‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité (volume 2)Chapitre 110 sur 130 · INSTRUCTIONS · texte numérisé non relu

INSTRUCTIONS

PARTICULIÈRES POUR LES MÉDECINS ET ÉLÈVES CHARGÉS DES VISITES MÉDICALES PRÉVENTIVES.

Les visites médicales préventives sont fondées sur ce principe, que le choléra se déclare rarement d’emblée, mais est annoncé, dans la très grande majorité

VISITES rUÉVENTIVKS.

îles cas, par des symptômes précurseurs plus ou moins prononcés. Ces symptômes se rapportent principalement aux fonctions digestives, et consistent en troubles divers de ces fonctions.

Le plus constant de tous est la diarrhée ; il résulte d’une observation général e, qu’elle précède presque toujours le choléra.

Les visites ont pour objet de faire découvrir, dès leur début, ces symptômes précurseurs, la diarrhée en particulier, de les combattre sur-le-champ, et de prévenir ainsi, autant que possible, le développement ultérieur de la maladie.

Les médecins et élèves qui se consacrent à ces visites ne sauraient trop se pénétrer de l’importance de leur mission et de son but.

Après s’être mis en rapport avec les autorités locales, et en avoir recules indications nécessaires, chaque visiteur devra commencer par prendre connaissance de la circonscription qui lui est assignée; de son étendue et de sa composition ; des conditions topographiques et hygiéniques qui lui sont propres ; des établissements qui s’y trouvent, des industries qui s’y exercent ; de la population, cle ses mœurs, de ses habitudes, de la nature de ses travaux, et des heures auxquelles elles s’y livrent ; de son degré d’aisance ou de misère ; en un mot, de tout ce qui, en éclairant sur les lieux, les choses et les hommes, pourra servir à mieux faire comprendre le caractère et la marche d’une épidémie.

Ces premières notions acquises, les visiteurs s’appliqueront à savoir quelles sont les maisons qu’ils auront plus particulièrement à visiter, et, dans ces maisons, les ménages où ils devront se présenter; car si, en principe, ils ont pour mission de veiller à la santé de tout le monde, leur devoir est de s’occuper plus expressément de celle des habitants pauvres ou peu aisés, et qui ne sont pas en position de recevoir, à leurs frais, les secours prompts et suivis d’un médecin.

Au fond, chaque médecin, ayant en quelque sorte la responsabilité de la circonscription qui lui est confiée, doit chercher à bien savoir ce qui s’y passe, et tous les accidents cholériques qui s’y déclarent.

En conséquence, il y fera chaque jour, et de maison en maison, une tournée aussi complète que possible, allant même deux fois par jour là où sa présence réitérée pourra être jugée nécessaire.

Celte tournée , connue d’avance et annoncée , devra être réglée de telle sorte que l’on puisse savoir approximativement, sur chaque point, l’heure à laquelle le visiteur s’y présentera, de manière à profiter de son passage.

Cette heure sera calculée sur les habitudes de la population.

En général, le matin et le soir paraissent devoir être les meilleurs moments pour les ouvriers sédentaires et leurs familles, et le milieu du jour pour les ouvriers réunis dans les ateliers.

Les visites seront rapides et les questions précises.

Nul accident, même léger, se rattachant à l’épidémie, ne devra être négligé.

Tous seront combattus sans délai, et le visiteur fera une prescription en conséquence.

Les moyens conseillés devront être simples et d’un emploi facile.

On croit devoir s’en rapporter, pour leur choix, aux lumières et à l’expérience des visiteurs.

S’il y a dans le voisinage, et à une portée rapprochée, une pharmacie ou un dépôt de médicaments, le visiteur se bornera à faire une ordonnance ou à donner un bon.

VISITES P11RVJINTIVKS.

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