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ARRÊTÉ

Le ministre au département de l’instruction publique et des cultes :

Vu le rapport de la commission spéciale chargée d’apprécier le régime alimentaire des trois lycées à pensionnat de Paris :

Vu les observations présentées par les inspecteurs généraux de l’enseignement secondaire à la suite de leur dernière inspection dans les lycées des départements ;

Considérant qu’un travail intellectuel journalier peut devenir chez les enfants la cause d’un état de langueur ou d’épuisement , si le corps n’est soutenu par une alimentation suûisamment réparatrice ;

Considérant que, si d’importantes améliorations ont déjà été introduites dans le régime alimentaire des lycées , il est permis d’en espérer de nouvelles par la généralisation de certaines pratiques dont l’utilité a été reconnue;

Considérant que des prescriptions réglementaires seraient inefficaces , si un contrôle sérieux n’assurait pas aux élèves des lycées les avantages que l’autorité supérieure entend leur accorder.

Arrête :

Article 1". Le poids de la viande cuite, désossée et parée, délivrée à chaque élève , est réglé ainsi qu’il suit :

Pour les grands, 70 grammes par tête et par repas;

Pour les moyens , üO grammes ;

Pour les petits, 50 grammes.

Lorsque le repas se composera de deux plats de viande, les deux parts réunies devront peser un tiers en sus du poids ci-dessus fixé.

Les parts des maîtres nourris dans l’établissement seront de 100 grammes par tête et par repas.

Quelques minutes avant l’heure des repas , tantôt le matin , tantôt le. soir, et sans que ces vérifications aient jamais lieu à jour fixe , l’économe, le proviseur

machines a vai'Ecr.

ou son dL‘l(5giR‘, forom nicitre on leur prcJsciicc dans une balance le conlenud’un plat destiné a une table de grands, de moyens ou de petits élèves; ils diviseront le poids obtenu par 10, 8 ou (>, suivant le nombre d'élèves admis à la table, (!t s assureront ainsi que cette moyenne est égale au poids réglementaire.

Les mêmes vérifications seront faites fréquemment par le recteur ou par un membre délégué du conseil académique.

Le vin, suivant sa force, entre j)our un quart ou pour un tiers dans la composition de la boisson donnée aux élèves.

Art. 2. Au commencement de cbaque semaine, le menu des repas présenté par 1 économe , approuvé par le médecin , est arrêté par le proviseur, qui se conformera aux règles suivantes:

Le repas du matin se composera , non pas seulement pour les plus jeunes enfants, mais pour tous les élèves indistinctement, en hiver d’une soupe ou d’un potage, et en été d’une tasse de lait ou de quelques fruits avec une ration de pain convenable.

Le bœuf bouilli ne figurera dans le menu du dîner que trois fois par semaine au plus, et, ces jours-là, les élèves auront un second plat de viande.

Lorsque le menu du dîner ne se composera que d’un plat de viande, cette viande sera rôtie ou grillée.

Les jours gras, un plat de viande sera toujours .servi au souper.

Les jours maigres, aux légumes aqueux, aux confitures et fruits secs, etc., on substituera, comme second plat, des mets plus substantiels consistant en poissons, œufs, farineux, etc.

La durée du dîner est d’une demi-heure ; celle du souper de vingt minutes au moins.

Art. 3. Les maîtres nourris dans l’établissement sont servis en même temps que les élèves et dans les mêmes salles.

Les agents et domestiques prennent leurs repas après les élèves, et autant que possible dans une salle commune.

Tant que les élèves n’ont pas été servis , tout prélèvement à un titre quelconque sur les aliments préparés pour cbaque repas est formellement interdit.

Art. h. Les recteurs des académies et les proviseurs des lycées sont chargés, chacun en ce c[ui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.

Paris, le 1" septembre 1853. H. Fortoul.

Bibliographie. — Hygiène des collèges, par Pavet de Courleil. Paris, 1827, in-8. — Hygiène des collèges, par Pointe. Paris , 1846, in-12. — Traité de salubrité dans les grandes villes, par MM. les docteurs J.-B. MoiUfalcon et A. P. -J. de Poliiiière, membres du conseil de salubrité du Rhône.

ITIACHBIVF.S A VAl*KtlR. — La première macliine à vapeur qui paraisse avoir foriclionné on France fut celle destinée , en 17Zi9, à répuisenienl des eaux dans les mines de Leltry (Calvados). Elle ne fut remplacée (ju’en 1799; si nous y ajoutons les pompes à feu de (diaillot et du Cros-Caillou , étahlies en 1782 pour la distribution des eaux dans Paris , nous Irouverons que ces ma-

MACHINES A VAPEUR. 3^''

chines furent à peu près les seules (jui existassent en France à la fin du siècle dernier.

Jusqu’en 1816, l’usage des appareils à vapeur fit ])eu de progrès; mais à partir de cette époque, leur nombre s’accrut d’une manière sensible, à ce point quel on en comptait en 1820 eriyiion 130, tant macbines que chaudières. Il en existe aujourd hui plus de l\,000 : dans ce nombre ne sont pas compris les bateaux à vapeur et les locomotives des chemins de fer.

La plus forte de ces macbines est celle des forges d Imphy (Nièvre), elle est de 4 05 chevaux et sert au martelage et au laminage du fer et du cuivre. Les départements dans lesquels on emploie le plus grand nombre de ces appareils sont ceux du Nord, de la Seine, du Gard, de la Seine-Inférieure, de la Loire, du Rhône, de l’Hérault , de l’Aisne, de la Drôme, de la Somme et de l’Ardèche.

Dès 1810, le gouvernement avait senti la nécessité de soumettre l’usage des macbines à vapeur à des règlements propres à préserver lesliabi tâtions environnantes de l’incommodité et des dangers que présentaient ces appareils. Le décret du 1 5 octobre 1 810 les rangea indistinctement dans la seconde classe, sous le nom de pompes à feu; l’ordonnance réglementaire du Ih janvier 1815 fit une distinction, en mettant dans la première classe celles qui ne brûlaient pas leur fumée, et dans la troisième celles qui brûlaient leur fumée. Les macbines à vapeur, ayant servi dans le principe à l’élévation des eaux, furent désignées sous le nom de pompes à feu, de même que , ayant remplacé des manèges qui servaient à cet usage, on exprima leur force, et on le fait encore aujourd’hui, par le nombre de chevaux attelés au travail desquels l’action de ces machines est équivalente.

Nous devons nous abstenir d’entrer dans des détails circonstanciés sur le mode d’action de la vapeur, ainsi que sur la construction des diverses macbines qui sont employées, et nous borner à faire remarquer que le mouvement est en général ti-ansmis par l’intermédiaire d’un piston sur chacune des faces duquel la vapeur provenant du générateur vient successivement agir avec une pression prépondérante. Dans les anciennes macbines à double effet, de Watt, aux(pielles s’applique en réalité la dénomination de machines a basse pression, cette action prépondérante s’obtient par la condensation de la vapeur obtenue ])ar sa communication avec un réservoir isolé d’eau froide, de telle sorte (jue lorsque, par suite de 1 arrivée de la va|)cur, une des faces du piston es(

MACniNES A VAPEUR.

soiiniisu il imo |)ression (renviron une ulrnosphèni un tiers, la lace opposée n’csl retenue que ])ar la faible pression correspondante au vide aililiciel produit (pii, dans le cas d uik; bonne condensation , n’excède pas un dixième d’atinosplière.

Dans la maebine à haute pression, la vapeur arrive dans le cylindre sous des pressions de tiois , (juatre, six et môme huit atmosphères. Que rune des faces soit soumise à cette force et que l autre se ti'ouve alors en contact avec l’atrnosplière , celle-ci ne sera plus pressée (jue par la tension atmosphérique, et le mouvement s’établira comme dans le (*as pr(^cédent. La communication de chacune des laces du piston, soit avec la chaudière, soit avec le condenseur ou l’atmosphère extérieure, est successivement établie et interceptée au moyen de tiroirs ou de soupapes que met en mouvement le piston lui-même : des pompes spéciales, également mues par la machine même; sont chargées de fournir à la chaudière l’eau d’alimentation qui lui est nécessaire , et elles débarrassentle condenseur de l’eau et de l’air qui s’y accumulent pendant la durée de chaque oscillation.

Quant à la transmission du mouvement du piston et au changement de ce mouvment rectiligne en mouvement circulaire, on les obtient facilement par l’intermédiaire d’une simple bielle, et maintes fois encore d’une manière tout à fait directe, comme, par exemple, dans les machines à cylindre oscillant. Il peut arriver qu’on se serve de balancier dont le mouvement angulaire se raccorde avec le mouvement rectiligne du piston par le moyen de parallélogrammes articulés : c’est alors une tige , pleine à l’autre extrémité du balancier, qui communique le mouvement de rotation aux manivelles de l’arbre moteur.

On régularise enfin , au besoin , le travail de la machine par l’emploi d’appareils à force centrifuge et de grandes roues dites volants, dont l’action croît en proportion de leur masse et surtout en proportion de leur vitesse. Les chaudières dans lesquelles se produit la vapeur, et (|ui sont en réalité la partie essentielle des machines, ont des formes très variées. Le célèbre auteur des idées principales qui constituent la machine à vapeur les faisait à faces planes en forme de tombeaux, et par des retours de flammes très bien ménagées dans l’intérieur delà maçonnerie, il utilisait une très forte proportion de la chaleur qui est développée dans le foyer. Celte disposition à faces planes ne convient que pour les appareils à basse pression ; lorsqu’on veut produire de la vapeur »à

MACHINES A VAPEUll.

î luuile pression , il esl nécessaire d’employer des clunidicres cylinti driques d’une épaisseur d’aulanl plus forte que le diamètre seia t plus considérable et la pression plus grande.

Il arrive souvent qu’il est fort avantageux d avoir sous un faible volume de grandes surfaces de cbaulïe ; on obtient alors le but désiré par la disposition de loyers établis a 1 intérieur et de tubes dans les(iuels passe la flamme on qui sont remplis par l’eau.

Quelle que soit la forme de la chaudière qu’on adopte, il importe d’apporter une attention toute spéciale a la construction du fourneau , ainsi qu’à l’alimentation du feu , et de prévenir , en les enveloppant de corps mauvais conducteurs , toute perte de chaleur des chaudières, du cylindre et des tuyaux dans lesquels circule la vapeur active. Les précautions les plus minutieuses sont prises à cet égard dans les usines bien administrées, et l’on réalise ainsi une grande économie dans la consommation du combustible.

La pression que doit supporter une chaudière quelconque est réglée au préalable; les ordonnances ne permettent d’autoriser la mise en activité qu’après qu’elle a été soumise , par la pompe à pression, à un eflbrt triple si la chaudière a été construite en tôle ou en cuivre, et quintuple si l’on s’est servi de fonte. Cette pression, exercée sur les parois de la chaudière, n’est autre que la tension de la vapeur produite à l’intérieur et diminuée de la pression atmosphérique; les soupapes et la chaudière doivent être chargées de poids qui leur correspondent. D’après les ordonnances, il est nécessaire que chaque chaudière soit pourvue de deux soupapes semblables dont les diamètres sont calculés en raison de l’étendue de la surface de chauffe ou de la puissance de vaporisation des générateurs. Que la tension extérieure vienne alors à augmenter, les soupapes s’ouvrent, et, sauf le cas d’une brusque et considérable vaporisation , la vapeur s’échappe dans l’air jusqu’à ce que la tension normale intérieure se soit rétablie.

Cette tension intérieure est, de plus, accusée d’une manière constante par des manomètres à air libre ou tubes de verre dont l’une des extrémités reste constamment ouverte, tandis que l’autre plonge dans une cuvette remplie de mercure directement pressée par la vapeur.

Des robinets et tubes de verre ou des flotteurs indiquent en outre, d’une manière constante, le niveau précis de l’eau dans les chaudières et mettent en garde contre les funestes effets que pourrait avoir l’insuffisance de l’alimentation. Enfin chaque chau-

MACIllNIÎS A VAPKim.

(lièro doit ôlro mimic d’un (lollcMir d’;d:inno. Lors(|U(‘ l’euii s’aljaisse au-dessous du luveau délenniné , la vapeur, s’éeliappant aussitôt par l’ouverture que ce llotteur lui ménage, avertit, par le hruit qu’elle produit, de l’abaissement de l’eau.

Toute la législation des machines à vapeur a été renouvelée par

I oïdonnancc royale du 2/i mai 18iü3, qid a coordonné üjutes les dispositions à prescrire pour l’emploi de ces utiles appareils, et mis en pratique les enseignements de la théorie. Leur ancienne répartition en deux classes, selon qu’ils fonctionnaient à haute ou tà basse pression, n’a pas été conservée ; elle était établie sur une considération unique , la tension de la vapeur dans la chaudière.

II en résultait que de très petits appareils, par cela seul qu’ils fonctionnaient tà haute pression, étaient assujettis à des conditions d’emplacement souvent fort gênantes, bien que leur explosion fût beaucoup moins à redouter que celle des grandes chaudières à basse pression , dispensées de toute condition de local.

Dans la nouvelle ordonnance, on tient compte non seulement de la tension de la vapeur, mais encore des dimensions de l’appareil; elle impose à toutes les chaudières d’être munies des mêmes appareils de sûreté, et les classe en quatre catégories, selon qu’elles présentent plus ou moins de danger en raison de leur capacité et de la tension de la vapeur. Les clkqudières sont réparties en quatre divisions : on exprime en mètres cubes leur capacité avec les tubes bouilleurs, et en atmosphères la tension de la vapeur ; puis on multiplie ces deux nombres Tun par l’autre. Si ce produit dépasse 15 , on place les chaudières dans la première catégorie; elles appartiennent à la seconde, si ce produit surpasse 7 et n’excède pas 15; à la troisième, s’il est supérieur à 3 et n’excède pas 7, et enfin à la quatrième, si le produit ne dépasse pas 3. Toute chaudière à vapeur de la première catégorie doit être établie en dehors des ateliers et des maisons d’habitation. Elle pourra cependant être tolérée par le préfet dans l’intérieur d’un atelier qui ne fera point partie d’une maison d’habitation, toutes les fois qu’il y aura moins de 10 mètres de distance entre une chaudière de la première catégorie et les maisons d’habitation ou la voie publique. Il sera construit en bonne et solide maçonnerie un mur de défense de l’épaisseur d’un mètre. Ce mur de défense sera, dans tous les cas, distinct du massif de maçonnerie des fourneaux, et en sera séparé par un espace libre de 50 centimètres de largeur au moins ; il devra également être séparé des maisons voisines.

MACHINES A VAPEUR

Lors(iu’une chaudière de la première catégorie sera établie dans un local fermé, ce local ne sera point voûté; on le couvrira dune toiture légère, sans liaison avec les bâtiments contigus et placée sur une cbarpenle particulière. Les chaudières a vapeur de la deuxième catégorie pourront être placées dans 1 intérieur d un atelier, s’il ne fait pas ])artie, toutelois, dune maison d habitation ou d’une fabrique à plusieurs etages ; si elles sont situées à moins de 5 mètres de distance, soit des maisons d habitation, soit de la voie publique. Le mur de defense sera construit de ce côté. Il n’est pas exigé pour les cbaudières de la troisième categorie , qui peuvent être placées dans l’intérieur d’un atelier isolé des habitations. Les chaudières de la quatrième catégorie pourront être autorisées dans l’intérieur d’un atelier quelconque, lors môme ([ue cet atelier ferait partie d’une maison d’habitation. Les fourneaux des cbaudières à vapeur comprises dans la troisième et la deuxième catégorie seront entièrement séparés par «n espace réel de 50 centimètres au moins des maisons d’habitation appartenant à des tiers. L’ordonnance du 23 mai 1843 supprime les rondelles fusibles, qui avaient des inconvénients graves ; en elfet, elles ne se fondent pas et ne se ramollissent pas généralement au degré que leur timbre accuse, et même à des degrés plus élevés, lorsque la tension de la vapeur augmente rapidement. Elles s’altèrent d’ailleurs avec le temps. Quant aux soupapes, au manomètre et aux indicateurs du niveau de l’eau dans les cbaudières, ce sont des movens de sûreté dont l’efficacité est bien établie.

Les appareils à vapeur appartiennent aux attributions des conseils de salubrité sous plusieurs rapports , par l’incommodité du bruit et de la fumée, par les dangers d’explosion et par les nombreux accidents qui ont pour causes les agents mécaniques mis en mouvement à l’aide de ces appareils.

En elfet, les accidents occasionnés par les métiers mécaniques, par les moyens de transmission et par les engrenages , sont aussi fréquents que terribles. Pour montrer toute la vérité de ce fait, nous n’avons qu’à renvoyer aux observations pleines de justesse contenues dans un rapport au conseil de salubrité de Lille. On ne saurait, en eflét, employer plus de ménagement dans la révélation des laits et plus de simplicité dans l’exposé des moyens préservatils. Ils concordent en tous points avec ceux (pie le conseil central du Nord avait i-éclamés. Quant à rutilité d’une commission spéciale pour les appareils mus par la vapeur, comme

MACniNES A VAPEUR.

le denuuule l’honondjlo rapporteur, elle parait très contestable : cette commission, composée d’ingénieurs, de manufacturiers, se trouve toute formée dès maintenant par suite de rexistence des conseils de salubrité. Il suiïirait donc de classer, comme la demande en a été déjà faite, parmi les établissements dangereux , incommodes ou insalubres , lesusines en question, pour que bientôt toutesles précautions à prendre soient déterminées et vulgarisées.

Si l’on comparait les désastres causés par les appareils mécaniques avec les accidents consécutifs à l'industrie de la céruse, qui est en ce moment l’objet de la sollicitude du gouvernement, il n’est pas douteux que les malheurs produits parles machines à vapeur ne se trouveraient de beaucoup les plus regrettables, à cause tant des terminaisons funestes que des mutilalions qui en résultent souvent. Il y a donc lieu d’espérer que dans peu de temps ce sujet, qui intéresse plusieurs milliers d’ouvriers de tout âge et de tout sexe, sera aussi l’une des préoccupations du pouvoir.

En 1848, le préfet du Nord nomma, sur la demande du maire deLille,une commission spéciale chargée de rechercher les moyens les plus propres à prévenir les accidents qui arrivent dans les ateliers où l’on fait usage d’appareils à vapeur. Cette commission était composée de : MM. Bigo, maire de Lille, président ; Barrois, ancien manufacturier; Delezenne, professeur de physique; Calvins, architecte ; Meugy, ingénieur ordinaire des mines ; Longhaye, commissaire central, et Loiset 7'apporleur. Afin de remplir convenablement la mission qui lui était confiée, la commission, comprenant le problème qu’elle avait à résoudre, réunit le plus de renseignements qu’il lui fut possible, afin de constater le nombre, la nature et la proportion relative des accidents causés par les moteurs mécaniques.

Elle se livra ensuite à la visite d’un grand nombre d’établissements industriels de tous les ordres, possédant des appareils à vapeur, dans le but de vérifier, sur les lieux mômes, sièges des accidents, le mode d’action des causes de ces derniers et de s’y inspirer des moyens préventifs à leur opposer. Enfin, elle se préoc- , cupa de la question de savoir si dans l’état et la législation actuelle l’administration est sullisamment armée pour pouvoir ordonner l’application des mesures qui seraient jugées propres a mettre un terme aux sinistres événements dont sont journellement victimes tant de familles d’ouvriers.

Depuis cette époque, le conseil d’hygiène de Lille n’a cessé de

MACHINES A VAPEUR

^ poursuivre le but philauthropique qu’il s’était proposé. L’une de ses dernières publications contient sur ce sujet un travail des plus remarquables que nous croyons devoir citer.

f RAPPORT PRÉSENTÉ A LA COMMISSION ADMINISTRATIVE DES HOSPICES

DE LILLE, SUR LA FRÉQUENCE ET LA GRAVITÉ DES BLESSURES OCCA- SIONNÉES PAR LES MACHINES A VAPEUR EMPLOYÉES DANS LES

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