‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubritéChapitre 49 sur 58 · MA U. VIS · texte numérisé non relu

MA U. VIS

hlaiard, uiu‘ mollossi' particulière et une sorte vie boullissure des tissus, rappauvrissemeiit du sang', le développement exagéré du ventre, rengorgeinent du l'oie et de la rate, la tendance aux liydropisies, l’état de laugueur et de paresse de l’intelligence et du système nerveux tout entier, l’iivis a tracé un portrait saisissant de ces pauvres petits patres de la Dombes qui passent les nuits à garder leurs troupeaux, exposés sans résistance à toute l’activité des miasmes.

Ce n’est pas seulement par cette altération lente des sources de la vie <pie se manifeste l’inHuence délétère des émanations maircageuses. Elles engendrent les lièvres d’accès dont les diverses formes ont été attribuées aux diiférents degrés d’énergie des etlluvcs qui varient suivant la nature des eaux, l’état des marais, la saison et le climat. Nous ne pouvons examiner en détail les conditions du développement des effluves et leur mode d’action. Qu’il nous sulîise de dire que si l’homme peut, en raison de sa force et de sa constitution, résister aux miasmes, il ne peut s’habituer à leur iniluence et que contre eux il n’y a pas d’acclimatement possible.

Mais il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit pas ici seulement d’une cause de maladie individuelle. La question est plus haute et plus vaste. C’est sur des populations entières que se fait sentir la malaria. Aussi la vie moyenne est-elle notablement réduite dans les localités marécageuses. Suivant Hausset et Price, elle ne va pas au delcà de 26 ans; suivant Condorcet, elle est seulement de 18, et, en elïet, de 1790 à 1799, elle était à Rochefort de 19 ans. M. Hecquerel, en 1850, l’a hxée à 22 ans pour le canton de Sully. Nous empruntons ;'i l’une des publications de ce savant les résultats suivants recueillis par 31. Marchant, ingénieur en chef chargé des travaux d’assainissement de la Sologne : « Si l’on compare d’abord entre eux les cantons limitropbes dans le département du Loiret ou vlans celui de Loir-et-Cher, on voit, suivant que la proportion des étangs s’élève, la population varier dans un rapport plus grand que celui du simple au double et la durée de la vie moyenne décroître d un quart a un sixième. L’iniluence des exhalaisons méphitiiiues se montre h'i dans toute sa force. Que l’on rappiocbe les cantons du Cher, de ceux de l’ouest de Loir-et-Cher (Ri acieux, Contres, etc.) ; quoique la surface des étangs soit un peu plus lorte dans ces derniers, on y trouvera la vie moyenne sensiblement plus longue et la population presiiue triple. C’est

MAKAIS.

(jii’ici on commenco à ontror dans los lorrains niarnoux ; tandis que les terres sablonneuses du (îlier sont l(‘s plus arides de la Sologne. La dilVérencede rertilité du sol eompense, et bien au delà, celle (jue pourrait apporter dans la salubrité du climat la proportion légèrement inégale des étangs. Eidin, dans les argiles compactes des cantons de la Ferlé et de Sully, à une grande distance des rnarriières, les deux, causes de dépopulation et de mortalité, la misère et la tièvre, agissent réunies. Le nombre d’habitants est inférieur même à celui du Cher et la vie moyenne se réduit aux deux tiers de la durée qu’elle atteint dans les teri-es marneuses de I^oir-et- Cher. » M. Becquerel ajoute ([ue le nombre d’habitants n’est, en moyenne, par kilomètre carré, que de 21 ,15, tandis qu’en France il est trois fois plus considérable, et que les relevés des conseils de révision nous apprennent que la moitié des jeunes gens atteints par la conscription sont impropres au service militaire. La même observation a été faite dans les arrondissements de Rocbefort et de Marennes. Il est arrivé bien des fois que dans quelques localités, de tous les hommes appelés il ne s’en trouvait pas un seul qui lut propre au service. Bien plus, on a vu des années où il ne restait pas un seul homme de la classe appelée, tous étaient morts avant l’àge du recrutement et pour la plupart dès leur enfance. L’administrateur éclairé , l’homme de bien qui a entrepris d’assainir ce pays, M. Leterme, assure que ce fait de toute une population réduite à néant avant vingt ans s’était reproduit maintes fois dans le cours de son administration. Ainsi que ces faits peuvent facilement le faire prévoir, la mortalité des pays de marais atteint parfois un chiffre considérable. M. Mêlier, dont les travaux d’hygiène publique sont tous dignes d’être cités comme des modèles, a consigné dans son admirable Rapport sur les marais salants, des relevés statistiques qui portent en eux un bien cruel enseignement. Dans certaines communes du département de la Cliarenle- Inférieure la mortalité s’est élevée à la proportion vérilablemenl effrayante de 1 habitant sur 13. La moyenne du canton aucjuel appartient Brouage, calculée pour une période de seize ans, de 1817 à 1832, a donné 1 décès sur 21 habitants, c’est-à-dire à peu près le double de la mortalité commune de toute la France. Tous les observateurs s’accordent à reconnaître que c’est principalement sur les enfants de premier âge et les nouveaux-nés que frappe cette excessive mortalité. Notre savant maître, M. Villermé, dans son intéressante étude de riniluence des marais sur la vie,

MAHAIS.

a mis ce fail capital hoi'S de doute, mm seulement pour notre pays, mais pour la llollamle et pour l’Angleterre, el en a lait l■csscu lu les couséuueuces si graves et si .Ididorables. Il est m, possible d a - (ribiier à une autre cause i|u’aiix éiiiaiialions iiiarerageiises ci r morlalité extraordinaire, puisque si l’on compare les mois dmis lesquels le dégagement des miasmes est le plus actil , avec ceux où ils sommeillent, on voit une dilTéreiice considérable entre la mortalité des mis et des antres. Les statistiques de Salvagnoli coidirmeiit, pour la Toscane, les recberclics de Montlalcon et de

Villermé. .

Enfin, un dernier lait qui complète, sur ce point, la démonstration de rinfiuence désastreuse des marais, c’est le mouvemenl de la population et l’excédant notable des décès par les miasmes. Dans quelques localités de la Charente-Inférieure, le nombre des décès dépasse d’un quart et même d’un tiers celui des naissances, et cependant ces dernières ont lieu dans une proportion supérieui e à celle du reste de la France. Il y a beaucoup de naissances, mais il y a encore plus de décès : triste condition qui, suivant la prolonde remarque de M. Méfier, est en général celle des populations malheureuses. Dans le département de l’Ain, les cliels-lieux des arrondissements situés dans les montagnes du Jura présentent un accroissement de population qui pour une période de dix ans est, en moyenne, de 18 à 26; tandis que ceux des plaines maiécageuses de la Bresse olïrent une diminution qui, pour la môme période, est allée jusqu’à 72. Les mômes faits se reproduisent invariablement et dans des proportions semblables pour les parties dilférentes des départements du Gard, des Bouclies-du-Rbône, de Loir-et-Cher, et généralement de tous ceux où le sol est couvert de marécages, malgré les immigrations qui comblent les vides faits par la mort. Pour certaines localités, cette diflerence entre le chilîre des décès et celui des naissances dépasse ce (jue l’on pourrait imaginer. De 1826 à 1835 la population de Boebefort a diminué annuellement de 360 individus. Et que dire de cette ville de Brouage dont M. Méfier a peint si éloquemment la désolation et la ruine !

On le voit, les efiluves des marais, )iortant la mort sur leur passage, déciment les enfants et les bommes, dépeuplent les cités et réduisent dans une proportion elVrayante la durée moyenne de la vie humaine.

A de tels maux rien ne doit être négligé pour trouver un

MA K AÏS.

ZiGO

munit' K et' irt>sl jtas lro|i, pour allt'iiitlrt' h; l)n(, ,l,.s cllbils i'('ums (lu pouvoir t'I dtt la scitMicc. I)isous-l(‘, du rt'slt', dès It* piincipt', il U est pas un cIk'I' d’KtaL di^nit; de et*, nom tpii u’ait l(Miu a lioniit'ur de moiilrt'r sa sollieiliidt' pour ees j^raves prol)lèiues, (|ui iuléresserit si diroclemeiil la saule puldHpie, el de doutier I impulsion aux grands travaux rpii peuvent seuls détruire les loyers d’infection que constituent les marais. En Italie, en Hollande, comme en France, les plus beaux résultats ontdéjiîété obtenus à dillerentes époques. En ce moment même, une entrepiise aussi grande par la pensée qui l’a conçue que par les moyens d exécution réalisé la régénération de la Sologne, et tout ce que

I on peut demander, c’est de voir s’étendre, à tous les points insalubres de notre territoire, ces vues généreuses qui, en les assainissant et en les rendant à l’agriculture, seront un double bienfait

pour ces populations qu’elles sauveront à la fois de la misère et de la mort.

En elïèt, on ne saurait le dire trop haut, les moyens de combattre l’inllueiice des marais sont du ressort de l’administration plus encore que de la médecine. Et si l’hygiène peut donner des conseils utiles sur la disposition des habitations exposées aux miasmes, sur l’importance des vêtements chauds et d’une nourriture fortifiante, sur les précautions à prendre touchant les heures et la durée du travail, enfin, sur l’efficacité préservatrice du tabac, du sel et des préparations de quinquina , aucun de ces moyens, il faut le reconnaître, n’atteint le mal dans sa source; et tous, il est permis de l’affirmer, échouent devant le défaut de ressources et l’absolu dénùment de la plupart des pauvres habitants des marais.

Aussi est-ce à des mesures plus radicales que la science doit demander la destruction du lléau marématique et à des travaux qui, pour n’être pas du domaine de la science, n’en ont pas moins pour nous le plus haut intérêt; car le médecin hygiéniste ne peut rester étranger à rien de ce qui peut contribuer à protéger la santé des hommes. Nous allons donc passer en revue les principaux moyens d’assainir les marais, considérés d’une manière générale, en laissant de côté les particularités relatives aux marais artificiels , tels que marais salants et marais à sangsues.

Avant tout , il importe de préciser nettement le but à atteindre.

II s’agit d’obvier aux alternatives d’inondation et de sécheresse des sols marécageux, et d’éviter la stagnation d’eaux crou|)is-

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sanies, là suiioiit où peut avoir I

ieii le inélanf:'e des eaux donees

(*t des eaux salées.

La première iiidicaliou |)eut être remplie de deux manières , soit eu maiuteuaut les étangs et marais en pleine eau, soit en les dessécliant d’une manière complète. La seconde , en donnant un écoulement lacile aux eaux accumulées par suite de 1 encombrement des cours d’eau et de l’état marécageux des plaines ou des vallées, ou en interceptant l’alllux des eaux de la mer, de manière à empêcher leur mélange avec des eaux douces.

Un l’ait (]ui pourrait être négligé et qui est de nature à l’ournir un précieux enseignement, c’est que dans les contrées à sol argilosiliceux et à sous-sol imperméable, telles que la Sologne, la Dombes, la Gascogne , le déboisement est l’origine de l’état actuel des choses, et qu’on peut légitimement attribuer à cette cause les landes, les bruyères, l’envahissement des eaux, les terrains marécageux, rétablissement des étangs, l’insalubrité et la dépopulation. De là on peut comprendre l’avantage (ju’il y aurait à rendre à ces pays leur état primitif. Aussi est-ce sur ce principe que sont fondés les ])rojets d’assainissement de la Sologne, qui consistent dans rétablissement de canaux , l’irrigation, le marnage et le boisement; exemple fécond qui doit donner une puissante impulsion aux travaux de dessèchement trop peu suivis , malgré les ordonnances tle Henri IV et de Louis XIV, malgré les lois de l’assemblée constituante et de l’Empire. Dans d’autres pays, les sols desséchés et assainis sont rendus à la culture et fournissent, grâce à des amendements calcaires, d’excellentes terres labourables, ainsi qu’on en peut juger dans certaines parties des riches pâturages de la Dresse, et surtout dans les polders de la Hollande.

Mais quelle que soit la destination {[ue l’on donne aux terrains recoiupiis, la première condition du dessèchement est la soustraction des eaux stagnantes (pie le génie rural d('‘.signe d’une manière générale sous le nom assainissement. Pour la remplir, il est nécessaire d’étudier la provenance des eaux, ainsi que la conliguration et la nature du sol et du sous-sol. Ces considérations doivent déterminer le système des travaux à etVectuer. L’eau jieut provenir de la surlace ou du sous-sol. Dans le ])remier cas, la contiguralion du terrain peut permettre de pratiquer une issue direcl(‘ a l’eau, soit par le nivellement du sous-sol , soit jiar l’étahlissement de lossés et de j-igoles ou de canaux souterrains. Si

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l’eîui 110 poiiL avoir (rissiiosiir lo sol , on pont recourir à l’étublisseinontdi' |)iiisarcls. Enlin, si Toaii no lient (Mro (*vacu(M^ ni sur U‘ sol ni sontorraiiuMiionl, il y a lion (romployer l(?s macliines éhnatüirc^s (|iii ont été si lialiiloimnit ntilis(30s jiar le j.,n‘nio d(*s Hollandais. La plupart dos dosséclioinonts anciens so sont oxécntiis an moyen des inonlins à vont , nniis on pourrait très avantai^enseinent y snhstitner anjonrd’lini l’action pins puissante et pins rapide des macliines à vapeur. Dans lo cas on l’ean provient dn sons-sol, les moyens do l’évacner doivent être ajipropriés à leur origine. Le drainage trouve ici nue de ses |)lns utiles applications.

Enlin un dernier mode d’assainissement des sols insalubres est le colmatage, qui a été employé avec tant de succès dans la Gironde, et qui consiste dans une sorte d’alluvion artilicielle destinée à exbansser tes terrains bas et marécageux an moyen des déjxMs qn’y laissent après leur séjour pins on moins long les eaux limoneuses momentanément détournées de leur cours.

En Hollande, le dessèchement du lac on mer de Harlem a été voté par les états généraux de 1838, et commencé on 1839 aux frais dn gouvernement, qui s’indemnisera par la vente des terrains. La dépense est évaluée à 21 millions de francs. L’épuisement s’effectue à l’aide de trois machines à vapeur de la force de ZiOO chevaux ; il est à peu près terminé. Le Zuid-Plass a été desséché par l’État à l’aide de deux machines à vapeur, et il est entretenu par des moulins à vent disposés sur quatre étages et élevant les eaux à 6 mètres. La dépense s’est élevée à 6 millions. On dessèche aussi dans ce moment le polder de Cohorn , de 1,500 hectares, à l’aide de deux moulins à vent de 27 mètres d’envergure, faisant mouvoir deux vis d’Archimède de 2 mètres de diamètre, et coûtant ensemble 180,000 fr. La dépense totale de ce dessèchement est évaluée à 1,800,000 fr. En Angleterre, dans le Lincolnshire particulièrement, il existe également heancoup d’étangs et de terrains marécageux, que l’on a conquis sur la mer , les lleuves et les rivières , au moyen de dessèchements opérés par l’emploi des machines.

Dans les maremmes toscanes, après plusieurs essais infructueux de dessèchement par le seul moyen de l’évacuation des eaux , tenté par les princes toscans de la dynastie autrichienne, le grandduc actuel, poursuivant avec passion l’œuvre de ses prédécesseurs, a adopté le système proposé par Lacuée à Napoléon, et qui consiste principalement à dériver les eaux bourbeuses de rümbrone

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et de plusieurs torrents , pour irriguer et eolmater les marais près de la ville de Grossetlo , eu ouvrant aux eaux, débarrassées de limon , une issue vers la mer. On est en droit, par les résultats obtenus, d’assurer le succès le plus complet aux persévérants et idorieux ell'orts de ce prince bieniaisant, qui a dépensé, en travaux de colmatage, en établissements de roules, en constructions de fermes et défricbements, 12 millions environ de notre monnaie sur sa fortune personnelle.

INous avons dit qu’un des obstacles à l’écoulement des eaux stagnantes était l’encombrement des cours d’eau. Cette condition se rencontre au plus haut degré dans la basse. Normandie. Les marécages des environs de Carentan et disigny, si éminemment insalubres et qu’il serait si lacile d’ameliorer, sont en grande partie entretenus par la difficulté presque insurmontable que les eaux éprouvent à se frayer un passage a travers les amas de tangue et les plages sablonneuses qui les séparent de la mer. En ellet, les petites rivières qui coulent dans ces sables n’ont pas de lit fixe et tendent incessamment à s’encombrer. Aussi le moyen le plus sur, le plus direct, d’assainir les marécages de cette partie de la France et de faire disparaître les maladies qui , tà certains moments de l’année, déciment sa population , serait de donner aux cours d’eau et aux canaux d’écoulement un chenal fixe au milieu des tanguières et une pente régulière vers la mer. Ce sont là des travaux qui ne sauraient être trop bautement encouragés, dans l’intérêt bien entendu de l’hygiène et de la salubrité.

Enfin , s’il s’agit d’empêcher le mélange des eaux salées et des eaux douces, on en trouve le moyen dans l’établissement d’écluses qui s’opposent à l’accès des Ilots de la mer. L’expérience a prononcé depuis longtemps déjà sur l’efiicacité de cette mesure, car c’est à elle qu’est dù l’assainissement des maremmes de Toscane , où l’habile ingénieur Giorgini a réalisé avec tant de bonheur et de succès les améliorations déjà tentées à la fin du dernier siècle dans les maremmes de Lucques.

Un habile ingénieur, M. de Bellegarde, a conclu de faits nombreux, empruntés à l’histoire et à l’observation, que lasécberesse conqilète ou l’irrigation constante des terrains ne sont pas des conditions indispensables de l’assainissement des marais, et surtout que l’entière défense des productions en herbages et la prescription absolue de la culture des céréales et des bois peuvent ne pas être nécessaires, mais qu’il suffirait probablement de couper

«laiis los marais, al, di* j-uraiilir las liahilalions exposâas aux âiiianaliüiis par (las plaiitalioi.s jiliis serr('*as al, (lispos(‘as aonira las \aiils raignaiits (pii jiasscnL sur hî marais.

lois soiild une mani(;;r(‘ générale les moyens les plus proiires à delrmre une cause d’insalulirilé dont, nous avons cluTclié à faire voir la funeste inllucnae. 11 est regr(‘ttal>le (jm; les marais ne puissent être classés |iarmi les établissements dangereux contre l(\s- ([uels s’exerce l’action de la loi; mais il aiipartient aux gouvernements soucieux de protéger la sauté publique d’ordoiHiar ou d’encourager par tous les moyens dont il dispose, ces grands travaux d’assainissement qui doivent proliter à la fois à la ricbess(‘ du pays et au bien-être de tant de populations.

Voy. Acclimatement, Air, Sangsues, Sel.

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Ramel. Marseille, 1803. — Histoire des marais, par Moiifulcoii. Paris, 1824.

Réflexions sur l’intermittence, par Pallas. Paris, 1830. — Des eaux stagnanle~s,\y,iT Motard (thèse de concours, 1838). — Des étangs , de leur constitution , de leur produit et de leur dessèchement, par M. Piivis. Paris , 1844. — Influence des émanations marécageuses et des effluves que peuvent fournir les boues, vases et sédiments déposés par les eaux, par Parent-Duchâtelet {Ann. d’hyg. et de méd. lég., t. XI, p. 251).

— De l’influence des marais stir la vie, par Villermé {Ibid., p. 342). — Influence des marais sur la vie des enfants, par le même (Ibid., 1. XII, p. 31). — Observations sur la nature et les effets delà malaria, i)Or Th. Hopkins, Iraduit par A. Guérard {Ibid., t. XXV, p. 33). — Traité des fièvres, par Boudin. Paris, 1840. — De l’influence des localités marécageuses , etc., par le même {Ann. d’hyg. et de méd. lég., t. XXXIII, p. 58). — Mémoire sur la possibilité de constater la présence des miasmes, et sur la présence d’un principe hydrogéné dans l’air, par Boussingault {Gaz. méd. de Paris, 1834, p. 23). — Mémoire sur l’assainissement des étangs, par M. Barré de Saint-Venant. — Recueil sur l’importance du service hydraulique , par le docteur Teissier Holland. — Mémoire sur la Camargue, par M. de Rivière. — Mémoire sur le delta du Rhône, par M. Hipp. Peut. — Rapport fait au conseil de salubrité institué près la compagnie d’exploitation et de colonisation des landes de Bordeaux, sur l’état sanitaire et les moyens d' assainissement de cette partie de lu France, par le doclenr P. JoIIy. Paris, 1834. — Considérations sur le dessèchement des terrains marécageux, et sur les causes d’insalubrité et les moyens préservatifs , par L. de Bcllcgardc. Bordeaux, 1853. — Mémoire sur les effluves des marais, par Savi {Ann. de chimie et de physique, 3® série, t. III, p. 344). — Mémoire stir le même objet, par F. Daniell {Ibid.). — Annuaire des eaux de la France. Paris, 1851, p. 17. — Note sur les endémies périodiques développées par les effluves de l’étang de Hudre- Basse {Meurt he) {Ibid., |). 294). — Mémoire sur les gaz tenus en dissolution par les eaux, par A. Morren {Mém. de la Soc. d’agric. d’Angers, t. II , p. 125 , et Annuaire des cau.v , |). 156).

— Etudes sur la Sologne, et Rapports présentés au conseil général du département du Loiret, par Becquerel. Paris, 1848-1853. — Mémoire sur la cache.x'ie aqueuse des bêtes à laine de la Sologne, par M. de Homant'I. l’aris , 1853, — Des relations qui

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