‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. EncyclChapitre 33 sur 57 · L.< religieux élaionl obligés de les confesser · texte numérisé non relu

L.< religieux élaionl obligés de les confesser

f! core à h'urs curés; que lant que le décret

j concile de Latran, Omnis utriusque êexus^

^ubsisleraic dans sa force, ni le Pape ni Dieu

m me ne pouraîent dispenser les fldèles de

hfcsser une fois Tan tous leurs péchés à

ur propre curé. Ces propositions furent

wii\6o$ en plein consistoire devant le

?apc, ei en présence du docteur qui avait

é mandé.

On y dit pour les confesseurs privilégiés:

Il jiiridiclion du Pape n'est pas renfer-

f.iéftdans un diocèse comme celle d'un évé-

;^ ni dans une province comme celle d'un

. .h-vêgue : elle s'étend par loul le monde.

b rsison est que la dignité d'archevèoue

>%t pas de droit divin, mais de droit I)u-

positif, quî a réglé les limites des dio-

- «^, AU lieu que celle du Pape est de droit

:d, établie par Jésus-Christ quand il a

': \ saint Pierre : Pain mes brebis, sans

. jne exception ni restriction. Sa puis-

jr.re s'étend donc partout, et il ne la tient

(.1 des autres hommes ; mais lous tien*

ni la leur d« lui, et il conserve partout

;i.e juridiction immédiate. A l'égnrd du curé,

-'^stbieo autrement soumis à lévêque que

Vv^que ne Test au Pape; le curé uVst

; int JQge ordinaire dans sa paroisse, comme

^-Tèque dans son diocèse, non plus que

IVchidiacre al les autres qui sont établis

lar provision de Tévéque. L'évoque, en

cnOrint au curé le soin d'une paroisse, ne

<en décharge pas; il en demeure toujours

'•^spoDsable comme auparavant, et y garde

'"ijours la principale autorité; d'où s'en-

snii qije l'absolution donnée par le Pape

'"' par Tévéque décharge le paroissien de

•Vb'igation de la demander à son curé.

Quant au canon du concile de Lalran, il

ne Jonne aucun nouveau droit; car le pro-

ire prêtre qu'il nomme n'est ainsi nommé

»pie par opposition à Tétrangcr qui n'a au-

'''Jie juridiction sur le pénitent, mais non

nr opposition nu prêtre commun : autre-

^ient le pénitent ne pourrait s'acquitter du

^evoir de la confession qu'en se confessant

pon curé, non à son évérjue ni au Pape.

^''propre prêtre est donc quiconque a la

Jissance d'absoudre, soit ordinaire, soit

'^^'guée; c'est-à-ciire le Pape, Tévôque, le

^'[é, ou celui auquel ils ont donné ce pou-

^^^•«r. Or, le Pape et l'évoque peuvent le

''';'nuerà quiconque a reçu Tordre de prô-

'"5e; 8i c'est la coutume de l'Eglise ro-

j^»'ime, que chacun peut obtenir d'un péni-

''»f«er du Pape de s'adresser à quelque

™re que ce soit pour être absous. Enfin

' wt expédient que le Pape use de ce pou-

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voir de commellre des confesseurs, h cause de l'ignorance de plusieurs curé.*», de la multitude du peuple, et de la difTiculté particulière de certains pécheurs pour ne pas se confesser h pux (1077).

Après que les propositions avancées par le docteur Jean de Polliac eurent été examinées, il se rendit aux raisons qu'on lui opposait, et se rétracta en plpîn consistoire, disant qu'il croyait le contraire Téritable.

Sur quoi le Pape rendit la sentence par une Décrétale fameuse (|ui commence par ces niots : Vas etectionis, et qui^a été insérée nu droit canon. Nous y lisons ces paroles :

Mous condamnons les articles de Jean de Polliac, assurant que la doctrine contraire est vraie et catholique. Ceux donc qui se sont confessés aux Frères privilégiés ^ ne sont pas plus obligés à réitérer la confession des mêmes péchés que s'ils les avaient déjà confessés à leur propre prêtre f suivant que Vordonne le concile de Latran,,. Nous ordonnons au docteur Jean de révoquer de sa propre bouche, publiquement à Paris, ces articles dans ses Leçons et ses Sermons, ce qu'il a promis d'exécuter fidêlemeut. Cette Bulle fut adressée h tous les évoques.

XIV. En celte môme année 1321, plusieurs miî>8ionnaires de l'Ordre des Frères- Mineurs, envoyés en Orient pour la conversion des infidèles et la réunion des schisipaliques, revinrent et oBfrirenl, par leurs récits, une compensation aux douleurs que certains membres de leur Ordre avaient oc< casionnées par leur conduite et leur doctrine. En effet, ces missionnaires firent au Pape leur rapport sur ces missions lointaines, et l'on put voir, dans ce qu'ils ra-. contèrent, qu'ils avaient été fidèles, et que, par leur zèle, la foi avait prospéré.

Ces rapports donnèrent occasion d'écrire celte année à plusieurs princes géorgiens, arméniens et tartares. lisent deux lettres du 22 novembre à des princes tartares favorables aux Chrétiens. Deux Frères -Mineurs, nommés Pierre et Jacques, en furent les porteurs; mais le plus fameux de ces missionnaires était l'évoque Jérôme.

Jean XXII érigea en évèché la ville de Caffa, l'ancienne Théodosiopolis, dans la Chersonèse tauriquc, alors soumise aux Génois (1078). Il marqua les bornes do ce diocèse, depuis Varca en Bulgarie jusc|u'à Snrai en longueur, et en largeur depuis le Pont-Euxin jusqu'à la Russie. La Bulle d'érection est du 19 octobre 1329.

Un prince hongrois, nommé Jerelanni, avait demandé au Pape un évoque pour instruire son peuple et ceux du voisinage, et les affermir dans la foi, à cause des infidèles dont ils étaient environnés. Il lui envoya Tlioiras, évolue de Séniscanlp, déjè connu dans le pays. La lettre est du 29 septembre.

Le second jour Je novembre, le Pape écrivit è un prince tarlare , nommé Elchigaday,

itOTT) ?oj|. rariicle Latban (xn'concîle général Je^n XXII érigea aussi de nouveaux évècliés juslîfii S^"^"" de Lalran, en I21d), n. 111 . nol«. qu'en Perse. \'m) NoQs avons vu plus haut, n» VI, que

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DICTIONNAÎRF

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écrit la vie le Jean XXX n'en disent pas un mol. Ensuile, ne st* rail-il pas injuste el absurde de croire à tant d*avarice de la part d'un horame qui ne légua absolument rien h sas parents môme Jes plus proches? Ce Pape avait de grandes ressources, oui ; mais elPes étaient dues aux libéralités des grands el dos princes du monde el de l'Eglise. La plupart d'entre eux mettaient à sa disposition des sommes abondantes pour les besoins de la société chrétienne. C*élait avec cet 'argent qu'il pourvoyait aux missions lointaines, qu'il faisait 'fleurir les études dans les principales écoles de l'Europe; qu'il créait des Universités, comme nous l'avons vu, el qu'il publiait les Clémentines. (Voy. n* Vil.)

Les Clémentines^ nous l'avons dit en passant (Voy. l'article Clémfnt V, n* XV, note 2313), étaient le Recueil des Constitutions du Pape Clément V. Ce Ponlife avait publié plusieurs Constitutions, non-seulement au concile général de Vienne, auquel il avait présidé, mais avant el depuis ce concile, Innt pour décider des questions que pour réformer des abus. Il les avait fait recueillir en un volume, distribué sous dilTérents litres, el avait résolu de les livrer au public. Mais la multitude des affaires et sa mort, qui survint en 1314-, l'empochèrent d'exéculir son dessein (1085). Jean XXII voulut donc le réaliser et publia ces Con^^litutions sous le titre de Clémentines^ divisées en cinq livres comme lo Sexte. Il adressa ce Recueil aux Universités, el noiamment à celles de Bologne, de Paris et d'Avignon (1086), el dans la Bulle qu'il publia à colle occasion, il déclare que ces Conslitutions doivent être exécutées el avoir force de loi. Ce Recueil s'appelait, dans le principe, le seplième livre des Décrétales.

C'est donc à ces grandes choses, et bien d'autres que nous sommes obligé de passer sous silence, que Jean XXII employait l'or que Jean Villani lui a tant reproché. Mais une des causes encore pour lesquelles ce Pontife avait amassé d'immenses richesses, était le projet arrélé chez lui de reconquérir la Terre-Sainte. A cet effet, il recevait de toutes mains, et l'on sait l'accueil qu'il fit aux Mémoires du vénitien Sanuto et à Sanulo lui-môme, si désireui devoir se rou-

(i085) C'est ce que nous apprend Jean XXII lui-roéme dans la Bulle qu'il donna pour la publication des Ctémenlinti. Vid. Raluz. u 1, p. 187 Cl ()8i.

(1086) Tissier, dans son Hht. des Papes d^Avignon, p« 00, veut que la Dulle ait éié adressée a l'Université d'Aviguon, non à celle de Bologne; ei Fieury, Uv. xcn, n. 32, ne fait menlion que des Universilés de Paris el de Bologne. Mais ces deux auteurs se trompent. C'est à toutes ces Universités que la Bulie hit adressée, et particulièrement, cV'ftt-'à-dire, sans douie, avec recommandation spéciale aux Univcisilés dé Bologne, d'Avignon et de Paiis.

(1087) Voir sur les Mémoires de Sanuto, Fleuiy, liv. xcii, n. 56.

(1088) Sur les finances de la Papauté sons Jean XXII, consulter VHistoire de la Papauté

vrir Tèro des Croisades (1087). D*aille»ir>»

pourquoi faire un vice à ce grand Paieir ce qui serait une vertu dans les primos .t les hommes d'Ëlal de nos jours; el uw prince temporel oui, au lieu de dettes éi.o • mes, léguerait h son successeur d'iinnuiis s trésors, serait-il digne de la haine et du ni' pris des contemporains? Chacun a déjà kpnndu qu'il serait l'objet de l'amour ei <;e l'admiration des peuples (1088).

XVI. Le zèle avec lequel Jean XXil [loursuivait les erreurs, les vices el les criuj'S d'où qu'ils vinssent, lui nttira beauco:i;i d'ennemis (1089). Ce n'est pas pour lui u o petite gloire que d'avoir été tant perHcu!.!' pour la justice. Nous avons vu avec qu» I • énergie il sévit contre l'évoque de Touiousr, Gaillard de Pressac, dont la puissance [vu.porelle semblait égaler celle des f)riiic{s dj ce monde. U ne traita pas moins sôvioment l'administrateur du diocèse de Puvii.

Isnard, patriarche titulaire d'Anlioche, >]'; avait été, pour un temps, un des proic-s de Clément V. Le même sort fut réserve -c.

ïarlat, évéque d'Arezzo, el il fit déo^ad.; aussi Hugues Giraud, évoque de Caliors.

Tous ces prêtais avaient commis des fuites graves. Leurs dignités, leur posiliu", leur crédil ne les mirent pas à l'abri del'iiiflexible intégrité du Pontife suprême. Je .

se souvenait des paroles de Dieu à Jért^n!!!-: Je t'ai envoyé pour édifier et pour déiriiii\. Si d'une main il réformait les diocèsts et I .s monastères, de l'autre il brisait les abbés ( t les évoques rebelles, contumaces et in lignes. Quant à Hugues de Cahors, on av:;!

à lui reprocher quelque cbose de plus i]>.

des infractions considérables aux canon>. 1; élait encore accusé d'avoir conspiré cnt , la vie de Jean XXIL U élait l'âme d i;n complot homicide avec Jean de Linio:; s Jacques de Brabançon et le médecin Jcjh d'Aman. Hugues fut dégradé selon la fonn du droit canon, par le cardinal-évêque iJf Tusculum; après avoir subi d'ignotuiiiiiiv traitements, qui étaient malbeureusriutM dans les mœurs du temps, il fut brù é citi mois de juillet 1318. Sans parler de la pr»cédure où la trame de ce complot esi iii^ .< découvert, on lildans une leitrede Jean Wil h Charles, comte de La Marche, frère w i ' de France : Pour vous ôter tout sfjd < t

pendant le xiy' siècle, par M. TabUc J.-U. C!m :«> phe, 3 vol. iii-8, 1853, liv. vi, toiu. Il, p. 8 ci > vaincs.

(1080) Ce zèle du Pape lui attira ixnuco r d*eiincii»is, el ceci explique encore les caioiUi. ^ que ne cessent de renouveler contre lui l(*iis h^^ qui n'aiment pas les vrais réformateurs, t'i^i/^' qu'avoue un auteur non suspect lorsquil «in : < On ne peut travailler à la réforme, bun» > •>' > rer la liaiue des privilégiés et des coupablci) (i< i' on attaque leb vices. Les efforts de Jean XX tl lii! attirèrent un grAud nombre d'ennemis quMi>ii''i' recours contre lui aux moyens magiques alui^ t'o usage, et au poii^m. • (L'abbé Guettée, ii'»'- ''«^ rEijl.de France, loni. \l, p. -408.) (iVst due en même temps te que valent les caloumies 'epaiulucs sur ce Ponlile par les écrivains iiubuie? J^ Catbolicisme

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DE rniST. UNIV. DE L'EGLISE.

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uriur $ur ce points nous vous faisons savoir -tif quelques traîtres ont conspiré contre M ui tt contre quelques-uns de nos frères les mdiMUx; ils ont préparé des images et des >r(utages pour nous faire périr, mais Dieu nous a tous préservés (1089*).

Mnis, sans nous arrêter davantage sur Mit* conspiralioDy jetons maintenant un . it]{> it'œil rapide sur quantité d*acte$ de jj'iXKII» qui, pour n*avoir pas la même Miiorlance que tous ceux dont nous nous srioiffles occupé jusqu'ici , n'en méritent

accepté la pénitence. Pressé par les instances réitérées dos Romains, qui le rappelait-nt en Italie, ivan promit d'aller s'établira Bologne, de prendre toutes les dispositions pour faire prêcher la croisade et pour pacifier les troubles qui désolaient la péninsule. Mais les obstacles qu'il rencontra pour la levée des décimes en France, et les divisions intestines qui continuaient à déchirer l'Italie, l'empêchèrent d'exécuter son projet de croisade. Vers le même temps, iieut la douleur d'apprendre que les habitants do pas moins d'être mentionnés ; ils montrent, BolognOi irrités de ne pas le voir s'enfermer irec les autres, que rien n'échappait è la dans leurs murs, selon la promesse qu'il

leur avait faite, avaient chassé honteusement son légat Bertrand de Poyer; et il informait déjà contre les Bolonais, lorsque la mort l'empêcha de pousser (>lus loin cette procédure.

XVn. Mais avant de rapporter la mort de

^nlli€ilude et au zôle de ce laborieux et vi .nlîîot Pontife.

" En 1317, il réforma l'ordre de Grandmonl.

En 1319, il approuva l'Ordre militaire du CurisI, institué par Denis, roi de Portugal.

\2 même année, il approuvait également !'ordre religieux du Mont-d'Oliver, institué ,^r Je.in Tolomée. 11 supprima, en 1321, TéTêché de Récanati et le transféra à Macériia. En 1318, il avait institué la fête de la Très-Sainte Trinité (1090), et, en 1327, il .Aonait Tindulgence de VAngelus^ Tannée z.'.'ne OÙ mourut saint Rocb, qui est invo-

..MJans les calamités de la peste. L'année 133 voyait condamner les écrits de Pierrei»nd*Olive, fanatique qui débitait les plus nirjraj^antes doctrines. Selon lui , saint hançois avait été envoyé de Dieu pour rester rSgiise tombée en ruines. L'Eglise nmaiae était la grande prostituée del'Aporaiypse, et le Pape l'antechrist mystique, f-ecurseur du grand et dernier antechrist ; tePnpo Jean XXII devait, au dire de cet imposteur, exciter une violente persécution coiiire la pauvreté et la perfection évaogé- •iiU6; mais il était destiné par la ven- :e.ince divine à périr lui et son Eglise ciiar- :nî'', sur laquelle se rétabliraient l'Eglise >pirltuelle et le règne de Jésus-Christ.

La mAme année, Jean avait fait examiner U il avait condamné quelques propositions i&al sonnantes d'Ecard, Frère Prêcheur et -xleur en théologie k Cologne. On peut atiribuer les paradoxes de cet auteur aux ^ubulitéâ de la scolastique du jour et aux expressions outrées des docteurs mystiques •le l'époque. Car ce qu'il dit de la IransforloMion eu Dieu et de la conformité à sa vo- '■^uié, ressenible fort aux mauvais raOine- Qieiiis des Béguards d'alors et desQuiétii^tes (l^s siècles derniers. Les bourgeois de Mug- ^tbuurg, pour s'être rendus coupables du tûeuttre de leur arcfievêque Burcliard, fnreui excommuniés par Jean XXII, en 1331, U ue reçurent l'absolution qu'a()rès avoir

iio8u*i ViV. Bernard. Guid; Raynald et Spond., ii'ol EccUê,; Baliiz, VU. Pap, Aven. — Ce quM ! * dt |K)siiif, c'e$l que réelleiueiit un essaya de se refaire île Jean XXII parla voie du poison. L'igao- '* ce Je la physique à icUe. époque, (aisail preii- ''«fc (Hiur^uruaiurels plusieurs ellcts <te la naitire. U evauiiiiaui de prés la prciendiie nr.igie, on n'a ir';u\é que des einpoisonneiuents accompagnés •«: ^upersiitions el d'imposuiics. — Sur llnj^ucs ^uAud, wj. Fletin, li>. \Cii, n *!.

ce grand Pontife, nous avons à parler de sa Bulle SabbatinSj et de la part qu'il prit dans la question de la rision béatifique, deux points intéressants qui méritent bien quo nous nous y arrêtions.

On sait que les membres de la confrérie du Saint-Scapulaire, outre les indulgences qu'ils peuvent gagner, jouissent de deux privilèges bien précieux : le premier est que, s'ils meurent avec le scapulaire, ils seront préservés de l'enfer; le second est quo, si mourant avec le scapulaire ils allaient en purgatoire, Marie irait les en délivrer lo premier samedi après leur mort. La première do ces promesses, on ne l'ignore point, fut faite à saint Simon Stock par la très^ainte Vierge elle-même. La secondo promesse, ou le privilé2;e d'être dr^livré du purgatoire le premier samedi après sa mort, si, après avoir porté avec piété le sca[)nlaire, on meurt revêtu de ce snint habit, est fondé sur une apfmrition de la Bi< nlifurcuse Vierge au Pape Jean XXII; et c'est cette apparition qui donna lieu è !a Bulie nppeléiî Sabbatine. Voici, selon la teneur même de celte Bulle, les paroles que Marie adressa à ce Pontifo : Jean, Vicaire de mon Fils, vous m^étes redevable de la haute dignité où vous êtes élevé, par mss sollicilalions pour vous auprès de mon Fils ; et, comme je vous ai soustrait aux embûches de vos adversaires, f attends de vous une ample et favorable confirmation du saint Ordre des Carmes, qui a pris naissance au Carmel, et qui, descendant d'Elie et d'Elisée, m'a toujours été singulier rement dévoué.,. Et si, parmi les religieux ou confrères qui quitteront le siècle présent, il s'en trouve dont tes péchés auraient hâté l'entrée dans le purgatoire, je descendrai

(1090) L*Ëglise romaine n'avait pas encore Tusage de cclêbrcr celle fcte par un Office particulier, quoique» depuis environ quatre cents ans, celte tète fût établie dans quelques cathédrales et quelques monastèrps. [Voy. Baluz, toro. I, p. 177, 795; Thomas^iii, Fesi., iib. il, c. 18). Les uns la celél>iMient le 1*' dimanche après la Pentecôte, les autres Ui dernier : Jean XXli ch'osit le premier et nous robscrVous encore.

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