RAPPORT
des
vaccina-
tions
aux
naissances.
des
uaissn nces.
des
vaccina-
tions.
des
sujets
aUeiuts
de
la pelile vérole.
des
défigures
ou
infirmes.
des
morts
de
la petite vérole.
Loire (Haute-) . . . .
1 sur 8
Loire-Inférieure . . .
Loiret
Lot
7, Zi 14
Lot-et-Garonne. . . .
Lozère
Maine-et-Loire. . . .
Manche
Marne
Marne (Haute-). . . .
Mayenne
9,/tll
Meurthe
Meuse
Morbihan
Moselle
Nièvre
Nord
Oise
Orne
Pas-de-Calais
Puy-de-Dôme
Pyrénées (Basses-) . .
Pyrénées (Hautes-). .
Pyrénées-Orientales. .
Rhin (Bas-)
Rhin (Haut-)
Rhône
Saône (Haute-). . . .
Saône-et-Loire. . . .
Sarthe
Seine
Seine-Inférieure . . .
Seine-et-Marne. . .
Scine-et Oise
Sèvres (Deux-). . . .
Somme
Tarn
Tarn-el-Garonne. . .
Var
Vaucluse
Vendée
Vienne
Vienne (Haute-) . . .
Vosges
Yonne
Totaux
VENTILATION
Bibliographie. — Rapports du Comité central de. vaccine , de l'Académie de médecine sur les vaccinations pratiquées en France, de 1803 ci d 851 , collection précieuse à consulter. — Analyse et tableaux de V influence de la petite vérole sur la mortalité à chaque dye, par Duvillard. Paris, 1806, in-4°. — Recherches historiques cl médicales sur la vaccine, par Husson. Paris, 1803, in-8. — Traité de vaccination, par Sacco. Paris, 1813, in-8. — Tableau relatif aux vaccinations et aux petites véroles, par Villermé (Ann. d’hyg. et de méd. lég., t. I, p. 401). — Documents officiels propres à éclaircir la question des revaccinations , par Villeneuve (Ibid., t. XXIV, p. 291). — Sur les résultats des revaccinations , par le docteur Meier (Ibicl., t. XXX, p. 213). — Histoire d’une épidémie de variole ; Revaccination pratiquée d la suite, etc. , par Cli. Roesch (Ann. d’hyg. et de méd. lég., t. XVIII, p. 73). — Hislorich-Kritiche darstellung der Pockenseuckcn , des gesammten des Impf-und Revaccinations tvesens in Konigr. Wurtemberg, etc., von F. Heim. Stuttgart , 1836. — Bulletin de l’Académie de médecine, tomes II, III, VIII, IX, X, XVIII, p. 1164; XIX, p. 209. — Mémoire sur les revaccinations , par Sédillot ( Mém . de l’ Acad, de méd. Paris, 1840, t. VIII , p. 568 à 675). — Observations on variolae, vaccinae, by R. Ceely. London , 1840. — Rapport fait d l'Académie des sciences d l’occasion du prix fondé sur la question de la vertu préservalive de la vaccine et de la nécessité des revaccinations , par M. Serres (Mémoires de l’Académie. Paris, 1845). — Recherches historiques et critiques sur les résultats obtenus par les vaccinations et les revaccinations , par M. Steinbrenner. Paris, 1846, in-8. — Mémoire sur la vaccine primitive , par M. Verheyen. Bruxelles, 1847, in-4°. — Du cowpox ou vaccine primitive, par J. Mignon. Paris, 1848. — Notice sur le cowpox ou petite vérole des vaches , par M. J. B. Bousquet. Paris, 1840, in 4°. — Nouveau traité de la vaccine et des éruptions varioleuses, par le même. Paris, 1848 , in-8. — Tableau analytique, descriptif et iconographique des cicatrices de la vaccine, par Denarp-Decanteleu. Paris, 1851.
VACHERIE. — Voy. NoüRRISSEURS.
VASES. — Voy. Cuivre, Plomb, Zinc.
VEAUX. — Voy. Boucherie.
VENTILATION. — Si l'on veut bien se reporter à l’étude que nous avons faite des causes et des effets de la viciation de l’air confiné, non seulement on aura une juste idée de l’importance hygiénique du renouvellement de l’air dans les lieux habités , mais encore on verra sur quels principes doivent s’appuyer tous les systèmes destinés à opérer ce renouvellement, ou, en d’autres termes, toutes les méthodes et tous les procédés de ventilation.
Ces principes se résument en quelques mots : procurer aux êtres vivants, d’une manière non interrompue, une suffisante quantité d’air respirahle , c’est-à-dire d’air assez riche en oxygène , assez pur, assez chargé de vapeur d’eau, et à une température assez modérée pour entretenir librement les fonctions vitales, expulser l’air vicié par les causes naturelles ou accidentelles que nous avons énumérées ailleurs, chasser enfin ou purifier les produits nuisibles
VENTILATION
Wi
des divers travaux industriels, et, pour tout dire en un seul mot, assainir les lieux occupés par les hommes sains ou malades, par les animaux domestiques ou captifs.
Mais si la physiologie et l’hygiène nous enseignent les funestes effets du défaut d’aération , si la science nous indique les principes sur lesquels repose une bonne ventilation , c’est à l’art de l’ingénieur qu’il appartient de rechercher et d’apprécier les différents systèmes à l’aide desquels peuvent être obtenues les conditions si essentielles à la santé et à la vie. Nous ne méconnaîtrons pas cependant l’immense intérêt qui, même pour nous, s’attache à cette partie de la technologie. Les travaux importants d’un grand nombre de savants et de médecins sont là d’ailleurs pour témoigner de la place qu’elle occupe en hygiène. Aussi , sans prétendre les juger, nous nous efforcerons de donner un aperçu des principales méthodes de ventilation usitées aujourd’hui, en insistant principalement sur celles qui s’appliquent aux établissements publics dans lesquels vivent agglomérés un grand nombre d’individus, tels que hôpitaux, prisons, casernes, ateliers, etc.
Il n’est pas hors de propos de faire remarquer que l’importance d’une bonne ventilation est chaque jour mieux appréciée, et qu’un mouvement très digne d’être encouragé s’est manifesté à cet égard parmi les constructeurs auxquels ont fait appel les grandes administrations publiques ou privées. L’assainissement d’une foule d’industries insalubres est dû exclusivement à cette condition, qui forme, si l’on peut ainsi dire, aujourd’hui , la base de la jurisprudence des conseils de salubri té dans les grands cen très de population .
Les résultats déjà obtenus sont considérables, et pourtant il ne semble pas que l'on soit encore généralement fixé sur la supériorité de tel ou tel système. Dans une circonstance solennelle et récente, et dans des termes que nous aurons occasion de citer, le Congrès général d’hygiène de Bruxelles n'a pas cru pouvoir se prononcer entre les méthodes qui lui étaient soumises. Un tel fait nous impose une réserve que l’on comprendra et dont nous nousefforcerons de ne pas nous écarter, en empruntant autant que possible à leurs auteurs l’exposé de chacun des principaux procédés de : ventilation. Pour ce qui a trait à la technologie en général, nous
Ph. Grouvelle dont le nom reste attaché avec celui de d’Arcet aux plus savantes études faites sur ce sujet.
Anémomètre. — Avant de parler des appareils de ventilation et
VENTILATION. J 'D
de leurs diverses Applications , il faut entrer dans < j 1 1 o 1 < j 1 1 o s détails sur l’instrument qui sert à en mesurer et à en comparer les résultats.
L’anémomètre de M. Combes, le seul qui soit employé partout pour mesurer la vitesse des courants d’air, parce -que seul il est exact et facile à manœuvrer, consiste en un moulinet métallique avec quatre ailettes en mica , inclinées sur le sens du mouvement , comme les ailes d’un moulin à vent. Ce moulinet tourne avec un arbre en acier porté par les deux bouts sur deux supports verticaux en cuivre, comme sur des poupées de tour, et muni d’une vis sans fin , qui fait tourner une première roue dentée. Celle-ci s’engrène, par un petit pignon ajusté sur son axe, avec une seconde roue. Chacune de ces roues a cent dents, et leurs pignons sont calculés de manière que la première roue avance d’une dent quand le moulinet fait un tour, ce qui donne cent tours de moulinet pour un tour de cette roue, la seconde roue avance d’une dent quand la première a fait un tour entier , ou quand le moulinet a fait cent tours, en sorte que le moulinet a fait dix mille tours quand la seconde roue en a fait un entier. Ces deux roues portent sur leur limbe extérieur des chiffres, indiquant de dix à dix le nombre des dents de roue. De plus , le support intérieur de l’axe du moulinet porte une petite aiguille horizontale qui sert de zéro à tout le système, et de point de départ à la première roue et devant laquelle, au commencement de chaque expérience, on ramène le zéro de la première roue. Ce même support présente plus bas une autre aiguille qui correspond au zéro de la seconde roue. Ces deux aiguilles servent à lire les résultats des observations, c’est-à-dire Je nombre de tours dont le moulinet a marché pendant une expérience. Pour opérer avec certitude et facilité, il faut pouvoir mettre l’appareil en marche ou l’arrêter à volonté, à instants fixes, même dans une capacité close. Un appareil de débrayage et d’embrayage, agissant au moyen de deux fils tenus par l’observateur, permet cette manœuvre.
Pour faire une observation anémométrique , on amène à 0 les deux roues en souillant sur le moulinet dans un sens ou dans l’autre. Souvent, pour rendre les opérations plus promptes, l’anémomètre porte un moyen de débrayer l’axe du moulinet, ce qui permet d’amener instantanément les roues à 0. Pour que les observations soient exactes, il faut que l’anémomètre soit engagé m. 35
à quelque profondeur dans l’orifice où l’on veut mesurer la vitesse d’un courant d’air et que cet orifice soit parfaitement régulier sur une assez grande longueur; sans cette précaution, le courant d’air éprouverait des contractions et des irrégularités qui s’opposeraient à toute certitude dans les résultats. Souvent môme, quand on a un grand nombre d’observations semblables à faire , comme dans une prison ou un hôpital , et qu’il est dilïîcile d’engager l’instrument dans les canaux en maçonnerie où l’on veut mesurer la vitesse des courants, on fait préparer un tuyau en tôle de section précise , qui s’ajuste par un de ses bouts sur les bords du canal où l’observation doit avoir lieu, en ayant soin de garnir le joint pour que l’air appelé du dehors ne pénètre pas à l’intérieur sans passer sur l’anémomètre; celui-ci se place exactement au centre du tuyau au moyen d’une platine qu’on engage dans une ouverture ménagée à la paroi du tuyau où elle est tenue par une vis. Les deux fils doivent toujours sortir du tuyau et être libres dans leurs mouvements. Un des observateurs prend un de ces fils dans chacune de ses mains, le moulinet étant arrêté : un second observateur tient à la main une montre ; si c’est une montre qui ne marque que les minutes , il observe le moment précis où l’aiguille des minutes passe exactement sur une des divisions et il donne vivement le signal de débrayer le moulinet en tirant un des fils. Il prolonge l’observation trois ou quatre minutes pour compenser les incertitudes des fractions de temps du commencement et de la fin . Puis , à l’instant précis où l’aiguille marque le nombre de minutes voulu , il donne le signal d’arrêter l’anémomètre en tirant l’autre fil. On sort l’anémomètre du tuyau et on lit facilement le nombre de tours qu’a faits le moulinet, en comptant, à partir du 0 , de combien les roues ont marché. Si la seconde roue a avancé de trois dents et la première de 12 divisions, cela donne 312 tours d’anémomètre. Une expérience doit toujours être recommencée, et l’on prend la moyenne des deux observations. Si l’on a une montre à secondes variables, c’est-à-dire dont l’aiguille des secondes s’arrête à volonté par un ressort, l’observateur met cette aiguille sur 12 et, au moment où il lâche la détente, il commande de débrayer l’anémomètre , et à la fin de la minute ou des deux minutes, il commande l’arrêt. Pour déduire la vitesse réelle des courants d’air du nombre de tours observés, on se sert d’une formule spéciale à l’instrument même qu’on emploie et qui se trouve écrite sur le couvercle de sa boîte ; dans cette formule
VENTILATION. 1
très simple n représente toujours le nombre de tours observés, et v la vitesse réelle du courant.
M. le général Morin a fait de nombreuses observations avec un anémomètre qu’il a fait construire sur le principe de celui de M. Combes, mais en y ajoutant deux cadrans émaillés, des aiguilles doubles à godets, une troisième roue à minutes et un appareil de pointage , de manière à pouvoir observer jusqu’cà 500,000 tours et prendre le nombre des tours du moulinet , à des intervalles de temps déterminés. Cette disposition donne des observations prolongées, et surtout fractionnées par intervalles égaux, condition souvent importante à remplir, et rend nulle la légère erreur résultant, avec l’autre anémomètre, du temps nécessaire au moulinet pour prendre une vitesse régulière.
Dns QUALITÉS ET DU VOLUME DE l’aIR DE VENTILATION. NûUS
n’avons pas l’intention de revenir sur les altérations dans la composition de l’air auxquelles doit remédier la ventilation , ni sur les qualités que doit offrir l’air respirable; mais il est un point qui mérite de nous arrêter, et sur lequel a très judicieusement insisté M. Grouvelle.
Il est important, dans les salles de spectacle ventilées, et encore plus dans les hôpitaux, quand on veut régler leur ventilation avec leur chauffage, de savoir exactement quelle est la proportion d’eau que l’air doit contenir pour être dans les conditions les plus parfaites de salubrité. On ne trouve nulle part des chiffres certains sur ce point important. Darcet dit, dans son travail sur la ventilation des salles de spectacle, que, pour être tout à fait salubre, l’air doit être à moitié saturé d’eau à la température de 15 ou 16 degrés centigrades, qu’il adopte pour les théâtres, ce qui correspond environ à 7 grammes d’eau par mètre cube d’air. Divers médecins pensent que l’air doit marquer 72 degrés à l’hygromètre dans une maison habitée, soit 6sr,Zi3 d’eau par mètre cube d’air, ce qui est complètement d’accord avec Darcet.
L’emploi de l’hygromètre doit, avec celui de l’anémomètre, se propager partout et servir de règle aux médecins, aux ingénieurs et aux architectes, afin de déterminer les conditions les plus favorables de salubrité pour chaque nature d’établissement. C’est dans ce but que M. Grouvelle a dressé la table suivante à l’usage de ceux qui auront à déterminer le degré hygrométrique le plus convenable dans chaque espèce d’établissement à chauffer et à ventiler.
VENTILATION
TABLEAU DONNANT EN GRAMMES LE POIDS DE i/EAU CONTENUE DANS 1 METRE Cl IIE D AIR A 1 J DEGRES, POUF! CHACUN DES DEGRÉS DE L’HYGROMÈTRE.