‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubritéChapitre 23 sur 58 · partie tiraillée soulfre , s’irrite et s engorge · texte numérisé non relu

partie tiraillée soulfre , s’irrite et s engorge

La direction vicieuse des orteils et leur chevauchement ne motivent 1 exemption que s’il en résulte une gène dans la marche.

Dans un autre cas , la première phalange de l’un des orteils, et c’est ordinairement celle du troisième , se redresse peu à peu de manière à former, avec l’os du métatarse qui la soutient, un angle obtus qui se rapproche plus ou moins de l’angle droit ; et en même temps la deuxième et la troisième s’inclinent clans une flexion plus ou moins marquée, de sorte que l’extrémité de l’orteil, dirigée en bas’ appuie sur le sol dans la station et la progression. L’orteil se trouve ainsi comprimé entre l’empeigne du soulier, qui agit sur l’angle aigu formé par la réunion de la première phalange avec la seconde , et la semelle qui soutient le bout de l’orteil. La pression que ces parties éprouvent cause une douleur plus ou moins vive; la peau s’enflamme, rougit, souvent même s’ulcère sur l’angle saillant ; la progression devient pénible. Les personnes chez lesquelles cette difl'ormilé est très prononcée sont tout à fait incapables de soutenir une longue marche surtout lorsque la troisième phalange se fléchit sur la seconde à un tel deuM-é que l’orteil, au lieu d’appuyer sur son extrémité charnue {orteil en marteav) , poi lc sur l’ongle même ; ce qui s’appelle marcher sur l’ougle.

UYGIÈNK militaiiu;.

L’oiigle incanu* molive l’oxcmplion ; pour l’iiütimie incorpore*, il faut avaul tout tenter Ja guOrison.

IXKIRMITKSQL’I KXEMPTKiNT J)U SERVICE DE I,A GARDE NATIONALE. — I. Système cutané. Dartres eUeiulucs , invétérées; teigne; lèpre et élépliantiasis ; ulcères anciens, rebelles; tumeurs diverses (loupes, kystes) ne permettant pas lacoinïire ou le port de réquipement militaire; cicatrices adhérentes ou brides gênant les mouvements des membres ou du tronc.

II. Appareil de la vision. Inerte de run des deux yeux ou alFaiblissement prononcé de la vision, quelle qu’en soit la cause (opacité et slaphylôme de la cornée, atrésie ou occlusion de la pupille, cataracte, amaurose ou goutte sereine, atrophie cl désorganisation des yeux) ; perte de l’œil droit ou alTaiblissement très prononcé de la faculté visuelle de ce côté; ophthalmies chroniques, constitutionnelles, avec altération des tissus, alîectant les deux yeux ou un seul ; myopie très prononcée; héméralopie; nyclalopie; blépharite chronique, ou inllamination ancienne des paupières, avec altération des bords ciliaires; perte des cils et gène de la vision; renversement des paupières avec larmoiement continuel; lislule lacrymale ancienne et compliquée.

III. Appareil de l'audition. Surdité ou alfaiblissement considérable de l’ouïe ; otite chronique avec suppuration et perforation de la membrane du tympan.

IV. Appareil de l olfaction. Perte totale du nez; ozène ou ulcère des cavités nasales, ou punaisie très prononcée.

V. Appareil du goût et de la mastication. Perte de substance et dilformité de 1 une ou de 1 autre mâchoire gênant notablement leurs fonctions; état scorbutique et ulcérations invétérées des gencives ; haleine très notablement fétide ; écoulement involontaire de la salive par perte de substance aux lèvres ou fistules salivaires; perte de toutes ou de la plus grande partie des dents, rendant impossible l’u.sage des aliments ordinaires.

Vf. Appareil de la voix et de la parole. Bégaiement très prononcé ; aphonie permanente; mutité.

Vif. Région du cou. Goitre considérable gênant la respiration; tumeur volumineuse et ulcères étendus de nature scrofuleuse.

^ III. Appareil de la respiration. Conformation vicieuse de la poitrine ou du rachis, gênant la respiration ou ne permettant pas l’usage de l’équipement militaire; asthme; hémoptysie habituelle ou périodique; diminution notable de la respiration par une aiïection organique permanente; phthisie pulmonaire.

IX. Appareil de la circulation. Maladies organiques du cœur et des gros vaisseaux; varices volumineuses et multipliées.

X. Appareil de la digestion. Hernies irréductibles, ou ne pouvant être contenues que diflicilement ou incomplètement; tumeurs et engorgements pronon- ^s des viscères abdominaux ; ascite ; anus anormal; incontinence des matières lécales ; chute habituelle et altération organique du rectum et de l’anus; hémorrlioides volumineuses, compliquées, persistantes.

X\. Appareü urinaire. Gravelle constatée, abondante, ancienne, invétérée • cataiihe vtsical ancien et rebelle ; hématurie (pissement de sang) ; lésions organiques constatées de la prostate et de l’urètre ; fistules urinaires ; incontinence d’urine. , , ® génération. Engorgement chronique, sarcocèle ou cancer

U testicule ; varicocèle très volumineux ou varices très considérables du cordon testiculaire; hydrocèle très volumineuse.

llYGlENIi: MII.ITAIRE.

XIII. Siistèmr, nerveux, (’ongeslioiis a! ré h raies répélécs, üjaiil leur cause dans des lésions dn crAnc, une conforinalion on ime disposition conslitulionnelle spéciale, un étal apoplectique antérieur; épilepsie; convulsions générales ou partielles ; ireniblcincnl habituel de tout le corps on d’un membre ; paralysie d’une ou de plusieurs parties du corps; névralgies anciennes rebelles: aliénation mentale ou folie, quel qu’en soit le caractère; imbécillité : idiotie; crétinisme.

XIV. Système osseux et articulaire, llachitisme; altérations organiques des os (ostéosarcome, spina-ventosa, exostose); carie et nécrose étendues ou profondes devant laisser après la guérison des incapacités dans les fonctions ; tumeurs blanches; corps étrangers articulaires; goutte ancienne invétérée; ankylosé, même incomplète, lorsqu’elle limite considérablement les mouvements ou les rend difllcilcs; rétraction des doigts.

XV. Membres. Perte d’un membre ; perle du pouce, de l’index ou de deux doigts de l’une ou de l’autre main ; perte irrémédiable du mouvement de ces parties; perte d’une des phalanges de l’indicateur de la main droite; ankylosé des articulations phalangiennes de ce doigt; perte du gros orteil ou de plusieurs orteils; dilformités congéniales ou accidentelles des membres, capables de rendre la marche ou le maniement des armes diflkiles; sueur infecte des pieds ; amaigrissement, suite de douleurs rhumatismales anciennes; atrophie et rétraction des membres, qu’elle qu’en soit la cause; claudication permanente, quelle qu’en soit l’origine.

XVI. Im'perfections yénérales. Jnsuflisance de taille ; faiblesse de complcxion ; cachexies ou altérations anciennes et profondes de la constitution par cause scorbutique, syphilitique, tuberculeuse ou scrofuleuse ; obésité excessive.

Nomenclature des infirmités, maladies et blessures qui donnent droit A la pension de retraite (Instruction ministérielle du 13 avril 18Z|1). Les cicatrices profondes et adhérentes , suite de perte de substance commune au cuir chevelu et aux os du crâne. (5' ou 6' classe, si elles coïncident ou non avec des accidents cérébraux.)

Les pertes de substance intéressant les os du crâne dans toute leur épaisseur, telles que celles qui résultent de l’application d’une ou plusieurs couronnes de trépan nécessitée par des fractures avec esquilles, des épanchements, ou 1 introduction de corps étrangers à travers les parois osseuses. (5* classe.)

Les brûlures à la face suivies de cicatrices bridées et dilTormes qui ont changé les rapports des organes et altéré plus ou moins leurs fonctions. (5 ou 6 classe, suivant la gravité.)

L’hémiplégie produite par une cause vulnérante ou une attaque d’apoplexie. (4* classe.)

La paraplégie avec ou sans paralysie concomitante de la vessie ou du rectum, suite d’une chute sur les reins ou sur le siège, ou d’une lésion commune au corps des vertèbres et à la moelle épinière. (Zf classe.)

La paraplégie suite d’une myélite ou autre altération du système nerveux rachidien. (Zi® classe.)

L’épilepsie, la chorée, la manie ou autres altérations des fonctions cérébrales occasionnées par des coups, des chutes sur la tète ou de fortes commotions du système nerveux. (5® ou 6' classe, selon la gravité.)

La névralgie faciale (tic douloureux) de cause traumatique (6* classe.)

nYGIENK MILITAHIE.

La perforation de la voilie palatine avec ou sans destruction simultanée du voile du palais, d’où résulte une altération notable de la déglutition et de la parole ou de la voix. (5* ou 6' classe, selon la gravité.)

La diflormité irrémédiable de runc ou l’autre mâchoire, par suite de perte de substance, de nécrose ou de quelque autre lésion capable d’cmpécber la mastication et de nuire au libre exercice de la parole. (5* classe, quand la déglutition est tellement gênée et qu’il faut des aliments particuliers, ou que la parole est à peine intelligible; 6' classe, hors ce degré de gravité.)

Les fistules salivaires , de cause traumatique , reconnues incurables. (6' classe.)

La désorganisation du globe de l’œil, primitive ou consécutive ù la perte de la vision, de l’un onde l’autre côté. (5® classe.)

L’affaiblissement graduel de la vision, résultant d’amaurose ou de cataracte simple ou double, bien et dûment constatée. (6® classe.)

L’ophthalmie chronique, avec ulcération au bord libre des paupières, taie sur la cornée, staphylôme de cette membrane, de la sclérotique ou de l’iris, endémique aux pays chauds {hors d’Europe. (6® classe.)

Les maladies des voies lacrymales. (6* classe.)

La perte du pavillon de l’oreille ou l’oblitération de l’un des conduits auditifs, ou encore, la perforation du tympan coïncidant avec une surdité complète de l’une des oreilles. (6® classe.)

La surdité complète des deux oreilles, avec rupture des deux tympans ou carie des osselets de l’ouïe. (5® classe.)

La perle totale du nez; la dilformité accidentelle du nez , susceptible de gêner considérablement la respiration ou la prononciation. (6* classe.)

Les maladies du sinus maxillaire. (6® classe.)

Les fistules en un point quelconque du conduit aérien, reconnues incurable.s, avec perte de la voix et dépérissement. (5® ou 6* classe, selon la gravité.)

La phthisie laryngée ou pulmonaire, indépendante de toute prédisposition constitutionnelle. (5® classe.)

L’hémoptysie, idem. (5® classe.)

L’anévrisme du cœur ou de l’aorte, résultant d’un choc direct ou d’un grand ébranlement exercé sur les parois de la poitrine. (5* classe.)

La carie des côtes ou du sternum. (6® classe.)

Les lé.sions organiques de l’estomac bien caractérisées. (5* classe, quand il y a dépérissement très prononcé; 6* classe, hors de ce degré de gravité.)

L’engorgement chronique du foie (hépatite chronique) avec augmentation notable du volume de cet organe, déterminé par l’influence des climats chauds {hors d’Europe). (5® ou G* classe, selon la gravité.)

L’engorgement de la rate (hypertrophie), avec trouble dans les fonctions digestives et dépérissement progressif, dépendant de fièvres rebelles, telles que fièvres contractées en Afrique ou aux colonies. (5® ou G* classe, selon la gravité.)

L’hydropisie symptomatique d’une maladie organique de quelqu’un des viscères abdominaux, ou l’hydrolhorax, contractés dans les conditions déterminées par les paragraphes précédents. (G® classe.)

Le flux de sang hémorrhoïdal considérable, provenant des influences tropicales, avec malaise habituel, faiblesse et dépérissement notable, contre lesquels les moyens curatifs sont restés ineflicace.s. (G® clas.se.)

UYGIUNE MILITAIUE.

Les rélrécissements incurables du recliim ou de son orifice , avec gi^ne dans la dOfO-cation, par suUc de blessures à la marge de l’anus. (G* classe.)

L’anus contre nalure. (5® classe.)

La hernie ventrale (Gventration). (5® ou G' classe, selon la gravité.)

Les hernies inguinales ou crurales, simples ou doubles, irréductibles ou ne pouvant être contenues sans danger, en raison du volume qu’elles ont accquis ou des adhérences qu’elles ont contractées (5® classe, quand elles proviennent manifestement d’accidents de guerre.)

Les varices multipliées et volumineuses aux membres inférieurs, quand elles se sont ouvertes à plusieurs reprises (6' classe.)

La pierre, lorsqu’elle reconnaît pour cause un corps étranger introduit dans la vessie par un coup de feu. (5® classe.)

L’incontinence ou la rétention d’urine, ayant pour cause des lésions physiques à la vessie ou au canal de l’urètre. (5® ou 6' classe, selon la gravité.) L’hématurie ou pissement de sang, habituelle ou fréquente. (6® classe.)

La perte totale des organes sexuels, ou du pénis et des testicules isolément, par suite de blessures. (5® ou 6' classe, selon la gravité.)

L’hydrosarcocèle occasionnée par une cause vulnérante. (5® classe.) L’hydrocèle ancienne, volumineuse, surtout chez les sujets avancés en âge, résultant de la même cause. (6® classe.)

Les affections herpétiques invétérées, telles que les différentes espèces de lèpres des pays chauds, contractées hors d’Europe. (G® classe.)

L’arthrite rhumatismale chronique avec gonflement des articulations, neutralisation des forces musculaires. (G® classe.)

Les déviations de la colonne vertébrale avec gêne plus ou moins prononcée dans les mouvements du tronc, provenant d’un changement de rapport des vertèbres entre elles. (5® ou 6® classe, selon la gravité.)

La luxation devenue irréductible, ou l’ankylose complète de l’articulaüon

scapulo-humérale. (5® classe.)

La paralysie de l’un des membres supérieurs , consécutive à des efforts de réduction plus ou moins heureux ou bien dirigés. (5* classe.)

La luxation devenue irréductible, ou l’ankylose complète de 1 ai ticulation huméro-cubitale avec extension (5® classe) ou flexion permanente (6® classe) de l’avant-bras sur le bras. (5® ou G® classe, selon le cas.)

La luxation devenue irréductible, ou l’ankylose complète de 1 articulation coxo-

fémorale. (5® classe.)

La luxation devenue irréductible, ou l’ankylose complète du genou avec flexion (5® classe), ou extension permanente (G® classe) de la jambe sur la cuisse. (5 ou 6® classe, selon le cas.)

Les luxations consécutives, dites spontanées, du fémur. (5® classe.)

L’ankylose complète ou incomplète du pied avec ou sans changement de rapports des os qui forment cette articulation. (5® ou 6® classe, selon la gravité.) Les fractures compliquées des membres supérieurs, vicieusement consolidées.

(0* clûssc )

Les fausses articulations en un point quelconque de la continuité des membres fracturés. (5<^ classe.)

La perte du pouce avec ou sans déduction simultanée du premier os du me tacarpe. (5* ou 6* classe, selon le cas.)

IIYUIENE MILITAIRE.

La ppiTP. de deux doigts de la main ou du pied, avec gène dans les mouvements des autres doigts. (G' classe.)

La flexion ou rextension permanente de plusieurs doigts (G* classe) et de tous les doigts (5* classe). (5' ou G' classe, selon le cas.)

La perle totale des orteils par suite de congélation ou d’écrasement, ou de quelque cause que ce soit, se rattachant au service. (5® classe.)

La rétraction des membresproduite par des cicatrices adhérentes et profondes.

{6' classe.)

L’atrophie incomplèle d’un membre. (G' classe.)

Les pertes de substance, suite de plaie par arrachement qui n ont pas seulement changé la forme, mais détruit l’organisation des parties. (5' ou G® classe, selon la gravité.)

Les caries profondes provoquées et entretenues par la présence d un projectile ou d’un corps étranger qu’il aurait chassé devant lui. (5® classe.)

Les abcès, par congestion, quel qu'en soit le siège, ayant pour cause une maladie des os. (5® classe.)

Les anévrismes affectant les artères principales des membres supérieurs ou inférieurs. (5' classe.)

Dans rappréciation de l’aptiUide au service iniliLaire, une des notions les plus indispensaLles au magistrat ainsi tpi’au médecin consiste sans contredit dans la connaissance précise des fatigues de toute nature qui pèsent stir la vie du soldat.

Nous empruntons à M. Michel Lévy {Traité d’hyyiêne publique et privée) quelques détails sur les exigences du service militaire.

En temps de paix, exercices de recrues et de garnison, le soldat y est appelé de grand matin en été à jeun et subit la fatigue et une monotonie d’attitudes trop prolongées au soleil, au vent et à la poussière. Ces exercices deviennent souvent pénibles dans leur fréquence et leur durée aux approches des revues, des inspections générales, marches et promenades militaires, parades, évolutions et combats simulés, gymnastique, gardes, factions, piquets et patrouilles qui l’exposent aux intempéries nocturne^. D’ajirès un discours du maréchal Soult, à la chambre des députés (18/i2), la moyenne des nuits de garde pour le soldat, en France, est de deux sur cinq. Nous passons sous silence une foule de corvées accessoires; les migrations de garnison se répètent à d’assez courts intervalles potir la troupe de ligne et multiplient pour elle, avec les fatigues d’un voyage à pied, le danger des changements de climat. En temps de guerre, le soldat franchit de grandes distances, passe dans les climats lointains, s’embarque pour des traversées j)lus ou moins longues sur des vaisseaux presque toujours encombrés; exécute des marches forcées; combat le jour, bivaque

llYfilIiNK MIUTAlllE.

In nuit, cainpt* sons In l(Mit<'. on dans des Iniraqiies qui l’al)ritenl impnrlaileinenl conli’c la pluie, le IVoid, la elialeur; endure la faiin et la soil; subit dans les ainbulanees ou dans les hôpitaux teinj)0raires l’inlluence délétère de rencondjrenient. Quel est le résultat

de cet ensemble de causes? Nous omettons les mortalités excej)lionnelles de la guerre. Chez les civils de vingt à trente ans, la proporlion annuelle des décès est de 1,25 sur lüO ; or, M. Ilenoiston de Cluiteauneuf a trouvé qu’elle est, pour l’armée, de 2,25; d’après les documents olbciels, elle s’est même élevée, en 1825, à 2,72. Ces chiffres sont d’autant plus disproportionnés qu’ils sont fournis par des hommes choisis et à la fleur de l’àge; ils ne s’expliquent point par un surcroît de mortalité résultant des duels, des suicides, de la nostalgie, de la syphilis et des excès du célibat, ces influences ne sont que secondaires. La mortalité de l'armée reconnaît deux causes principales : les brusques mutations de climat et les fatigues qu’amènent à leur suite les exercices journaliers, les manœuvres, les parades, les veilles fréquentes, etc., c’est-à-dire une dépense de forces qui excède la mesure de la constitution et celle de la réparation alimentaire. Nous retrouvons ici l’action si énergique du degré d’aisance, et cela est si vrai, que la mortalité se règle en quelque sorte sur le tarif de la solde ; elle est moindre pour le sous-officier que pour le soldat, pour l’ofticier que pour le sous-officier. En Angleterre, la mortalité de toute l’armée est évalué à 17 sur 1000 et à 12 pour les officiers. En France elle est de 19 pour l’armée et de 10,8 pour les officiers, de 22,3 pour les soldats seuls. La transplantation dans les climats diflérents et la guerre augmentent le nombre des décès : Ainsi les troupes françaises aux Antilles ont perdu 75 sur 1000, en Algérie 70, en Égypte 69. Dans la guerre d’Espagne, les maladies seules ont enlevé aux oflîciers anglais 37 et aux soldats de cette nation 119 sur 1000.

Nous allons montrer, par les documents suivants, l’emploi que reçoit la modique somme aflectée à l’entretien du soldat, et quels étonnants résultats peut atteindi-e nue administration vigilante, économe et consciencieuse.

Nous prendrons pour exemple de cette intelligente gestion le plus modeste, dans sa dépense, de ces généreux enfants que la loi charge, pendant les se|)t plus belles années de leur vie , d’assurer rindépendancc de la France, la paix de la cité et la sécurité des campagnes, sans autre mobile que la conscience du devoir,

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