‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. EncyclChapitre 26 sur 57 · V:M) MaUh.f x, 23 ; xxtv, xxVin, 20; Joan. xiv, ta · texte numérisé non relu

V:M) MaUh.f x, 23 ; xxtv, xxVin, 20; Joan. xiv, ta

<S27) il Theiê. m, il.

^fM) iUm. XVI, i ; l Cor. ivi, 19 ; Co/oti. iv, 15.

(SS9) CoiQsê. IV, 16; / Theu. v, 27.

(530) C0êô$$. m, f6; fcV*ei. v, 19.

($3t) Epkeê. ▼, 14; i Tim. m, 16. Plîne lui- «tee en parle il*ttae naniért éieuiiante, Epi$L lib. x,ef. 97.

(532) Cf. / Tim. v, 17.

(535) Malgré les «fforls qu'on a faits dans ces êi^rsiers temps, |Nmr expliquer ee don des langues 4jn% un tcDS différeni des anciens, qui eonipre- •aieei par lii c parler des langevs étrangères, i ne pouvons nous départir de l'opiiiioo an-

Quant au Ump$ de ces assemblées, TApA^ tre avait appris aux Chrétiens que tous lesjours devaient être également saints |)0ur eux; ce qui n'excluait point la céUHtralion solennelle de certains jours plus inH)ertants dans Tœuvre de la Rédemption (S^2}, comme* nous le verrons un peu plus loin.

III. L'inQdélitë des Chrétiens qui ne répondaient pas tous à leur sublime vocation en imitant Jésus-Christ, rendit nécessaire de bonne heure cerlaines ordonnances particulières. L^autorité instituée par Jésus- Christ pour enseigner et gouverner son Kglise, devait non-seulement régler le culte dans les assemblées relij{ieuses, mais encore surveiller chaque Chrétien dans sadirectiou morale.

Elle excluait de la communauté celui qui péchait trop gravement; il ne pouvait êire^ réintégré qu'après des preuves certaines de repentir et d'amendement (5W). Celle excom»

municalion se trouvait déjà dans le judaïsme ; on usait de la même sévérité envers ceux qui niaient ou altéraient une partie de la doctrine chrétienne (5U). Transmise par les apôtres assistés du SMnt-Esi)riV, efr \mw

cîenne, qui repose sur les explications positives de sainl HanI, et sur les circonstances qui ftccoiiipagnèrent réiablisseiitenl des preinièies Eglises clirétlennes. Voy. S. Clirysost., Hom. 19 et 34 în i ûd Cor.

(534) i Cor. xn.

(535) / Cor. xni.

(536) i Cor. XI. 20; A£t. lu 46.

(537) i Cor. XI. 20-24.

(538) Jae. v. 14-16.

(559) Justinos, ni&rijr., ApoL I, cap. 65-67.

(540) Rom. XVI, 16 ; I Cor. xvi, 20.

(541) / Cor. vu, 5. Cf. Maith. xvn, 20.

(542) Gai. IV, 6 ; Colo$$. ii, 16 ; cf. Bom» xiv, S. (545) Cf. / Cor. v, 4 avec il Cor. ii,. 6-1 i ;

Mûtth. XVIII, 17.

(514) I Tim. I, 20.

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DfCTrOSîîïAIRB

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les p!u$ remarqtiables, la plus grande et la l^lfis belle fui celle de Nicomédie (574).

VI. Jamais l'Eglise catholique ne niéronnnt la dignité du noariage (S75), malgré la hante estime qu'elle professait pour la virginité; elle vo^vait dans cette vertu un drtn spécial et surnatarel que la [)ratique de VK- ▼angilepeut attirer au ciel (576); elle ré- {)ondait ainsi k Texagératton de certaines sectes chrétiennes et k la lAcheté dos païens.

Elle professait qu'une grflce particulière de TEsprit^Saint sanctifie l'union intime de l'homme et de la femme. TertulHen nomme le mariage un grand sacrement (577); saint Ignacedit qn'il doit être contracté devant l'évéqoe($78);Tertullien(579)etClémenld'Ale- Kandrte parlent de cette même bénédiction éfHsropale. Ainsi contracté, le mariage était considéré comme indissoluble, lors même que la fidélité conjugale auraitété gravement Tiolée ; et Clément d'Alexandrie dit expressément qae l'époux qui se marie dorant la vîe de l'autre époux se rend coupable d*adultère (580). Sans approuver formellement un secotid mariage (581), l'Kglise ne le considérait pasromme illicite, suivant Topinion des Montaniste8(582}. Le mariage entre Chrétiens et jiaieiis, ne pouvant être sanctionné par l'Eglise, était tenu pour invalide et sévèrement blême <S8S). On toléruit les mariages de ce genre contractés avant la conversion de Tune ou de l'autre des parties (5Sik).

Les Chrétiens, tout en conservant leurs rap|)orts avec le monde, avaient soin cependant de s'en retirer de temps è autre, de consacrer certains jours, ceux de jeûne et fie pénitence particulièrement, è des prières p*us langues, k un recueillement plus t»rolonii. On distribuait aux* pauvres Chrétiens les épargnes résultant des privations qu'on s'imposait ; d'antres, plus fervents encore, se soumettaient avec joie h un jeûne pres-

aue continuel et se retiraient entièrement u commerce du monde. Ceux-là, pour la plupart, ne se mariaient point (585).

Quoique l'on pnisse trouver quelques pratiques de mortification analogue chez certains philosophes de la Grèce, les motifs de ces derniers différaient entièrement de ceux des Chrétiens. Le véritable ascétisme

n*a pris naissance qu'aveo et dans TEvangile. Ce fut surtout an m' siècle, au milieu des persécutions de Dèee. que les esprits fin rent pous^'és dans cotte voie sérieuse vi austère. L'Egypte en vit les premiers exemples. Parmi la foule de ceux qui. fn.vanl le danger, se réfugiait^nt dans les déserts, se trouvèrent les ascètes, auxquels la soliimle devint si chère, par le commerce non inter* rompu dans lequel ils purent y vivre avoe Dieu, qu'ils ne retournèrent plus dans le monde. On les nomma anachorètes (àvaxeopsxa\, à(n;ixha(). — Voy. les articles : Anacdo- BàTBS, AscÈTBS, ASCÉTIQUE (Vie).

Quand les Chrétiens étaient malades, sur le point de mourir, ou appelait, ronfoniiément à ta recommandation de l'Apêtre, Ips prêtres (586) qui venaient dans l'épreuve suprême, par l'onction sacramentelle (587), soutenir et fortifier le Chrétien agonisam.

On ne brâlait plus, comme dans le i>ai:.inisme, la dépouille mortelle de rhomoie; mais on la rendait à la terre, au nilitMi dfs prières et des chants de la liturgie, comnie les restes d'un temple qui avait servi de séjour au Saint-Esprit, et qui. un jour, devait se relever g'orieux du tombeau et prendre une vie nouvelle (588). La commémoration annuelle des morts conservait les rapports entre les vivants et ceux qui n'étaient plus de ce monde. Et les Chrétiens prouvaient ainsi, en toutes circonstances, qu'ils ne considéraient la mort que comme le passages une vie meilleure, comme la condition de l'union définitive avec le Christ, et, par conséquent, comme un gain véritable.

VIL D'après ce que nous venons de voir, nous pouvons apprécier en général la moralité et la fdété des Chrétiens. Il fant, pour cela, nous plader au point de vue des contemporains et juger les Chrétiens en les comparant aux païens : et, sous ce rapport, nous) dirons avec le martyr saint Justin (589) : «Ceux qui « naguère (comme moi), étaient esclaves de la sensualité, n'ont plus aujourd'hui de joie que dans une vie pure et sans tache; ceux ()ui jadis pratiquaient des sortilèges, la magie, sont désormais consacrés au service (Tun Dieu éternel et invisible; ceux qui autrefois préféraient 1 argent à tout, donnent maintenant tout ce

(574) Eoseb., Hîil. eeclet.^^in^ 1-3; x, 4.

(575) Ignat., Epia, ad Polgcarp., cap. 5; Jiislîii, Âpolég. \, cap. 15; Athenag., Legaî. pro Chrinian., cap. 55. >

<576) ConêiUul. opairoi., vr, 10 et fi ; Maii^i, toiu. L p. 451 454; GallauiK, toin. III, \f. 147.

(577) TerUill., De cuitmii, cap. 11.

(578) Ignal.. Ep. ad Polyearp , cap. 5.

(579) Tertult., Ad uxor.. n. 9.

(5S0) Cteiii. Alex. Slrom., n, 25, p. 506. Cf. Mœhler., PatroL, intu. I, p. 478.

(584) Id. ibid. Ct. Klée, hi$L des dûgmet. II, p. 984. Dans la saite saint Amliroisc «Vxpriiiia ainsi sur les aecontles noces : i Necpie enim prolii- Ix^intis tecuadas ntiptias, sed non Kiiadeintis. Alia csi enim infinnitalis contemplatio, alia Kr» lia casti^ laii». Plus diee, non pnihibctnus secundas ntiptias, «Cil non probainus sa^pe repetitas. i {De viduh.

cap. 11, 0pp. éd. Bened. lom. il, p. S03.)

(582) Tcrlull., Deexhort. castU., cap. 5.

(585) Teriull., De Monogam,, cap. T^Cvpiia»' de Lapsit.

(584) / Cor. vu, 12, 16.

(583) Clem. Alex., Strom^ m, 15.

(586) Jac. V, 14.

(587) Origen., în Ufii., Iioin. 2, n. 4. 0pp. lOfii. Il» p. 191.

(588) CIcin. Roman., Ep. ad Corinth,, cnp. ^24 seq.; Justin, Apolog. I, cap. 19; Altieiiag, De reêurrect, ; Talian., Orat,^ cap. 6; Teriull., ApologeU cap. 48, et lians les divers synilioies di' i<" ' dans Ire»., Coiilra hœree.^ i, 10; Teriull., D^ Praecript. , cap. 15. Cf. suitoiil Miuul. Felu, Octaviuê, c. 54.

(5b9) JiiitJii.,i1|io/o^.l, cap. 14. Cr. eap.lS-w*

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Kobert, Corbioien, Boni&ice^ Li^lg^r, apôlres ei missionnaires, Gré|$oire d'UtreclUt Sliirm de Fulde, le vénérable Bè<le, et Uinl d'autres moines el abbés, qui formèreol dans leurs monastères ces générations pieuses et dévouéeSt par lesquelles la vie iaiérieure, la vraie et profonde piété se répandit panai les Chréiiens.

Mais, en m^me temps, à calé do cet idéal de TEvangile pratique» noik» rencontrons lia horrible contraste, une épouvantable corruption, a*étândant depuis les rois, Mérovingiens surtout, jusqu'au dernier de leurs sujets. Grégoire de Tours en fait une affreuse description (625). Enlre ces deux points extrêmes se développe la vie commune des peuples germains, enthousiastes d»is faits d'armes, passionnés pour les joyeuses fôles du paganisme, enclins h ridoi&trie, opiniâtrement attachés à leurs antiques usages, exposant leurs enlauts, s*adonnant è la magie, évo'iuant les morts, se nourris-sant de viandes immontles, etc.

Pour réformer peu à peu les mœurs grossières de ces populations germaines, il fallait un clergé solide, instruit et Udèle.

Saint Grégoire le Grand essaya le premier de former un pareil clergé. Il convertit son palais en couvent et en un séminaire, oCt seiréuuirent les hommes, jeunes encore, q.ui aspiraient au bonheur de servir les autels et ceux qui, vieillis dt^jàau service de TEglise, voulaient terminer leur carrière en vivant en commun et en partageant les dernières journées de leur vie terrestre entre les travaux de Tesprit, les veilles et les pratiques religieuses. De là sortirent, entre autres, Augustin et Mellitus, les apôtres de la Grande-Bretagne, qui fondèrent dans 4:etle lie des établissements analogues à ceux de Grégoire. Ces institutions monastic|ues se propagèrent rapidement ; des séminaires furent fondés en Espagne, en France, en Allemagne, et nul, (larmi les ouvriers évangéliques qui travaillaient à ces fondations, ne fut plus actif et plus influent que saint BoniXace. (Vou. son article.)

Mais, mà\gvé ces heureux essais, le clergé, en général, se ressentait des mœurs grossières de ces siècles. Au lieu de ne se vouer qu'à leur sainte mission, au saJat des Ames, on voyait des év6ques«et des membres du clergé se plaire à Texercice des armes, k la guerre, à la chasse, è des farces indignes, à des spectacles inconvenants. Doii de fréq^uentea plaintes, de nombreuses et trop souvent de vaines défenses. Les ordinatimês

(6i5) Lœbell , Grégoire de Toun et ton mcle^ Leips. U39.

. (Ui6) Conc. Cloveiher. ma. 747, cas. 10 ; C«- 9UM/.,ann. 789, r. 68; Vid. liardoiiîn, tow. 111, p. 1455, 1987, et Maiiii, loin. Ill, p. 598.

' (6i7) Saint Grégoire le Gnmd s*cn phint déjà» Epiêl» tîbw xj, cap- 60 ; Theodebevlo régi Fraiir«riMii, c^ 61 ei 63.

(6i8) S. Gregor. Hign., Epitt. Uli. ix. ep. 106; Cap'iui 1, auu. 8i)i, Ciip. ti4; fialuzc, lom. 1« p.

\0'29) Capiitt/., ann. 709, c. I;Capinc/., auA. 7G9,

absoluiœ , si contraires aux anciens ( anon^, étaient aussi un sujet de déplorables scandales. Au VIII' siècle, une grande panie (iu clergé était si ignorant et si grossier qu oi^ était réduit à ne demander, comme preu\i3 de capacité, que la réciiatiun de niomoii^ du Symbole de$ apôtres et l'Oraison Domh nica/e, des formules usitées dans radminis^ tralion des sacrements, la tra«luition >!

Texpliralioii de ces prières en langue vu;^ gaire (626). Destitués de toutes les qualiiè nécessairas è Tétat ecclésiastir^c, is \ étaient tcopsouveni entrés ùav simonie {^i:

pour occuper une charge Wralive, ii m valent dans le concubinage (628), ces diu] grandes et horribles maladies qui (levai i exercer tant et de si cruels ravages jusqu'à temps de saint Grégoire VU I

L*Eglise, au milieu de cette ignorance • de cette grossièreté rie beaucoup de m membres, faisait tout ce qu'elle puuv pour remédier au mal. De saints évè J!

s'efforçaient de corriger les abus. On uoi surtout distinguer, è cette époque, sa i.

Chrodegang, de Metz (Yoy. son artu!' tom.lll, col. 1173], qui, dans le bui dii; primer une direction aux études et à la y\^ tique des ecclésiastiques, réunit ceui son diocèse autour de l'église épiscopaie t les soumit aux règles et aux formes d'ui vie canonique, — Voy. l'article Ikstititk CANooiiALB. — En cela, Chrodegan^^ âu vit Texemple de saint Augustin ei les «i| donnances du lv* concile de Tolède. D concert avec TËglise, Charlemagne porLi, .

son côté, de sévères lois contre lous 1 désordres cléricaux (629). Mais ce fmv surtout les moines de cette époque <i exercèrent la plus salutaire et la plus '^^\\ raie influence : ils furent réelleuicni 1 propagateurs du Christianisme et de ' vertus, les premiers instituteurs du peup les n[U)leurs de toute culture spirituelle, tpute vraie civilisation, ies gardiens ei ii conservateurs de la science. Si Ton se r.i peJle en même temps leurs mœurs ausUri leur zèle et leur activité, si conlraires a mollesse d'un clergé dissolu»on compreiiii l'amour, le respect qu'ils inspiraient ^^ peuples et les libéralités dont ils f^i^' 1 oluet ('630).;

Le caractère des populations geraiani(p;' amena de grandes OKKUii^lioitô dans IH) tjtution de la ^Jiéniience : elle devint u moj'en formel et positif d*élever le peup:

La confession plus ou aïoins fréquente av.) été| jusqu'alors, laissée i la libre délerm

c 3 ; CapiiHl.^ aan. $02, c 19, apii4 Baluze, m\. p. 135, 156 et iMifini, — Pour |ii'.eoa &auj>l^»i<i besoins spirituels des peuples, en i^bce de la (i lectioo foUiUée U^Heaiéiies a^ist^Qt alers , Chan macne fli eoiupoaer par Paul le Diacre uo lUtn-i tTHomélies^ tiré des écriia de itînl iérôme, ^> < Ainbreise, ssiiil Atigustiii, saint Ctàrjfsesionie, 5:<i Léoo et saint Grf|OJr« le tiraud^ (|ui pùi ^^ii^r !< ecctéïisiiiqttes i({Houwts et servir 4e moilclc ai^ îimri'S.

(G50) Alzog, loni. Il, p. 67-75,

»7 INS DE nilST. IJNiV. Dl l/Et^MSR

morale avec une légèreté qui se produisit

50II5 des formes épouvantables (671). Les (AnMlf^s étaient indécis sur les moyen;» à prendre pour arrêter ces débordements f672).

Les uns opinaient pour le mariage des prllres; les antres, les vrais penseurs, rnmm(> Gertîon (673), trouvaient avec raison qaernniqne moyen de salut pour TEglise énH le maintien delà loi du célibat, garanti parnne éducation c1«^ricale conforme à la Tôcaiion sacerdotale (67fc} et capable de réuilferle sens moral, de ranimer la sève du ratholieisaie. On frappa donc d^amendes serères les prêtres concubinaires (675). Les esprits étaient plus d'accord pour attribner ces désordres aux trop grandes richesses du ccrsé. Agir avec rigueur contre cette opu- IfQce excessive, tel était ]e premier but à xneimire pour former un clergé vertueux et (!hoii^ en place d*un sacerdoce dégradé et méprisé par le peuple.

Uneantre cause principale des désordres ane nous déplorons, fut le grand schisme Kkddint f676). Les esprits furent souvent titisésparles plus graves dissensions dunt. ce schisme. Quel était le vrai Pape? A qnei signe le reconnatire T Sous quelle obédif»t devait-on se ranger? Dillicile et >Wui5 presqiffe insoluble question dans ces i^:)p9 de néfaste mémoire(677) 1 Les prêtres ♦'•aiffs, non plus que les religieux, ne (ojraient, comme autrefois, entretenir, raf^itner la vie spirituelle, et de là des maux iuiots parmi les Chrétiens.

Ainsi, on vit disparaître peu à peu la no^nque ("t nrdente piété de la période qui niiiviviGéle peuple. A la place des Min«cpiengers, déjà si frivoles* on eut de grave* leui chansonniers. En revanche aussi, la su* rer<tition acquit des proportions effrayantes, surtout dans les classes inrérieures, parmi iefioeiles pullulaient les sorciers de toutes wrles (678). L'Allemagne entière en était

f67l} Le concile de Pnri<(, ann. 1439, se pUliit en maav9tt exemples ilonnés par les clercs, el il ^jimie : UUà nefanduismum uelui {eoncubinalu$) « Ifclitia lui adeo învaluit ut jnm non credant ^'.''mtiani Hmpticem fornicathnem e%u peccaium ^x^k, Annd Hardouin, tom. Vlll, p. 1046, et «a-^M. font. XXVIII, p. 1107.

iCTi) V'^ir For ces conciles Tuavriige de Hf r Pavy, ^h\nf «l'Alger, intiliilc : Du célibat eccUitntlîque^ •-«, 1K5Î. î* édîl., p. 138 el siiiv. -— Puisque

><casion s*en présente, nous signalons k rallen« ' i" DO exreMenl et soliilc ouvrage de t*abl)é (te ^ iîvrs, inlilulé : Apologie du célibat chrétien (aiio-

^-w»^ t ▼ol. în-lî, 1761.

■^TT») fl n*y eul pas que Cerson , il faut nommer *'^%' U cbancelier Buffanl,quî publia à reUe orca- ' J9 va livre «ulislauiiel qui parut trois ans ayaiu s réfolie de Luther. On trouve une analyse de ce

'reà la suie de la Vie de$ SainU, par Goilcsrard, 'M. Périsse, Ljon , 1S44, tom. X1V« p. 315 ci

«if.

t^7l)Gerton écrivît contre Saîgneisnn Diahgut '^etinëimrœ êuper cœlibalu ecdcsiasi. Op. toiu« ^> ». CI7 et se<)q.

'^*Z) l^ conc. de Prcsbourg, aun, 1309, eau. 5; Osv. 4<; Bàle, sess. XX. etc.

•^mC) Voj. cei article.

'''; AIxog, lom. Il, p. 597 cl suiv.

pleine, et le Pape Innocent VIII rendit (an 1484) des décrets rigourenx contre ces «herratîons;ce qui n*enipècha pas de^ miilters de sorciers d*Atre condamnés an bûcher, et Ton peut en dire autant des Juift, qui furent poursuivis è outrance , malgré les Bulles pontificales. — Voy. l'article : Pao-

TBCTIO?! DBS PiPBS À L'iOARD DBS JCUTS.

Néanmoins, au milieu de cette décadence générale, les nouveaux Ordres qui s'étwiont élevés obtinrent sur les populations une action réelle, étendue, et propre à conserver partiellement Tunité et la force du sf^ntiment religieux. Enfin, si le clergé oubliait ses devoirs, la lecture de l'Ecriture sainte en langue vulgaire formait une compensation. En Allemagne, plusieurs mystiques, tels que Jean Tauler, Rujsbrock, Thomas- A Keropis, parlèrent puissamment aux cœurs des fidèles par leurs éorîts composés, pour la plupart, dans l'idiome national; tandis que Vincent Perrier, la merveille de son temps, était aussi parvenu è réveiller une telle ardeur pour la pénilence, qu'il menait h%^ suite des troupes de flagellants.

Ainsi donc, même k cette époque, le nombre de saints que TE^Iise révérait étatl encore fort important (679). Par exemple, la vie du bienheureux Nicolas de Plue qui fut saisi d*une ardeur inextinguible pour la patrie céleste (680) , rappela aux hommes qu'ils doivent soupirer après la vie \ venir, la vraie vie , pour laquelle nou^ sommes faits, et il fut en même temps un ange de paix pour ses compatriotes divisés. Sainte Catherine de Sienne fit sentir son ascendant plus efficacement encore pour les l)esoîns généraux de l'Eglise. (Poy. sonarticle.| Elle s'abtmait tellement dans la coniemplation de la vie du Sauveur, que souvent elle se bornait à recevoir l'Eocnaristie ponr toute nourriture. Aussi, se pénétrant de son esprit, elle embrassait le monde entier dans

(678) Horst, Démm»logie «h hhi. de la ioreeltt rie, depuis lunocentViIl\ i vol. ln-8, 1818, Francs.'M.; voir au^^i U Bibiiothèqm magiqwê rfu même, Mayence, f 821*26: et Sulitan, Hut. des procès des sorciers d'après Us sources^ Statg. I84S.

(679) Dans le xiV siècle . André Gori ni ; Florent, évépie de Frisole; Jean Népomucène, chanoine de Prague ; Conrad Placent, ermite du tiers-ordre de Saint-François; Rucli » pèlerin; Catherine, A lie de sainte Brigitte, abhesse ; Catherine de Sienne»; Julie Falconerie de Florence; Elizabetli, reine de PorUi-* inl; le comte EIzéar et Delphine, son épouse. Dans [e XV" siècle : Jean Caulîus, prêtre ; Jean de Saint* Fécond, religieux At'gosttn ; Didace , Franciscain ; Nicolas de Fine ; Casimir fl«i Pol<»gi»e ; F«rdinan4 de Portngal ; Caili^rhio de Roto^ne, Clarisae ; Véronique Giugliani; Colette rérfirmMrîce de t Ordre dis Saime-Ciaire ; Lklwlne ; Fraufoise RoaiaMe, sainte v^ve.

(6m) h de Muller. Hist. de tu Smism, tmn. \l ; Widnier, DiseUppêment de VHémcni divin dont lélememi isnestre^ prousé par MeoUu ée Flue^ l-uceme 1819 ; Businger, Le frère Klaus et son lemps^ Leipsig, 4827; G. Gœrrea, DUn dans i*AJ«f«irc, Miinieli, 4851 ; Le bienheureux Nicolas de Fine et les confédérés à l'asumblée de Sianz, Uad. de Tal- Icwaad de M. Guide Gœrrcs, ia-ti, 1840, Paris.

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les élans de sa charité, cl ses écrits ofTronl une véritable théologie <Je Tamour. L7talic en masse se précipitait vers Thumble demeure de Catherine pour la consulter et demander son intervention comme médiatrice an milieu des troubles de ce lemp< (681).

Vne fille du roi deSnède, sainte Brigitte, est une autre preuve de Tactiviié intérieure qui, à cette époque, se manifestait dans rK;j;rsf\— Foi/, les articles Brigitte (Santé), CATiiERiifE (Sainte) de Sienne, eU:., etc.

Lorsqu'on voit do pareils personnages se montrer dans les diiïérenles cantrées de PEurope, on f)eut affirmer que leurs énergiques et unanimes remontrances aux conciles de Pise, de Constance et de BAIe, auraient obtenu une réforme paisible et graduelle des abus, bien plus tôt et bien mieux quo ne firent les orages terril)les et les actes de folie (jui signalèrent îe commencement de la période suivante.

Au dernier concile de Lalran, tenu en 1517 y le dominicain Egidius de Viterbe (Votf. son article), indiqua le vrai moyen d'atteindre celte réforme fructueuse, lorsqu'il prononça les paroles suivantes : «r C'est aux choses sacrées de changer les hommes, et non h ceux-ci de changer les choses saintes (682). » Légat du Saint-Siège, il montra plus de hardiesse encore lorsque, s*adressant è Jules II , il lui dit avec fermeté :

« Toute votre attention doit se porter sur raméiioratioD des mœurs, sur le rétablissement de la vie spirituelle* sur les moyens lie mettre un frein aux vices, à la volupté, h la propa$<ation de Terreur. »

Oui, la foi avait été attaquée, défigurée de miNe manières; des populations entières étaient tombées dans Terreur. Le premier besoin était donc de rétablir dan«5 leur véritMile jour les dogmes défigurés, altérés, corrompus. Puis il fallait détruire des abus manife*^tes, rétablir Tordre sur des ba^es nouvelles. Tout cela se fil, et l'Eglise catholique se montra grande et puissante, en proportion des dangers qui Tentnurflient.

La foi fut d'abord ratTermie, d'nprès Tanliqae usage, par un concile œcuménique, le saint concile de Trente (an 1545), Plus

tard, et comme conséquence de ce coMcil<», elle fut expliquée, justifiée par les magnifiques travaux d'une science aussi forte quo profonde. Au dehors, la merveilleuse nciivilé des Jésuites et d'aulros zélés nligiem produisit les plus heureux effets. Au deflans» d'anciens et de nouveaux Ordres rojgieux réveillèrent la vie spirituelle ei lui donnèrent un puissant essor. Et les porlts que TEg'ise avait faites, dans louscem qui avaient pa«sé nu protestantisme, fnrnl richemcnt c >mpensé('S par le fruit des liéroïqups fr.-^vaiïx des fpi«?sionnnircs dansloules les parties du monde.

En se réjotn'ssant de ces magnifiques r.'suhafs, on doit sans doute ncwrder qu'i < n'auraient pas été tous obtenus, du nioins si promptement, sans les attaques subiln?; n violentes des prétomlus réformateurs ((583 .

Mais il n'en reste pas moins constant qu'au cune époque do résurrection n'a peul-êitu été si glorieuse p^nv TEj^lise par le^T/ini nombre de personnages illustres, de Papr< pieux, d'évê pies zélés, de saints forKinion ^ d'ordres, de savants docteurs, que celle qji compte un saint François de Sales, un ^a 'i Vincent de Paul, un saint Jean de la Croix.

une sainte Thérèse (68»), un saint Thom ^ de Villeneuve (685), un saint Barlhélonv des Marlj^rs (686), saint Ignace, saint Fmiçois-Xavrer, saint Louis de Gonzague» sni! i Stanislas Kotska, saint Philippe Néri. s/i nt Jean de Dieu, sainte Angèlc de Bre eu, saint Gaétan de Thienne, et tant d'auir»^'' auxquels les sectes protestantes n'ont alisolument aucun saint personnage h opjK»^er.

Le catholique fidèle sent sa foi singulièrement raffermie, quand il contemple ttini h^ modèles héroïques de la perfection chrétienne; quand il s'arrête un moment à considérer, par exemple, la vie si active dj^i précieuse de saint Charles Borrom^»* (C8T .

— voy. son article, lom. Ilf, col. 1057, — <i ceux de la plupart des saints que nous v(nons de nommer.

La vie, les exemples de ces saints ^f illustres personnages, agirent puissnmine! ' sur bs masses populaires, dont les pio^u^ furent soigneusement cultivés par lesJivei-

(a^l) BoHand., Aeta SS., men«. Apr. tom. lit, p. 85 > S(|.; 8JI Vie (Cnprèg la biographie de ton confenn^nr ntiifmond de Capaue, Passa», I8M; tioii* jtovons à M/R. Cartier l.i iradiicU^n de Isi Vie de »it^nle Ctitherine de Sienne par le B. Bntjnwnd^ 1 vol. iti-li. 18r>5. itii Diafopnedc ta «;9iiii(«^ el aiilrojt opu^niles. 2 vol. in-12, 1855, cl enfin d's ses Lettres.'^ vol ii)*8, 1858.

(68i) f Hoinim'« per sacra immutarî fas est, non sucra per liomineK. •

(61(5) AUug, Uni univ. à; P Eglise ca!h., lom. Ilf, p. "im.

(6Si) f.e R. P. Marc<d Honîx , de la Compagnie df* Jé!>«ii$, nous adonné nne Iraitnrtton nmivoMe fl(3s (lEwret de iainle Thérète, ainsi que de ses leUres, 7 vol in-8, 1854, 1857,1860.

(085) Miilniboiirg. Vie de gaint Thomm de Vitlc-i ftenve, Paris, KWl); Histoire de inini Thffmttx de Villeneuve^ dit VAnmànier^ cir., pnr M. r.iblir^ DalH»rt. vie. gén. de VifitT», m-<S, i» étiit. rovHf, 18r»5.

(G86) La vie df Dam Butliélinnif dc% mnrUjrs^

religieux de l'Ordre de Saint- Dominique^ archcrif \ de Ihagne en Portugal, lirée de son liisl«>ire e« ri i en espagnol et en porUij^ais. par cinq anlonrs (l«>ii^ le premier esl le P. Louis de Grenade, peiii in ^^^ 1CG3, Paris, et in-4, 1664. — Voy. noire arii<!i R\RTiiéLEMT DES MiRTîRS, n. VU, loin. II, col. ! il-, où nous (unions anssi de coi ouvrage dans W m ' i que Ta fait, depuis, M. A. Floquel dans ses /':/«/- 1 sur la vie de Uossuei, elc. , 3 vol. iir-8, 1855, lun , n. p. 517.

(087) Ofi. CaroLBorrom., Milan, 1571. 5 vol. n. fol.; — Ciu-sano a écril sa Vie en iialien, et W 1 1 Wi( ol.is de Soiilfour, de l'Oraloire, nous en a «loi.nj une iradudiou française, un pen suranuée. i" i exarie, peiil in-l, 1615, P.nis. — Godenii. êv. « Venre, a puhlic La vie de saint Charles liorrovn' iii-8, 1774, Paris; le P. Touron a donne L'JJet respril de saint Charles Horromée, P;irls, l'ol Sailcr, Iv.udc siir sa/wr Charles Borrowéc , Aii^iS 18ii.

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