TAPIS
jusqu'à (les cours dVau oii elles puissoni élre il(^versée« san« îiiGonvénienl. La bourre el la tannée ne pourronl ôlre consenc^es dan^ rintérieur des usines.
Les tanneries, mégisseries et corroieries sont rangées dans !a deuxième classe des établissements insalubres.
Nous terminerons en signalant une particularité récemment indiquée, et relative à Tinflucnee de la profession de tanneur.
Les mégissiers sont sujets h des m^iladies des doigts, qui résultent de l'emploi d'un mélange de chaux et d'orpiment (sulfure d'arsenic) pour rébourrage des peaux. La première consiste, ainsi que la observé M. le docteur Armieux (d'Auvray), en une ecchymose qui envahit la partie interne des doigts là où l^épiderme est très mince. Cette ecchymose, qui a un aspect noirâtre, dure ainsi plusieurs mois sans être bien pénible ; plus souvent la peau s'ulcère, et alors l'ouvrier éprouve des souffrances atroces par le contact des surfkces saignantes avec la chaux, dont il est impossible de se passer pour préparer les peaux. Quelques jours de repos et Tapplication d'un corps gras suffisent ordinairement pour guérir cette maladie, mais elle récidive souvent quand l'ouvrier s'expose de nouveau à la cause qui Ta produite, le contact permanent avec l'eau de chaux. Les mégissiers appellent ce mal choléra des doigts»
La seconde maladie est nommée par eux rossignol^ parce qu'elle est encore plus douloureuse et qu'elle leur fait jeter des cris dedou* leur. Elle consiste en un petit trou qui se forme h l'extrémité de la pulpe des doigts; ce trou, qui paraît ôlre capillaire, est dû h l'amincissement de la peau corrodée par la chaux. Il y a exsudation de gouttelettes de sang, communication de l'air avec les papilles nerveuses et douleurs atroces. Les ouvriers continuent leur métier malgré cela, et n'en éprouvent pas de conséquences fAcheuses. Le mal disparaît sans médication aucune, par la simple suspension du travail.
« Si les ouvriers, dit M. Armieux, voulaient s'astreindre à porter des gants huilés, il est probable qu'ils s'affranchiraient de ces désagréables accidents. Je les ai conseillés; on m'a répondu invariablement : <(Ce n'est pas l'habitude w, tant il est vrai que la routine est le plus terrible et le plus incurable de tous les maux. » M. Roudet a propose de substituer le sull\ire de sodium au suinn*e d'arsenic dans les opérations de la mégisserie.
BibliogrApbîe. -^ Delà mùfn in ouvriert et iti arxiutnt on ptAni de vue if Vkf gihie rt âe Î9 médecine UfftAt^ fMir Mtx. Verimi^. PtHs. 4BA9, |i. 49 (t filiMiw II.
•f AI*M. — Ff)»/. n\TT\<;F xst T\ris.
THÈ. 247
TARTRK (Raffinage du). — Le raffinage du tartre, quoique ne présentant que fort peu d'inconvénients, est rangé dans ta deuxième classe des établissement insalubres.
TEINTiS (Vin de). — Voy. Vins.
TÉBÉBEMTHIIVE. — Voy, HÉsiNES,
tAtks D'AMIIAU^ (Cuisson dbs).— loy. ABArroms.
THÉ. — Le thé, dont Tusage en France ne date guère que des premières années de la restauration, était déjà depuis plus d'un siècle répandu en Angl^eterre. A^ers 1650, la Compagnie des Indes y fit ses premières importations de thé; en 1666, elle en fit acheter ?2 livres et -demie qui lui coûtèrent 36 livres sterling (environ 900 fr.), pour en composer un présent agréable au roi; et en 1674, ses registres en mentionnent encore 55 livres pour cadeaux. En 1660, les importations furent, en Angleterre, de 143 livres; en 1700, elles étaient de 91 000 livres; en 1750, de 2 041 000 livres; en 1800, de 25 millions. La consommation de TAngleterre seule est actuellement de 70 millions de livres, tandis que celle de la France n'est que de 300 000 kilogrammes environ.
Les relevés de la douane anglaise, consultés par M. Robert de Massy, portent à 31 millions de kilogrammes la quantité de thé importé àLondresseulement. Pour une population de 2600000 habitants, cette quantité représenterait une consommation moyenne de 11 kilogrammes 800 grammes, chiffre évidemment excessif, s*il n'était probable qu'une partie est consommée hors de Londres.
Il n'est pas sans intérêt pour l'hygiène de connaître la maniéré dont le thé se récolte et se prépare en Chine.
La première récolte du printemps commence aux premiers jours (ravrîl. Les feuilles les plus tendres sont choisies pour le thé vert; on les cueille une à une, en ayant soin d'en laisser une partie adhérente au pétiole. Les bourgeons cueillis sur les plus hautes branches forment le thyion; les fruilles les plus délicates donnent la poudre à ranon»
Lorsque la cueillette des feuilles destinées au thé vert est terminée, on fait la récolte du thé noir. Les premières feuilles qui ne sont encore qu'en bourgeon, donnent le pekoe h pointes blanches. Quel-, ques jours après se récolte le pekoe noir. Le souchong se récolte au mois de mai, et leeùngohlh fin de juin. La dernière récolte donne le thé le plus inférieur, ou le boheù.
Toutes ces cueillettes se font avec une dextérité merveilleuse. Lea ouvriers dépouillent les arbres avec la phis grande rapidité, et rem-
2/|8 THK.
plissent on peu de temps la corbeille qulls portent suspendue à leur cou. Chaque ouvrier peut récolter 20 kilogrammes de feuilles par
jour.
Les feuilles récoltées doivent, comme le café et le cacao, être soumises à une torréfaction qui développe et concentre leurs arômes. Cette torréfaction a lieu sur des plaquçs ou plutôt dans des bassins de fonte chauffés par des fourneaux de maçonnerie. On plonge d'abord les feuilles dans Teau bouillante, pendant une minute ; on les retire, on les égoutte, et on les jette sur des plaques de fer, puis on remue vivement ces feuilles avec les mains. Au bout de quelques minutes, elles sont retirées et étendues sur des nattes ; on les macère avec la main, en faisant toujours jouer réventail pour les refroidir; puis on les roule une à uue, ou plusieurs ensemble, suivant la finesse des différentes qualités. On procède ensuite à la dessiccation, qui a lieu lentement, à l'aide de plusieurs fourneaux diversement chauffés, et un jour après que cette opération est menée à bonne fin, on procède au triage qui a toujours lieu après la torréfaction.
Ces difTérentes manipulations sont longues, délicates, souvent fort douloureuses pour ceux qui les opèrent, toujours exposés à toucher de leurs mains des plaques chauffées au rouge, et obligés de respirer les vapeurs acres et délétères qu'exhale la feuille verte ainsi traitée. Plusieurs ne sont encore qu'imparfaitement connues des Européens, et pour les qualités fines, comme le sichée^ espèce de thé sacré que les Chinois réservent pour les solennités religieuses, les procédés de fabrication sont tellement compliqués, que, sur cent torréfacteurs, un à peine les connaît.
Certains secrets de fabrication qui font toute la valeur du procédé nous sont d'ailleurs complètement cachés; ainsi il est incontestable qu'on aromatise la feuille de thé k l'aide de fleurs et de plantes étrangères : les fleurs de l'olivier odorant, de camellia, d'oranger^ de jasmin d'Arabie, de magnolia, l'anis étoile, etc., servent à cet usage. Mais à quelle époque de la fabrication, où et par quels procédés ces arômes sor.t-ils mêlés ensemble? Les investigations des savants et des voyageurs sont infructueuses sur ces importantes questions. Ce qu'il y a de bien certain, c'est que les thés du Brésil, de Java et des Indes, quels que soient leur belle venue et les soins apportés à leur culture et à leur récolte, ne possèdent jamais les qualités que les thés de Chine et du Japon ne doivent qu'aux procédés de fabrication.
Pour les thés verts, dont la manipulation est bien plus longue, plus patiente, plus délicate que celle des thés noirs, on leur donne une couleur uniforme en y ajoutant à la dernière cuisson environ une cuillerée à café pour 7 livres de thé, d'un mélange composé «ie
sulfate de chaux et d'indigo, mixtion innocente qui n'ajoute ni n'ûie lîen aux qualités aromates ou médicinales du thé. C'est à tort qu'on a prétendu que les thés verts étaient colorés par des sels de cuivre. Le cuivre ne touche jamais le Ihé, et si sa présence a été constatée dans quelques-uns, la sophistication s'en était seule servie pour donner de l'apparence à des thés usés ou avariés.
Lorsque le thé est encore jeune, il possède des propriétés narcotiques qui disparaissent en vieillissant. On le conserve alors, pendant un temps plus ou moins long, dans des caisses, ou, pour les qualités inférieures, dans des corbeilles, et lorsque le temps, en lui faisant perdre ses principes nuisibles, a développé ses arômes, on l'entasse dans des caisses hermétiquement fermées, qu'on livre au commerce.
TUÉATBK8. — La question de la salubrité des théâtres et des conditions hygiéniques que devraient offrir ces lieux de récréation et de repos, n'a jamais été mieux comprise que par M. Emile Trélat, qui unit si heureusement à la science de l'architecte et de l'ingénieur le sens héréditaire de l'observateur et de l'hygiéniste. Grâce au travail ingénieux et brillant qu'il a publié sur ce sujet, et auquel nous ^ empruntons les lignes qui vont suivre, nous sommes en mesure de résumer les vrais principes de l'hygiène des salles de spectacle, où de plus en plus se presse la foule de nos grandes villes.
(( La souffrance du spectateur dans nos salles de théâtre est notoire. Actuellement ce spectateur est soumis \i une température générale^ ment beaucoup trop élevée et jamais réglée; il respire un mauvais air; il entend mai dans un grand nombre de places; et, dans toutes nos salles, même dans les meilleures, le son se répartit inégalement. Il est, pour un grand nombre de places^ mal assis ou gêné dans les eiiangements d'attitude nécessités par une longue attention en môme lieu; il voit incomplètement de presque toutes les places, très mal de quelques-unes, bien de quelques autres.
» L'utilisation des procédés que l'expérience a consacrés dans des applications importantes et connues, après que la science les avait indiqués, et l'emploi des ressources nouvelles que l'industrie donne à Tark, permettent aujourd'hui à l'architecte d'obtenir, sans accrois* sèment sensible de dépenses, les résultats suivants : avoir une température régulière et douce dans toutes les parties de la salle et dans toutes les saisons ; respirer un air sain, largement et également renouvelé dans toutes les parties de la salle; entendre bien et également bien dans toutes les parties de la salle; être convenablement assis partout avec une suffisante liberté dans les attitudes; voir complètement de la plus grande partie des places, bien des autres.
» C'est-à-dire que le constructeur de théâtre est aujourd'hui en me-
sure (le remédier complètement aux quatre cinquièmes des vices qui affectent nos salles.
)> Mais son aetion sera surtout efficace pour Taudition et la salubrité.
» Ici Tart peut tout et tout bien faire. Il le peut simplement» par un moyeu unique et efficace. On ne respire pas dans nos salles; on y est soumis à une température excessive, parce que le yaisseau étant relativement restreint et à peu près clos, il ne s'y fait naturellement aucun renouvellement d'air, et que les pauvres artiflces imagines pour ventiler n'y produisent, à vrai dire, qu\in résultat insensible aux spectateurs. On ne le croirait pas; mais il n'a rien été fait jusqu'à présent pour modifier cet état de choses, qui, sans difficultés techniques et sans dépenses considérables, peut ùive victorieusement changé, môme dans nos anciennes salles. Maintenant, il se fait, en pure perte, une ventilation qui, en volume d'air entré dans la salh* et extrait de la salie, représente la quantité d'air suffisante h un excellent aérage de tous les spectateurs. A l'Opéra de Paris, plus de 100 000 mètres cubes d'air sortent, chaque heure, par la cheminée qui surmonte le lustre ; cela représente pour chaque spectateur un cube de plus de 50 mètres (1). Mais cet air, sait^on h quoi il sert? Il sert à ventiler, assainir et remuer sans utilité aucune, et avec des inconvénients conséquents que j'indiquerai plus loin, l'atmosphère centrale du vaisseau, atmosphère non habitée, non respirée par le^ spectateurs. En efTet, ces 100 000 mètres cubes qui sortent par la cheminée du lustre proviennent, pour les neuf dixièmes, de la scène, et, pour le dernier dixième, de bouches distribuées dans la salle, ou sous les banquettes du parterre et au pourtour des loges. En sorte que, sous l'influence du lustre, qui détermine un courant dans sa cheminée, il se produit à la partie centrale de la salle une colonne d'air ascensionnelle composée de veines fluides, venues en grande partie de la scène, et qui montent directement jusqu'à l'oriflce do sortie, sans avoir bénéficié en rien au public. — En sorte que, si l'on pouvait teindre en couleur éclatante toutes les particules d air mises en mouvement dans nos salles, on verrait constamment une masse cofnpacte et colorée embrasser toute l'ouverture de la sct^nc et s'avancer au-dessus du parterre jusqu'aux deux tiers environ de la profondeur de la salle, en s'înfléchissant et se rétrécissant pour aller verticalement s'engager dans la cheminée du lustre. Cette masse d'air coloré serait rejointe par quelques linéaments, partant de points régulièrement épars dans la salle et se confondant dans le courant vertical.
j) C'est ainsi que s'opère l'énorme et insuffisante ventilation de toutes
{i) Il .T a iOOO placf n h l'Opéra.
nof; salle<t de* théâirr. CVst ainsi que pénètrent, travorsent el s'échappent, en deçà des piaoes occupées, do grandes quantités d'air mises en mouvement sans profit pour la pureté et pour la température de l'atmosphère respirée par les spectateurs.
i> Pant-il, après cela, s'étonner que tout le monde soit si mal h son »ise an théâtre ; que l'hiver on y ait mal à ia tête et souvent froid aux pieds; qoc l'été on y étouffe partout? Non ; mais il faudrait condamner l'architecte, si, prévenu désormais d'un pareil état de la question, il ne préparait une solution qui fût un remède i^u mal constaté. Est-il en mesure de le faire ? On s'en convaincra plus loin.
A La ventilation par lo lustre est un mouvement d'air produit en pure perte, qui n'aère pas lo spectateur ; qui ne permet pas de lui assuremne température convenable et régulière (résultat qu'on ne peut obtenir que par un renouvellement d'air porté à une tempe* rature réglée dans le voisinage des places occupées); qui est un double obstacle l\ la répartition égale du son : 1*" par le courant, qui entraîne direclenmnt hors de la salle les couches d'air que la voix de Facteur met les premières en vibration; 2' par les différences de densités qu'elle entretient dans Tatmosphèi^e de la salle (conséquence de la répartition inégale de la température).
» Alors, que faut-il faire? A peu près le contraire de ce qui se fait. Il faut: 1* Renoncera l'idée séduisante, mais erronée et surannée, d'utiliser la chaleur du lustre pour renouveler l'air de la salle.
» 2« Organiser un courant d'air sufllsant, régulier, uniforme, également réparti sur tous les espaces occupés par les specitateurs et toujours porté à la température la plus agréable et la plus saine ; de telle sorte qu'en tout temps et en toutes ses parties, la salle soit maintenue dans un état atmosphérique tel, que le thermomètre et ie baromètre y marquent simultanément les mêmes degrés.
)> 3** A cet effet, disposer ce courant de manière que l'air vienne de la scène, pénètre dans la salle en s'épanouîssant régulièrement de tous côtés, puis s'échappe derrière les spectateurs. Cet air, passant ainsi forcément et insensiblement à travers le public, serait un véritable et ûdèle distributeur de température convenable et de son, la température, haute en hiver, basse en été, prise aux bouches béantes sur les montants de l'avant-scène, le son venant du même point de départ, la scène. Il va sans dire que les bouches d'introduction d'air seraient en communication avec les calorifères ou les prises d'air frais selon la saison.
» W* Pourvoir au mouvement assuré de l'air, «oit à l'aide de macbi* nés insufflantes poussant cet air dans la salle et le forçant à s'échapper par les bouches de sortie, soit par une aspiration fonctionnant au delà de ces bouches, soit par les deux moyens simultanément.
» 5** En tous cas, réglementer l'ouverture des bouches de sortie avec un soin tel, que le débit soit absolument égal à tous les orifices.
» Mais est-ce que tout cela est réalisable?
» 11 y a en France, à Parts, un établissement qui devrait faire l'admiration du monde entier, par la parfaite salubrité dont une ventilation artificielle a pourvu les nombreuses salles qui y sont affecléeN au soulagement des malades. Il s'agit ici de l'hôpital Lariboisière (1). Dans cet hôpital plus de SOO malades, répartis en neul salies d'égale capacité, bénéficient chacun d'un renouvellement régulier d'air, qui mesure 100 mètres cubes par heure. Cette atmosphère courante est toujours saine et maintenue à une température convenable; en hiver elle est chauifée; en été elle est prise à la tête d'un clocher assez haut, pour être relativement fraîche. Ce régime luxueux d'air pur, qui décuple et plus la quantité que la science avait, jusqu'à ces dernières années, assignée à la consommation di' l'homme, fait des salles de l'hôpital Lariboisière un modèle de salu> brité artificielle d'autant plus curieux, qu'il se montre à travers \v> conditions les plus ingrates : la maladie, les remèdes, les pansi*ments. Les odeurs insupportables, produits ordinaires de ces lieux de soufl'rances, ont complètement disparu. L'air est pur au milieu des miasmes de la maladie, et plusieurs de nos hôpitaux sont maintenant pourvus des mêmes avantages.
n Et ce résultat excellent, sait-on à quel prix on l'obtient? . )> Chaque mètre cube d'air de ventilation chauffante ou rafraîchissante, y compris l'intérêt et l'amortissement du capital engagé dan> la construction des api>areils, coûte à l'administratiou de Laribcûsière Q^ 000207, soit 21 ceot-millièmes (2). Mais, dans cet établissement, les dispositions locales sont aussi défavorables que possible à l'économie, à cause de l'éloignement excessif des insufnateurs ; et,
(1) L*b6piul Lariboisière peat rece? oir 6iS malades, iiommes et fimuMft, dana les sii paTilloDs qu*il comprend ; mais il n'est ici question qae des trois paTilloos de droîie affectés an seriioe des liommes et desservis par des appareils de feolilalion et de ckaaFfage eiécuté s sur les plans résultant du mariage d*on projet de MM. Tliomas et Laurent et d'un projet de M. Groutelle.
(S) Ce priK très bai du mètre cul» d'air de ? eoUlaUon se lie pourtant à une dépcftsp annaelle qui, pour chaque malade de Lariboisière, s'élèfe ù iSO francs. Cette dépcwse eicessite (ait grand bonneur au sans et aui eflbrts philanthropiques de noire lemp«« mais elle ne saurait élre un entraînement vers Tapplicalion ibéAtrale. Elle est d'atll«ur« spéciale è la Teotilalion des malades, Tentilation de traitement, continue, permaneoif et tout eicepUonnellement énergique. On Toit plus loin quelle différence économique %éparp celle dernière de l'aérage parfoit des salles de spectacle.
Les chiffres qui précèdent sont extraits du rapport fait par MM. âmite Trélat et Henri Péllgol à Tadministratioo de l'assistance publique sur les afantages raspeclifs des dea& systèmes de ventilation et de chauffage éiabUt on ronciirrence è l'hôpilal Lariboisi^rr,
ÏUÉATHES. 253
((la (*hl ioliciuenl vrai, que, pour d'autres hôpitaux plus récemment ventilés avec des conditions locales moins difficiles, ce chiifre est (iestendu à 9 cent-millièmes (0f,0U009). J'adopte ce dernier prix, ot je l'applique à une ventilation très largement suffisante pour de l^mndes assemblées où la santé ne fait pas défaut. Voici ce que je trouve.
i> Dans uu théâtre, le séjour d'un spectateur, auquel ou fournirait avec certitude une atmosphère toujours saine, alimentée par un renouvellement de 50 mètres chaque heure, et une température toujours agréable, coûterait, par soirée de cinq heures, quatre centimes et demi.
)) Je le demande : quelle administration de théâtre, si elle y reliéehissait, hésiterait un instant à augmenter, à aussi bon compte, le nombre de ses spectateurs, attirés désormais par le double intérôt da spectacle et du bfen-étre qu'on y trouverait, au lieu d'être, comme maintenant, tiraillés entre le désir de la scène et la crainte de la fatigue ou du maLiisc?
n Y a- t-il un seul empêchement h ce qu'il en soit ainsi dans une salle de spectacle? N'est-ce pas cette solution môme que j'ai préconisée? L'air, préparé d'avance, iusufflé à l'avant-scène, traversant la $alle dans tous les sens pour aller sortir aux orifices d'évacuation mcnagés sous les banquettes de l'orchestre, du parterre et de la partie basse postérieure des loges : le trajet forcé qu'il effectuera pour M)rtir par ces bouches (1) n'assurera-t-i^ pas, comme pour les malades de l'hôpital modèle, une répartition générale et régulière sur les spectateurs? ne leur procurera-t-il pas aussi, d'ailleurs, une température constante et homogène? L'air ainsi sera p<irtout d'égale densité, et toutes les conditions d'une bonne et prompte distribution du son seront remplies, comme cela ne s'est encore vu nulle pari, si, d'un autre côté, les précautions d'agencement architectural de la salle et d'emploi de matières convenables ont été prises.
» Un pareil résultat obtenu, que resterait-il donc à faire pour constituer une salle parfaite relativement à nos besoins? Je ne crains d'entrainer personne à la suite d'une erreur, en disant qu'il n'est pas un architecte de mérite qui n'y parvienne sûrement par la sim* pie application des excellents principes contenus dans le livre de M. Lâchez, et par l'utilisation de la disposition que l'on tmuvera dans le traité de M. Cavos. u
(1) Rieo n*empécliera de préparer on appel compléaieiila ire dans les caoaui e&lériears ilasaUeflà déboncberont lestorUes il*air.
25A ïllÉATIiES.
AKR£T£ B(J l*i MAI 1852 SDR LE ttKnVlCK IIÉDICAL 1>£S THtATRfcfc.
Nqus« préfet de police, vu le» iostructious qui nous oui été adressée», les 19 février et ao avril derniers, par M. le miaistre de rintérieur, relativemeot au service médical à instituer^dans les théâtres ;
i'arréié, en date du 23 février dernier, par lequel M. le ministre de rintériein a réglé ce service à TOpéra, arrêtons ce qui suit:
Arllcle l*"'. Dans chaque théâtre ou salle de spectacle de Paris, Il y aura un service médical qui sera composé d*an nombre de médecins en rapport arec rimpor tance de rétablissement.
Art. S. Le service sera divisé par semaine et réglé entre les médecine* k la tin de chaque mois, pour le mois suivant. Il sert communiqué au direcleor qui. après ravoir approuvé, nous eu doonera connaisSBOCe.
Art. 3. Ce service devra être distribué de manière qa'il y ait constanuneai uo médecin présent dans la salle, depuis le commencement jusqu*à la fin de la ztprésentation.
Lorsque le service de la soirée sera partagé entre [plusieurs médecins, aucun d'eux ne pourra se retirer avant d^avoir été relevé par un de ses collègues.
11 y aura aussi, à chaque répétition générale des pièces à spectacle, un médecin de service qui sera prévenu par la direction.
Art. A. Lorsqu^n des médecins voudra échanger son tour de service de semaine, 11 devra en prévenir le commissaire de police de la tecCiOD« en loi ju»tiftant du consentement par écrit de son remplaçant, avant l'ouverture de» bareauXé
Art. 6. Une stalle d'orchestre ou de balcon sera réservéet chaque jour de représentation, pour le médecin de service de la salle. Elle devra être placée k plus près possible de Tune des portes d'entrée. A la place du numéro, elle pot • tera ces mots : Médecin de service.
Art. 6. Le médecin de service se rendra, chaque matin, k la direction du théâtre auquel il sera attaché, pour savoir sMl y a Heu de constater à domlcilf les maladies d'artistes ou d'employés qui motiveraient des refus de seriloe. En cas d'urgence, le directeur devra le faire prévenir à domicile.
Art. 7. Un local sera mis, dans Tintérieur des t»ftiiments, ft la dltposiUon de» médecins de service. Il devra être convenablement meublé, cbavllé, éclairé, et contenir une petite pharmacie dont la compoaltioii sera réglée par noust «l pUcée sous la surveillaoce d'un membre du Conseil de salubrité*
Art. 8. Des rapports trimestriels sur le service médical seront adressés p^r nous à M. le mloiatre de l'intérieur.
Art. 9. La nomination des médecins dans les théâtres et spectacles, k Tevception du théâtre de TOpcra, qui est en dehors de ce règlement^ et le remplacement des médecins qui manqueraient ù leur service ou se feraient remarqoei par leur inexactitude, seront faits par M. le ministre de rintérienr, diaprés no^ propositions et sur la présentation des directeurs*
Leurs fonctions seront gratuites. Leur révocation! ponr manqueiaenl et inei«ctitude dans leur service, sera proposée par nous à M, le ministre de Tintéritur.
Signé Pibtri.
ÉTAT DO MOBILIER, DBS UéDICAUENTS ET OBJETS DE PANS£ME^T DEVAKT EXISTER DARS LES CHAUBRES DU SERVICE MÉDICAL DES THÉÂTRES ET SilLLES DE SPEC- TACLE, EN VERTU DE L'ARTICLE 7 DE L^ARRÉTÉ DD 12 MAI 1852.
Mobilier,^ Un lit oa un canapé suffisamment long et large pour recevoir une personne et appliquer un premier pansement de fracture ; un oreiller, trdsdiaim^ une table ; une cuvetie, un pot à eau, deux verres, une caralèt un suerler, un rerrc dMuin Gn, une cuiller à café, une colHer à booebe ; deux ebandeUers, quatre serviettes, un savon de toilette ; une couveriufe de iaiae, deux morceaux de flanelle d'uu mètre pour frictions ; un placard ou une armoire sufllsamment gninde pour recevoir les médicaments et objets de pansemeiUtmis en ordre et en évidence de manière à être promptement trouvés au besoin.
.\oTA« — Cette aruioire doit avoir deui cielii, l*UDe pour les nédeebis de service au iliéatre« Tautre pour uoe personne désigoée par le directeur. Sur la porte de l'armoire et è rioiérieur, on doit afficher la liste des objets qu*eile renferme, avec les doses des médicaments prescrit?.
Médicaments, — 125 grammes d*6au distillée de mentbe, 125 grammes d*eau de Cologne, 250 grammes d'eau-de-vie campbrée; un flacon de 50 grammes d'amiante imprégné d'ammoniaque, deux flacons, de dO grammes chacun, d'élher sulfurique; 125 grammes d'eau de fleur d'oranger, 125 grammes d'acétate d*ammoniaque liquide ; dix paquets d'émétiqoe, de 5 centigrammes chacun, daoA un flacon h large goulot ; 500 grammes de farine de moutarde, 500 grammes de sel gris, 500 grammes de sucre.
Objets de jmnsement. — Une pièce de sparadrap, deux pièces de taffetas d'Angleterre ; 100 grammes d'amadou, 195 grammes de charpie ; une douzaine de compresses de 30 centlnètres de long sur 95 de large, six bandes de 2 mètres de long sur ô^centimètres de large f six épingles à suture, six serres-flnes, SOgram» meii d'épingles ordinaires ; deux attelles à fracture de cuisse, deux attelles à fracture de jambe, deux attelles h fraciui-e de bras, quatre coussins de balles d'à votnc, dettx draps fanons, une pièce de rubau de fil écrti.
Porte-secours propre à être transporté dans toutes les parties de la salle^ tforni des objets ci-après, — 100 grammes de sirop d'éiher, un flacon de 30 grammes rempli d'amiante imprégné d'ammoniaque ; 30 grammes d'eau de mélisse, 30 grammes de teinture de mentbe, un flacon de sel volatil de vinaigre ; deux lancettes, une paire de cbeaux ; une pièce de taOetas d'ÂQglet^re, ua morceau d'agaric, un peu de charpie, quelques liandes de 2 mètres, quelques comprises*
Appareils pour les cirques^ l'Hippodrome et les Arènes impériales seulement* — Quatre appareils complets à fracture, ainsi composés, savoir i un de cuisse, un de jambe, un de bras, un d'avant-bras.^
I/éut qui précède a été approuvé par M. le préfet de police et notifié à tous les directean des théâtres.
Bibliographie. -~ Le Théâtre et Varehitectft par Emile Trëlat. Paris, 1860. -> Smr ta tentitation et l'éclairage des êalltê de êpectactct par A. Tripier (^Inii. d*hyg, et de mid. ié^M a- série, t X, p. 67, t. XII, p. 107, l.X VI, p. ÎS9). — AcouHiqda c( optique des
25(i TUUKBE.
»alU» de réunions pubUqueâ, par Lâchez. — Traité de ta conêtruction dt» tkéa'vcM^ par M. Cavos. — Deê modifieatiom à introduire dam Uà saltet de ipectaele au douHe poimt de vue de l'hygiène des artistes et de l'éclairage de la scène, par BonDafoal (Revue 6i-tfdimi^tttf, 1861).
TdlKTIJIIKIBUSil. — Les ateliers de teinture, même établis sur une grande échelle, ne préseptenl pas, en général, de graves inconvénients au point de vue de la salubrité. Ils sont cependant ran^^rés dans la deuxième classe, lorsqu'ils comprennent des soufroirs, tandis que les simples teinturiers dégraisseurs ne sont placés que dans la troisième.
Les inconvénients les plus apparents de ces sortes d'établissements sont, d'une part, la fumée qui s'échappe des fourneaux, et la vapeur d'eau que dégagent les chaudières; de l'autre, l'écoulement des eaux de lavage. On conçoit sans peine par quels modes de construction el de dispositions intérieures ou extérieures on peut remédier à ce^ inconvénients.
Mais il convient d'y joindre la composition des bains de teinture, qui, dans certains cas, a pu donner lieu à des vapeurs plus ou moins nuisibles. Ainsi le Conseil de saliibrité de Rouen a eu anciennement à s'occuper d'une teinturerie d'où s'échappaient des émanations de chlorure d'étain, qui portaient une grave atteinte à la santé des voisins.
Dans son élude sur les lésions communes que l'on peut obsenri dans les diverses indubtries, M. Vernois signale des irritations vive> de la peau des doigts et de> mains causées par quelques sels, comnit* |)ar exemple le bichromate de potasse, employé dans la teinture eu noir de la laine.
TÉIiÉGBAPHEN ÉLBCVRI^VES (Crochets ém aillés dls». — Voy, Plomb.
THOWë. — Voy, Salaisons, Sardines.
TISliKBAfVDS. — Voy, Plomb.
TOUjEU CIBÉCM. — Voy, CiiRs VEUivis, Taffetas ubés ei