MERCURE
contractions cliorêiforines et la aouleiir, mais presqui les individus restent sujets à un Ireinbleinent qui deviel tervalles plus inanileste. Ou alliriue cependant (jii un ai^ decin des mines d’Almaden avait trouvé une méthode Cic iraitement qui réussissait généralement contre les calamhres. Cette méthode paraît devoir consister dans l’emploi des antispasmodiques associés aux narcotiques ; le musc et l opium en étaient les principaux agents. Il existe un autre traitement dont le soufre lait la hase. Enfin, il serait permis d’espérer de bons résultats de l’emploi de l’iodure de potassium donne en boisson aux mineurs à titre de préservatif et de moyen de curation, d apres les conseils de MM. Natalis Guillot et Melsens.
Le docteur Théophile Roussel, pendant son séjour aux mines de mercure , ne pouvait manquer de s informer quelle pouvait être l’influence du séjour dans les mines sur le développement, la marche et la guérison des alïections syphilitiques. Il acquit, à cet égard, la certitude que rien n était bien établi maigre tout ce qui en avait ete dit. Par suite des habitudes de desordre d un grand nombre d’ouvriers, les maladies vénériennes sont à peu près aussi communes à Almaden que partout ailleurs, et bien que de Jussieu ait avancé qu’il y avait des maladies syphilitiques qui guérissaient sans aucun traitement que le seul séjour dans la mine. En réalité, rien n’est moins avéré que ces prétendus exemples de guérison. Les médecins actuels des mines n’ont pu citer au docteur Roussel aucun fait de ce genre médicalement observé; au contraire, ils ont vu souvent des maladies syphilitiques s’aggraver sous rinfluence du séjour dans les mines, lorsque les ouvriers ne faisaient aucun traitement au dehors. Les accidents secondaires et tertiaires de la syphilis ne sont pas très rares chez les mineurs, et ils sont traités et guéris à la manière ordinaire. On voit que cette importante question aurait besoin d’être soumise à une observation rigoureuse qui semble avoir fait défaut jusqu’à présent.
En regard de tous les résultats funestes qui s’attachent à l’exploitation des mines de mercure d’Almaden , il est triste d’avoir à déclarer que , grâce à l’optimisme et à l’empire de la tradition , on n’a encore tenté sérieusement aucune réforme. FR pourtant, d’après des données récentes recueillies par l’administration, on estime que sur 3,911 individus (cliilîre moyen des ouvriers qui prennent part annuellement au travail des mines) on
MEnCURR.
(loil compter /|8 calaînhrisfes dimi une moitié meurL diins raiinéc et l’autre moitié reste impropre au travail des mines. De plus, on compte encore 2 morts par accidents, 3 mutilations et 39 blessures plus ou moins graves. On peut ajouter, malgré rinsulïisance des données statisti(pies, que, si beaucoup d’ouvriers survivemt et résistent aux causes d’insalubrité que nous avons énumérées, aucun n’échappe complètement à leur action.
C’est en présence de pareils faits qu’on doit réclamer avec persistance les mesures hygiéniques qu’au nom de la science et de l’humanité les mines d’vVlmaden devraient offrir à leurs nombreux ouvriers ; car chez cette population misérable , pourvu (pie le salaire arrive, les victimes soulfrent et meurent sans songer à se plaindre.
Les principales mesures hygiéniques concernant les mines devraient surtout avoir pour but de les ventiler et de les assainir autant qu’il est possible de le faire.
L’expérience a démontré que les mineurs indigènes résistenl inüniment mieux que les étrangers aux vapeurs mercurielles. Il serait donc utile de profiter de cet enseignement dans le choix des ouvriers. La généralisation de certains moyens préservatifs d’une efficacité connue devrait être sans cesse tentée. Ces principaux moyens sont ; de changer de vêtements, de se laver à l’eau tiède et de se livrer à un exercice énergique au sortir de la mine; de ne pas manger dans le souterrain. Don Vicente Arevaca conseille aux mineurs de suer le moins possible pendant le travail , afin qu’ils absorbent moins de particules mercurielles par la peau ; il leur conseille, en outre, de se reposer et de se rafraîchir dès
qu’ils se sentent fatigués et en moiteur. M. le docteur Uoussel l'ait à ce sujet observer très judicieusement qu’il vaut mieux, après avoir engagé les ouvriers à éviter la sueur, leur donner le conseil de ne pas se reposer et se rafraîchir dans la mine. Ce n’est pas, en effet, pendant que les ouvriers travaillent et que l’activité circulatoire entretient un mouvement actif vers la peau et que les excrétions sont favorisées, que l’intoxication peut avoir lieu avec énergie; c’est au contraire pendant le repos que cette absorption prédomine. Il est donc ]>lus prudent de ne conseiller le repos (ju’au dehors du souterrain , ajirès avoir changé de vêlements.
Beaucouj) de mineurs ont l’habitude de se dépouiller de leurs habits pour le travail; il importe de jiroscrire cette habitude , particulièrement ceux qui travaillent dans l’humidité. Ceux-ci
MÉTAL d’aLGEH, MAlLLECHORT.
devraii'nl avoir au tnoins un capuchon et un large collet de toile cirée pour abriter la tête et les épaules de 1 eau ((ui dégoutté (oti tinuelleiuent sur eux. Il devrait être interdit sévèrement non seuleinenl de manger dans la mine, mais aussi de hoiie des (aux qui tilirent à travers les parois des galeries,
Entin , un puissant moyen ([ui lavoriserait 1 hygiène de 1 exploitation des mines de mercure est celui qui consisterait à utiliseï alternativement le travail des ouvriers au sujet de la mine et aux travaux des champs, de laçon (|ue le môme homme soit toin à tour mineur et agriculteur.
Bibliographie. — Lettres médicales sur l’Espagne, par Tli. Roussel {Union médicale, années 1848 et 1849). — Sur les maladies auxquelles sont exposés les ouvriers employés aux mines de plomb et de mercure en Espagne, par A\îaro {Gazette médicale. Madrid , février 1835 , p. 308). — Archives de médecine , l. XII, p. 70. — Maladies des artisans , par Ramazzini. — Tr ansactions philosophiques , 2® partie, p. 402. — Études sur les mines d’Almaden, par Vicenle de Arevaca {Boletin de medecina , n" 123, Madrid). — Deux observations de tremblement mercuriel, dans le même journal , n“‘ 134 et 139 , année 1843.
IVIÉTAEi «’AIiGElf , lUAIIiliECHORT. —Divers alliages métalliques destinés à remplacer l’argent ont été à diverses épo- ([Lies introduits dans l’industrie et employés à fabriquer des ustensiles de table et de cuisine. La découverte des nouveaux procédés d’argenture et de dorure par la voie humide a fait perdre à ces alliages une grande partie de leur vogue et de leurs usages. Il n’est cependant pas tout à fait inutile de dire quelques mots du métal d’Alger et du maillechort qui, il y a peu d’années encore, excitaient la sollicitude de l’administration et étaient l’objet d’éludes intéressantes de la part du conseil de salubrité de Paris.
Le premier de ces métaux est un composé d’étain et d’antimoine ; pour le second , l’analyse de divers écbantillons a démontré qu’ils étaient composés de nickel , de cuivre et de zinc, et que souvent on y trouvait aussi de l’étain et du fer. La proportion de ces métaux entre eux étant très variable , le délégué du conseil a cru devoir seulement présenter les deux formules qui offraient entre elles les différences les plus marquées. L’alliage le plus simple est formé de :
Cuivre
Zinc.
Niokel.
MÉTAL d’aLGEU , MAILLECHORT. i
L’alliage le plus composé est lonné de : |
(’Aiivre 55,00 !
Nickel 23,00 j
y^inc 17,00 I
Fer 3,00
Élain 2,00
Il est même quelques échantillons dans lesquels on a trouvé |
du soutre et de l’arsenic ; sans doute (jue la [)résence de ces corps ^
tenait à l’impureté des matières employées. ‘
On a lait avec le maillechort tous les ustensiles qui servent aux t
usages de la cuisine et de la table , et l’on a l'aliriqué avec lui des {
couverts, des cafetières, des saucières, des réchauds, des cou- ■
vercles destinés à recouvrir les plats, etc., de môme que pour .
l’argent et le plaqué. Des inconvénients graves avaient été signalés comme devant résulter de son emploi pour les usages culinaires. Un rapport du conseil fit connaître la composition de ce métal , les avantages et les inconvénients qui pouvaient résulter de son emploi , et il fut démontré qu’il présentait moins d’inconvénients que les plaqués, que les vases de cuivre, et pas plus que l’argenterie au deuxième titre. Un fait dénoncé à l’autorité a donné occasion au conseil de vérifier de nouveau les propriétés du maillechort; il est trop important pour que nous le passions sous silence , et nous allons le reproduire ici :
Un habitant de Paris , ayant envoyé chercher un morceau de turbot à la sauce hollandaise chez un traiteur du Palais-Royal, ne fit usage que du poisson , la sauce , contenue dans un vase de maillechort, fut mangée par un chat, qui en fut vivement incommodé. Le vase , examiné le lendemain , parut couvert de vert-degris. Une enquête faite par le commissaire de police a établi que le vase était de maillechort sans marque de fabricant, qu’il avait fallu vingt-quatre heures de séjour de la sauce pour produire la couche de vert-de-gris qu’on observait sur la saucière ; mais qu’un rapport du conseil de salubrité établissait que les vases de maillechort ne sont pas plus dangereux que ceux fabriqués avec l’argent au titre de 800 millièmes dont la loi permet l'usage. La sauce contenait du beurre fondu , du jus de citron , du sel et du poivre. Le délégué, dont le conseil a approuvé le rapport en tous points, pour résoudre la question, se décida à faire fabriquer des vases de cuivre jaune , de cuivre rouge et d’argent au deuxième titre