‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. EncyclChapitre 29 sur 57 · IKA · texte numérisé non relu

IKA

adorait ? On ne peut

imn^incr

Dieu qu'il

d'impossibililés plus rovoitnnies (886)

Krstent les préoccupations d'apologiste.

Eh bien 1 oui; elles existent dans Tauteur du quatrième Evangile. Pourquoi saint Jean sonjçea-l-il è rédiger ses souvenirs, et pourquoi TEsprit-Saint t'aida-t-il de ses inspiraftions dans ce grand travail?

Dès le berceau de TËglise, des noVateurs parurent. Cérintbe, Ebion et leurs sectateurs se prirent à dogmitiser en présence même des aj)ôtre8, et leur doctrine, prélude lointain de celle de Tauteur que nous réfutons, avait pourpoint de dépa/t el pour élément essentiel, la négation de la divinité de Jésus -Christ. La tolérance du blasphème n*est point d*origiiie apostolique. Au bruit de ces impiétés monstrueuses, Tâme de Jean s'émeut. Ltï vue d'un hérétique rin(]uiétait, et Ton raconte qu'ayant appris la présence de Cérinthe dms un établissement de bains où il se rendait lui-môme, il s'écria ; « Fuyons d'ici, do [leiir qa; h miison ne s'écroule et ne nous écrase (887). » Ce frémissement tenait à l'horreur que lui inspirait l'hérésie. Quand il eut enten lu les impiétés qui circulai^^nt contre la divinité de son Mrftlre, pressé par ses disciples et par le^ saintes indignations de sa propre foi, il cUrepril son Evangile pour réfuter les nouveaux sectaires et conflrmer la vérité fondamentale qu'ils foirlaientaux pieds.

Tel était le but de^saînt Jeafi : il n'est pan étonnant qu'il en garde le souvenir d«jns le développement de son œuvre. Il fallait bien qu'il le fît, puisque l'intention générale de son livre le commandait, el pour v réussir avec plus d'avantage, pour mieux faire ressortir lagrandeur divine de Celui qu'on voulait réduire à n'être qu'un homme, il déroule les enseignements du Christ dans leurs manifeslations, si nous osons le dire, les plus hautes et les plus éblouissantes.

Ainsi la maj î.sté de son Evanrjite, dont Tirnpiéié contemporaine voudrait faire une tache, n'est au fond qu'une gloire (888).

yi. Nous avons encore irnis Epttres de saint Jean. II adresse ta première à tous les

(886) Ln vraie tie de Jéxut. Seconde imtrnciion "fpattorale de Mgr l^ianiier, évéque de Nimes, contre Ue livre intitulé : Vie de Jésus, par Ernest Remtu ,

iii-8, 1864, î« édit , p. 285-287.

(887) S. In'ii. Adv, lirret., lih. m, cap. 5; IJicronym., Prol. in Matth ; Kuseb.. Hist. eccles., lib.

'in, cap. 3$.

(888) Mgr rianrer, Instmct. pnstor. (lai'»), 'in 8, 1865, p. 96, 97. — Il y 'aiiraii encoift bien ^d'autres iinpciés ^ relever touchant saint Je:in , *d:in8 le trlsle livre «le .M. Ki*n n. Mais c'est assez.

Nous renvoyons pour le resii^ à \ ln%t, pastor. ci- 'dessus de M|çr Plantier, p. 98-100, 102 ei .suiv.; et

à sa 2e Iiwruct. pastor. : La vraie vie de Jésus, etc., ^pa<sini.

(889) Nous croyons que la femme Electn à cpii é'Tit saini Jean «le la paît île la f «mille d'une autre Electa (Voy. le dernier verset, 13) est, au sens spirituel el propliéliipie l'Eglse Elue de saint Pierre a qui écrit Jean le ehcf de r..utre Eglise ÉUe. Il faut remarquer que saint Jean «lonne, de plu?, à cette Eglise le uoui de uiaitrcsbc, Domina, ce qui con-

DirriONNAtKE

JB\

Chrétiens, el spécialoinonl i eeux qu'ilavait convertis. Il les y exhorte à passer une vie sainte et pure, elleurdonnedesavisponrii^s mettre à Tabri desar>îfi<'es desséducteurs, en parlicutierdesSimioiens el des Cérinlhiens.

L'S deuxautres Epitre^ sont courtes etadressét?s l'une h Ëlecta (889), et l'autre à Gaius ou Caïus (MO). On voit le mèn^e style cl les inèipes sentiments dans VEvangile el dans les Epttres de saint Jean. Il y règne paiioiit tLQ esprit de charité dont le Saint^Esoril pont seul être )e principe (891).

Les prêtres c^ les fidèlèis dôireAt tire et méditer ces àduiirèblès Èpitres. Le mol charité v est répété presque è cbaqu*- verset. Il u y est question cpiu d'amour de Dit n,

Chré-

l'« d'amour du prochain. Il ap|>elle les ( tiens ses très-chèrs, ses bien-aimés, ses f ères, ses enfants, ses petits enfants. Tonios les paroles qui tombent de ses lèvres soni comme un épanchemect, comme drs ell.i- ^ions de cette tendresse sincère pour riiumanité : dilection qu'il. avait puisée dan>te sein et sur le Cœur de Jésus. Il nes*ap|>uie que sur la charité divine, il ne parle (|iic d'elle, il ne veut inspirer qu'elle. C'est là le modèle que les |>aslcurs i\v% Ames doivent imiter. Aucune parole amère ne sort «le ses lèvres contre I ambitieux et l'inin^érant Diotrèpiie qui ne recevait pas les liJèlrs, qui les chassait de lIBgK^e lirue le ft.'^pperà pdint, mais il s^ codtente de {ilaiiKlso él lïâvertir (8Ô2).

Saint Jean, en suivant la voie que Jcsus- Chrtst avait tracée, a fondé des Eglises sans nombre, a converti des provinces immenses, s'est fail aimfer etjsurtout a fait aimer Dieu. Il était pasteur dans toute l'ïiccëptiùii du ferme. Chaque homme était h sns yein une desbrebfs de Dieu. Plus elle ^'vNléioi, tue du bercail, et plus elle a besoin qu'on se hâte en courant après elle; on la rappollen, non en la menaçant el en reÈFrayanl avK^ une voix dure et terrible; aulremcnl fl!e s'enfuirait si loin qu'à la Ru elle irail dans les halliers el au fond des immenses foiôis où elle deviendrai! la proie des loups.

Quand on aura pris Marie el saint Jean pour

vieni al)solument a PEg lise Romaine. C«da s'a« corde av'C l'analyse propliéii«pie de saint All;(ll^till («io.ii nous avons parlé au cpninicncement de manu «i 8»ir les deux états de l'Eglise, Traité CKKIY*" .vt saint Jean,

(890) Sur les Epitres de saint Jean K lr»r .i » Ihenticiié, voir l.i Préfare du docteur ii'AHiul', dau^ s<^s Commentaires, el Vîntrod, hisi. el critique mix l^vtes d' l* Ancien ^t du f>loHvean Testtiuient, par M. l'.iir.é r.lainv loin. I, p 3U ; loin. |V, p. 2iU, t'»-; t:.m. V, p. 237, 229. 35i, 232,255, 237, eipatam, de IVdiU in 8, 1862.

(^91) Sur le > rapports entre les Epitrt^s de $nv,t Jcon et sou Evangile, voir louvrage de M. Il ^V«!loii. !)e la croyance due à r Evangile, etc., in-8, 18 •>, p. 1S2. 193, I9i.

(sy2) Il en rsl (jui semblent croire que siiniJ»'^"» frappa en oulie de l'averiÎNSemcul; mais v\'s\ u e c renr. Il y :i dans le texte : Quand je tienlrn, je donnerai un nv riissenienl à ses œuvres : ^Connuouebo ejus opaa (/// Joan., iO) i 11 n*y a ricu d: plus.

JEA

DlLTlONiVAiaS

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raiîi'e (895) ; l'aigle, p»rr^ que, dès l« dé- Imf de son Évangile, il sMianro dans le sein m^ne de Dieu pour y sai^ir le niyslère de la génération du Verho, et la révéler »u monde ; aig^e, parce que, une fois au fatle de tes véri es sublimes, il ne sait plus en des* rendre, ou que s'il en descend, c'est pour remonter bieniôl sur ces somme is lïiotnenlanément désertés (896).

De ce grand écrivain juj^qu'à saint Grég'îre, il n'esi pas un in'erprète illustre' des Minfes Lettres qui n'ait 'lécerné le mémo éloge et foit rappiication du même passage h <(:«int Jean. Snint Basile, saint Ambroise et saint Augustin ont partagé l'enthousiasme fommun, el Bossuet s'est fait h son tour un bonheur comme un devoir de s'anéantir d*é« tonuemcntet de véiiérat'on devant l'nnge de f «tmos et d'Ephèse (897). Outre l'élévation, p'usieurs ont fait ressortir, avec une soiie de transport, la profondeur el la fécondité de rEvanf;i!e du disciple de l'amour.

Il y a SBftout un passage de saint Paulin de Noie, oà ce docteur montre avec un^c'al saisissant comment d*un mt^t et du premier mo', saint Jean (errasse à la fois Arius, Sabeltius, MarcioT), Manès, misérables nova* teurs dont l'orgueil avait tour h tour ni(^ ou blasphémé la Trinité, le Chri.st, les rapports de I ancien et du nouveau Tesiamcni, et pnfm l'action de Dieu dans la ciénlion et le gouvernement dd nronde (898). Toui peut se résumer dans ces belles paroles lie saint <jrôgoire de Nysse par lesquelles nous terminerons : «c Jean, épris d'anrour pour te Verbe, se reposa sur son sein pendant la rêne; et appliquant alors son cœur stir le <'œurdeson Mattre, comme pour pomper les eaux de cttie fontaine de vie, il reçut par "une inefTable communication la pleine connaissance des mystères du Christ, si bien 3ue nous offrant à son tour un trésor qui éborde, il nous remplit de la sève qu'il a •puisée à la source divine, et nous fait entendre d'une voix solenni^lle îles prédications dans lesquelles retentit toujours la voix de Verbe lui-même (899) I »

âWîAN, prêtre d'Asie, contemporain de rar>6tre. Voy, l'article Papus, évoque de d'BiérapIe.

JTîAN (SinT), Egyptien, martyr en 309 ou 310. FOy. Taflicle Actes des martyrs e^ Palestine, n. XVlILtom. I, col. 196 ! 97.

JKAN(SainV), prêtre, martyr en 3o2 de N.-S. Voy l'article : Martyrs ew Italie Et DANS LES Gaules âv iV siècLE.

JEAN kt PADL ^Saints), frères, martyrs en

(805) s. Iroii., Adv, hvres., tib. ni ; S. Aug., t» J(nn , xxxxi^ cap. 8.

(896) On le voit, dans coUe romparai-^on (to l'aiirle, il ne s'agit, en définilive, que do ta haiilcur élevée où pl.un» le génie sublime dt; t'apôlrc, comme nous t'avons cxplimié plus baul lians la noie 870.

(8!<7) Uussuel, Elévaiiom iur les È!ystcre$; — Àpocatypie; — Oraison funèbre de Ut princesse Pa iûtine.

(898) S. Paulin., rpisl. 21, Ad Amand. — Nous c tons ce ^ssige du salut évcquc de Noie dans

3G'2. Voy. Târtrcle : Martyrs eh Italie ei

DAKS LES CiAUtES AU IV* SlftCLB.

JEAN CHRYSOSTOME (Saiiit). Tant de faits îmDortants remplissentla vie de ce grand (h)cleur de TEglise, et il a eiercé une si vivi- Oaiite influence à son époque, qu'au lieu de faire sur lui une simple biographie, il nous semble utile d'embrasser dans leur ensemble les événements auxquels il a été mêlé el les personnages avec qui il a été enrappoii.

«Saint Je.în Chrysostome, dit un écrivain ré* cent (900j , fut Tapôtre , le docteur de la charité, le père des pauvres, h* modèle dos pontifes et des préires, le glorieui témnin de la primauté du Saint-Siège, rhéroïpic défenseur des droits et de la liberté de TEglise,.^. et, quoi qu'on puisse dire, il ne représente pas un seul homme, mais le sa< ordocc tout entier ; il lutte, il est immolé, non sans doute pour l'intégrité du dogme, pour le triomphe de rorthodoxie, mais f^^ur Tindépendance du pouvoir spirituel roenni ce par la politique usurpatrice, le despnilMiio sans bornes des Césars de Byzance, et, pnr conséquent, pour la cause même du Clinstianisme et de l'humanité... L'histoire d un tel homme, dit plus loin le môme écriv lin, n'est pas une simple biographie. C'est Tiiis* loire du sacerdoce calnolique ; une pnt;e de cette gramle histoire de la luiie intcssante et sublime de \^ vérité contre Terreur, de l'unité contre l'anarchie, de la f hnrite contre Tégoïsme, de l'esprit chrétien conire le paganisme toujours abattu et lonjotiis vivAnt, de l'Evangile en un mot, pour Talfranchissement, le progrès moral, la gloriliçation de la nature humaino conire les ido latries et les tyrannies de toute espèce (|ui ta déshonorent et l'asservissent (901). • Nous nous attacherons donc> s'i! plaît à Dieu, ^ saisir les rapports de cette grande destinée avec les destinées du Catholicisme, el nous renvoyons cette tude à El'article : Vie kt

SlàCLB DE SAINT JeAN CbRTSOSTOUE.

JEAN II, évéque de Jérusalem au iv* siècle, succéda à saint Cyrille, et avait ahi mravant pratiqué la vie monastique ^90*2). li se plaignit de l'ordination de Paulinie-i, (t eut, à cette occasion, des démêlés avec si nt Epiphane^ archevêque do Salamine. (V'^i/.

cet articits n» 11, t. IV, col. 278.) Le l».i["J Anastase T' écrivit à Jean 11 au sujet ^io Uiiflîn et d'Origène, que l'évoque de J« riisalem était accusé de soutenir. {Voy. i. 1, col. 1036, 10â7.) Du reste, on voit dans I» ^ lettres de saint Jérôme, qu'il excuse l'évi^que de Jérusalem d'avrdr reçu un lioinnie suspect (903), ce qui marque qu'il ne icua.i

noire Discours snr la vie de Kr.trtSeigneur Jc'tnj- Christ, en tôle du piësenl volume.

(8î)9) 5. Grejîor. Nyj;sen., Iioai. 1, î« Cantic; S. Ilieinnytii., Prolog, in Mmili,

(90U) M. t'abhé E, Marliii (d'Aide), Sam Jcnn CInjsortome, ses œuvres et son siècle^ 5 vol. in-8, INÔO, tom. I, Iniroil., p. vni.

m\) I.I., ibid., ch:ip. «, p. 2«î.

(90i) Voj/. noire ariiclc ëtiioes «o.NJisTiQi.t>, n. VI, lom. IV, col. 404.

(903) S. ilicron., cpist. 70.

883 JEA DICTIONNAIRE

fils, el cesl ainsi que loulos les (lis,)iites se icrminèranl cii Ocxidont par lautoritô vi'nérée d'j suncosscur de Pierre.

m. Le Pape Jean eut une autre grave affaire à ju}^er. Nous voulons parler de ia répression des fautes d'un <^,vôque qui causait du scandale dans TEglisc des Gaules h celte époque.

Pnrrai le grand nombre de sainl.^ dvôqurs qui honoraient les pi§lise$ de celle coniréc, il s'en trouva yn ceijendant qui désola ia religion par sa conduite; m^iisle scandale fut proinpiememen^ réjtrimé. Coniuméiiosus de Riez fut accusé de plusieurs crimes, entre auires d'impudicjlé. Saint Césaire el les autres évoques de la province instruisirent au plus tût son procès, et, lui avant fait corïfesser ses crimes, ils en envoyèrent la relation au Pa;>e Jean II, pour 1^ consulter sur la manière dont ils devaient agir dans cette affaire. Le Pape écrivit irois lettres à ce sujel, dont deux sont datées du 7 avril 53V.

La première est adressée aux évêques des Gaules. Jean lï leur marque qu'ayant lu leur relation, selon laquelle Contpméliosus est atleint et convaincu de plusieurs crimes, il juge qu'il doit être privé de ses fondions el enfermé dans un monastère; déplus, qu'il doit présenter une requôlê ai}x évoques pour demander la pénitoncn, et faire par écrit, dans cette requAie, l'aveu de ses fautes. Il ordonne aussi d'élab'ir m sa placp iin éirèque visiteur, qui ne pourra cependant pas faire d'ordinationsi fii administrer les biens de l'Eglise.

Par la seconde lettre, le P^pe pande au cbrgé de Riez, que leur évoque étant convaincu, par sa propre confession^ de plusieurs crimes, est indigne de son ministère; qu'ainsi , il leur ordonne d'obéir au visir leur, qui sera nommé par Césaire, évAque d'Ar!e>, et qui n'aura de pouvoir que pour régler cc^ qui concerne les sacrés ministères. La troisième lettre est ^drpssfSe h saint Césaire mémo. Le Pape lui marciue qu'il est affligé de la perte de Contumélio>us, mais qu'il faut observer la rigueur des canons.

Cesi pourquoi, dit-il, nous le suspendons l'^r notre, autorité de l'épiscoiâl. OrdonnezT lui (îfe soVetirer dans un monasière pour y pleurer ses péchés, et établissez up yisileuf jusqu'à ce que celle Eglise ail un autre évèque. L^ Pape joignit à cotte lettre plusieurs autorités tirées des lettres du Pa()Q Sirice^ des canoTis des apôtres, des canon^ d'Antioch^ el d'autres conciles, touchant l2| déposition des évêques cl des prêtres con-

(010) Lnblm, loin. IV; Joan. Il, op'St. A, 5, 6.

(UiO) Selon le> aiueurs de \'Arl de vérifier les daui Jean 11 sérail iiMtri, non le âG avril, mais le !27 mai.

(9:i) Qii Uoil au H. P. MiiUody, prieur iie« Dominicains Irlandais du couveni de Saint Clétnenl à Uome, d'inlicrossanles d convenez dans la Bagii;«pie lie Saini-Cléineni. L'une d*ellos est un fraguieiil d'auiel portant Tinscription sntvanie : Al" lare tibi Deu$ Sulbo Hormisila Papa Mercurivi pre* tbyter cum tociis offert, baint Horniisd:is fut créé Panlife en lili, el Cessna do viviv en 5i3. L^î nom de McfcuMu» :t|>p:irilcnl stns doulc à Jeun Mcrciite

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vaincus de quelques crimes. A qqoi 5o houv • joint un mémoire qui paraît de saint Césa u\ el (jui cite d'nutres autorités dans le im-me sens, entre autres l'autorité de Faust de lUîz, comme M'un saint évoque (919).

Telles sont les choses les plus imporlanlos du pontifical de Jean IL Nous les avons relatées d'autant plus volonliers r|n<^ la maternité divine de Marie y est établie do nouveau el que, de plus, Taulnriié du Saint-Siège y est clairement reconnue, a(i\<;i bien par les patriarches, les évèqucs v\ les emperpurs il'Orienl, que p«r les t^ôjups des Gaules. Jean U mourut le 26 avr\i;}:]o, après avoir tenu le Sam:-Siége pendanilios ans el quatre mois (920). Son successeur fut Agapil. Une découverte récenle nou< a nitris que Jean U fut enseveli dans la hasili(|ue du Vatican (921).

JEAN III, Pape, surnomm*^ Catellin.suN céda à Pélaj^e !•' — Il était né i^ Rome d'Anaslase un des premiers delacilé, oldéooré du nom iViÙnstre, Il acheva l'é^l se des A|)ôlres saint Philippe el saint Jac)Ur^s, commencée par son prédécesseur; il in lit orner de plusieurs sujets hisloriques, |>'iriic en mosaïque, partie avec des couleurs: il en ce ébra la détiicacc avec pompe. On peii^j géiiéralemenlque ce fut le 1" mai: lonjoms <»siril que de tem|ïs immémorial on fait ce jour-là la fêledcSainlrPbilippeel deSnini- J.icquHS. Jean III augmenta encnre et rémblil les cimetières des Martyrs; il ordonna à re sujet que l'église de Latran y fburninit le pain, le vin et le luminaire ; il montra beniicoup de zèle pour la décoration des éi;\ se*!.

C est sous le poi^tificat de Jean IIL qie le§ Lomljar.ls, Germains d'orij^tne, après un séjour de quatre centç ans i\\ Panhonic, ontrèrenl en Italie, conduits par Alboin, leur roi. On place aussi généralement, vors c temps, la conversion des Suèw«s qui (^ini» m ariens, et s'étaient établis en Gallicie de, us près 06 1&0an<. Jean fut encore console par la constance et la fermeté que monirèrenl saint Eutychius patriarche de Consinntinople et saint Anastase d'Antioche dnii^ K^ persécution suscitée contre eux par Ju>iinien. Cet empereur qui avait la manie <le >' mêler beaucoup trop des questions reilifieuJ ses était tombé, les dernières années de son règne, dans Terreur des Incorrupiibitsj Anastase el Eulychius avaient rejeié son édil, c'en fut assez pour attirer sur Io»im tètes les effets de l'indignation impériale (Oïl^i — Pour Jean III» il mourut après avoir len le Saint-Siège pendant treize ans, el fut en terré à Saipl-Pierre, le 13 juillet &73. 11 eu

qui éiait titulaire de TE^Iisn d<*. Sainl-Clcmcni, c qni, après son élévation au Pontificat, en 53'2, p^ le nom de Jean II \ il mourul en 53 i (ku p ni<* en 555), et hu enseveli dans la Basilique du Va can. 1/aolci en questinn se trouveit dans li l>)^i lique 8unt4*rvaine de Saint-Clémeiil, et ce fngiiKin fui déposé à Tendroit où il est maiutenuiU, loin qn'on h&'. il réélise aciuelli^ (^]ém. catli., ^o . «^ 1865, lom. XIX. p. 276, 277.)

(î)2'2) FIciiiy, /ii^f. fcc/., îiv. ïxxii, n. 6t. n'.^ xwiv, n. 20.'

JEA

DE LUIST. UNIV

poorwcresscur, dix mois après ra mort, BinMl Bonose.

JEAN U%Pa !»(?.— Il succéda è Sévcrin qm n'.'îVfiil -it'Aé «pruii an el (|afllro jours. LaChnire pomificale (leuteuta vacanlu \ivès </e €ini| muis. Jean, tils t!e Veiianee Scolasti.jne, étflit de Salonc, en Daliuaiie, villô célèbre jrtir la relrailn «le Dioclétien (023). Iln>ierçate Souvorain Pontifical ^u'uii an <'t un peu nias de neuf mois.

L.in 6il, au mois de janvier, il tinta Rome 110 compile pour y condannier VEcthèst '/e r0Mi(^)erenr Béraciius. Cette exposition •<«la fol prétendue catholique était due à Srrgius, patriarche de Conslantinople (92i).

Sflon Rugi, elle avait été déjà condamnée l'année précédente par le Pape Séverin.

y'jol rpi'il en soit, nue chf)se n'est pas douieu$e: c'est que VEcthèse ne fut janiais approuvée par le Saini-Siéj^e, el, au contraire, rejetée et aualhéulali^éH par Jean IV.

So\x% ne dirons ((u'un mol de VEciMse d'Héraclius, dont nous avons parlé tom. IV, col. 100 et suiv.); 'ô Monot.iéiisme qui y était contenu fut condamné iQ 680, au Tir concile général tenu à Ojnslantinople (925). Cet édil donnait |)our i-îcle de fui, non-seulement qu'on lie p:>iinx, leconnaltre en Jésus-Christ deux vo- "/.lés ionlraires, mais qu'il n'avait pas îinue deux volontés différentes. On y l.t txème expressément qu'il n'y. avait en Jésus* (hrtsl qu'une seule volonté. Jean IV lit Ispuiogie d'un de ses préJécesseurs, Uonofiiis en res termes : « Pyrrhus, patriarche OeConsiautiiiople* qui enseigne dos choses iK)'iTe>le3 contre la foi, prétend tirer à son sen;iaienl le Pape HonOfius, quoiqu'il en 9ii eiéenlièrciiient éloigné. Car ce Pontil'i) a enseigné très-clairement dans sa réponse aSer^ius que Jésus-Christ est tout cnsemi'e Dieu parfait el homme parfait, mais qu étant venu réparer la tiaiure huniaine, il Cil seul cniiçu et né sans péché. C'erît pour- ;iioi il n*8 jamais eu deux volontés contraires, et la volonté de sa chair n'a point corn- Muu contre la volonté de son esprit. » Il ajoute plus loin : « Si les partisans de VEcikèti disenl que les deux natures n'ont qu'une seule volonté, ils confondent non- »cttlemenl les deux volontés, mais les deux C4iures; car en soutenant une seule volonté, H une seule opération de la divinité oi ue rijuiuaniié de Jésus-Chrisl, n*ebl-ce pas lui attr;buer une seule nature comme le font (•> Eutychietis et les Sévérit^ns 7 » Tel est Tibreifé de la Setu*e de Jean iV au succès- >cur d'Béracliu>. 11 la termine par ces t^aroies: € Tous les Occidentaux el le peuple tuèuie de Cousta itinoplo ont été scandalisés '^e VEclkiêt. 0(t'£ el déchirez cet écrit qui ^tiéaJiché publiquement.» f.oy. l'articie ÛosoRics 1", Pape, n. V.

La uiurt précipitée de Constantin rendit a/|)aicuiiueiii inutile celle reiuunliance du

. DE L'EGLISE. JEA S8^

Pontife. L'année suivante Jean IV mourait lui-m^rae. On l'enterra à ttome, le 12 octo- J)re 642. Il eut pour Sllc^e^seur Théodose.

Jean é'ait aussi compatissant (pie généreux.

A la ncMivelle des ravages exercés en Dalnialie et en Istrie par les Sdaves, il envoya, avec une grosse somme d'argent, un homujn d'une piété et d'une probité reconnues, l'ahhé Mai*lin. Ce religieux put ainsi r'endro è la liberté un gtand nombre de Dalmates et d'Islriens faits prisonniers par les Barbares. Martin ra[)porta à Home de ces mêmes contrées les reliques des saints martyrs Veoance, Ànaslase et Maiir, et de plusieurs autres encore. Le Pontife avant de mourir eut la joie de pouvoir faire bâtir en rhonnei»r de ces saints une église situén jj<ès le baptistère de Liitran.

JEAN V, Pape, succéda k Benoît II, le 10 juin 686. Il était Syrien, de la province d'Ântioche el fils de Cyriaque. C'éiail un Pape savant, rempli de zèle et de prudence.

Sa modération égalait sa fermeté; il avait paru avec distinction en qualité fie légat du Pape Agathun au vi* concile général oii fut condamnée .l'erreur des Monothélites. Son élection, suivant la coutume, qui avait été interrompue depuis longtemps, so ût d'un consentement unanime dans l'église de Latran.Delà il fut meneau palais papal. Coniuie Léon II il fut ordonné par les trois évoques de Porto, d'Ostie et de Vellélri.

Li' Pape Jean V n'était déjà plus de ce moniie quand arriva à Rome une lettre de Jusiinien II, datée du 17 février 687, et qui lui était adres>ée. Cette lettre portait que les Aclvs du IV* concile étaient envoyés sous le sreau impérial à Rome, pour y èire gardés soigneusement [lar le Pajie, el y être ainsi préservés de toute interpolation ou altération.

Pondant la durée de son court poutiiioat, il tint à Rome un concile contre Citonat, arclievôque de Ca.^^liari, qui, sans sn i»ermission, avait ordonné Novellus pour l'Eglise de Tor« res. Novellus fut remis sous l'obéissance du Saiut-Siége, par un acte authentique qui fut gardé dans les archives de l'Eglise romaiuit. C'est aitisi que, justement jaloux des drols du Saint-Siège, Jean V replaça sous la disposition de la Chaire apostolique les Eglises de Sardaigne dont les ordinations lui appartenaient d antiquité. Ce Pontife mourut après une longue et cruelle maladie, et fut inhumé à Saint-Pierre, le 2 août G87. Cunon fui bon successeur

JEAN VI, Pape.— il était Grec de nation, et succéda à Sereins; il occupa le Saiut-Siége Irois ans, deux mots et douze jours. Il rendit pleinejusliceàsaintWilfrid,évéque d'York.

Ce prélaïqui, au concile deNe.Nlrefiekd, assemblé par Je roi Alfred, avait été traité avec la dernière rigueur el la plus grande inconver nance, en réfùraàRoiueences termes (92G) :

« Quant à celte nouvelle question que vous m'adressez, j'en appelle hardiment au Siège

1925) Voy. r^^riicle D.oclétiex, ii. XI.

s'^ti\ Uanuél de l'hiiioire de» toncile», elc, loi». II. p. i70 II 277.

.9i:) Yoy. l'ariicle Précis ii:stjîr!Qije sua lej

Dicxi'jyT^, DE l'IIist. univ, de l-Ecuse. V.

CONCILES ŒCUHImQCES DE COMPTANT LHOPLE.

(9-26) Fleurv, hv. xli, ti. 9. 13, cl Ariaad, HisS. dci Sjuv, Pont.f loui. !,i». 377.

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acceplanl le Sioge de Conslanlinople, il a cédé à une violence morale. 11 joint à sa lollre, pleine do mensonges, d'autres lettres 'aussenient attribuées à plusieurs prélats qui conjurent le Pape de recevoir Thotius è sa fonnnunion. Il est vrai que le Pape agréa |9;]G) son élévalion, mais è certaines concfilions, et avec plusieurs reslriclinns, car il eii^e <]Uo Phoiius se reconnaisse coupable et (Irntniule pardon au concile.

En cilet, dans sa leUie à Tcntpcreur, Jean VUl déclare positivomcnl qu'en approuvant celte nomination du nouveau patriarche, il agit contre toutes les règles do la discipline, et contre les exempios de ses prédécesseurs, tant était grand son dé>ir d'engager Basile à secourir ritaiio et Home en particulier contre les Sarrasins I 11 déclare encore qu'à la prière de Basile, et attendu la mort du patriarche Ignace, el la circonstance du temps, il use d'indulgence envers Photius, quoiqu'il ait repris, sans avoir consulté Rome, le siégo qui lui avait été interdit. Le Pape s*appuie pour autoriser sa conduite sur le second concile de Nicée où il est dit : « Il s'est fait bien dos choses contre la règle pur nécessité ou pour céder à l'importunité.tfLePape rapporte encorequelques autorités pour nionlrcr que la nécessité légilime des dispenses.

Ici Fltury fait observer (assez malicieusement, comme souvent), que le concile de Nicéa parle do ces circonstances comme d'abus déplorables, etquil défend de rien faire de semblable à l'avenir (937). Sans nous ar« rèter sur celte observation, — car il y aui-ait beaucoup à dire è ce sujet, — nous forons seulement remarquer uue le Pontife romain peut tout ce qui est nécessaire, ou ce qu'il juge de plus expédient dans cenains cas, pour la paix ou le gouvernement de l*£glise.

On aurait donc tort d'infirmer un acie du Souverain Pontife, par cela seul que, dans un cas donné, il serait op()Osé aux observations et aux canons d'un concile.

Jean exigea encore qu'après la mort de Photius(938), on n'élirait point un laïque pour le remplacer, mais un des prfitres ou des diacres cardinaux de l'EgiisedeConstanlinoj'le, en observant, à ce sujet, les prescriptions des canons. 11 ajouta que c'est aux instantes prières des évoques dépendant de ce Siège patriarcal, qu'il a accordé le rétablissement de Photius, en lani (]ue cela se pouvait faire sans un trop grand scandale. Il suivait en celte circonstance l'exemple de son prédécesseur. Innocent 1", (]ui reconnut Phottn pour évèque à la prière dos évêi^ues de Macédoine; et dans les instructions h ses légats, Paul et Eugène, nous lisons: «Vous irez visiter le très-saint rhotinetlui rendre la lettre en disant : Le Pape Jean^ notre mai-

(956) (ieiirv, tt'ut. ceci., tiv. un, n. 7 et 8. (937) Ibid.

(958) Episl. 205. .

(959) Voy. ibid. et Pailiclc Photius.

(940) IlisL ecctés., liv. uu, n. 24.

(9il) Entre autres endroits, daus une brocliurc, publiée à Pai'is, co 1855, traduite «lu russe et qui

Ire, vous salue cl teul vou9 avoir pour /"r.Ve et pour collègue, suivant la prière de Umptreur et pour la paix de tEgliu, i

A ces recommandations il en a^ouia d'antres qui témoignent du moins >on giaïui dé- .sir de la paix; il exige que Piiotius, reiiir.> dans la communion du Saint-Sié^^e, ra|)iie.le les exilés clercs ou Uïques qui nont pcmi voulu communiquer avec lui, à la coiitiilion qu'ils seront enx-mèines en par^iitc conformité de sentiments avec le PapK;ii veut que nos légats assistent au coi>ciIe avec lepatrianhe, les légats d'Orient et les autres évèques. Leur mission devra ôtre toute |»<uifi(]ue et en -vue de Tunion des deux Eglises. H défend à Photius d'envoyer le pallium aux évèques de Bulgarie et d'ordonner (|iii quece fût en cette province. Jean pressetUaii trop bien la pernicieuse in(luencequelesc)ii^« me d'Orient deviut exercer sur la clirétieiué naissante de Bulgarie! El plût à Dieu (|i>q ces ordres eussent été fidèlement exécuté^:

ce peuple si intéressant ne serait pas resié près de dix siècles séparé du giron do la sainte Eglise romaine I La prudence ctia fcimetédu Pape trouvent encore leur justiiiratiou dans les conseils donnés è ses légats de ne sfc laisser corrompre ni par flatterie, ni par pri'sents, ni par menaces, mais de marciK r droit, comme étant à sa place et avant sua autorité pour la paix de l'Eglise (939).

111 Nous aurons occasion, en parlant de Photiuc, de revenir sur la conduite du Fape JeanSVlU, h l'i^gard de ce fougueux patriarche. Mais nous ne pouvons point ue pas parler ici de c<*tie fameuse lettre sur le Filioque (]iio Jean Villnurait écrite à Photius, que Fleury accepte sans examen et qu'il conunenie «lo la nmnière la plus défavorable h l'ilgli^e romaine (9^0), et dont les Grecs schisiuaiiques se prévalent encore aujourd'hui avec complaisance (9^1).

Dans cette lettre dont Fleury donne l'analyse, le Pape est censé dire au sujet du Filioque : « Nous croyons qu'on ne doit contraindre [lersonne à quitter cette addition faite au Synjbole, mais user de douceur et de ménagement, en exhortant peu è peu les autres à renoncer à ce blasphème (9V2). » Le Filioque unbhisphëroel et c'est un Pape<pii le diiletendisaut que c'est un blaspiièiuts il dit qu'il faut le tolérer I Mais où donc Fleury avait-il l'esprit en se faisant Téi lio de pareilles monstruosités ? £t commeni concevoir qu'il se rencontre des écrivains pour répéter ces choses, sans s'asbuier jiréaiablement si elles sont exactes l

Saint Grégoire de Nysse nous apprcii 1 lissez s'il y a blasphème à dire que le Sjui>* £sprit procède ^u Père et du Fils. Un te\io très-remarquable qui manque dans les œuvics

imprimées de ce Père de r£glise grecque,

esi à la fois une npoto^ic du schisme d'Orient «i une MU:M|ue roture ri'^glise calliotique. La C.nii'd caitolica, revue publiée à Kouie, par les )é>mu >, a réliité cet écrit, couune noua le disons dauN U note 944, ci-après.

(942) Fleury, lits!, eccles.^ liv. kii, n. 24.

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I lulôl Jean IX, «joule : « Nous n5labliss«njs «lans leur rong lesévêques, les prêtres et les autres clercs de l'Eglise romaine, ordonnés I anoiîiquement par Formose et chassés par la lëmérilé de quelques personnes. Suivant le concile d'Afrique, nous condaumons les réordinalinns, les rebaplisalions, défendant d'ôler les évôcpies régulièremenl ordonnés pour en mellre d'aulres à leur place el introduire des schismes d«ns rEgli*?*». »

Tomme In Pape Formose avail ronronné deux empereurs, Lambert, acluellemeiil maître en lialie, et Arnoulfe, alors mourant en Allemagne, le. Pape Jean IX ne confirma <|ue Lambert et « rejeta l'onclion barbaresnue d'ArniHilfe, extoiquéo par artifice. »

Puis il dit encore : « Pour ce qui est des acles du concile dont nous avons parlé (il veut dire celui d'Eliiune VL), nous ordonnons do Us jeter au feu, comme on a brûlé <:eux du, concile de Rimini, du second d'Eplièse, de ce (pio les hérétiques ont folt contre le Pape Léon, et de ce qui s'est fait h Consfaiilinopln contre le Pape Nicolas, et brûlé à Rome sous Adrien. Si quelqu'un lient pour e<clé«iiasii(pic's?er>^ius, Benoit et Marin,ci-devant prètn s <lerEi^li.-e romaine, ou Léon, Pascal et Jean, ci-ilevant diacres, condamnés canoniqnemenl el chassf's ilu 5ein de l'Eglise, ou s'il prétiMid les rétablir dans leur rang sans notre cnnsentiMnerd, il sera anatlième comme violateur des canons.

Nous déclarons aussi séparés de l'Eglise reux qui ont violé la sépulture sacrée du Pape Formose, pour en tirer le trésor, et qui ont osé traîner son corps dans Ui Tibre, s'ils ne viennent à péuiieuce. • On voit que ia réhabilitation de Formose fut complète.

IL L'Eglise romaine était toujours Irèsfroublée à la mort de chaipie Pape, lorsqu'il s'agissait surtout d'élire un successeur.

Nous avons vu le Pape Adrien III rendre un décret par lequel il était dit «qu'on consacrerait le Pontife romain sans attendre l'empereur ni aucun envoyé de sa part (937), »

et k Pape Etienne V (Voy. son article, n* I)

J)rit' la même mesure. lUais il semble que ean IX n'accepta point ce décret, car, «ians l'espoir de protéger la libeitédis élections •l dq la consécration pontificale, ce Pape appela encore une fois les empereurs et rois d'Italie h être présents aux ôlecliooa des Pontifes roinains.

Voici ses paroles dans le môme concile de l'an 898 : « La sainte Eglise romaine souffre de grandes violences à la mort du Pape, ce qui vient de ce qu'on le consacre h i'insu de l'empereur, sans attendre, suivant les canons el la coutume, la présence de ses commissaires, qui empAchoraienl le désordre. C'est pourquoi nous voulons que désormais le Pafie soit élu dans l'assembléo des évéquos et de tout le clergé, sur la demande du sénat et du pinj))le, et ensuite consr.cré solennellement en |)ré^encc des

comrais<^aires de rempi-ronr, pl que |orsonne ne soit assez hardi pour exiger tle lui (fe<5 sermenls nouvellement inventés; In (oui ailn que l'Eglise ne soit point scandah^^^o, ni la dignité de Tempereur diminuée (958).»

Ce décret constitua peut-être un rei^nitable précédent, en immisçant le pouvoir laïque, déjà trop envahisseur dç sa nature, dans les choses les plus graves et les plus importantes do TEgiise. M est de fait que c'est sur ce décret que les souverains d'Allemagne fondèrent en grande partie leur prétendu droit de confirnialion, qui aurait fini par soumettre rEg'ise à l'Etal, qui aurait fait du prêtre un oin<:ier civil confondu avec une administration séculière, tel quo nous le voyons aujourd'liuî en Anglelerre.

Et pourtant, que dit après tout ce décret de Jean 1X7 U dit simplement : 1* que les envoyés impériaux étaient appelés, non pour l'élection des Pontifes, mais uniquement pour y assister, afin de maintenir l'ordre el la tranquillité f)ublique. t.'Mir rôle n'est que celui, d'un dél^enseur; 2* l'usage de les appeler était déjà passé en droit canoiiique pro conofiico ritu; 3* enfin, que la nécessité de mettre un terme à l'anarchie avait seu<o pu déterminer les Papes h demander l'in- Irrvention des souverains laïques (059).

C'est tout ce qu'on peut voir dans ce dérrei, cl ce fut bien inutilement que les enipcnmrs d'AHenïagne voulurent s'en autoriser.

Sans doute on eût enlevé tout préteiie à cet égard, si, comme il eût été plus désirable, le Saint-Siège s'en fût tenu à sa puissance temporelle sans s'appuyer, ainsi que le fit Jean IX et d'autres Papes, sur le bras de chair; car si les ptinres peuvent quelque chose [mur l'E.^lise, leur Mère, ce n'e^t qu'en demeurant dans Thumble soumis^ion el le respect fi.ial qu'ils lui doivent; nuircmenl, comme cela n'arriva que trop, ils lui font payiT bien cher les services qu'elle léclame d'eux. Mais, t(»ujours est-il *qne,<lans le cas présent, ii ne tant pas vouloir lir»T desiJécrets de Jean IX autre chose que ce qui s'y trouve réellement.

On aurait aussi occasion de faire des remarques analogues à celles qui précèdeiit, sur quelques-unes des paroles qui furent prononcées au concile de Ravenne. Nous nous en iiendrons \h cependant, et no.is achèverons d'abord ce qui fut dit au concile de Itome de l'an 898. Après le décret (pii vient de nous occuper^ le Pape Jean continua en ces termes : « Il s'est aussi introduit celte déiestf.ble coutume, qu'à la mort du Pape on pille le palais [)alriarcal, et ce pillage s'étend par toute la ville de Rome «'t ses faubourgs. On traite de môme toutes les maisons épiseopales à la mort de révù<pie ; c'est pourquoi n<uis le défendons à l'avenir, sous peme, non->culement des censures ecclésiastiques, mais encore de rindignation

(9r)7) V. Parlicle Adrien III, to-n. I, col. 528. n. IX, p. i51.

I9Ô8) L:il)l>c, Conc. loin. X, p. ^Jti; llardouin, {9lii)) Annules de PhHo$oi}hie chrétienne, iom. \^\

loin. > l, p. 4^9 ; Kiiicbuitl.iiii, iu Erist.Joan, IX ^ p. 297.

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