‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubritéChapitre 9 sur 58 · EXTRAIT DE L’ORDONNANCE DU 8 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

EXTRAIT DE L’ORDONNANCE DU 8 NOVEMBRE

Art. 7. A l’avenir, les appareils de fosses mobiles devront être disposés de telle sorte que la séparation des matières solides et liquides s’opère dans les fosses.

Bibliographie. — Recherches sur la nature et les effets du méphitisme des fosses d’aisances , par N. Hollé. Paris, 1785 — Mémoire stir la construction des latrines publiques et sur l’assainissement des latrines et des fosses d’aisances, par Darcet (Coflection de mémoires relatifs à l'assainissement , mis en ordre par P. Gromelle, t. I, p. 137. Paris, 1843). — Recherches sur le méphitisme des fosses d’aisances , par Dupnytren, Thénard et Barruel {Journal de médecine, l. XI, p. 294). — Des moyens de prévenir le danger d’élrc asphyxié, par M. Marc d'hyg, et deméd. lég., t. XIII, p. 353). — Rapport sur les améliorations à introduire dans les fosses d’aisances, leur mode de vidange et les voiries de la ville de Paris, par MM. Labarraque, Chevallier et Parent-Duchûldel (ilnn. d’hyg. et de méd. lég., t. XIV, p. 258). — Assainissement des villes, par M. A. ClieTallier (^n«. d’hyg. et de méd. lég., t. XXIV, p. 285). — Rapport des travaux du conseil de salubrité de Paris, par M. Trébuchel (Ann. d’hyg. et de méd. leg., i. XXV, p. 61). — Observations sur le méphitisme et la désinfection des fosses d'aisances, par M. A. Guérard {Aim. d’hyg. et de méd. lég., t. XXXII, p. 326). Des logements du pauvre et de l’ouvrier, considérés sous le rapport de l hygiène publique et privée dans les villes industrielles, par le docteur Joire {Ann. d hyg. et de méd. lég., t. XLV, p. 290). — Rapport général sur les travaux du conseil de salubrité de Nantes. Nantes, 1846.

FKO.TIAGKN. • - Los fromages sont des aliments formés de crème et de caséum isolés ou réunis dans différentes proportions, et préparés de différentes tnanières. On peut les ratlacher, quant cà leurs propriétés hygiétiiqutis, à trois es[)èces :

1“ h roulages récents et sans sel, vulgairement nommés fromages mous ou à la pie, presque entièretnent formés de caséum séparé dti sérum. Ainsi prépares ces fromages n’ont d’autres propriétés qtie celles de la crètne et du caséum.

2° f lomages récents et salés. Ceux-ci n’ayant éprouvé encore rUKuiie altération, conservent les mêmes propriétés que les pré- (éilents, mais deviennent à l’aide du sel d’une digestion plus facile.

Fromages fermentés et alcalescents. Cette espèce comiirend lous les fromages qui ont subi un commencement de putréfaction, dans lesquels se sont développés des sels ammoniacaux, teds que

l'UOMAtiKS.

l’iicôt.'iü' (‘I lo casraU' , des acides gras cL une liuile àci-e parlicidière. Dans ces rromages, les matières caséeuse et biityreuse ont totalement changé de i)i‘opriétés. Elles sont devenues des aliments aussi stimulants que nutritifs, et qui, associés au pain, constituent la matière d’un repas sullisannnent réparateur. On ajoute d’ailleurs à quelqiu's uns de ces fromages certaines substances aromatiques ou colorantes qui en modilient le goût et la couleur.

Les uns, plus ou moins humides et déli([uescents, ont été simplement salés, égouttés, séchés à l’air, et se trouvent enveloppés d’une croûte plus ou moins compacte. Les autres ont en outre été soumis à l’action delà presse et à celle du feu, préparation qui en assure la conservation un temps plus long. Parmi les fromages appartenant à cette dernière classe, les moins stimulants sont le gruyère, le hollande, le chester, et enfin les plus stimulants sont ceux dits de Roquefort. Beaucoup de fromages deviennent en vieillissant toxiques comme les viandes corrompues.

Cet aliment fait l’objet d’un commerce assez important. A Paris 011 consomme annueliement près de 1,500,000 kilog. de tromages secs.

Les fromages ont été fraudés avec des pommes de terre mondées de leur pellicule et même avec de la fécule. Cette sophistication sera décelée en faisant bouillir dans l’eau une certaine ([uantité de fromage et traitant la solution par la teinture d iode. La présence ou l’absence de la coloration bleue indiquera si le fromage soumis à l’essai contient ou non de la pomme do terre ou de la fécule. On a aussi mélangé au fromage de la mie de pain, dans le but d’y faire naître des moisissures qui donnent à ce comestible une couleur marbrée.

Le fromage de Brie, surtout celui ilu canton de Mormant, jouit avec raison d’une grande réputation. Certains auteurs ont |)retendu (|Lic quelques marchands à Paris l’arrosaient avec de 1 nruie ])Oin lui faire acquérir plus promptement une saveur ammoniacale et lui donner l’aspect de fromage avancé. ,lus(pi’a pins ample iidormé, nous nous plairons à douter de cette dégoûtante manipulation. On a aussi lavé des fromages avec une eau arsenicale, afin de les soustraire aux atta([ues des insectes, notamment des mouches. Le decoctum aipieux d’un semblable fromage ou mieux le charbon résultant de son traitement par l’acide sulfuri(|ne, introduit dans un appareil de Marsh, donnera un anneau ou des taches caracleristiipies.

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