité dans les grandes villes, 1846, p. 288. — Rapport sur les travaux du Conseil central de salubrité du département du Nord, pendant les années 1847-48 et le premier semestre de 1849, no vm. Lille, 1849.
CHANGEURS. — Voy. Affinage, Argent, Fondeur de métaux, Etc.