‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubritéChapitre 64 sur 67 · TARDIEI'. ^ DICT. D*HYG. T IV · texte numérisé non relu

TARDIEI'. ^ DICT. D*HYG. T IV

En résumé, il n'est pas possible de ne pas conclure comme IVnl fait les savants chargés de cette enquête:

: Que la quantité de couperose blanche qui seule doive apparemment être nuisible à raison de sa grande solubilité^ est tellement minime et dans la poussière et dans l'eau, qu'elle laisse difficilement croire à un empoisonnement chez le gros bétail. L'insensibilité bien connue des animaux ruminants à l'action de la plupart des poisons est telle, qu'il faudrait, ce nous semble, user de quantités autrement considérables pour réaliser ches; eux un véritable empoisonnement;

Que jamais on n'a vu dans le bétail d'Angleur ni de Liège de maladies attribuées aux fours à zinc;

Que de quarante vaches qu'on disait malades à Moresnet, deux ont été trouvées l'être réellement ;

Que cette maladie n'est ni continue, ni persistante dans cette localité, mais apparaît, au contraire, à des périodes plus ou moins éloignées, ce qui, selon nous, n'aurait pas lieu si elle était due aux émanations du zinc;

Que les matières de zinc et autres formant la poussière doivent, en raison de leur pesanteur spécifique et du peu d'élévation des cheminées (15 mètres), se déposer à peu de distance des fours à réduction;

Que du linge blanc placé le matin à iOO mètres environ des fours n'offrait pas la moindre trace de dépôt de poussière à trois heures de relevée ;

Qu'une foule de cultivateurs réclament des indemnités, bien que leurs habitations ou leurs pâturages soient éloignés de 500, 600 et môme 900 mètres des fours ;

Que d'autres laboureurs situés à des distances beaucoup plus rapprochées ne se sont jamais plaints, ni d'avarie de denrées, ni d'indisposition dans leur bétail.

Qu'enfin, en aucun cas, on ne peut admettre gratuitement l'intoxication par le zinc, et qu'il conviendrait, pour s'assurer de la présence de celui-ci dans le sang des animaux, d'analyser ce liquide, comme cela se pratique dans les cas d'intoxication par les poisons métalliques absorbés.

Quant à l'action spéciale de ces diverses poussières sur la végétation, si elle s'exerce réellement, comme paraissent disposés à l'admettre les directeurs mêmes des usines belges, il ne nous parait nullement démontré qu'elle soit particulièrement due aux émanations du zinc.

Les commissions chargées de s'en assurer, et qui se sont rendues MU* les lieux, l'ont constaté, notamment pour l'herbe des prairies pour certains léj^umes rt iirbres à fruits. Nous pensons d'ailleurs que

ZINC. m

toute substance pulvérulente, de quelque nature qu^elle puisse être, doit nuire h la végétation en obstruant les orifices des vaisseaux exhalants et absorbants des jeunes plantes. C'est ce qui se voit dans les champs que Wrde une grande route, dont la poussière recouvre les vergers et les blés qui sont d'ordinaire chétifs et mourants. C'est ce qu'on remarque encore dans les champs qui avoisiuent des hauts fourneaux, mais ce n'est V\ qu'une action toute mécanique qui flétrit et fait périr le végétal. A cette action mécanique vient se joindre l'action chimique des matières de zinc, dont les propriétés styptiques et irritantes doivent puissamment contribuer à hâter la mort du végétal, ou tout au moins ne lui permettent qu'une vie languissante.

L'observation a démontré que les feuilles les plus jeunes et les^ plus velues périssaient plus tôt que les feuilles adultes et que celles dont la surface est lisse, polie; que de celte manière le poirier, par exemple, résistait très bien aux émanations; qu'il en est de môme des asperges et des arbres résineux en général, tandis que le pécher, le pommier, le cerisier, etc., se ressentaient les premiers de Tin* fluence des exhalaisons.

La société ne cherche pas, parait-il, à nier cette action délétère de ses fours sur quelques végétaux, du moins dans un certain rayon de ceux-ci ; c'est le motif qui de tout temps l'a engagée k s'entendre à priori avec plusieurs propriétaires, et pour lequel aussi les tribunaux ont admis des dommages-intérêts.

Il n'est pas inutile de faire remarquer en outre que la nature des terrains métallifères où se fait l'exploitation du zinc est par ellemême si peu propre à la végétation, qu'il n'y a rien d'étonnant que les arbres et les plantes y restent chétifs, rabougris, et y meurent en grand nombre. Cette circonstance elle-même n'est probablement pas sans influence sur la sânté du bétail, qui ne trouve sur ce sol ingrat qu'une nourriture maigre et insuffisante.

En résumé, il est permis de conclure que les établissements con* sacrés à la métallurgie du zinc ne présentent par eux-mêmes, soit à rintérieur, soit au dehors et pour les environs, aucune cause ^spé^ ciale reconnue d'insalubrité.

■^«Éminolrii et fonderies de sine. — Une grande partie du zinc fabriqué est employée à l'état de zinc laminé. Ce travail, qui occupe, en France, un certain nombre d'usines, notamment dans le département de Seine-et-Oise, à Bray et Saint-Louis, et dans le déparlement du Pas-de-Calais près d'Arras, est ordinairement réuni à celui de la fonte du zinc. Le laminage exige d'ailleurs lui-même la refonte des lingots obtenus dans le traitement du minerai. Les plaques de niélal, préalablement chauffées à une température de iOO degrés

environ, sont ensuite introduites entre de$ laminoirs de fonte mis en mouvement par la vapeur ou par un moteur hydraulique.

Il est à peine nécessaire de dire que les ouvriers employés au laminage du zinc n'offrent absolument aucune affection morbide spéciale. M. Chevallier a constaté que dans les principales usines que nous avons citées, sur un nombre de plus de deux cents ouvriers, il n'y avait jamais eu d'inlerruption de travail déterminée par le manie* ment du zinc. Tout au plus observerait-on chez eux des brûlures inévitables dans le travail d'un métal en fusion, ou des accidents traumatiques produits par les appareils mécaniques.

Les fonderies de zinc, et surtout les fonderies d'alliage de cuivre et de zinc, ont été regardées comme beaucoup plus insalubres. On a décrit des symptômes tout particuliers, un délire spécial, de la céphalalgie, une prostration des forces, etc., que l'on prétendait attribuer aux vapeurs du zinc en fusion. M. Guérard a déjà très judicieusement fait observer que la chaleur seule et l'ingestion de l'eau pendant le travail pouvaient parfaitement rendre compte de ces faits. Ajoutons que les conditions dans lesquelles se trouvent les fondeurs, et surtout les fondeurs de cuivre, sont d'ailleurs extrêmement complexes, et que si la question avait pu paraître indécise à quelques auteurs disposés a admettre l'inlluence des vapeurs métal* liques, soit du cuivre, soit du zinc, dans les fonderies, elle doit être complètement résolue par l'innocuité absolue de la fonte du zinc dans les fabriques d'oxyde de zinc dont nous .allons parler, et où ce métal seul est employé.

Fabrication du blanc «le sine. — La fabrication de Toxvdc ou blanc de zinc est, si l'on peut ainsi dire, le point culminant de la question hygiénique qui nous occupe. C'est par la belle découverte des prorodés industriels, aujourd'hui perfectionnés, qui permettent d'obtenir cet oxyde à peu de frais, que M. Leclaire a pu réaliser la bienfaisante réforme li laquelle son nom restera si honorablement «itlaché.

Production de l'oxyde. — Il n'est pas de fabrication plus simple et dont les résultats soient plus nets que celle du blanc de zinc. Le métal des plaques introduites dans des cornues demi-cylindriques, soumis dans un four à l'action d'une haute température, entre en fusion et se vaporise ; les vapeurs, au moment où elles parlent par la bouche de la cornue, sont saisies par un courant d'air froid qui le^ transforme immédintement en fumée blanche d'oxyde de xinc. Chassées dans une série de tuyaux et de chambres, celles-ci se condensent dans ce long parcours, cl retombent en flocons neigeux contre les parois de ces chambres disposées en entonnoirs fermés par des trémies. Kn ouvrant ces trémies, on recueille le blanc de

ZINC. kSo

zinc. Pour le livrer au commerce il ne reste qu'à le fouler et à fermer les tonneaut qui le contiennent

Selon les qualités de zinc que l'on emploie et le moment de Topé* ration où on le recueille, les produits se divisent : en blanc de neige impalpable; blanc de zinc proprement dit; gris-pierre ^ résidu de la fabrication des précédents, lavé et pulvérisé avec soin ; et enfin, Voxyde gris ou gris ardoisé^ qui se forme directement dans la fabrica* tiondu zinc brut, et se recueille, soit dans les tubes de condensation du métal, soit autour des fours, où il tombe en assez grande quantité. 11 n'entre d'ailleurs dans ces produits de qualités différentes aucune matière étrangère. La fabrication est arrivée aujourd'hui à un remarquable degré de perfection, tant par l'extension très grande donnée aux condensateurs que par les soins apportés à perdre la moindre quantité possible d'oxyde. Aussi obtient-on de 100 kilogr. de zinc brut 120 kilogr. de blanc, dont 95 sont purs et 25 mélangés de parcelles métalliques. Il en résulte que le zinc entré brut sort de l'usine sous forme de blanc au môme prix, sans avoir rien coûté pour la transformation, l'augmentation du rendement couvrant les frais de fabrication. Aussi, chaque année voit-elle s'étendre cette utile industrie. Elle est concentrée, pour la plus grande partie, dans l'usine d'Asnières près de Paris. Deux autres fabriques existent encore, l'une dans la banlieue, à Grenelle, et l'autre à Portillon, près de Tours. On aura une idée de l'importance de cette fabrication en apprenant que l'usine d'Asnières a produit en 1853, 2 289 360 kilogr. de blanc, plus de 7000 kilogr. par jour, pour 1 933 UVl kilogr. de zinc brut employé. Travail du blanc de zinc. État des ouvriers. — Le travail du blanc de zinc comprend plusieurs opérations principales : le chargement des cornues et la surveillance du four, l'ouverture des trémies et la récolte du blanc, le triage et le blutage des parties mélangées, et l'enibariliage.

La première expose les ouvriers à une température très élevée en même temps qu'à la vapeur du zinc qui s'oxyde à la gueule des cornues, et qui, après avoir échappé h l'appel des tuyaux de condensation, se répand au dehors. Le reste des opérations s'accomplit au milieu de In poussière de blanc de zinc qui remplit les ateliers. Celle-ci est si épaisse, qu'elle recouvre en un instant les personnes qui entrent et que les ouvriers en sont imprégnés do la tête aux pieds. C'est dire que si elle était le moins du monde nuisible, rien ne s'opposerait à ce que son action se fît sentir de la manière la plus complète et la plus rapide. Or, c'est le contraire qui a lieu.

L'influence de cette poussière de blanc de zinc sur la santé est absolument nulle. Les accidents très légers qu'avait notés, il y a plusieurs années, M. le docteur Bouchut, qui a eu le mérite d'étudier

le premier les conditions hygiéniques de la nouvelle industrie, et la commission académique chargée d'examiner son intéressant travail, ces accidents eux-mêmes ont complètement disparu aujourd'hui. Une ventilation mieux entendue a suiYi pour affranchir les ouvriers du mal de gorge passager et de la toux que quelques-uns éprouvaient au début; et rh<ibitude, prescrite par la direction de Tusine, déporter pendant le travail un pantalon à pied et une blouse fermée les a mis à l'abri de ces démangeaisons et de ces éruptions superficielles qui se montraient parfois aux aines, au scrotum et aux aisselles. Quant aux phénomènes plus sérieux qui ont été qualifiés de phénomènes cadmiques^ et qui consisteraient en courbature, fièvre nocturne, céphalalgie, agitation nerveuse, ivresse passagère, une expérience plus prolongée, et que l'on peut considérer aujourd'hui comme définitive, permet de les rejeter comme tout à fait chimériques, ou du moins comme mal interprétés et fondés sur une fausse analogie. Ils n'existent pas en tant qu'afl'ection professionnelle des ouvriers des usines de blanc de zinc. La vérité est dans cette observation consignée avec tant d'autorité dans le rapport de MM. Rayer, Grisolle et Chevallier : « En visitant l'usine d'Asnières, on ne voit au milieu de la poussière et des vapeurs de zinc et d'oxyde de zinc, que des hommes généralement forts et vigoureux, qui, lorsqu'ils sont questionnés, répondent individuellement d'une manière satisfaisante sur leur santé. »

C'est là ce que trois ans plus tard nous avons invariablement constaté par nous-môme. Ily a quarante ouvriers employés actuellement à Âsnières, et en deux ans il n'y a pas eu entre tous une seule journée d'hôpital. Nous avons compulsé les registres mensuels de la Société de prévoyance établie depuis le môme temps ; parmi les employés de l'usine, jamais il n'y a eu plus d'un, deux, trois malades au plus dans un mois, et ceux-ci fournis par quelques anciens ouvriers et non par les novices. Les affections dont ils étaient atteints n'avaient d'ailleurs absolument rien de spécial. Nous trouvons mentionnée» dans le plus grand nombre des cas, les suivantes : gastrite chronique, colite, hépatite, gastro-entérite, sciatique, bronchite capillaire, pleurésie, blessures diverses. Des exemples uniques d'angine inflammatoire grave, d'herpès et de courbature, ne peuvent servir de preuve aux prétendus phénomènes cadmiques.

La fabrication de l'oxyde de zinc n'offre donc aucune insalubrité, et ne peut donner lieu à aucune plainte de la part du voisinage des usines.

Fabrleatton des «clii de mlnm. ^ Le sulfate de zinc, ou vitriol blanCf est, à vrai dire, le seul parmi les sels de zinc qui soit préparé en grand et utilisé dans l'industrie. Cette fabricatiou s*opèr9

par le grillage de la blende. Une pailie du soufre se dégage à Vétat d'acide sulfureux ; mais une grande partie de la blende se change en sulfate de zinc, si la température ne s'élève pas au delà d'un certain point. La matière grillée est traitée par l'eau et la dissolution évaporée jusqu'à cristallisation. Pour rendre le sel d'un transport plus facile, on a coutume de le fondre dans son eau de cristallisation et de verser la liqueur dans des moules qui lui donnent la forme de briques carrées. Il n'y a dans ces dernières opérations rien qui intéresse particulière* ment l'hygiène.

Knaptol da siae et de ses eemposéa daiis les Arts^ dau0 rinsiaiiirle et daim l'économie domestliitie. — Le zinc au point de vue de ses usages tient à la fois des propriétés du fer, du cuivre et du plomb. Mais, ainsi que nous l'avons dit en commençant, c'est surtout comme matière première substituée au plomb et aux préparations saturnines, que le zinc el l'oxyde de zinc méritent toute l'attention des hygiénistes.

Les dangers que présente pour la santé l'emploi des métaux con* sidéré d'une manière très générale, tiennent, non-seulement à leur facile oxydation, mais encore à la dissolution des oxydes formés dans les acides et aux sels toxiques qui en résultent. Or, si le zinc s'oxyde rapidement, l'oxyde formé est par Ini-méme tout à ikit innocent, et offre, en raison de son insolubilité relative, une garantie très réelle contre la formation des composés vénéneux.

C'est à ce titre qu'il est désirable de voir s'étendre les usages déjà si nombreux du zinc, et qu'on ne saurait trop approuver et encourager toute nouvelle application industrielle ou économique des composés de ce métal. Qu'il nous suffise de signaler cette voie ouverte à un progrès qui intéi^esse si directement la santé publique, et contentons-nous, d'exposer les principaux avantages déjà réalisés dans ce sens par quelques-uns des usages du zinc métallique on oxydé.

Bmplol da xloe naét«lllqne. — Le zinc métallique trouve un emploi aussi étendu que varié dans les constructions et dans les usages domestiques ; mais nous n'avons ta nous préoccuper que des cas où l'industrie applique ce métal de manière à le mettre en contact avec cjuelques-unes des substances qui servent à l'alimentation ou aux besoins personnels de l'homme. C'est dans cette pensée que nous dirons quelques mots des toitures ci gouttières de zinc, des citernes et réservoirs, tuyaux, conduites d'eau et pompes; des plaques hydrofuges, des doublages, chevillages et clonages des navires ; des baignoires, vases et ustensiles d'économie domestique ; enveloppes de conserves et munitions; zinc perforé; fil de fer galvanisé, grains métalliques, caractères typographiques, etc.

Les couverture$ et toitures de zinc sont aujourd'hui répandues

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partout; on estime à plus des trois cinquièmes des constructions neuves celles où ce système est employé. Sans parler des avantages de solidité, de durée et d'économie qu'il peut offrir, il importe de rechercher s'il présente les garanties de salubrité capables de justifier la préférence qu'on lui accorde généralement. Or, à cet égard, deux reproches graves avaient été anciennement dirigés contre les toitures de zinc. D'une part, on avait paru redouter la combustibilité de ce métal, et voir dans son emploi un danger d'incendie. D'une autre part, quelques observations, isolées il est vrai, auraient pu inspirer des doutes sur la bonne qualité des eaux pluviales recueillies à la surface des toitures de zinc.

Sur le premier point, le Conseil de salubrité de la Seine, saisi de la question, avait hésité à la résoudre ; l'expérience est venue heureusement dissiper toutes les craintes. Un ancien chef des sapeurs pompiers de la ville de Paris, M. le baron de Plazanet, de concert avec M. Gagniard de Latour, a soumis à des épreuves décisives les couvertures de zinc. Ayant fait mettre le feu à une baraque de bois recouverte de ce métal, et qui avait été remplie de fagots afin de produire une forte chaleur, ces juges si compétents n'ont rien remarqué qui pût être nuisible en cas d'incendie. Des sinistres considérables sont venus à plusieurs reprises donner à ces expériences la plus éclatante confirmation. £n \%UUj à la Guadeloupe, dans la ville de la Basse-Terre, après avoir dévasté une longue ligne de maisons, le feu s'était communiqué à un chantier de bois contigu h une maison couverte do zinc, qui fut la seule préservée des flammes; en 1869, dans l'incendie du bazar Bonne-Nouvelle, le commandant Terchou ayant fait découvrir plusieurs parties de la toiture pour éteindre les pièces de bois enflammées, eut lieu de constater que les lames de zinc formant la couverture n'étaient pas entrées en fusion, malgré la chaleur intense du foyer de l'incendie, et que des propriétés voisines également couvertes de zinc avaient été complètement préservées. Enfin, des expérience? faites il y a plusieurs années à Liège ont donné exactement les mêmes résultats. H est donc permis de conclure que le zinc n'offre aucun danger particulier pour le cas d'incendie.

Quant aux propriétés nuisibles qu'acquerraient les eaux plumles recueillies à la surface des toitures de zinc, les faits cités à cet égard par un ingénieux observateur, M. Boutigny, ne se sont pas confirmés, et doivent être considérés comme absolument exceptionnels, et dus, sans doute, à quelque circonstance particulière et fortuite. L'expérience, si répandue aujourd'hui, des couvertures de zinc, a surabondamment démontré ce que la théorie permettait de prévoir, c'est-àdire l'innocuité des eaux qui ont coulé à leur surface et dont on /ait usage, sans aucun inconvénient, dans une foule de localités. Rien

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n'est, d'ailleurs, plus facile à comprendre, si l'on considère qu'il se forme très rapidement sur le zinc exposé à l'air une couche de soQs-oxyde tout à fait insoluble qui, suivant la remarque de Berzelius, ne se dissoudrait qu'avec une lenteur extrême dans les acides, et seulementà la chaleur de l'ébullition. Cette espèce de patine déposée à la surface des lames de zinc, et qui, comme l'ont constaté d'Arcet et ficrthier, acquiert une densité .considérable et donne au métal une inaltérabilité presque complète, s'oppose d'une manière absolue à ce que l'eau qui est en contact avec lui s'y charge de quelques principes nuisibles. Ce que nous venons de dire des toitures s'applique en tout aux gouttières pour lesquelles le zinc est exclusivement adopté aujourd'hui et a définitiment remplacé le plomb.

Les mêmes considérations doivent faire regarder comme d'un très bon emploi hygiénique les citernes et réservoirs de zinc. Déjà leur usage est extrêmement répandu en Angleterre, et les bons effets qu'on en a obtenus, comparés aux accidents auxquels ont trop sou* vent donné lieu les réservoirs de plomb, ne permettent pas d'hésiter à leur donner la préférence. Nous tenons de M. Barreswil, que pen* dant tout un été il a habité une maison de campagne des environs de Paris, où l'on faisait usage, sans en avoir éprouvé aucun effet fâcheux, d'une eau puisée dans un réservoir de zinc, et apportée dans des vases également de zinc. Cette application doit amener inévitablement la substitution du zinc au plomb pour les tuyaux et les conduites d'eau. Quelques difficultés pratiques dans la pose et la soudure ont pu seules les retarder. Cependant les nouvelles recherches de Palmer et l'étude à laquelle s'est livré M. Mille doivent hâter la solution de cette question ; et il est permis de penser que le zinc, qui est employé pour emporter l'eau hors des habitations, servira aussi à l'y conduire. On sait qu'il sert utilement dans la construction des pompes, ot qu'aucun métal n'est préférable pour celle des baignoires.

Un des usages les plus considérables et les plus importants du zinc qui intéresse au plus haut degré l'hygiène navale est l'emploi qui en a été fait depuis plusieurs années déjà pour le doublage des navires. Des expériences entreprises sur la plus grande échelle dans les principaux ports, et suivies avec la plus scrupuleuse attention par les hommes les plus compétents, ont montré que ce métal offrait toutes les conditions de solidité, de dureté et d'inaltérabilité désirables. Le perfectionnement de la fabrication des clous et des chevilles de zinc a rendu plus facile cette application, qui est destinée à faire disparaître les inconvénients du doublage de cuivre, si défec* tueux et si facilement attaquable, comme on sait, dans certaines stations navales. •

ft90 ZINC.

Le zinc parait avoir moins d'avantages pour la confection des vases et ustensiles d'économie domestique. Ce n'est pas que pour cet emploi il ne puisse âtre utilisé, et qu'on n'en ait singulièrement exagéré les inconvénients.

' S'il n'est pas, plus que les autres métaux, exempt de dangers, lorsqu'il est on contact avec des acides ou des substances grasses, surtout à une température élevée, .comme dans les opérations culi* naires, il s'en faut qu'il expose à des accidents aussi graves que les autres. Mais, dans un très grand nombre de cas, il peut être, et il a été employé avec une entière sécurité. Aussi doit-on, aujourd'hui, se garder également d'un engouement absolu et d'une répulsion sjstématique à l'égard de cet emploi du zinc, qui peut rendre tant de services. En rejetant ce métal pour la confection des casseroles, des brocs, ou tonneaux k vin, à cidre, k vinaigre, des récipients d'eau minérale, on peut l'admettre pour transporter l'eau ou le lait. Pour ce dernier emploi, en particulier, il est général en Angleterre, et s'est répandu, depuis quelques années, avec un plein succès, dans quelques-unes des plus grsmdes exploitations agricoles de la Belgique et de la Normandie, où les ustensiles et barattes destinés à la conservation du lait et à la fabrication du beurre et du fromage sont exclusivement de zinc.

Pour ne laisser sur ce point aucune obscurité et ne pas compromettre, par des assertions téméraires, l'emploi bien entendu du métal dont nous parlons, nous croyons utile de donner ici les résultats d'expériences poursuivies par M. Schauefele, et qui ont été confirmés dans plusieurs circonstances par des faits dus aux observateurs les plus dignes de foi, et notamment à M. Paycn et à M. Chevallier. Dans le travail dont nous voulons parler, on a soumis le zinc à l'action de l'eau-de-vie, du vin, de l'eau de fleur d'oranger, du vinaigre, de l'huile d'olive, du bouillon maigre, du bouilloo gras, du lait, de l'eau commune, de l'eau distillée, de l'eau de Seltz, de l'eau salée.

Ces expériences ont démontré : Que l'eau-de-vie en contact avecle zinc contient des traces de ce métal dès le premier jour, et que vers le septième elle en contenait une quantité assez notable ;

Que le môme liquide tenu dans un vase de fer galvanisé renfermait des traces de zinc vers le deuxième jour, et que la quantité de ce métal était très appréciable vers le huitième jour ;

Que le vin placé dans des vases de zinc et de fer galvanisé attaque ces vases, et qu'il contient après vingt-quatre heures des quantités notables de zinc ;

Qu'il en est de même pour l'eau de fleur d'oranger ;

Que le vinaigre est de tous les liquides celui dans lequel la pn6*

zLNc. m

sence du zinc a été la plus forte dans les deux vases, même au bout de Tingt-quatre heures ;

Que dans Thuilc d*olive fraîche on n*a pu constater la présence du zinc, môme après quinze jours de contact, soit qu'on eût employé des vases de zinc, soit qu'on eût fait usage de vases de fer galvanisé ;

Qu'après vingt- quatre heures de contact,. le hpuillon maigre qui avait été placé dans des vases de zinc et de . fer galvanisé renfermait du zinc;

Que le troisième jour le bouillon maigre contenu dans le vase de fer galvanisé donnait par les réactifs une |plus grande quantité de zinc;

Que vers le quatrième jour, le bouillon gras renfermé dans les vases de zinc et de fer galvanisé contenait du zinc en proportion sensible;

Que quarante-huit heures après le commencement de l'opération, on a accusé, dans du lait contenu dans les vases de zinc et de fer galvanisé, une quantité appréciable de zinc;

Que l'eau commune contenue dans le vase de fer galvanisé n'a présenté que des traces bien faibles de zinc au bout de treize jours;

Qu'il y avait absence totale de ce métal dans l'eau mise dans le vase de zinc, ce qui est en opposition avec les eipérienoes de M. Boutigny;

Que l'eau distillée renfermée dans les deux vases de zinc et dé fer galvanisé contenait des traces de zinc dès le cinquième jour ;

Que l'eau de Seltz renfermée dans le vase de zinc contenait, vingt-quatre heures après l'opération, du zinc dont la quatotité devint notable deux jours plus tard ;

Que l'eau de Seltz en contact avec le fer galvanisé contenait, dès le premier jour, une assez forte quantité de zinc ;

Que l'eau salée contenue dans les vases de zinc et de fer galva-* nisé a fourni une quantité notable de zinc après vingt^quatre heures de contact.

Après quinze jours de contact, M. Schauefele a cherché à déterminer les quantités d'oxyde de zinc contenues dans un litre de chacun de ces liquides filtrés et clairs. Voici les résultats qu'il a obtenus :

Liquide retira Liquide relird

NoBlt dm liqiidM. du vaie de rine. do vwé de fer yiltailStd.

Eau-de-vie « . » • . 0,95 0,70

Via. 3,96 A,iO

Eau de fleur d'oranger 0,50 0,75

Vliaigre 31.75 60.75

liquide retiré Noms des liquides. da vue de sine.

Bouillon gras. • • 0,66

Bouillon maigre 0,86

un 5,13

Eau salée 1,75

Eau de Sellz 0.35

Eau distillée traces

Eau commune rien

Huile d'olive rien

Liquide retiré du vase de fer galvi

traces

traces

rien

Ces données raériteut une très sérieuse attention, mais ne doivent pas détourner de l'emploi des vases et ustensiles de zinc dans les cas spéciaux que nous avons signalés.

n faut ajouter à ceux-ci la mention d'un petit appareil très usité aujourd'hui, et qui n'a jamais produit le moindre accident; nous voulons parler du fausset hydraulique de Bélicard, qui sert à empêcher l'entrée de l'air dans les fûts entamés, et qui est construit en zinc.

Oa a attribué aux fils de fer zingué qui servent à ficeler les bouchons de vin de Champagne, des accidents observés chez les ouvriers employés à ce travail ; et qui, suivant MM. Landouzy et Maumené (de Reims), auraient été produits par de la poussière d'oxyde ou de carbonate de zinc formé à la surface de ces fils. Ces faits, purement accidentels et dont toutes les circonstances sont loin d'être éclaircies, ne se sont pas reproduits dans les mêmes localités lorsque les Quvriers ont fait usage des fils zingués non altérés. Aussi ne peut-on admettre que l'usage de ficeler les bouteilles de cette manière puisse offrir des dangers pour les consommateurs.

Mais sans attacher |à ces faits plus d'importance qu'il ne convient, nous devons signaler d'une manière générale les inconvénients du fer dit galvanisé^ qui n'est autre chose que du fer trempé dans un bain de zinc. Le contact des deux métaux, leur inégale dilatabilité amènent une altération plus fîicile des surfaces, et en rendent les applications beaucoup moins avantageuses à tous égards que celles du zinc pur.

Les feuilles de ce métal, employées dans les constructions pour prévenir l'humidité, servent encore tout spécialement à faire des enveloppes tout à la fois très légères, très solides et d'une inaltérabilité très précieuse pour les substances alimentaires à bord des navires ou dans les convois militaires, telles qtie boites k café, à sucre, à thé et à conserves de diverses natures, formes pour le sucre raffiné, etc.

La perforation des plaques de zinc, très usitée en .\nglelerre, en

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étend siogulièrcmeat les appHealions. Elles servent en effet, sous celte forme^ à faire, soit des carreaux de ventilation et des créées d'écran contre la trop vive lumière et la chaleur, soit des tamis, des filtres et des garde-manger.

Enfin les objets de fonte se prêtent parfaitement, pour la plupart, à l'emploi du zinc ; et il y a & cette application plus d'un avantage au point de vue de Thygicne. Ainsi, d'une part, ce métal peut remplacer les alliages de plomb avec l'étain et l'antimoine. Déjà on a pu produire avec le zinc des clichés et des caractères d'imprimerie d'une grande netteté : et si l'on songe aux accideuts qui ont été observés chez les fondeurs en caractères et chez les imprimeurs typographes, on com^ prendra l'intérêt qu'il peut y avoir à cette substitution. D'une autre part, la fonte de zinc se fait dans des matrices de métal, et dispense par là de l'emploi des moules de sable dont la confection ajoute de si puissantes causes d'insalubrité à la fonderie de cuivre et de bronze. Déjà des objets d'hrt et de luxe fabriqués avec le zinc ont montré ce que l'on pouvait espérer de celle industrie encore si neuve.

Emploi de Voxyde de zluc. — Si des usages du zinc métallique nous passons à ceux de l'oxyde de zinc, nous trouvons de bien plus graves raisons pour considérer l'emploi de cette substance comme l'une des plus précieuses conquêtes que l'industrie ait faites dans l'intérêt de la santé et de la vie des hommes. En effet, il n'est pas un seul cas où le blanc de zinc ne puisse remplacer la céruse. Tout est dans ce mot, puisque c'est le contre-poison mis partout à la place du poison le plus dangereux. Nous nous contenterons d'en citer les principales applications.

En première ligne, il convient de placer le système de peinture dont le blanc de zinc forme la base, et que l'hygiène ne saurait trop préconiser. I^ question industrielle et artistique peut être consi- <lérée comme définitivement jugée; et l'expérience , non moins que les plus hautes approbations, en a assez montré l'excellence pour que l'on puisse, sans arrière-pensée, faire ressortir dans toute sa grandeur l'importance du progrès hygiénique qu'a réalisé l'introduction de la peinture au blanc de zinc. Nous ne pouvons nous dispenser de citer la lettre ministérielle qui en a consacré l'emploi.

CIRCULAIRE MlNlSTÉRlELLli CONCERNANT LA SOBSTITCTION DU BLANC DE ZIXO AU BLANC DE CÉRCSE DANS LES PEINTURES A l'HDILE (FÉVRIER 1863).

Monsieur le préfet, la fabrication et le broyage de la céruse sont depuis longtemps signalés comme des opérations éminemment insalubres. L'emploi des peintures qui admettent cette substance produit également les plus funestes elTels parmi les ouvriers peintres. En ce cpii louche lu fabrication» elle pour-

k9k ZLNC.

niit grftœ è ées perfecilomieinents rëcenis, devenir josqn^à un certain point InoffeDftive ; mais ii est à craindre que ces perfectionnements ne soient pas toujours réalises par les fabricanU. Quant à l*emplol de la cénise. Il est certain que des précautions de diverse nature peuvent bien en adTaibUr, uMis non en paralyser complètement la pernicieuse influence, I/intérét de la santé d^une classe nombreuse d*ouvrlers réclame donc à cet éprd toute la sollicitude de Taotorité supérieure.

Déjà un arrêté émané du ministère des travaux publics, à ia date du "Ik août 18&9, a prescrit la substitution du blanc de zinc au blauc de céruse dans les travaui de peinture à exécuter dans ies travaux de TÊtat. Depuis, une commission instituée au mftme ministère, en 1850 et 1851, et composée des hommes les ploa compétents, a éttulié cette question avec un soin tout spécial ; elle est tombée d*accord sur les dangers de la fabrication et de l'emploi de la céruse, et sur la nécessité de la remplacer par le blanc de dnc D*après les conclusions de cetie commission, la préparation, remploi et le grauage de la peinture ao blanc de xiac ne paraissent présenter aucun danger potu* la santé de Touvrier. En outre, cette peinture a des qualités de durée, de solidité et d*éclai qui ne hc retrouvent pas au même degré dans la peinture au blanc de céruse ; enHn, s'il y a aujourd'hui entre l'une et Tautre égalité de prix, il est permis d*espérer que la peinture au blanc de zinc pourra être bientôt établie à des prix inférieurs.

En présence de ces conclusions, monsieur le préfet, je crois devoir vous inviter à prendre les mesures nécessaires pour que le blanc de zinc soit employé généralement dans les travaux de peinture à exécuter aux bAllments départemeiH taux. Une prescription exclusive et absolue risquerait de porter une periurbatlM trop subite dans Timportante fabrication de la céruse ; mais il est essentiel, au moins, que des essais comparatifi de Tune et de Pautre pelntore soient Caiu sur une large échelle, de telle sorte que la préférence puisse être irrévocableneol accordée à celle des deux dont Texpérience aura démontré la supériorité, au double point de vue sanitaire et économique.

Vous donnerez, dans ce sens, des Instructions aux architectes chargé» du service des édiflces dépanementaux. Vous transmettrez aussi les mêmes recummandations aux maires des communes de votre département, en ce qui touche les bâtiments communaux.

Je désire, enfin, que vous me teniez informé des dispositions qae vous anres arrêtées, conformément aux insuructkms qui précèdent.

F. DE PEKSlGrtr.

Ce n'est pas d'ailleurs seulement potir le blanc qtie Toxyde de zinc est employé dans la peinture. Les jaunes et les verts à base de plomb, de cuivre, d'ai*senic, dangereux et altérables, sont remplacés parde> couleurs inaltérables dont l'emploi est parfaitement salubre. Les difficultés pratiques qui pouvaient entraver l'adoption de la peinture aux couleurs de zinc ont été levées par la découverte d'un siccatif approprié et que l'on mélange par avance, dans la proportion minime «le 2 centièmes, au blanc de zinc.

On sait que Toxyde de plomb, la litharge, le mitûum et souvent

ta céruse, sont employés dans la composition des verres et des fan^ dants^ et notamment dans la fabrication du criital et Vémaillage des paterieSy au grand détriment de la santé des ouvriers, et très certainement de celle des populations qui se servent des vaisselles à émail de plomb. Les recherches de MM. Clémandot et Maés ont prouvé que Toxyde de zinc pourrait être employé dans la fabrication du cristal, et constituer avec l'acide borique et la soude un nouveau fondant dépourvu de tout danger pour les ouvriers qui l'appliquent. Il n'est pas douteux que l'acide borique, dont on vient de trouver au Pérou des mines inépuisables, réuni au blanc de zinc, ne remplace bientôt l'oxyde de plomb dans ses applications à la céramique et dans la fabrication du cristal, qui deviendra plus blanc et plus léger.

L'apprêt des cartes et papiers, des cartons-poreelainey des toiles à tableauXy est fait au blanc de zinc avec un double avantage, car aux qualités du produit il fiiut ajouter la suppression d'une des causes les plus actives de la dilTusion des composés de plomb, et l'on peut dire l'une des plus dangereuses, par cela même qu'elle est moins suspecte.

Parmi les usages de la cérnse qui ont été l'occasion d'accidents professionnels très graves, il convient de rappeler le Uanchiment des dentelles. Sur ce point encore, le blanc de zinc employé avec succès ne laisse rien à désirer, et est venu affranchir les pauvres dentellières d'une source de maux à ajouter à ceux qu'entraîne leur pénible labeur. Nous devons citer aussi les fards à base de blanc de zinc colorés avec le carmin, qui remplaceraient si efficacement les dangereux cosmétiques à base de plomb.

Enfin, dans un des cas où il paraissait le plus difficile de remplacer un des composés du plomb, le minium ou la céruse, la confection des mastics spécialement destinés k luter les joints des machines à vapeur et les ajutages des divers tuyaux, l'oxyde de zinc a encore donné d'excellents produits. L'oxyde de zinc sert également, ainsi que Ta imaginé M. Iluolz, à composer des enduits hydrofuges^ propres à prévenir les effets de l'humidité ou d'en arrêter les progrès sur les surfaces de pierre, plÀtre, ciment, bois et métaux, qui jouissent de la propriété spéciale de former une couche inaltérable, et qui offrent, dans leur application, toutes les garanties désirables de salubrité.

Emploi des selv de «lue. — Nous n'avons que quelques mots à dire ici de Temploi des sels de zinc considérés au point de vue de l'hygiène. Nous nous bornerons à rappeler le rang important qu'occuprnt aujourd'hui le sulfate et le chlorure de zinc p<iruii les agents df'^itifectantSj et les excellents effets que leur emploi a produits no-

tamment pour Tassainissemeni des amphithéâtres de dissection et des opérations de vidange.

Nous avons terminé l'étude du zinc, dont nous nous sommes attaché à démontrer l'importance et k £aire ressortir les heureuses applications dans une foule de cas qui intéressent au plus haut degré l'hygiène et la salubrité. Produit d'une industrie nouvelle dont l'historique a été très exactement tracé dans les intéressantes publications de M. Chevallier et dans le travail de notre savant confrère M. Kichelot, il a déjà réalisé, dans les conditions d'un grand nombre de professions, un progrès considérable auquel ne peuvent manquer d'applaudir tous ceux qui ont à cœur l'amélioration du sort des classes ouvrières et la suppression de toutes les causes d'insalubrité qui réagissent sur la santé publique.

Vof/, Cuivre, Plomb.

Bibliographie. — Rapport fait à la Société d'encouragement pour l'induelrie nationale tur la tubititution du btane de tine et de» eouleurt à banc de tinc au blanc de plvmbt par A. Chevallier. Paris, i8&9. -^ Note tur l'ueage du zinc et tur Ut imeonvénientt qui rétultent de l'emploi de ce métai^ ptr MH. Chef&liier cl A. Arihaud (i4fiii. d'hyg. publ, et de mid. lég.^ t. XVIII, p. 353). — Mémoire tur Chygième et rinduttrie de la peinture au blanc de tinc, por M. £. Bouchut, suivi du Rapport fait à l'Académie de médecine p;ïr une commission composée de MM. Che> allier, Grisolle et Bayer (Paris, 1852) [Ann. d'hyg. publ, etdeméd, Ug., hXLVlI). — De la tubttitutiom du blanc de tinc au blanc de plomb dam ViNduttrie et dant les aris^ par G. Richelot. Paris, 1852. — Court de chimie^ par Re^nault. — Chimie indUttrielle, par Payen. — Mémoire sur la quettion de tavoir si l'eau qui coule tur Ict îoituret de zincett potabie, par M. Bouljgiiy {Ann. d'hyg, et de méd. Ug.y l. XVII, p. 281). — Note tur l'incendie du tinCf par d^Arcel {Recueil adminittratif du départemrnt delà Seine. }u\n 1836, p. 197). — Kotice tur la combuttibiliié du zinc^ par d*Arcet (lue à TAcadémie des sciences, mai 18Â0). — Sur let effett det vapeurt de zinc, par M. Cuérard (Ann. d'hyg, et de tméd, tég,, t. XXXIV, p. 22/î). — De la tubstitution det composés de zinc aux composas éc plomb dant la peinture, par M. H. GauUier de CUubry (/6iV«, t. XL, p. 121). -^ De l'emploi det vaut de zinc dans l'usage domettique, par le même {Ibid,, t. XLII, p. 3â7)« — > Mémoire tur Ut effett de l'acétate cl du citrate de «ini*, par Defeaux et Ucjaer. Li^sv, 1813. — Exploitation du blanc de zinc remplaçant la ccrute, par lu Société anonyme des mines et fonderie de zinc de la Vieiile-Montague. Paris, 1852. — Histoire du zinc» extraction du minerai, dans le journal la Fabrique, la Ferme et l'Atelier (mars 1833), par Julien Turgan. — Manuel des peintures au blanc de zinc, Paris, 1854. — Aper^m tur les propriétés et l'emploi du tinc, Liège, 18AA. *- Notice sur le zinc lamiué, fomdm et ettampé* Liège, 18A4. — Manuel du zingueur, par H. Gardissard. Pari*, 1851. «— De l'emploi du zinc à divers besoins de la guerre, par le général Picot (extrait àm Spectateur militaire. Paris, 1851). — Procès-verbaux d'expériences faites à Marseille et dans les ports de l'Océan et de la Manche, tur le doublage de zinc det nnrirts, Paris, 1853 4 85Â.

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