‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité (volume 2)Chapitre 40 sur 130 · NAGE · texte numérisé non relu

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funeste-, cl nous avons à enregistrer 27 (‘as de mort. Sur ce point on ne peut tirer d’enseignement utile qu’en comparant la terminaison avec les moyens préventifs, et en recherchant s’ils ont été employés, et dans quelles conditions, ou si, au contraire, ils ont été négligés.

Or, sur les 27 cas mortels, il y en a eu 12, dans lesquels aucune précaution n’a été prise, et U où cette circonstance n’est pas mentionnée. Dans les 11 autres cas, la cautérisation a été appliquée 8 fois immédiatement, 8 fois d’une manière tardive.

il est diflicile d’apprécier, pour les 6 cas où la rage a éclaté malgré l’emploi de la cautérisation, les circonstances et les conditions très diverses qui ont pu en paralyser les effets : mais en faisant la part de cette exception, il n’en reste pas moins démontré que dans les deux tiers des cas, qui se sont terminés par la mort, les moyens préservatifs n’ont pas été appliqués ou ne l’ont été que tardivement. Rapprochons ce résultat de cet autre non moins important, que dans les 21 cas où la morsure virulente ou suspecte n’a été suivie d’aucun accident, d’aucune attaque de rage, la cautérisation avait été appliquée énergiquement et promptement 12 fois au moins, les détails sur ce point étant omis pour les 9 autres.

1 1° Nous venons de voir que sur les Z|8 faits dont se compose l’enquête actuelle, il n’en est que 23 dans lesquels le seul traitement prophylactique efficace, la cautérisation, ait été mis en usage. Nous en avons fait connaître les effets. Quant à la manière dont cette opération a été pratiquée, qu’il suffise de dire que, à part 5 cas où l’on a eu recours au protonilrate acide liquide de mercure, à l’acide nitrique , à l’ammoniaque et au beurre d’antimoine, c’est à l’aide du fer rouge que le virus rabique a été poursuivi dans la profondeur des plaies d’inoculation. Nous devons renoncer à établir ici une comparaison entre les effets des différents caustiques et du cautère actuel ; nous nous bornerons à consigner les faits. Dans les deux cas où le nitrate de mercure et le beurre d’antimoine ont été préférés , il n’y a pas eu d’atteinte du mal. L’acide nitrique , employé concurremment avec le fer rouge, a échoué, mais dans une cautérisation tardive. 11 en a été de même de l’ammoniaque caustique. Nous devons seulement une mention spéciale à un procédé de cautérisation, qui a été communiqué à M. le ministre des aü'aires étrangères, par M. le consul de France à Dantzig, et qui paraît être généralement adopté en Allemagne. Ce procédé consiste dans l’excision profonde et complète de toutes les parties lésées qui auraient pu être atteintes par le virus ; la plaie est ensuite lavée avec une solution de potasse caustique ; puis on y applique un tampon de charpie imbibée de cette solution , et qui doit être renouvelé trois ou quatre fois par jour. La suppuration qu’on obtient par ce moyen est entretenue par la cautérisation continuée pendant six semaines avec le même alcali.

Nous n’avons pas d’ailleurs ;'i nous arrêter aux différents autres moyens thérapeutiques essayés si malheureusement dans le traitement tant prophylactique ([ue curatif de la rage. Nous reviendrons seulement sur quelques pratiques empiriques conseillées dans le même but, et nous terminerons par l’examen de certaines mesures administratives destinées à combattre le développement et la propagation de la maladie.

12° On ne saurait trop le répéter, la seule chance de salut qui soit otlertc aux personnes mordues par les animaux atteints de la rage consiste dans la

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