‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité (volume 2)Chapitre 93 sur 130 · TEINTURIERS · texte numérisé non relu

TEINTURIERS

douleur. Elle consiste en un petit trou qui se forme à l’extrémité de la pulpe des doigts ; ce trou, qui paraît être capillaire, est dù à l’amincissement de la peau corrodée par la chaux. Il y a exsudation de gouttelettes de sang, communication de l’air avec les papilles nerveuses et douleurs atroces. Les ouvriers continuent leur métier malgré cela, et n’en éprouvent pas de conséquences fâcheuses. Le mal disparaît sans médication aucune , par la simple suspension du travail.

«Si les ouvriers, dit en terminant M. Armieux, voulaient s’astreindre ci porter des gants huilés, il est probable qu’ils s’affranchiraient de ces désagréables accidents. Je les ai conseillés ; on m’a répondu invariablement : «Ce n’est pas l’habitude, » tant il est vrai que la routine est le plus terrible et le plus incurable de tous les maux. »

TAPIS. . — Voij. Battage de tapis.

teintureries. — Les ateliers de teinture, même établis sur une grande échelle, ne présentent pas, en général, de graves inconvénients au point de vue delà salubrité. Ils sont cependant rangés dans la deuxième classe , lorsqu’ils comprennent des soufroirs, tandis que les simples teinturiers dégraisseurs ne sont placés que dans la troisième.

Les inconvénients les plus apparents de ces sortes d’établissements sont, d’une part, la fumée qui s’échappe des fourneaux, et la vapeur d’eau que dégagent les chaudières ; de l’autre, l’écoulement des eaux de lavage. On conçoit sans peine par quels modes de construction et de dispositions intérieures on peut remédier à ces inconvénients.

Mais il convient d’y joindre la composition des bains de teinture, qui, dans certains cas, a pu donner lieu à des vapeurs plus ou moins nuisibles. Ainsi le Conseil de salubrité de Rouen a eu anciennement à s’occuper d’une teinturerie, d’ou s’échappaient des émanations de chlorure d’étain, qui portaient une grave atteinte à la santé des voisins.

THÉÂTRES. — Voy. Air confiné, Ventilation.

TISSERANDS. — Voy. Plomb.

TOILES CIRÉES. — Voy . Cuirs VERNIS.

à 80 TOURNEURS.

TOURBE. — Voy. Combustibles.

TOURBIÈRES. — Voy. Marais.

TOURNEURS. - Le travail des tours donne lieu à des déformations nombreuses et persistantes. Chez le tourneur en bois, la main gauche, qui tient le ciseau fortement pressé entre l’index et le pouce, présente sur le bord cubital de l’index un durillon semi-lunaire, au niveau de la première phalange. Dans le point correspondant, on trouve sur le pouce, au niveau de l’articulation métacarpo-phalangienne, un calus très gros, dur et saillant. Un autre calus existe sur le bord cubital de la main , au niveau et à l’extrémité du grand pli transversal, et sur le petit doigt, au niveau du pli de llexion de la dernière phalange. En même temps tous les doigts fortement serrés , et comme entrant l’un dans l’autre, présentent une disposition tout à fait analogue à celle des , doigts du pied, c’est-à-dire une saillie assez dure et tranchante de leur bord cubital.

Le tourneur en cuivre, mécanicien ou ajusteur d’instruments de précision, etc., etc., travaille debout, devant un tour dit tour en l’air, et contre une barre qui le soutient de côté et en arrière, et lui donne un point d’appui. La pièce étant fixée sur le tour, l’outil qui exécute l’ouvrage, porte fortement sur la partie antérieure de la poitrine, où il est maintenu par la main gauche, tandis que la main droite le dirige. C’est le pied gauche qui fait mouvoir la pédale. Il résulte, pour l’ouvrier livré à ce travail, non seulement une grande fatigue de poitrine , mais encore certaines dé-' formations que nous devons indiquer. A la partie antérieure de la poitrine, au niveau de la deuxième côte, on remarque une saillie considérable , qui comprend à la fois le point de réunion de la première avec la deuxième pièce du sternum et les deux secondes côtes, qui, à partir de leur tiers antérieur, proéminent fortement. En avant au-dessous de cette espèce de crête saillante, se trouve un méplat large , uni , formé par le sternum et l’extrémité an té- ! ricure des côtes , et servant de surface d’appui à l’outil. Tout le côté droit du thorax est porté en avant et rétréci par la llexion des côtes, qui proéminent fortement et sont comme incurvées en avant, comme tout ce côté du squelette. Les pieds sont tous deux très larges à leur extrémité phalangienne, mais le gauche beaucoup plus que le droit. 11 est tout à fait en spatule. Le coussinet graisseux qui forme la plante du pied , est beaucoup plus volu-

milieux, et recouvert < I’ un épiderme dur et corné que l'on ne voit point de l’autre côté.

Cette conformation est d’ailleurs commune aux divers genres d’ouvriers tourneurs. C’est à elle que fait allusion M. Guérard, lorsqu’il signale chez les artisans de cette profession une différence considérable dans les proportions des extrémités inférieures, dont la droite est toujours occupée à mouvoir la pédale du tour, tandis que la gauche, immobile, supporte le poids du corps. Nous ferons remarquer seulement que cette observation de M. Guérard diffère de la nôtre , relativement au côté qui prédomine. Nous avons constamment trouvé l’excès de volume à gauche. Cette différence a, en réalité, peu d’importance. Elle tient eertainemenl aux habitudes particulières de l’ouvrier. Ce qui reste bien établi, c’est que le pied qui fait mouvoir le tour présente un développement particulier et une conformation toute spéciale.

Nous devons encore appeler l’attention sur une particularité qui n’appartient pas seulement à la profession de tourneur, et qui, considérée d’une manière générale , pourrait faire l’objet de recherches intéressantes au point de vue médico-légal : nous voulons parler de l’usure que l’on remarque sur les vêtements à certaines places déterminées, et qui résultent manifestement des procédés de travail. Chez le tourneur, par exemple, conformément à ce que nous avons dit de la position de l’ouvrier, le pantalon est extrêmement usé à la hanche droite et en arrière, dans les endroits sur lesquels frottent les barres d’appui.

TOURS (ENFANTS TROUVÉS). — Les enfants trouvés sont ceux qui, nés de pères et de mères inconnus, ont été trouvés exposés dans un lieu quelconque, ou portés dans les hospices destinés a les recevoir. Les enfants abandonnés sont ceux qui, nés de pères et de mères connus, et d’abord élevés par eux ou par d’autres personnes à leur décharge, en sont délaissés, sans qu’on sache ce que les pères et mères sont devenus, ou sans qu’on puisse recourir à eux. Les enfants nés, dans les hospices, de femmes admises pour y faire leurs couches, sont assimilés aux enfants trouvés , si la mère est reconnue dans l’impossibilité de s’en charger. Il doit y avoir au plus, dans chaque arrondissement, un hospice où les enlants pourront être reçus. Dans les villes où il existe plusieurs hôpitaux , ces dépôts sont placés dans les hospices de vieillards, préférablement aux hôpitaux de malades, l’existence

et la saule (les enlnnls devant être exposées à plus de dangers dans ces derniers. Si un préfet juge qu’il v a plus d’avantages et qu’il est sans inconvénient d’avoir, pour tout le département, un seul hospice chargé de recevoir les enfants trouvés ou abandonnés, il peut proposer cette mesure au ministre. Lorsqu’un enfant trouvé est admis dans un hospice, on inscrit, sur un registre destiné à cet usage, son sexe, son âge apparent, toutes les circonstances du temps et du lieu où il a été trouvé, la description des vêtements qui l’enveloppent, etc. Enfin, un état civil est constitué à l’enfant qui, d’après une décision, en date du 12 janvier 1829, doit être porté à la mairie.

Pour prévenir la substitution des enfants en nourrice, on passe à l’oreille de chaque enfant une petite boucle d’argent que l’on scelle avec une pince portant des caractères distinctifs , et devant être gardée jusqu’à six ans au plus.

Les enfants abandonnés ne doivent être admis dans les hospices que : 1° d’après l’acte de notoriété du juge de paix ou du maire, constatant l’absence des pères et mères; 2° sur l’expédition des jugements correctionnels ou criminels qui les privent de l’assistance de leurs parents; jamais passé l’âge de douze ans.

Les enfants nouveau-nés doivent être mis en nourrice aussitôt que faire se peut. Jusque-là ils doivent être nourris au biberon , ou même au moyen de nourrices résidant dans l’établissement ; s’ils sont sevrés ou susceptibles de l’être, ils doivent également être mis en nourrice ou sevrage. Ils doivent rester en nourrice jusqu’à l’âge de six ans. Ils doivent aussi être vaccinés dès leur admission dans l’hospice, à moins que l’état de leur santé ou leur prompt départ pour la campagne ne s’y oppose. Dans ce cas , les nourrices doivent les faire vacciner dans les trois mois suivants. On doit exiger des nourrices et autres personnes qui viennent

prendre des enfants dans les hospices un certificat du maire de leur commune, constatant qu’elles sont de bonne vie et mœurs, et qu’elles sont en état d’élever et soigner les enfants. 11 importe que les nourrices soient visitées, à leur arrivée, par les officiera de santé de l’hospice, pour constater leur santé, l’âge de leur lait et sa qualité. Ce n’est que dans le cas où elles sont reconnues saines et propres à allaiter avec succès, que les enfants doivent leur être remis avec la layette. A six ans, tous les enfants doivent être , autant que faire se peut, mis en pension chez des cultivateurs ou des artisans. Les nourrices peuvent conserver jusqu a

l’âge de douze ans les enfants qui leur ont été confiés, à la charge de les nourrir et entretenir convenablement aux prix et conditions déterminées, et de les envoyer aux écoles primaires. Les enfants qui ne peuvent être mis en pension , les estropiés et les infirmes, doivent être élevés dans l’hospice, et occupés, dans les ateliers, à des travaux qui ne soient pas au-dessus de leur âge. 11 doit être remis à chaque nourrice une layette au moment où on lui confie un enfant nouveau-né. Les vêtures qui suivent les layettes sont données aux enfants d’année en année, jusqu’à l’âge de six ans accomplis. Il appartient aux préfets de régler, suivant les usages des localités et les produits des fabriques du pays , la composition des layettes et vêtures. Cependant une circulaire du 21 juillet 18/13 règle la composition des layettes et vêtures.

Les commissions administratives des hospices doivent faire visiter, au moins deux fois l’année, chaque enfant, soit par un commissaire spécial, soit par les médecins ou chirurgiens vaccinateurs ou des épidémies. L’inspecteur doit se rendre souvent dans les lieux où les enfants trouvés ou abandonnés ont été placés; il doit s’assurer de leur existence et de leur identité. Il doit veiller à ce que les enfants reçoivent toujours les soins convenables , à ce qu’ils soient vaccinés , à ce que , dans leurs maladies, ils soient visités par des médecins, à ce qu’ils soient élevés, autant que possible, dans les principes de la religion et de la morale.

Le nombre des enfants trouvés au-dessous de douze ans, qui, d’après Necker, était, en France, de 40,000 en 1 7 8 /i , était:

De 99,3Z|6 en 1819 ;

De 117,305 en 1825;

De 118,073 en 1830 ;

De 129,699, en 1833.

Le gouvernement, effrayé, avec juste raison, de cette augmentation continuelle et considérable, invita les préfets et les Conseils généraux à prendre des mesures nécessaires pour arrêter cet accroissement de dépenses. Ce fut alors, en 1834, qu’on opéra le déplacement des enfants successivement dans soixante départements, et que cent quatre-vingt-cinq hospices dépositaires, avec tours, furent supprimés dans l’espace de cinq ans. Ces mesures eurent pour résultat de réduire le nombre des enfants trouvés, qui, en 1838, ne s’élevait plus qu’à 95,624. Depuis lors, le nombre des expositions et celui des enfants trouvés sont restés à peu près sta-

Le nombre des enfants trouvés était en France, au 31 décembre 1865, de 96,788, ou 1 enfant trouvé, âgé de moins de douze ans , sur 353 habitants. Le nombre des naissances ayant été, en 1865, de 973,665, et celui des expositions de 25,239, il en résulte qu’il y a 1 abandon d’enfant sur 39 naissances. Il résulterait encore des recherches consciencieuses de M. de Watteville, qu’un dixième des enfants envoyés aux hospices sont légitimes, et que la proportion des enfants naturels mis au tour est de 1 sur 3.

On sait que la question de l’opportunité des tours a été singulièrement agitée, depuis un certain nombre d’années : Z|5 conseils généraux ont approuvé la fermeture des tours; 10 l’ont blâmée; 31 n’ont pas donné d’avis à cet égard. Voici, sur ce sujet, quelques données empruntées au rapport déjà cité de M. de Watteville, que l’on pourra consulter.

Lors de la promulgation du décret du 19 janvier 1811, sur 86 départements, 77 ont ouvert 250 hospices dépositaires avec tour, et 6 sans tour; 9 ont établi 17 hospices dépositaires sans tour. On constata alors que, dans les 9 départements privés de tour, il y avait 1 enfant trouvé sur 1,626 habitants, ou 1 abandon sur 121 naissance; que sur les 9 départements qui possédaient le plus de tours, il y avait 1 enfant trouvé sur 326 habitants, ou 1 abandon sur 60 naissances. Depuis 183Zi, 185 tours et 132 hospices dépositaires ont été supprimés. Il n’y avait plus, en 1869, que 65 hospices dépositaires avec tour , dont 60 surveillés et 25 non surveillés, et 76 hospices dépositaires sans tour. Or, tandis qu’en 1833 , on comptait 1 enfant trouvé sur 268 habitants , on n’en comptait plus que 1 sur 353 en 1865. Les différences que l’on observe sous ce rapport, dans les diverses localités, ne concordent pas cependant toujours ensemble, ce qui prouve que des circonstances étrangères à l’existence ou à l’absence de tours doivent inlluer sur l’abandon des enfants :

38 départ. n’ont pas de tour ; 1 enf. tr. sur 372 habit.; i exposé sur 67 naiss.

36 départ, ont 1 tour ; 1 — sur 287 1 — sur 25

11 départ, ont 2 tours; 1 — sur 307 1 — sur 36

3 départ, ont 3 tours; 1 — sur 650 1 — sur 50

La dépense extérieure des enfants trouvés s’est élevée, en 1865, a 6,673,018 fr. 62 c., ainsi répartis :

TOU K s (empan rs trouvés). 485

Mois de nourrice ou pension 6,121,215 44

Inspection 212,917 17

Frais accessoires et indemnités 338,886 01

Total 6,673,018 62

Quant ail chiffre de la dépense intérieure, c’est-à-dire de la dépense placée à la charge exclusive des hospices pour fourniture de layettes et de vêtures, M. de Watteville n’a pu se procurer de renseignements qui lui permissent de l’indiquer. Mais nous reproduisons ici de graves observations que cet habile administrateur a laites sur ce sujet. « En général, les administrations d’hospices dépositaires exécutent fort mal le décret de 1811 relatif à la fourniture des layettes et des vêtures. Plus de la moitié de ces administrations ne donnent aucun vêtement à leurs malheureux Pupilles. Les quinze seizièmes de la seconde moitié donnent une layette et deux ou trois vêtures très incomplètes. Il n’y a guère qu un seizième environ qui pourvoie un peu convenablement aux besoins des enfants confiés a leurs soins; car l’administration des hospices de Paris, qui, sous ce rapport, est la plus généreuse, ne donne qu une layette et sept vêtures, ce qui est très insuffisant pour douze années. »

Le déplacement a été exécuté, de 1830 à 1838, dans 60 départements, sur 32,608 enfants. Cette mesure aurait généralement paru plutôt favorable que nuisible à leur santé. Mais on remar-

quera que lors de son adoption, 8,000 enfants ont été réclamés par leurs parents.

Le nombre des enfants trouvés réclamés par leurs parents varie de 3 à 4, 000, parmi lesquels on compte environ un dixième d enfants légitimes.

La mortalité chez les enfants trouvés est très considérable; il suffit, pour s en convaincre, de se rappeler que la proportion des expositions est de 1 pour 39 naissances, tandis que, quelques lannees après, la proportion des enfants trouvés est de 1 pour -3o3 habitants ; que le nombre des expositions annuelles est le quart du nombre total des enfants trouvés, ce qui indiquerait que la vie moyenne des enfants trouvés est de 4 ans. Il a cependant ete réalisé un progrès dans ce rapport : en effet, tandis une famorUltté était, en 1838, de l/i,02 pour 100, pour les enfants I <. joUr a 12 ans, elle n'était plus, en 18é8, que de 11,30 . Iefréfet Je le Seine a présenté au Conseil général, dans la tseanee du o novembre 1851, un mémoire sur la situation du

A8G TOU us (entants thouvés).

service des enfants trouvés et abandonnés du département de la Seine, duquel nous extrayons les passages suivants : Le nombre des cillants trouvés admis à l’hospice depuis dix ans a été de 5i,/rJ7 ; la moyenne de chaque année, de /i, 198. Les remises des entants aux parents augmentaient d’une manière sensible. L’administration se montre de moins en moins sévère pour ces remises quelle opère sans difficulté, dès quelle s’est assurée que les enfants n’auront pas à souffrir sous le rapport moral, et que les parents sont en état de subvenir à leurs besoins matériels. La mortalité à l’hospice des Enfants- Trouvés est à peu près de 18 pour 100 en moyenne. Elle frappe principalement les nouveaunés, qui, du reste, sont souvent débiles et maladifs lorsqu’on les apporte à l’hospice. Les anciens élèves qui demandent à contracter mariage sont dans une proportion de 75 pour 100, par rapport aux majeurs qui sortent chaque année de tutelle. AI. le directeur de l’assistance publique fait remarquer avec raison, que ce résultat répond aux plaintes exagérées qui se sont souvent produites sur la destinée des élèves des hospices, qu’on ne cesse de représenter comme destinés à peupler les bagnes et les maisons de débauche. Des réformes salutaires ont été introduites en ce qui touche le nombre et le choix des nourrices. Aujourd’hui , chaque nourrice ne donne généralement le sein qu'à un seul enfant. Le nombre des secours accordés aux mères, afin de prévenir l’abandon de leurs enfants, a été considérablement augmenté en 1850 ; ces secours se sont élevés à la somme de 103,705 francs,.

Sur la proposition de M. le préfet de la Seine, le Conseil a décidé qu’il y avait lieu :

1° D’améliorer le service médical dans les campagnes, et pour cela d’augmenter les allocations accordées aux médecins chargés de donner des soins aux enfants, et de leur fournir les médicaments nécessaires.

2° De charger l’administration des hospices de pourvoir au traitement des élèves hors pension, c’est-à-dire placés chez les nour-* rices, et qui sont atteints de maladies graves. L’état de ces pauvres enfants réclame des soins et des secours médicaux qu une négligence coupable ou qu’un intérêt sordide delà part des nourrices empêchent sauvent de leur procurer.

3° De traiter avec des directeurs de colonies agricoles, soit en l’ rance , soit en Algérie, pour le placement des garçons indisciplinés ou vicieux, et avec des maisons religieuses pour le plan4-

mont des lillos

TOU HS (enfants trouvés).

Zi87

dont la conduite donne lieu à des plaintes sé-

rieuses.

Par une autre délibération sur le môme objet, le Conseil a invité M. le préfet de la Seine à adresser des observations à l’autorité supérieure, pour que le projet de loi adopté par le Conseil d'Êtat, sur la réorganisation du service des enfants trouvés et abandonnés en France, soit modifié, de manière à obtenir que l’on classe parmi les enfants abandonnés ceux qui sont nés dans les hôpitaux et les maisons d’ accouchement, et dont les mères ne

peuvent se charger.

Mais en attendant que la loi ait définitivement fixé cette grave matière, nous croyons utile de citer une instruction émanée du préfet de police, qui règle, pour le département de la Seine, le service des enfants trouvés, et résume d’une manière très pratique la jurisprudence actuellement suivie sur ce point.

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