‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. EncyclChapitre 28 sur 57 · JAC DICTIONNAIRE · texte numérisé non relu

JAC DICTIONNAIRE

eoncile de Nicée. Voy, l'article de ce Père, tpqa. IV, coi. 260 et suiv.

L Saint J/^cqi/es, surnemméde Nisîbe, du nom de \a ville où il prît naissance (T6â), et dont il fut dans la suite évèque, vint au m4Mida sur la fin du m* siècle. Il embrassa la vie solitaire des anachorètes et choisit pour ^ demeure les sommets des montagnes les

t)lus élevé^s. Pendant le prijitemps, Tété et 'automne, il restait dans les forêts. L'hiver il se relirait dans une caverne. Il ne se nourrissait qup de ce que la terre produit elle* inêmey mangeait des fruits sauvages « les herbes et les légumes qu'il rencontrait sans ]ama\s les faire cuire. Ses vêtements consistaient en une tnnjque ei un manteauy l'un et l'autre de poil de chàvre; car il con- ^id^r^it 1^ ialne comme une chose superflue.

Mais en affligeant ainsi son corps, il donnait sans cesse è son âme une nourriture céleste, mettant tous ses soins à la rendre pure pour contempler Dieu. Aussi sa lu- ^lière» semblable à celle des prophètes, pénétrait jusque dans le secret de l'avenir, et fa foi lui faisait obtenir de Dieu tout ce qu*il lui demandait (763). Il eut le don des mira-* clés, et il en fit plusieurs dans un voyage de )|erse qu'il entreprit pour visiter les Cbré« tiens qui y étaient et pour augmenter leur foi par ses instructions. G^nnade le met au nombre des coufqsseurs du nom de Jésus- Christ, sous Maiipoln (76ft>), et, selon Nicé« pbore, il fut un de ceui^ qqi portaient (es marques glorieuses de leur confession (765).

Néanmoins, Théodoret ne reiève point cette c'irconsiance dans Tt^ii^toire qu'il a faite de i^ vie de saint Jacques de Nisibe.

II. Le mérite et la réputation de ce saint solitaire le firent choisir pourévèque de Nisibe ; mais en changeant de position, il ne changea rien de ses nabitudes de solitaire; c'est-àKlire qu'il persista à vivre et à se v6tjr aussi pauvrement. Couvert d'un simpile sac, dans la ville comme s\&r les montagnes»

il jeûna et coucha sur la terre» ainsi qu il le faisait dans les déserts, ajoutant à ses austé-* rites le soin des pauvres, des veuves, des orphelins, et la correction pleine de charité: et de mansuétude des pécheurs.

Il trouva dans rexercice de ces vertus et dans l'accomplissement de ces devoirs d'un saint évèque, un renouvellement et une aug* xnenlation de la grâce et de la puissance du Saint-Esprit, dont on vit des effets sensibles. Un jour, comme il passait en un certain lieu, quelques pauvres s'approchèrent de lui, 1er suppliant de leur donner de quoi faire enterrer un des leurs qui était étendu comme mort; le saint leur accorda tout ce qu'il put, et, en mémo temps, il se mit à prier Dieu pour obtenir à celui qu'il croyait mort la

(TGS) Thaoderei., in Hiitor, rf/r^toia, c»p. i, Cper, lam. III, p. 764.

<7()5» Dimi Ceiliicr, ttUl dêê- auL mc. et tcclét.^ lom. rV, p.478.

.i764) Gennade, în Catal, devir. ilhistr., cnp. !•

(765) Nicoph. Ifisfor. lil). vin, cap. U. .

5766) Theotl. in Wûl. religiosa, cap. I , p. 7C7. 767) Tilleinoiil, Mém, pour Vinn. eccléM., ton. ,p 263.

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rémission des péchés qu'il avait commis pendant sa vie. Dans le moment que saint Jacques faisait cette prière, celui qai contrefaisait le mort vnmirut en effet. Cependant le saint contHFiuail son chemin, et il étnit ôéih un peu éloigné lorsque les auteurs de celte supercherie, voulant faire lever leur camarade, trouvèrent, non safis crainte et sans effroi, qu'il n'était réellement plus en vie. Alors, ils coururent après le saint <^vêqi)e, se jetèrent k ses pieds, avouèrent leur imposture et, s'excusant sur leur pauvreté, ils le prièrent de leur pardonner et de rendre la vie à leur compagnon. Saint Jacques, plein de miséricorde, loin de se fâcher, les écoula avec bonté, et, par un nouveau miracle, il rendit la vie par ses prières è celtii à qui ses prières l'avaient ôtée (766): exemple mémorable de charité qui nous montre c^ que peut un homme animé par le pur esprit évangélique 1

En 325 saint Jacques de Nisibe se trouva au concile de Nicéa et y combattit puissamment pour ia défunsede la foi, de la consubstantialité du Verbe, contre les impiétés d'Arius. Le concile terminé, il revint dons sQfi Eglise. Toutefois, son nom se trouve d^ns les souscriptions d'un concile d'Antlocbe dont l'époque ne nous est pas bien coniui% mais qu'on croit (167) être eelui qui se tiut en cette ville lorsquesaittt Bustache en élaii évéque, et ainsi entre les années 325 et 330; car on n'a aucune raison (768) de le mettre du nombre des évoques qui, dfins le concile d'Anlioobe de l'an 3^1, substituèrent Grégoire à la plaoe de saint Athanase, et signèrent trois nouveaux Formulaires contre celui de Nicée,

Notre saint se trouva h Censtantinople, Van 336, au moment oit Constantin s'employait

{»our faire recevoir Arias k la communion de 'Eglise; il se joignit à saint Alexandre, évèque de cette ville, pour empêcher que ce scandale n'arrivât, (Voy. rarticle de ce saint évèque, ».1U, tom.II, col. 615.) Il conseilla au peuple déjeuner pendant sept jours avec lui, et de prier Dieu pendant ce temps afin qu'il lui plût de faire connaître ee^qui était le plus utile pour l'Eglise. Son conseil ftat suivi, et Dieu secourotrson Eglise.ea retirant de ce monde cet hérésiarque par une mort aussi prompte que honteuse (769).

lU. L'effet des prières ae notre saint ne fut pas moins sensible dans les trois sièges

aueSapor, roi de Perse, lit subira la ville e Nisibe, le premier en 938, le second en 346, le troisième en StSO; celui^i surtout fut un des plus mémorables dont il soit parlé dans l'histoire (770). Après d'incroyablos efforts de la part des assiégés et des assiégeants, et après plusieurs attaques où les

(768) Baronîus, ad ann. 341. niim. 4.

(769) Theod., ubi inpra^ p. 769.

1770) L'at>bé RohrtMcheren fait In dc^Grrption aa

long, dans son toin. Yi, p. 59^ 596. — On assure (C/trontc. Alexandrin.^ p. 6?i) que riiistoire Je ce siège de Nisibe, eu 550^ a éié écrite rort en détail par Yologèse, évéqiie de la méiue ville, (iut4que temps après la mort de saint Jacques.

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DE L'HIST. mflV. DE L*BGLISE.

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que Dieo ait donné Iut«mftme h quelqu'un c«tle juridiclion laïque. Régalièrenieni , Dieu ne donne jamais cette puissance à p^v^ sonoe, el il ne fait point un précepte spécial de la confier à celui-ci on è celui-là.

C'est pourquoi» en ce sens, elle n'est pas de Dieu. De iè une première différence entre les deux puissances, car la puissance ecclésiastique est immédiatement du Christ, qui rinslîtoe, tandis que fa puissance laïque n'est pas instituée de Dieu, bien qu'elle soit de Dien* en ce sens que Dieu a diaposé les choses humaines de telle sorte qu'une telle

paissance est nécessaire La puissance

Uîqaeois séculière Tient du peuple, et elle eti transmise ou par h succession liéréditaire ou par l'élection pour le maintien de la communauté (800}. C'est pourquoi 11 n'y 8 point de société purement civile; par eiemple, ii n'y a point de société monarchiqae qui ne puisse être transformée, par exemple, en démocratie Ou en aristocratie, car toDte société semblable est Instituée par QQdroii parement positif (801). D'oii il suit w la société, eommunitat^ ne peut pas re- Micer au pouvofr qu*elfe a sur son prince, C0856IUÔ par elle; et, en vertu de ce pouîpïr, s'il gouverne non pour Tédiflcaiion, Mis pour ta destruction, elle peut toujours 'e déposer, car c'est Iè un pouvoir intiérent iasnatare(809). »

Us sentiments de Jacifues Almain sont ^iement ceux de son maître Jeatn Major :

■ Le corps de l'Eglise, dit celui-ci, ne peut Vès changer en aristocratie on en démocratie la forme monarchiqiue de l'Eglise, car ce serait changer ce qui a été institué par le Cljnst. Mais un peuple libre peu4, pourune rxose raisonnable, changer la fornre de son

pouvemeeoent Le roi incorrigible qui

û5»ipe et renverse la force de I» société, titUitGiem reipmbtktB, doit ulre déposé par ij société à laquelle H eoromande, est depa* ntndm a eommunitaie eue prœeét (80?). »

Almain nous apprend que Pierre d'Ailly Msitdéjà evposé,quoiqu'efi d'amres termes, Is même doctrine, car il Isisait consister le i'^ndemenl de la puissance temporelle' civile en ces deux choses : Un tître b^matn, tel '^ue la succession, l'élection, l'hérédité, la u^nte oo réchauffe, eto., et l'approbation •l'vine, disant que le prineederient légitime, ;<iand Dieu approute la puissance à lui (onférée iiar les hommes au moyen d'un titc« humain (80i); ce qui revient à dire, e tf ^rfifûtîTO, que cette puissance est d'insticur t on humaine. Et cela, Gerson et son école ! entendaient de toute puissance temporelle, ii« la moDerchique aussi bien que die Taristocratiqoe ou de la démocratique : « Car, dit Aloiaiot i^ puissance dont le roi a Tusage

i900\ Be poUêU êeeiet. et laiû,, qaasl. 1, cap. f .

(«01) iind. , cap. 5i

«aoî) QiMBSf. resumftiea de Domin, naîur, eMk fi tcdfâmêU

»ftl$) C'MMMAtf. emfer M4itîkœum^ cap. xvni.

\^i) lacobÂIniaîn, Depotest. eccUiiait, et Me., %9T^, t, cap. I, § Quantum ad hare.

\Wi^ De amctont. ecelesiaêt., cap. 2.

esf la puissance de la société; par consé* qtient, si le régime monarchique et le régtme aristocratique diffèrent, ce n'est point

fiar la nature de la puissance, puisqu'ils ont 'un et l'autre précisément le même objet, mais uniquement par la diversité des sujets (mi). *

II. Nous venons de voir que, selon Major et lAlmain, ta soinété a le droit de déposer le prince. Sur ce point, Gerson n'est pai moins explicite.

On sait comment il fit condamner, en 1U3, et avec quelle ardeur il combattit, au concile de Trente, la doctrine de Jean Pe»

tit, selon laquelle tout particulier peut, de son autorité privée et sans aucune autorité publfque, s'armer contre un tyran et le tuer (806). Gerson et son école ne pouvaient, on le conçoit, admettre un tel principe, car c'est un point fondamental de leur théorie politique, que la puissance publique, laquelle renferme le droit d'user du glaive sans violer le précepte néçalif : Tune tueras points n*a été donnée oe Dieu à aucun homme en particulier, mais seulement à la société qui l'a confiée au prince. Aucun particulier ne peut dune user du glaive contre le prince; mais ce que les particuliers ne peuvent pas, la société le peut, car en confiant au roi l'exercice de sa puissance, elle n'a pas entendu, elle n'a pas pu s'en dépouiller.

C'est ce qui fait dire à Almain : * Nulle société parfaite ne peut abdiquer ce |>ouvoir, pas plus qu'un homme ne peut abdiquer le pouvoir de défendre et de conserver sa vie (807). » Et Gerson ajoute : aCest une erreur de dire que le prince temporel n'a^ pendant son règne, aucune obligation envers ses sujets, car selon le droit divin et rëquité naturelle, et la fin pour laquelle totit gouvernement est établi, de même que les snjets doivent au prince fidélité, aide et service, de même le prince doit à ses sujets, fidélité et protection. Si défait, évidemment et airec obstination^ te prince opprime ses sujets, alors s'applique cette règle de droit naturel, II est permis de repousser la force par la forco, F<m vi repellere {ice/;et celte maxime de Sénèque dan^ la tragédie : Nulle victime n'est plus agréable à Dieu qu'un tyran : Nuda Deo gtatior victima quam tj^^ ranftu^(808),»

Gerson qui, pour le dire en passant, professe sur la lutte contre le mal des doctrines assez opposées aux maximes de l'Evangile^ Gerson tenait beaucoup, h ce qu'il parait, à l«C maxime de Sénèque; il eut soin de la rappeler dans un sermon prêché, en \%(A^ devant Charles VI et toute la cour de France, qui c^ooMnenee par ces mois répétés trois

(806) Opêf. JoitnnU GersonU, edit. Parîsiensis» t666, toni. I, pari. i,cot.375 etsqq.ci parl.;ii, col. 396, 409 et iii.

(807) De Domin. nat. civil, et eccletiast,^ Quœet^ resampfipa, etc.

(808) Oper. Joan. Gertonis, tom. il, part, iv, col« 827. Oe remed. conira Adulaiores.

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Jeun, âf première Eptlre esl quelquefois citée pnr sai^t AuggslÂn sous le lire d'JE^pitre aux Parthes. Ou a jugé, d'après un litre qui est à la lô o de celle Epilre dans (lueiqi^esr manuscrits, qu'elle avail été adressé(j aui Juifs dispersés dans les provinces {ie i\nipire des Parihes. Toujours esl-il que les relaiioDS des missionnaires portent q.ue ÏBS habitants de la ville de.Basspra sont persuadés, selon que le dit. une ,oncionno iradilion, que saint Jean a planté là foi dans leur pays.

> Nous 5avon3 qu'il , visitait ^ouv^nt .les Jgigliçes (i'Asie, e( qu'il faisait ordinairement SA, résidence à ]£phè2»e.. capitale du pays»

^oot saint Timoihée occupait le siège ,i3piscopal. Le disciple de saint Paul reponjiidissait dans sainlJean une autorité univer* sdile cl supérieure à la sienne. Et ces deux grands hommes, aussi recommandâmes p,ar Jiiur humilité que par leur chariié, n'eurent jnmais de dispute sur leur juridiction. Saint JeaQ pièdia encore dans d autres endroits :el .conserva , une inspeclion générale sur ,rpule$ les Eglises de TAsie. ll.avait fondé la pnemière dp ces sept Eglises (8Ôô)« , • ..

; C'est là quQ la persécution ratt^udait au jTiilicude son troupeau encore timide et [»eu tnonihreux: ellQ tomba sur lui; non comme Ja foudre qui brise et détruit^ mais comme ;!a,rQsée bienfaisante qui rafraîchit et ferti- !is,e.i(e fut on vain qu'au nom de l'empereur Domilien , durant la deuxième per^é- .culion générale , Jean fut jeté dans, une chaudière d'jiuile bouiliante. Dieu permit ,({^6- la rage des bourreaux s'épni>àt inutileinçnt sur son serviteur. Le feu s'éleij^nil sous lie vnse d'airain, et le liquide brû'ant dev^iit .froid ^omme l'onde glacée d'une source. Les ,o(îr!ciersdei*emnereur et les bourreaux fréu[iireni; ils inclinèrent leur front^devant l'ai ôjre triomphant; les brebis de son troupeau .se sentirent pu cœur le courage du lion, et la voix des gentils^s'élevapour la première fois vers le i iel pour annoncer la^ victoire de rÊvangile et sa (ijffùbion sur la terre. Ce miracle ne toucha poi.nl ses ju^es, ils Taiiribuèrent h la magie, et Domilien relégua le saint Apôtre dans Tilc de Palmos.

ilL C'était en mèiue temps un lieu désert et stérile où les cmperoiirs romains envoyaient en exil ceux qu'avaient épargnés les .haches de leurs licteurs. C'est une petite tie montagneuse, nommée aujourd'hui Palmosa, dans l'nnhipel de la Grèce, au sud-ouest de Samos. Maintenant elle e.sl devenue fertile et rianle. Dieu a voulu que la. parole féconde de son apôire bien-ainié changeât en bocages tleuris les lieux les plus déserts, comme elle devait porter dans les cœurs dçs pensées de rénovation et d'immortalité (866).

• (865) Vof/. noire article : Églises APObtOLiQtEs, ibni. IV, col. i40 et sulv.

> (866) Voir le curieux et iniëressanl livre de M. .Virtor Giiérin, intitulé : Description de t'iU de {Vatmos et de file de Samoi, 1 lol. in-S , 18^(>,

Ptvri>. .; ... .

^607) Âpoc. xxi.i 2. Un peu plus loin, t 10 du

Ce fut là que Jean , tes yeux tournés vers son Eglise chérie, et vers ses sœors do Sm yrne, de Pergame, de Tyathire, de [Sarr des, de Philadelphie et de Laodicée, écrivit celte Révcialion mystérieuse et grande par la poésie sublime dont elle est enipreinle, et à laquelle TEglise a donné le nom (ï Apocalypse. Dieu favorisa l'exilé, de ces visions un dimanche de l'an 96. Heureux celui qui lit et écoute les paroles de celle prophétie, et qui, garde les choses r/in' y sont écrites^ car le temps est proche I C'est ainsi que l'apôlre prélude aux chants linr* monieux qu'il va favre entendre; c'est ainsi que, lisant dans l'avenir de quelles inso< lentes clameurs l'esprit du mal et d incrédulité poursuivrait spn œuvre, il indiquç d avance aux fldèles son importance et sa grandeur. Mais déjà Tapôtre a été plus loin encore ; le premier yerset du livre ne |hui laisser aucun doute sur l'inspiration qui l> dicté : La Révélation de Jésus-Christ, guii a reçut de Dieu pour découvrir à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bien»

tôtf et qu'il a manifestées par le moyen de son anrje, envoyé à Jean, son serviteur, . .Ainsi, selon le langage ^es plus savants docteurs de l'Eglise, Jésus-Christ est le vé- * ritable auteur de cette prophétie, c'est lui qui parle et ordonne presque panoul, qui a[)paiaU à saint Jean par l&niinistère «le son ange. Ainsi la très-sainle Trinité réNèle tous les mystères de ce livre .à rhumaniiu de Jésus-Çhrisl, Jésus-Christ à Tango, l'ange à saint Jean, et saint Jean à l'Ef^Hise. Saint Auguslin et tous les interprèles reconnaissent que ce livre Qsl très-dillkilo à expliquer. L'obscurité de V Apocalypse a lôit douter à quelques-uns qu'elle'fît partie do rKcrilurc, mais l'église, dès le iv siècle, l'a insérée dans son canon. Saint Denys d'Alexandrie qui ne croyait pas que ce livre fût de saint Jean, le respectait néanmoins comme un livre divin. Saint Jéjôme disait que togles les paroles qu'il contient so; l autant de mysières.

Les figures QUi:^ sont représentées mcnrquent tout ce qui s'eçt 'maintenant pav^c .depuis le premier avénenienl de Josu>- Clirisl et. tout ce qui doit encore s'accomplir jusqu'à l'ayénement glorieux, niiiM que tous les conibats de TEi^listf qui e>t l^i Cité de Dieu contre, Babylon.e, flguro de la cité diabolique du monde, jns(i«'à Tanéaiitibsemenl de ce monde salani(|ue, à riieure dernière où les élus verront la sainte <.ilé, la nouvelle Jérusalem descendre du ciel (îo Dien, parôe comme une é|»ouse qui se parc pour son ép« ux : Sanctam civitatcm Jcrus:le m novam descendmtem de cœto a Veo, ;k rafam, sicut sponsam ornatam v^fo suo v^i/ï).

C'est un sènliment commun paimi Its

môme cliapitrc, saint Je^ui parle «iKïoro de la s.-iit (o Jérusaleui qui clesceiulail du ciel, vcii.tni de Pifu ; Civilalem sanclam Jérusalem descendeniem de cnio a Deo, D'où Ton voil bien qu*il nVsi pas possillc, coiiimc quelques-uns semblent le fains de nier i|ik' ^la gloire de rF.gliseiriompliaute ne doive s^éictidu du ciel à la terre.

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