‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubritéChapitre 17 sur 58 · II · texte numérisé non relu

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^30 IIÔIMTAUX ET HOSPICES.

cluiritiibles. (Iliaque enrant élevé dans riiospice dépense environ 200 irancs ]iar an; avec !l00 francs au jdus on snliviendrail facileinenl a leurs besoins si on les plaçait à la cani|)agne.

De iiiénie il sérail nécessaire, par mesure d’éconoinie et dans rintérùt des indigents, que les commissions administratives des Iios])ices éloignassent ces établissements des villes. Placés dans les campagnes, ces indigents jouiraient de plus de liberté, d’un plus grand bien-ôtre, et leurs dépenses seraient moins considérables.

Les immenses revenus dont dispose l’administration de Paris lui permettent de venir en aide à un nombre tel d’individus qu’elle donne à elle seule plus du cinquième des secours hospitaliers de toute la France.

Paris possède 9 hôpitaux généraux, 6 hôpitaux spéciaux, 5 hospices, 2 pour la vieillesse hommes et femmes, 2 pour les incurables des deux sexes également, 1 pour les enfants-trouvés et orphelins, 3 maisons de retraite, à hospices particuliers; ensemble 28 établissements contenant 16,820 lits. Les recettes des hôpitaux et hospices de Paris se sont élevées pour l’année 1851, à 13,902,952 francs. Non compris les sommes à recouvrer sur les années précédentes et le reliquat de caisse de l’exercice de 1850. En 1791 , les revenus ordinaires des hôpitaux et hospices de Paris étaient de 8 millions. En 1837, ils étaient de 10 millions. Le 1®^ janvier 1851 il existait dans les 15 hôpitaux généraux et spéciaux occupés, 5,232 malades; entrés dans l’année, 79,738; sortis, 72,499; morts, 6,932; restant le 31 décembre, 5,539. Le nombre des journées de malades a été de 2,023,394. La mortalité a été de 1 sur 11,46 dans les hôpitaux réunis. Le prix moyen de la dépense a été de 1 fr. 81 centimes par journée et de 648 fr. 40 centimes par lit. Dans les hospices, maisons de retraite et fondations, il y avait, le 1" janvier 1851, 9,106 individus, il en est entré 8,849; les sortis sont de 7,196, les morts de 1,549; il en restait le 31 décembre, 9,210, qui donnaient 3,327,954 journées. Le prix moyen de la dépense a été par jour et en moyenne de 1 fr. 10 centimes. La dépense par lit a été de 400 fr. 43 centimes, dans les hospices et maisons de retraite, et de 518 fr. 31 centimes dans les fondations. Les enfants-trouvés présentaient les résultats suivants : 390 au l®*^ janvier, reçus dans l’année 5,980, sortis 4,982, décédés 983, il en restait le 31 décembre 405. Le nombre des journées a été de 145,919. Dans cet elTcctif , les en-

HÔPITAUX ET HOSPICRS. 131

fanlsàla campagne ne sont pas compris, ils élaienl an nombre de 13,78(3 le 31 décembre 1851.

L’administration de Paris a pris depuis quelques années une mesure qui })araît produire les plus heureux résultats, c’est la création de lits payants dans les hôpitaux et hospices. Ce produit, qui n’est en réalité qu’un simple remboursement de frais, est utile à la Ibis aux établissements hospitaliers et aux classes ouvrières.

11 existe, en elfet, en dehors de l’indigence, un grand nombre d’individus que l’état de maladie fait passer de la gène à la misère si l’on ne vient pas à leur aide. De toute ]>art des caisses de secours mutuels s’établissent en France : une des principales conditions imposées par les sociétaires de ces institutions est de payer les journées de maladie. La création de lits payants à l’hôpital est une bonne œuvre qui répond à ces nouvelles tendances et qui produira les meilleurs effets. Il en serait de même de la fondation d’hospices où l’on pourrait être admis moyennant 150 fi-ancs à 200 francs de pension par année.

A l’aide de la fondation Montyon, l’administration de Paris donne aux convalescents, sortant des hôpitaux, le moven d’attendre du travail ou le retour complet de leurs forces.

L’utilité des hôpitaux ne saurait être contestée au point de vue de l’hygiène publique, mais à la condition expresse qu’ils offrent rigoureusement toutes les garanties efficaces apportées de nos jours par les progrès de l’hygiène.

II. Une des premières conditions de salubrité des hôpitaux consiste dans le choix du lieu de leur situation. Autant que possible, ils doivent être construits sur des parties hautes et aérées. S’il est utile d’avoir les hôpitaux dans le sein des villes, au milieu de quartiers populeux, à cause de la facilité du transport des malades, il est encore plus urgent que ces établissements soient placés dans des quartiers sains où se rencontrent l’air et l’espace sans l’agitation et le bruit des cités. On doit également consulter la dirS’tion habituelle des vents alin de les établir à l’abri des miasmes qui peuvent être apportés de tel ou tel côté. Les bâtiments doivent être larges, spacieux, sans humidité et séparés par dévastes cours au centre desipielles on entretient do la végétation. Les promenoirs, suffisamment grands, doivent être plantés d’arbres et exposés au midi. "

Pendant les temps froids et pluvieux il serait convenable que .les convalescents jnissont se promener dans des galeries couverles.

(i csl surloiil la (’OMstriiclion (>| la (lis|)osili(m d(‘.s salles qui inlérossciil, riiygiène |)iil)li(|iH‘.

Les eiiuiuations des malades coiili’ibuenl sinfrulièrement à rendre |)liis impérieuses les règles liygiéiiiijues (jui régissent lialiiluellemeul les hahilalious destinées à la vie eu coimmiu. D’après 31. le docteur Poiimet, chaque malade doit recevoir, jiar heurp., 20 mètres cu])es d’air ])ur à 16 degrés centigrades.

Celte donnée, que conlirme la physiologie, est généralement acceptée ; et cependant on doit considérer le chilVre de 20 mètres cubes comme fort au-dessous de ce que l’on doit désirer. Il est inutile de faire ressortir rimjiortance , ou plutôt la nécessité absolue, d’apporter dans la disposition de salles destinées aux populations malades les bénéfices que l’industrie emploie depuis longtemps dans les théâtres et les autres grands établissements publics. Le même auteur avance que dans les salles de clinique de l’Hôtel-Dieu et de la Charité, les malades ne reçoivent, en moyenne, que 17 pour 100 seulement de la proportion d’air pur qui leur est nécessaire ; et à la Salpêtrière les malades de certaines salles n’auraient même pas en suffisante quantité l’air corrompu qu’ elles sont condamnées à respirer.

Cette nécessité d’une ventilation considérable dans les hôpitaux n’est contestée nulle part; il n’est pas besoin aujourd’hui pour en démontrer l’urgence, de rappeler ces terribles épidémies qui, dans tous les temps, ont été la conséquence de la violation de cette importante loi de l’hygiène publique.

Le chauflage et la ventilation des salles sont deux faits capitaux d’une égale importance, et, grâce aux modifications ingénieuses des procédés de chaufiâge, ils sont désormais liés l’un à l’autre d’un façon inséparable. Nous reviendrons ailleurs sur celte question.

On a signalé comme un inconvénient la multiplication des étages dans les hôpitaux. M. Villermé a donné plusieurs faits qui paraissent concluants. Corti rapporte que le docteur Himter avait remarqué que sur deux salles exactement de même dimension, l’une supérieure et l’autre inférieure, à nombre égal de malades et dans des circonstances absolument semblables, la mortalité avait été plus forte dans celle d’en haut et qu’il fallait, dans les temps d’encombrement, pour que le nombre de morts fût le même, dans l’une et dans l’autre, diminuer les malades dans la salle supérieure. 31. le manpiis delhistoret. dans son Rapport sur

ÜÔIMTAUX liT UOSl’lCES.

réUü (les hü]»iUiux.et les secours îi domicile depuis raii I8O/1 jus- (pi’en I8I/1, a montré une mortalité toujours plus forte dans les salles supérieures de l’Ilotel-Dieu , là où des salles étaient superposées, tout étant ép;al d’ailleurs. Il remarrjuait avec vérité (|ue le service est plus dilïicile dans les salles hautes (|ue dans les étages inférieurs , (|ue les convalescents ne peuvent se })romener aussi facilement fjue ceux des autres salles, et enlin c|ue dans le cas d’incendie les premiers courraient plus de dangers que les seconds.

Déjà Esquirol avait appelé l’attention des administrations hospitalières sur l’avantage incontestable, dans les hospices, des rezde-chaussée salubres, à cause de la fréquence des affections dyspnéiques chez les vieillards.

On a plusieurs fois agité la question de savoir si les grandes salles étaient préférables aux petites. L’expérience paraît avoir démontré la supériorité des petites sur les autres; il est vrai que dans les grandes, le service et la surveillance sont rendus plus faciles, mais aussi les malades sont exposés à beaucoup plus de bruit et à des chances plus nombreuses de contagion. Les couchettes doivent être de fer, à une seule place, garnies de rideaux et séparées les unes des autres par un espace d’un mètre au moins. Les latrines seront assainies par un tuyau d’appel et chaque salle devra contenir, en nombre suffisant, quoique pouvant varier fréquemment, des sièges portatifs, munis d’appareils qui les rendent inodores.

III. Il est d’usage en France que les malades soient visités dans la matinée par les médecins, contrairement à ce qui se passe en Angleterre où les visites se font dans l’après-midi. Nous ne ferons pas ressortir l’avantage de la mesure qui règle les heures du service médical dans nos h(5pitaux. Mais nous ne pouvons nous empêcher de reproduire le vœu que M. Ad. de Watteville a émis dans son excellent Rapport sur l’assistance publique, à propos des soins médicaux. Cet auteur demande instamment que le nombre de malades confiés à chaque médecin soit considérablement diminué, et qu’en moyenne les services ne puissent contenir plus de àO lits. Cette opinion si sage est loin encore d’être mise en pratique dans les hôpitaux de Paris où bon nombre de services, et des plus actifs, contiennent plus de 100 malades.

S il est incontestable que les hôpitaux et hospices rendent de grands services à l’hygiène publique, c’est en effet comme nous

I avons (lit, loPS({irils ollroiiL rigmireusemcMl (îl dans l(iur coiistmctioii et dans lonr adininislralion, toiiUiS les garanties ap[)ort(^es par 1 hygiÙMto actuelle : antiXMnent ces (établissements non seulement |)erdent leur utilité au point de vue liygiénicjue, mais encore ils deviennent nuisibles. Il n’entre pas dans notre cadre de retracer longuement les tabU^aux elîrayants de l’état sanitaire des anciens hôpitaux. Tout le monde sait (jue l’air vicié par les émanations des malades et l’encombrement peut produire les plus terribles résultats. Des épidémies meurtrières se déclarent et ces lieux de secours deviennent des foyers d’infection.

Mais en dehors de ces calamités exceptionnelles, on attribue avec raison à l’air corrompu de quelques élablissements nosocomiaux, la mortalité toujours considérable et l’insuccès constant de certaines opérations chirurgicales qui dans d’autres lieux comptent un assez grand nombre de cas de réussite.

Dans un livre publié en 1777, voici ce qu’on lit à l’article Hôtel- Dieu : « Qu’on se représente une longue enfdade de salles contiguës, où l’on rassemble des malades de toute espèce, et où l’on entasse souvent trois, quatre, cinq et six malades dans un même' lit : les vivants à côté des moribonds et des morts, l’air infecté des exhalaisons de cette multitude de corps malsains, portant des uns aux autres les germes pestilentiels de leurs infirmités, et le spectacle delà douleur et de l’agonie de tous côtés offert et reçu. Voilà l’Hôtel-Dieu ! »

Dans un mémoire sur les hôpitaux et hospices de Paris, publié par Tenon, en 1788, on lit encore : « A l’Hôtel-Dieu, le nombre de lits est de 1219, dont 733, dits grands lits, ayant 52 pouces de largeur, où couchent h et même 6 hommes, qui iTont ainsi que 8 pouces et demi ou 13 pouces à leur disposition, et /|86, dits petits ayant 3 pieds de largeur et dans lesquels les malades couchent seuls. On a vu des salles où les malades étaient tellement entassés que leur nombre pourrait monter de 558 à 818.

» Il a été prouvé qu’en aucun hôpital les malades n’ont aussi peu d’air à respirer qu’à l’Hôtel-Dieu. Ailleurs on leur en donne depuis 7 toises cubes, tandis qu’à l’IIôtel-Dieu ils n’ont guère, dans quelques salles, que 2 toises et demie, dans d’autres 1 toise; il en est même où ils n’ont pas 1 toise cube. »

Quoique nos hôpitaux actuels soient bien loin d’un pareil état de choses, il est néanmoins encore vrai de dire que plusieurs maladies, presque devenues si)éciales, s’y montrent de préférence.

llülMTAUX ET nOSPICES.

à rexclusion de ce (lu’on observe dans les lieux sains et où il n’e.xiste aucun encombrement. Et môme on pourrait presque dire (ju’il existe une pathologie nosocomiale. Il n est guère, en elVet, de praticiens <pii n’ait été Irappe par la dilîerence, soit des maladies, soit seulement de leur marche qui se remarque chez les malades des clientèles privées, comparativement aux observations clini([ues de nos grands hôpitaux. Mais il est un pointdela plushaute iiuportance sur lequel nous voudrions pouvoir appeler 1 attention éclairée du conseil supérieur de l’administration. Nous voulons parler de la contagion. En Angleterre il existe un hôpital spécial consacré exclusivement aux varioleux. N est-il pas déplorable que dans aucun de nos établissements hospitaliers, il n’existe encore

de mesures prophylactiques contre cet agent redoutable ? S est-on jamais rendu compte, en France, du nondjre des victimes que la contagion fait chaque année dans nos hôpitaux? Les contagions qui s’exercent à distance réclament, avant tout, l’isolement et la séquestration des malades. Entre tous les hôpitaux de Paris, il en est un qui , par-dessus tous , est décimé sans cesse par les maladies contagieuses, c’est celui des Enfants malades.

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Paris, 1789. — Observations sur les hôpitaux, par Cabanis; in-8. Paris, 1790.

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iK^rii'AUx i:t iiosrici:s.

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IIÜIU'IS.

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lIOKLOGEKS. — Les horlogers sont exposés, surtout lorsqu’ils Iravailleut longtemps à la lumière artilicielle, à contracter (les alîeclious oculaires variées. L’usage du gaz hydrogène carboné, comme moyeu d’éclairage, peut assez rapidement causer un allaiblissemeut graduel de la vue, ou même des amauroses plus ou moins complètes. Plus fréijuemmeut ou rencontre chez ces ouvriers des myopies acquises à cause de l’usage fréquent qu’ils (ont de verres grossissants et aussi à cause de la petitesse des objets qu’ils manient sans cesse. Eu dehors de ces maladies qui, généralement, ne se développent guère qu’après des travaux trop longtemps prolongés, la profession d’horloger ne paraît pas exercer sur la santé d’autre influence que les autres occupations sédentaires, mais elle imprime aux mains de certains ouvriers des traces presque caractéristiques. Ainsi, ceux qui sont employés aux réparations, dites rhabillages des montres, ont l’ijngle du pouce de la main droite considérablement épaissi et comme écaillé par suite de la manière dont ils ouvrent les boîtes de la montre. De plus, l’ongle du pouce et celui de l’index de la main gauche présentent, au point où leurs bords se correspondent en se rapprochant pour maintenir les jiièces très dcdicates que l’ouvrier veut ajuster, une usure et presque une destruction complètes produites par le frottement ré[)été de la lime.

iiOL'ililiE. — Voy. CnARBOx, Combustible.

llElliF.S. — On distingue les huiles en deux classes principales sous les noms d’huiles iixes et d’huiles viVialiles.

Les ])rernières étant soumises à la chaleur fournissent des produits volatils, mais par suite d’une altération dans leur constitution; tandis que les huiles volatiles se volatilisent en entier sans

altération.

A. Les huiles fixes ou huiles grasses sont des produits naturels qui se rencontrent le plus ordinairement dans les cellules des

HUILES

senuMicos ot dos rniits d’mi grand iiond)ro do végétaux, d’où on les extrait par expression, et dans (pielques |)arties de certains poissons, d’où on les retire aussi par expression et par liquélaction.

Elles sont li(|uides ou solides, eoin|)Osées, en général, d’o/emc et (\n stéarine ou iXamargarine. Leur odeur est généralement nulle, leur saveur douce, leur couleur très variable. Elles sont plus légères que l’eau. A une basse température elles sesolidiüent plus ou moins complètement. Les huiles sont insolubles dans l’eau, et fort peu dans l’alcool (excepté les huiles de ricin et de croton tiglium), très solubles dans Fétlier. Elles sont très dilatables par la chaleur, et dans la vente de ces liquides à la mesure, il est important de remaripier qu’en été, la mesure d’huile qui devrait contenir 500 grammes n’en renferme réellement que Zi28. Exposées à l’air, les huiles absorbent son oxygène et rancissent. Cette absorption, lente d’abord, se fait ensuite avec une grande rapidité; et si l’huile est en quantité considérable et qu’elle présente une surface étendue, il peut arriver que la chaleur produite soit assez forte pour déterminer l’inflammation de l’huile. On sait, en effet, que de nombreux incendies ont été causés par l’inflammation spontanée de chanvres, de laines, de cotons imprégnés d’huile.

Les huiles grasses se mêlent généralement en toutes proportions avec les essences, elles dissolvent les matières résineuses, le camphre, le soufre, etc.

On les divise en deux grandes classes ; i“ Les huiles grasses siccatives ou qui sèchent à l’air, en se recouvrant d’une couche transparente, jaune, flexible et se solidifient comne certains vernis. Telles sont les huiles de lin, ^œillette, de chènevis et de ricin, etc. 2» Les huiles grasses non sicccalives ou qui ne sèchent pas à l’air, (jLii deviennent moins combustibles, et enün rancissent sans se solidilier. Telles sont les huiles d’olives, de colza, d'amandes douces, etc.

Les huiles ont des applications nombreuses et variées dans l’économie domestique, les arts et la pharmacie. A Paris seulement, on consomme annuellement environ plus de 100,000 hectolitres d’huiles de toute espèce.

Les huiles animales servent presque exclusivement au corroyage des cuirs. On doit conserver les huiles dans des vases en poterie ou des réservoirs en pierre, placés dans des lieux frais, à 1 abri

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des oouraïUs de l’air, sous peine d altération proionde et assez rapide. En outre, ces liipiides peuvent être altérés par la présence de substances métalliques, telles que le cuivre et Xa plomb, provenant des vases où iis auraient séjourné. Pour en reconnaitre la présence, on agite pendant (juebpie temps l huile avec deux fois son poids d’acide nitrique, on sépare ensuite l’acide et on verse de l’ammoniarpie ; s’il y a du cuivre, il se développera une belle couleur bleue; la lif[ueur acide neutralisée par la potasse, donnera, si elle renferme du plomb, un précipité blanc avec la potasse, le sulfate de soude; un précipité brun noirâtre avec l’hydrogène sulfuré; un précipité jaune avec l’iodure de potassium et le cbromate de potasse.

La fabrication de toutes les huiles de graine repose sur le même procédé ; écraser la graine, la presser une première fois afin d’en retirer l’huile la plus pure, dite huile vierge, huile de froissage, huile de fleur; l’écraser de nouveau, la chaullèr, la presser une seconde fois pour en extraire complètement l’huile; cette dernière moins pure, porte le nom d’huile de 7'ebut ou de refait. Tous les procédés employés arrivent à ce résultat, et, chose remarquable, quelque grossiers qu’ils soient, ils donnent tous à peu près les mêmes ([uantités de produits. Si puissant que puisseêtre le moyen de pression employé, il est impossible de séparer instantanément toute l’huile de ses enveloppes solides. Il faut pour qu’elle coule un temps assez long. Les huiles sont encore soumises à une opération qui a pour but de détruire une matière mucilagineuse et mie substance colorante qui forment des champignons sur la mèche, s’opposent à l’ascension de l’huile par la capillarité, et développent une fumée et une odeur désagréables. Ce travail s’appelle Vépuralion, il consiste à battre fortement l’huile avec de l’acide sulfurique à 6(3 degrés, à l’agiter avec de l’eau, à la laisser reposer pendant quelques jours , à décanter et à fdtrer.

Les huiles sont l’objet souvent de falsifications nombreuses qui consistent à les mêler, soit avec d’autres huiles inférieures en qualité, soit avec des graisses ou des huiles animales. Pour reconnaître ces sophistications, il existe divers procédés qu’il serait beaucoup trop long de passer ici en revue; nous nous bornerons à en citer un seul.

L odeur exhalée par une huile, lorsqu’on l’expose, dans une petite capsule, à la llamrne d’une lampe à alcool, peut servir de guide pour des expériences ultérieures; on agit comparativement

l^iO nuiLKs^.

nv(T la m(imc ospéco d’huile n'coniuie pure. I/acide oléi(jue du commerce serait décelé j)ar la ])ropriélé (pj’il possède de rougir le papier de tournesol, sur lecpiel les autres huiles n’ont pas d’action. On met ensuite à prolit les diverses colorations et le temps plus ou moins long cpie certaines huiles mettent à se solidilier sous l’inlluencc de l’acide hyponitrique , ainsi (pje M, Félix lioudet l’a montré en 1832. Le tableau suivant indicpie ces diverses colorations et les temps nécessaires à la solidification de plusieurs liuiles.

HUILES

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