‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité (volume 2)Chapitre 111 sur 130 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

Dans le cas contraire, et a(in d’éviter une perle de temps quelquefois irréparable, il remettra lui-même aux malades les médicaments à employer.

A cet ollct, chaque \isitcui dévia avoir sur lui une certaine quantité de médicaments tout préparés, et d’un petit volume, pour les distribuer, au besoin, avec les explications et recommandations nécessaires.

Ces médicaments lui seront fournis par la pharmacie ou le dépôt de sa circonscription, suivant une comptabilité, qui sera réglée par l’autorité.

Une poudre que l’on délaye dans de l’eau ou dans un peu de vin , des pilules que l’on fait prendre sous ses yeux , sont les formes à préférer ; des doses de diascordium divisées d’avance; quelques gouttes de laudanum, que l’on mesure pour plus de sûreté au moyen d’un petit tube gradué, peuvent aussi être facilement remises au malade ou à sa famille.

Il en est de môme de l’acétate d’ammoniaque, à la dose d’une à deux cuillerées à café, à prendre dans une infusion chaude ; de l’éther, de diverses teintures alcooliques, et notamment de la teinture de cachou et de la teinture de ratanhia, du tannin pur, et surtout de l’ipécacuanha, dont on a obtenu si souvent de bons effets. Le médecin devra toujours avoir sur lui une certaine quantité de ces médicaments, pour les distribuer quand il y aura lieu.

Les élèves doivent se borner à traiter les cas légers, la diarrhée et la cholérine. Pour les cas graves, pour le choléra proprement dit, ils feront appel au médecin de leur circonscription, et n’agiront que sous sa direction.

Après avoir pourvu aux soins des malades, le visiteur devra tenir note des accidents qu’il aura découverts.

De même que tout accident doit être soigné, tout accident doit être inscrit.

Pour plus d’exactitude et de précision , on en fera trois catégories ; savoir :

Première catégorie : Diarrhée.

Deuxième catégorie : Cholérine.

Troisième catégorie : Choléra.

La première catégorie comprend les dérangements intestinaux ordinaires, c’est-à-dire les dévoiements divers, bilieux ou muqueux, avec ou sans coliques, que l’on rencontre si généralement à l’approche des épidémies cholériques, et pendant leur durée.

Bien que ce premier genre d’accident ne se lie pas toujours à l’influence de l’épidémie, il suffit qu’il coïncide avec elle et puisse disposer à en éprouver les effets, pour que l’on doive en tenir compte.

Dans la deuxième catégorie se rangent les dévoiements séreux, simulant la décoction de gruau ou l’eau de riz, et que l’on a appelés, à cause de cela, rizif ormes; il s’y joint ordinairement divers autres symptômes, et, en particulier, l’inappétence, des nausées, et quelquefois des vomissements.

Les accidents de cette catégorie, devant être considérés comme un premier degré de choléra, méritent d’autant plus d’attention. S’ils ne sont pas le choléra lui-même, ils le prendront du moins presque toujours.

La troisième catégorie comprend les cas dans lesquels , à la diarrhée séreuse ou riziforme, se joignent des crampes, une altération spéciale de la voix, et la disposition au refroidissement, puis la diminution ou l’absence des urines , la cyanose, et, en un mot, les symptômes bien connus et plus ou moins prononcés du choléra.

VISITES PRÉVENTIVES. C^9

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