ISA
DE L*I1IST. UNIV. RE L'EGLISE
JBÀ
Fnf^ wùuê iommêiionê à ta iéciêion de VE* glin ti d$ noê êuteeêteun touieê not paroleg it tous iiof éerîiê^ tant mut tUal de$ âmes iêinies qus sur toute autre question (1116).
Ti I est le projet de Bulle que Jean XXII atait préparé ; telle est la déolaration qu'il lit lire devant les cardinaui réunis autour de son lit de mort* On voit dans tout ceci on Pontife préoccupé ifune grande et importante question, qui était agitée depuis longtemps , qui était roâre dans les esprits et qu*il s'agissait de définir prochaine* meol (1117). Il ne fut pas donné k Jean XXII «le ^e faire; c'est è BenottXII, sni\ succès* seor. que celte faveur (^chut : — Yoy. Tartifle BiRotT XII , n. XII k XVII . et l'article FLoai!«CK (Concile général de), n« III : mais Il déclaration de Jean , au moment de paritire devant Dieu, atteste la force de son eipril aussi bien que sa foi et sa piété.
XXL Après qu'il l'eut faite» il recom* manda aux cardinaux les intérêts de TEglise, c*'Ui de sa famille ; abolit les réserves qu*ii «'était faites sur les bénéfices, et, le tendemain k décembre 133^ , après avoir entendu la Hesse et reçu la sainte communion , il tfttiWi k Dieu sa grande Ame (1118), laissant irBçltso de justes regrets, aui cardinaux un vide immense k remplir, k la postérité on nom è jamais illustre. Son pontificat avait duré dix-huit ans quatre mois et deux jours. Son corps fut inhumé dans la cathétirait», où on lui construisit, dans la chapelle de Tous les Sainte, un beau mausolée qui subMste encore (1119).
Mais, dit avec raison un historien (1120), on ne coniiatirait qu'imparfaitement l'histoire , si, après avoir étudié les événements,
rHl6> Ce projet de Bulle de Jean XXII a aussi
ké iatéré textuellemeni par Benoii Xii dans la
Balle aréparaloîre du 17 mars 1335 dont nous vc**
BOM ue parler dans la Note qui précède ; ei après
avoircité let paroles qu'on vient de lire, Benoil XII
reprend en ces termes: c Noire prédécesseur avait
onlooné de niKtre ce projet en Bulle qui devait
être {«ulilié'* avec toutes tes fnrnirs légalna ei scellée
tle aon sceau, liais sa mon Ta pmpéché d*eKéeuter
Ml dernières voloniés à cet égard. Voulaui ccfieu-
dam que sa déclaration avec tout ce quVlIe comicul
îlot a la connaissance des fidèles, après avoir pris
Tavii de nos trères les cardinaux, nous avons
ilreisé la présente Bulle et Ta vous fait munir de
Doue sceau en témoignage de tout ce qui pièce Je. •
l*ar cet Acte, B«'UOlt aII ne fit pas seulement preuve
de la sagesse et de la modesiie qui le caractérisaieui,
nais il paya un tribut de pieuse déférence à la
armoire de Jean XXII, et l'iiisiolre ainne à eu»
t€|istrer de tels témoignages de délicate attention.
(1117) 11 est ceitain que |y question de la vision
beatifique préoccupait depuis longtemps htê tbéo*
lAgicns au xiv* siècle, et que Jean XXll ne s'en
émut et ne Tétudia, n'en parla et ne la fit étudier
)a(vur de lui que parce que le temps était venu
ée se prononcer sur elle. Nous ne pouvons donc
ps aduietire les lignes suivantes d'un liisiorien
qat. du resie. il est jus*e de le dire, ne traite pas
aiil Jean XXll : • Baus la question qu'il souleva
foae manière si inoftporlunet dtt l'abbé Guettée,
il a'avait pas riatention de donner une décision
^msUque; maia comme il était studieux, il
^rticipait un peu i Vetprhde cuféosité et de
MÎM snktitUé^ qu'il reprochait lui uièaM aus
on n'étudiait encore la personnalité don grands hommes qui j ont été mêlés. Leur caractère, leur génie , leurs vertus et leurs vices , n'eiercèrent-ils pas aussi une grande influence sur le siècle où lis vécurent? Nous devons donc dire quelques mots sur la personne de Jean XXII.
Il avait (les mœurs simples, aimait la retraite et fuyait la représentation. Quoiqu'il n'eât jamais été moine, ses bnbituites no ditréraient pas de celles d'un moine. Sa vin était frugale ; on ne servait sur sa tal)ie que des mets peu délicats, et ils ne faisaient qu'y passer. Sa dépense journalière mérite c\ peine d'être citée. Voici quelle était sa manière de yivre : chaque nuit, il se levait pour réciter I Odice selon Tusage des religieux, puis il se livrait & l'étude. De gran<} malin il célébrait la Messe. Le temps qui suivait était consacré h donner des audiences, pour lesquelles il se montrait d'une extrême Tacilité. Il mettait une rare exactitude dans l'expédition des affaires. Quoiqu'il eût un teint pâle, une voix grêle , une taille exiguë, tons les caractères d'une complexiort faible et délicate , sa santé était forte et ne se démentit jamais. A un ftge très-avancé , il travaillait des journées entières sans se fatiguer.D'un tempérament bilieux, il enéprouvait quelquefois les fâcheuses influences t mais , le plus souvent , par remf)ire que h vertu lui avait fait prendre sur lui-même et par la vigueur de son caractère ^ il savait maîtriser ses mouvements de vivacité. Du reste, il y avait dans lui une sévérité infle\ible, une volonté absolue et qui brisait tous les obstacles.
L'histoire n'oOTre pas d'exemple d'une vie
savants de son temps, i {Rhtoire ée VEgiiw et France^ lom. VI, p. 451.) Non, ce ne fut |»a« inopportunément que Jean XXII s'occupa di^ v.v\U\ qiiesiion,ciir encore une fois, elle éiait agUéc dans les Ecoles ; non ce n'était pas là une simple question de curiosité et de vaine sublilîté, comme If pi-ottve assez le sujet en lui-même, et les gravr^ et saintes autorités qui furent invoquées ; oui, dau< ses prenniers débats, le Pape n'avait pas rinteiitloi» de rien trancher, mais c'étaient des préliminai^ res, des études pour arriver à une décision dogmatique, comme l'ont prouvé la suite des travaux de Denolt XII à ce suiiH.
(1118) Balus., yUm tom. I, p. t78 ; Giov. Vill., lib. Il, e. 19.
(1119) Battis., Vitœ loin. 1, p. 170 cl 186; Nottgttiêr, ff/sf. de rSfit, et desér, d'Avipton^ p. 104,. — c On changea te mausolée de Jean XXII d<* place le 9 mars 1759, dit Teitsler ; mais ce chan;;cnient se fit avec toutes les précautifins et toute h décence qu'on pouvait désirer. Le corps fut trouvé tout entier. Il tt'avait de longueur que cinq pieds. S«:a bras et ses mains étaient croisés sur sa poitrine ;. il avait des gants de soie blanebe, et au doigt uii« grosse bacued'or avec une pierre bleue. Il était vèiti» d'une tunique de soie violette, et avait par-dessus une grand*; cbape enrichie d'une infinité de petites perles, et au-dessus de la chape le p«//iM«ii ; sa tète et^it couverte d'une petite mitre du soie Itlancbe dont les bouts des pendants éuient de suie rouge.» lOUL de$ Sou9. l'oMli/. aaii ont siéaé dnn% Avt« gnon, in^M77i, p. 113.)
(1120* M. l'abbé Oiriaiophe, Hist» ée la P«|Ni«a pendoni le xiv" «técie, lom. 1, p. 1 et i.
5n JEA DICTIONNAIRE
daitô 80n Echelle $aintê^ r«l son muflre pendaub un certain nombre d'années. Sous un tel liommet un jeune disciple dou4 de talents et de bonne volonté ne nouvait manquer de foîre de grands jvogrès dans les sciences. Ceux de Ciimaque furent si rapides, que dans sa plus tendre jeunesse \\ mérita te surnom de Scolasiique, titre qu'on n'accordait alors qu'à ceux qui se recominamlaient par de grandes connaissances (1H3>.
A Tâgtj de seize ans» dégoûté du monde»
de ses honneurs» de ses plaisirs et de ses biens, il prit la résolution de renoncer à tout pour n'être qu'à Dieu seul. Il entra dans le monastère du mont Sinaï; mais il n'y fit profession que qui-are nns après. Il eut pour maître dans la di.«cipiine monasti-
Îue un saint vieillard nommé Marlyrius.
elui-ci étant mori, Jeun Ciimaque sentit le désir d'embrasser la vie des snachoièlès. tl descendit donc de la montagne de Sinâï, et se retira dans la solitude qui est au bas dftns la plaine.
La cellule où il se logea était éloignée de l'église d'environ deux lieues. 11 j venait les samedis et les dimanches» avec les autres solitaires» ^ujur entendre l'Offioe et commu* nier suivant la coutume de TOrient. Il s*oo^ cupait de la prière, du travail des mains» de la méditation^ surtout la méditation de la mort» qu'il regardait comme l'ennemi de l'ennui et de la paresse. 11 mangeait sans distinction de toutes les choses que la règle lui permettait de manger» mais entrés-
f)etite quantité. De cette manière* il dom(Kait 'intempérance» en mangeant peu , et la vaine gloire, en mangeant de tout. Dieu lui accorda le don des larmes : il les répandait en secret» et» dans la crainte que les autres solitaires ne l'entenuissent gémir » il se relirait à l'écart dans une petite grotte qo*ou voit encore au pied de la montagne (liU).
Là» il faisait leteutir jusqu'au ciel ses sou-» pirs et ses gémissements, il employait aussi une partie de son temps à lire les livres des saints Pères» principalement de saint Grégoire de Nazinoze, de saint Basile^ saint Çassien et saint Nil.
11. Quelque désir que Jean GHmaque eût de vivre seul, il ne put se refuser aux instances que lui Qi un solitaire nommé MoLe»
de Je prendre sous sa discipline. L'éclat de ses vertus lui suscita des envieux. Ils ne pouvaient soutfrir qu'on allât le consulter dans sa cellule. Pour 6ter tout prétexte de scandale» il fut un an sans parler à personne. Ses ennemis» admirant son humililé» furent les premiers à le conjurer de reprendre sa
C'emière conduite et de les instruire comme s autres. £taut donc admiré de tous pour l'émineuce de ses vertus» ils le choisirent»
d'une commune voix» pour être leur conducteur dans la vie spirituelle. Il remonta dans le muiiaslère de Sinaï, Agé desoixaute-
(1145) Discoun prélim, placé eo têle delà Irad. Aouv. des CEuvrei de saint Jean C7imaf ue, ia*S,
JEA
quinze ans ; aonl II en aïoil passé près do quarante dans le désert.
Cependant un autre Jean, abbé deUalh.
monastère assez près de la mer Ruuge, I quelques lieues de Sirinï» te pria, tanitn son nom qu'au nom de sa communoïKi de mettre par écrit les pensées que rE^l prit de Dieu lui dicterait touchnin la (i tique des vertus, et de leur fair»i jan <]> sa ffrande expérience dans In vie spiriiue ic « Nous les recevrons, lui dit col ahbe, comme des nouvelles tables écriios de ii main de Dieu, envoyées par voire minis.î: j h de nouveaux et spirituels Israélites soris des agitations du monde comme des abim* ^^ de la mer Rouge. »
Par esprit d'obéissance» saint Jean Ciimaque composa un ouvrage en deux |la^ll>^.
La première, qui lui a fait donner le mu] de Cljmax ou Echelle» est son EchelU du hradis, qu'il dressa sur le mod^:le de eu u que Jacob vit autrefois en songea» appli {uam, comme saint Grégoire de Nazianzo et saiii Chrysostome avaient» fait avant lui, cuio échelle mystérieuse de l'Ecriture à colle d- s vertus chrétiennes et religieuses. Elle est composée de trente degrés ou échelons, e i l'honneur des trente annéesdela viecalio de Jésus-Christ, parce que c'est Timagc de la vie des vrais Chrétiens» qui est cachée enJ sus-Christ» suivant le langage de saint Pau Ces trente degrés contiennent tout If progie> de la vie intérieure» depuis le renouceuitiii au monde jusqu'à Toraison la plus subhixij et lapins parfaite tranquiliié de l'âmij.
La seconde partie est sa Lettre au Pasteur, qu'il écrivit principalement pour l'abbMie Raithe» au lieu que son Echelle du Pari' dis s'adressait aux religieux du n.oiiastère plutôt qu'à l'abbé. Elle renfeime lis iiistructions les plus utiles pour le ^^o ivernement des Ames. Nou-seufenieiit il y cisoigne comment les supérieurs doivent s^' conduire envers les religieux, il esi^ise encore en détail " uoivent avoir ceux que soin des monastères (liW). L'albé de Raïthe flt un commentaire de cet ouvrii^e n célèbre de saint Jean Ciimaque.
lUi fin 600, le f septembre, le Pape sont Giégpire le Grand écrivit à VàïAé du im\ Sinaï, pour se recommander à ses prières lui souhaiter les biens éterneb» et lui tiivoyer en même temps quinze lits avec leurs garnitures pour un hospice de vieiilardi, qu'un Isaurien venait de bâtir sur la m itagne. Après avoir gouverné quelque leiBi'S son monastère, saint Jean Ciimaque reiouuia dans la solitude d'où on l'avait tiré pour le faire abbé. 11 établit pour son successeui un frère qu'il avait, nommé Georg» s solitaire de la môme montagne de Srnai, ei qi avait-passé soixante-dix ansdarrelapraniue de toutes les vertus. Lorsiue saint Jeau approcha de sa dernier;? heure, sou ne
h1 les qualités principales jijo ceux que l'on veut clinr^eriii
(IIU) Il faut lire, dans Mullc-Brun. 6'^' ^f^- U deftcriplioo qu*ii doiuie da ittoai ^i»^'*
IS36, p. ixii; Vie de iatni Jean C/imad/u^» par (lt^5) bibl. PP., tom. X Arnauld d*Andilty, etc.» etc. des anî., toni. I\ll/
Doia Cciiiicr. Hi^^'
tîl
)El
DE L'IUST. UNIV. DE L'EGLISE
JËA
bîî
ietires élo {uoi'tcs et ylires^qui, passant de naJo en tnnîD, furent d'un grnml secours àci'ui que la crainte de la persécution aurait pu /branler.
L*i<*onnclasle Léon en fut tellement irrité,
<f t*3vant trouTé une de ces lettres, il usa de
r^ nîojren pour se renger. Il en fit imiter
IVitHure p«ir un linbile faussaire , se fit
écrire une lettre an nom de Jean, qui IVn-
^nt'b'ii à marcher sur Damas , promeKanl
.V IVn rendre mettre. H euToya celte lettre
>op(>osée au calife, comme un gage de son
Miiiité et une preuve du dé^:^ sincère qu'il
j\«it d'enlrelenir la paii avec lui. Le calife,
I iiiré de colère et sans éco^iter les protesta-
1 011^ de Damastrèoe, lui fit couper sur-te*
thamp la main droite. L'auteur de sa Vie,
i]ui l'st Jean» patriarche do Jérusalem, et
qae Ton croit Jean IV» qui fut brûlé par les
Sarrasins Tan 969, rapporte (1169) que Da-
lua^cèno ayant obtenu qu*on lui rçridil sa
auin, il se prosterna devant une image de
b sainte Vierge, la suppliant d'intercéder
>uprès de son Fils» afin qu'il la lui reintt
enét<-itde continuer h défendre la ciuse des
nmtrs images ; aue sa main ayant été
fvfaitenKtut rétabliCt le calife» surpris du
ftiracle, reconnut son innocence et le pria
^e rester à sa cour.
Mais Jean Damaj>cèiie en avait assez. Ce (lit lui fit comprendre davantiige le néant i^ prétendues grandeuis du monde, et il Touluty renoncer tout à fait, il donna donc il liberté h ses esclaves» distribua ses biens ises parents» aux pauvres et aux églises, ets*en alla à Jéruisalem. De là, il se rendit i la taure de Saint-Sabas» avec le jeune bomue qui avait été élevé avec lui sous le niûioe Gosmc. Le supérieur de la laure le mit successivement suus la conduite^ de ifuelques anciens des plus sages ; mais ils t'excusèrent tous de s'en charger» ne se eroyaui pas en état de conduire un homme l'ù il paraissait tant d'érudition. Il y en eut un néanmoins qui accepta la commission.
Dois qui le tndta durement» jusqu'à lut (ommander les choses les plus répugnantes i 1a nature» et jusqu'à le punir sans ménagement des moindres fautes. Après diverses épreuves endurées avec uu'i merveilleuse p^tieace» on le laissa maître de son temps»
Mu'd employa è composer plusieurs ou- *ra.(es. Le patriarche de Jérusalem , qui i^^aii ou Jean 111 ou Rusèbt*, son successeur» l't'bli^ea h recevoir l'ordre 1tle la prêtrise. Dainascène ne s'y soumit que par obéis- ^«uce; après quoi il retourna dans sa cellule cf'iKinuer Siss exercices de pénitence et ses ouvrages pour l'utiliié de lE^lise. 11 y était ^'ailleurs fortement encouragé par le moine ^ *Mue, sou ancien précepteur.
IV. Jean donna alors un entier essor è son ^le, et il sembla suscité de Dieu pour être <l,uo puissant secours à TOrient, qui était ^«aolé par toutes sortes d'hérésies anciennes et nouvelles. Il les combattit en effet» aussi
(tlG9) Ooni Richard rapporte luMiicmc ce (;dt, '» tii <|ii« I re iiiir;M:lc fui «roiinii de tnul le monilc. i IliWMli. uci/e, cUl. iii 8, loiu. XlV,p.OI-, cul. I.
bien que celles de Mahomet «t do.s Iconoclastes de Constantinople, et il le fit, non simplement par dos discours et des ouvrajçes détachés» mais par un vaste ensemble do doctrine, qui, sous le nom de Source de h Scitmce, embrasse «lepuis les premiers éléments du langage et du raisonnement scicnlifique» jusqu'aux nlus hautes élévations de la f(d chrétienne (1170).
Ce corps de doctrine que lo saint religieux adresse h Cosmo, évôquo de Mnjume, qui l'avait comme obligé <le le faire, se compose dn trois parties : la promière, sous le nom de Dalectique, expose les principes et les règles pour parler et pour raîsoimer juste en matière de srienre ; In secontle est l'histoire et la réfutation sommaire do toute»
les Hérésies depuis l'origine du monde jusqu'^ son temps ; la troisième, inlituh'*e Ih la foi orthodoxe, expose et établit celte foi dans qna're livres.
La science, suivant snînl Jean Damascène, est la connaissance vr.iîiMlece qtii est. Notre esprit, no l'ayant pas on lui-mAme, non plus que l'œil la lumière, a besoin d'un malire.
Ce maître est la vérité même, le Christ, qui est la sagesse et la vérité en personne, et on qui sont cachés tous les trésors de la science. On peut tout apprendre par l'apfdî.
cation et le travail» mais avant tout et après tout, par la gnlre de Dieu. Comme l'Apôiro nous avertit "d'éprouver toutes choses et d<^ retenir ce qui est bon, nous consulterons les écrits des sages de la gentililé ; peut-ètro y IrouveroTis-nons quelipie c'ioso d'utile h notr'^ Ame. Un artisan quelconrpie, pour faire son ouvrage, a besoin d'itislruments; il convient d'ailleurs que la reine soit servie j^ar quelques suivantes. Les sciences purement humaines sont les servantes de la vérité ; drs instruments et des armes pour la détendre.
La philosophie est la science nAturelledit ce qui est, en tant que cela est ; la science des choses divines et humaines ; la médi* lation de la mort ; l'imitation de Dieu ; l'an des arts» la science des sciences ; enfin l'amour de la sagesse. Or, la vraie sagesse, c'esi Dieu; donc l'amour de Dieu est la vraie philosophie. La philosophie se divise en spéculative et en pratique ; la spéculative se subdivise en théologie, physiologie et mathématique ; la pratique» en morale» l'couomie et politi(|ue. Le propre de ta théolo^io est de considérer les êtres immatériels. Dieu, les anges et les âmes. La physiologm est la science des choses matérielies, tels que les animaux, les phintos, les pierres ; c'est ce qu'on afipeHe aujourd'hui hisloin»
naturelle. La scit^nce mathématique considère les choses» qui, quoique sans corps par elles-mêmes, sont néanmoins considérées dans les corps ; tels les nombres, les accords» les figures» les mouvements des astaes. La théorie des nombres constitue l'arithmélique ;^ la théorie des sons, la musique; la théorie des figures» la géométrie ;
(11.70) L'al»l)é Rolirbaclier, toiu. XI, p. 7». 7'.»» cl Dom Ccillier, loiu. \YIIL ^
JEA
DE L'IIIST. UNIV. DE L EGLISE
JEA
*• çjii.t D.unascri!»» dWnre qu'il no le dit pas, 'ne «Il pa^ n^nplii$q»ron ne puisse !o iliro vccsaini Eitiphnno.Si, nvcc saint Maximo,
r.e dit pas cipres$<^ment que le Saint-Es*
r t prorMe dii Fils, c'est qu'il cnignait,
n Ip ilisaul» de paraître supposer deux prln-
.1 eMJnSaint-Espril, an lieu d'un,etdedon-
.- ainsi lieu aux chiennes dos Manichéens
,M*il avait è condtaltre.on h celles (Jbs Ariens,
ijt ilifaieni que le Saint-Esprit était Tou-
\n^ç du FîN, comme le Fils l'était du Père.
Viv$t, le« I^iiins, qui disent volontiers, avec
^nt Ma\îme i^t saint Damnsc^no, que le ^:lI^l-Esp^il procède du Pèro par le Fils, mrsqui disent plus fréquemment, avec saint ijrillo cl saint E(>iphnne, que leSaint-Espril irorèJedu Père et du Fils, ont-ils soin de dire ;ùl ea procè<le comme d'un seul princ'po, itienduqiie s*il procède du Fils, le Fils lient • i^'a même iJu Père, et que le Père et le Fils
-frodiiisoiil par une seule et môme action.
{^',is.iinl Maxime avait fait ot)sorver aux iifKS qu*ii Tallait ainsi interpréier les Pères
i:ins[tl7^). Mais nous reviendrons là-des*
Ms plus loin.
VI. Aux règles do la dialectique et 5 Phisi>:ro des hérésies, Jean Damascènefit suc* (diTson Rrandouvrago(/e(a Foi orthodoxe^ 'H cent chapitres, que Ton divise comuiu- >>Moeol en quairo livres. Il y parle do Dieu, e ses œuvres, de la Providence, de rinc.irulioneldeses conséquences. Surchaque vérins il résume l'Ecriture et la tradition. Parmi les saints Pères, qu'il résume et transcrit, ^m les nommer en détail, il suit particuitremeni saint Grégoire de Nazianze, dont lUvait beaucoup Iules écrits; il cite encore «aint Denjs FAréopagite, saint Basile, saint (in^(;(iiredeNjsse,Némésius,évôqued'Emèso ^n Sjrie, saint Cyrille d'Alexandrie, saint Ltoo, Pane, LéoncedeByzance, saint Maxime, ^int Athanase, saint Chrysostome, saint ^l'iphaoe et plusieurs autres.
SêiniJeanDsmascène explique le mystère (le la très-sainte Triaité; après quoi ii ajoute, >T0€ saint Grégoire de Nazianze et saint tirégoire de Nysse : « De cette manière, l^rTunité dénature, nous détruisons l'ab- ^orde pelvthéisme des gentils; et en recon* nais^nt le Verbe et le Saint-Esprii, noua îHnersons ledogmedes JuiTs, et il en reste ^^ part et d*aulre ce qui est bon, savoir : du Nmme, ruoîlé de nature ; du gentiiiame, )> «li^tinction des personnes (if 75). »
Entre les œuvres de Dieu, il parle des »«5t*S des créatures visibles, du ciel, de la •uinlèro, des astres, de l'air, de l'eau, de la ^mo, <tu paradis terrestre, mais surtout de •lio unie, dont il expose avec soin et en dé- <)il les passions et les facultés. Cela peut *Jirpn*ndrfl dans un Traité de la foi ortho^ we ; cependant, il n'est pas malaisé d'en *^«^'rla raison. Des idées vagues, fausses, ^'^'nfuses, sur ces divers sujets, ser- ^ii^nt ile points d*appui aux Manichéens»
aux Nostorions, aux Eulychions, aux Mono- Ihi^iles, fiour arcn'»diter leurs erreurs sur los vérités do la foi ratholiquo, et parliculièremeut sur rincarnalion du Verbe. Il fallait donc, pour ruiner ces erreurs par la base, substituer dos idées justes et précises, aux idées fau<:ses et confuses dr»fit elles s'appiiyaient.
En parlant de la divine Eucharistie, saint Jean Daniastène dit entre autres choses:
« Si la parole du Seigneur est vivante et e(licacf, et si ce Seif^neur a fait tout ce qu'il a voulu; s'il a dit: Que la lumière soit^ et que la lumière fui: si te ciel et la terre, et tout ee que le monde renferme, en particulier l'homme, cette créature si aduHrable, a été fait par la parole du Seigneur ; si le Verbe- Dieu lui-même, parce qu'il l'a voulu, s'est fait hommoet s'est formé un corfis parle sanp: très-pur de U sainte Vierge, ne peut-il pas faire le pain son corps et le vin son sang? Comment cela arrivera t-il, ilisait la sainte Vierge ? l'ange lui répond : Le Saint-Beprit surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre» El maintenant vous demandez : Comment )o pain devientil le corps de Jésus-Christ, et le vin et l'eau son sang? Je réponds aussi : Le Saint-Esprit survient et opère cette merveille au-dessus de la raison et de la pensée. C'est le corps vraiment uni k la divinité, le corps pris delà très-sainte Vierge ; non que le corps qui est monté au ciel en descende, mais parce que le pain môme et lé vin sont changés au corps et au sang de Dieu. Si vousdemand«>z la manière dont cela se fait, il vous suffit d'entendre que c'est par le Saint-Esorii, comme le Seigneur s'est fait de la sainte Vierge un corps pour (ai-mème. Nous n'en savons pas davantage, sinon que la parole de Dieu est vraie, efficace et toute-puissante, et la manière incompréhensible. D^aillcurs, le |uin et le vin que nous buvons naturellement, se changent au corps et au sang da qui mange et qui boit, et ne deviennent pas autre corps que le sien; de même le pain et le vin avec l'eau, par l'invocation et la descente du Saint-Eprit, se changent surnalurcltement au corps de Jésus-Cbrist et en son sang, et sont non pas deux corps, m.ijs un seul et même corps. Enfin, le pain et le vin ne sont |>as ia figure du eorp^ et du sang do Jésus-Christ, h Dieu ne plaise! mais le corps môme déifié du Seigi»eur. Car le Seigneur lui-môme a dit: Ceci est,, non la tigure de mon corps, mais mon corps; non la tigure de mon sang, mais mon sang (1176). »
Pour compléter cet ensemble de travaux do saint Jean Daroascène, il faut y joindre son grand ouvrage des Parallèles. C'est une comparaison des sentences des Pères avec celles de TEeriture, sur presque toutes les vérités morales. Elles sont rangées par matière et avec beaucoup de soin, sui vaut l'ordre de l'alphabet gpec. i.e saint docteur les avait d*alK)rd distribuées on trois livres, dont le premiertrailaitdeDieu et desclioses divines,
j^lt't) S Joan. Damas., loni.l, p. 150, Ul, 118, (1175) S. Joau. Daaiasc, tom. I, p. Ii3, lib. u ^A m, iSHi ; saint Tbooias^ Summa , i^aru i , cap. 1. ^ '^. » i, 5, i. (1176) Ub, IV, cap. 13,. p. «68 171.
j^Tj JEA DR LUîST. UNIV
I fient. Eugène lui soumet oussi les dtoef'ses qui uni perdu leurs uiélropolitaîns par KinijMon des Sarrasins et des Maures, jusqu'à reque ci s mélropolilains se rétablissenl. J.e P8|ie écrivit !ll92) en môme temps aux nuin> évalues d'Espagne en général, elàllernanl de Tarrogone en particulier, de reconuiirt- Jean, archevêque de TdlMe, pour ^Mir pritt^at. Mais il ne paratt pas que ce ijernier l'ait Jamais reconnu.
Li ville de Calalrava, eu Caslille, éinnl mtuwôe par les Arabes, vers Tannée 1159, j.'.'n fil prêcher que tous ceux qui iraient .111 sccotirs de Calatrava recevraient le parliiu de leurs péchés. C'est le premierexeuil»k du Fleury (1193), d'une indulgence plé- H ère «rcordée par un autre que par le Pape.
T>»iiternis, les Arabes n'attaquèrent point la iiip. I) ne s'en trouva pas moins beaucoup depersonnes pour la défendre, et ce fut là le niminoncenient de l'Ordre de Calalrava. II fil confirmé m llWk par le Pape Ah-xan- •Ve NI, sous le premier maître, ncmimé 03rci.i (119^).
JEAN DE SALISBCBY ou de Salisbért, ^m$ évoque de Chartres, au xii' siècle, il Ui Anglais de naissance. Il Tut disciple do i^«*redeCelles,abbédeS:iint-Remy de Reims, 911 fut son suc(*e$seur immédiat sur le siégo if Chartres. Si Jf an eut le bonheur d'être itèfe d'un tel docteur, il eut le bonheur aon QioîQS grand d*èire le maître dii célèbre TurredeBlois. Do reste, les amis les plus iniimes de Jean forent des saints ou des t^rsonnages remarquables dans l'Eglise ou timl'Eiat.Nousavons vue l'article Adrien IV Voine 1, coi. 332-338) toute la confiance «^•>nt l'honoraient ce grand Pontife et Henri 11, roi d'Angleterre, qui l'avait envoyé à la roor romaine pour y remplir une mission lussi difficile que délicate, dont nous avons Kndu roropte en son lieu.
Ee 1176, le jour de la Madeleine, 23 juil* lel, arrivèrent à Cantorbéry le (ioyeii, le thautre et te chancelier de 1 £gli^e de Chartri 5, pour demander, au nom de tout le chapitre, Jean de Salibbury, qu'ils avaient élu pour évèque. Guillaume aui Blanches- ^>in9, beau-frère du roi Louis le Jeune, gardait depuis liui< ans en commende, par «)iS|<en$e du Pape, l'évêché de Chartres avec IWievêché de Sens, dont il avait été pour- TQ dès l'aimée 1168. Ce fut lui qui lit toml^t tes sutTrnges sur Jean de Salisbury, et à ^«usede sou mérite personnel, et eu consi- <l^ratioii de saint Thomas de Cantorbéry.
^«-«0 avait été un des principaux cxiutidents du laiiit confesseur, il avait partagé soo exil
(1192) £)4$l. 79, SO.
(1195) Uut. iccléi., liv. L\x, n.32.
{WU) Vof. Uélyot, hiii. des ordres nligicux, "^ l^r orore aipiiaibi'liijiie cl augiiieniée, |>ar M. l'abbe Badictie, ei ptil^liée par M. l'abbc Migiie, 4 ^uLiu-4, tH47 cl années buivanles, lum. I, coi. hob <^ *m,
M 195) Oa peut consulter les Biograpliics un peu cvM^ies. yoir ausid Fleurv, UUt. ecclis,, tiv. """. ». t5;liT. Lwu, n. 00; liv. L\xm, w. 30.
(1196) Vuy. Dotu Piira, ICiudes tur te$ «oZ/ci* ioni
DE L'EGLISE
JEA
et ses soufTrances. Il avait été aui^aravant r-hapelain de Thibaut, prédécesseur de saint Thomas sur le siège de Cantorbéry.
Les députés de Chartres étant donc arrivés dans cette métropole, et ayant lu les lettres de leur chapitre, du roi de France et de l'archovôque de Sens, et cela en public, le chapitre de Cantorbéry, on l'absence de l'archevêque, leur remit Jean de Salisbury, alTranchi do tous les ongagcmonts qu'il avait en Angleterre. Ils l'amenèrent en Franco, et le 8 août, le nouvel élu l'ut sacré h Sens par Maurice, évoque do Paris; le jour de l'Assomption, il était intronisé solennellement h Chartres. Il gouverna son diocèse avec une prudence admirable. On le vit (igurer avec éclat au concile général de La- Iran, tenu par le Pape Alexandre III, l'an 1179. Il mourut Tannée suivanto, le 25 octobre, après avoir tenu le siège de Chartres quatre ans et près de trois mois. Il fut inhumé è l'abbaye de Josaphat, non loin de sa vIIIk épiscopalo (1193).
Outre une Vie de saint Thomas deCantor* béry,S(m cher mal ro, et quantité de lettres
Son en conserve enrore plus de trois cents), eau de Salisbury a écrit divers ouvrages où l'tin trouve sans douîe de bonnes choses, mais où aussi l'on rencontre biefi des puéiilités, et où il règne assez peu d'ordre et ^énétaiement un style enflé et de mauvais goût. Son Polycratique ou amusements des courtisans, et sa Méialogique^ tous deux adressés à Thotuas Beiket, chancelier d*Angleterre, ne nous otTrent pas assez de matières rentrant dans notre sujet, pour que nous en fassions l'analyse.
JEAN, évoque de Bui*los, l'un des liagiographes des Eglises orientales. Il est auteur» avec Michel, é\èque d'Atriba, etMalig, d'un Synaxatre en deux volumes, renfermant k vie des saints de l'Egypte copte (1196). Cet ouvrage paraît avoir été ré<li.;é en arabe et traduit en langue amrahmique. 11 remonte au xii' siècle; on n'en connaissait jusqu'il présent qu'un abrégé arabe, possédé par la Bibliothèque înifiériale. Mais cctie bibliothèque ayant acquis, il v a quelques années, les manuscrits rapporté? (1197) d'Abyssinie, le Synaxairt de Jean de fiurlos et Michel d'Atriba s'est trouvé parmi ces manuscf ils (1198), qui fournissent désormais les moyens d'éclairer le Martyrologe i\e l'Eglise éthiopienne, dont le calendrier, f»ublié par Ludolphe, révèle une foule de noms inconnus.
JEAN CAMATÈRE, patriarche oe Coiïslanliuople tM xin' siècle. Le Pape Inno-
dtê Acieê des saiuis, in-8, 1850, Dissert, vrétimin., p. 37.
(1497) Par T. Itocliei d'IléricoatU
(4198) cr. Noie de M. Mtiiik, au n. U de la CoUcclion d'Hcrîroiiri. L*abrcgéesl le n. 9 du »iippléiiiciil arabe. On poSàéd« h liouic, dit Dom Pilra, purnii tes ii>anu^<.ril8 arabes du Vatican, deux ex'iuplaires du Uartyroioge de Micliet d^Alhlia, eu fiuatie toutes, n^ 6i-(j5. Cf. Catai. eodd. arab. Bib, Vutic, :q>. MaÎJiu,(;o'K'C(. ttor., lum IV.
ri9
JEA
DE L'HIST. UNTV.
(1.1 concile qu'il svaU fait tenir en 1351, le (iuouscrire par son fils MaUhîeu el mettre .le sa main >ur Tauiel en sa présence el ctlie dn palriarebe de GP., Pbilothée, au mm de jant ier f 35%.
L'année suivante 1355, Jean Caniacuzene eoià supporter divers événements politi- •ues dont nous n*avons pas à nous occuper. Deçoucùié, le patriarche Pbilothée, oraî-* jAMit les insultes du peuple, quitta le palais toîrarcal el se cacha; car il se croyait désa- ^i^alileau j'une empereur Jean Patéologoe, 'Oiane intrus h la place do Calliste, qui mil tout fait el lonl souffert pour lui. Pa- ^.'io^ue offrit ses conditions de paix h Canijonièoe, qui leA «rcepUi volontiers el déc jrn la résolution, qu'il disait avoir prise depuis longtemps de quitter le monde et i>inbra$ser la vie monastique.
llIVu^CHia en rlTel courageusement dès i^ lendemain ; cl ayant quitté dans le palais rê-ne les insignes impériaux, il se revêtit t'.unjiabitde moine, changeavit son nom de J(3i en celui de Jo$eph Ckristodule^ c'est-ànt territeur du Chri$t, else rôtira au moquer»' du mont Athos. En mémo temps, sa ImvK» Irène prit aussi le nom d*Rugénie iîCîriiabil do religieuse, el entra dans un &)r.i$(ère de vierges.
i\. Canlaruzèiie ne fut pns inutile dans M retraite. Il cultiva les lettres et s'attacha iia pratique des vertus. En 137^, se trou- T»MàConstantiDople,il entra en conférence iy*^ des frères Prêcheurs que le Pape enî^}a;t en Arménie. Plusieurs autres Grecs tr 'eut part aussi à cette conférence. On y ruta surtout des questions agitées entre les ijrccs et les Latins.
L'empereur, devonu moine, y reconnut •f tnmalie des Pontifes romains^. Je crois, 'i>Mi«9ue C Eglise Romaine a la primauté sur t9\ittsUtEgii9ei du monde^ etfexposeraisma rit J'il était besoin^ pour la défense de celle ^rité. Le Pape Grégoire XI (1219) oyaul offris ce fait d*un évêque digne de foi, écri- 'H à Cnnlacuzène pour l'en congratuler, et ■iH dans sa leUre : Cest le refus de reeonneA^ ^^f notre primauté qui a causé la division "fre les Latins et lu Grecs, et entretenu le ^\\mt. Vous avelt une grande réputation de f^àtnee, de gravité dans vos mœurs et de wifBff, outre l éclat qui vous reste de la çKf^»/^ impériale ; cest pourquoi nous vous pn<)nf instamment de travailler de toutes vos h'ca à l'union des Eglises^ dont votts pouvez ^f It principal promoteur ; et nous aurions « grand plaisir de vous voir et de traiter <;««f o/fa re avec vous^ si vous pouviez venir ^Rome^où nous avons résolu d'aller l'au" f^mne prochain, La lettre du Pape est du *Jj<uiier 1375.
Od trouve ce fait consigné dans les mé« «oires de Grégoire XI el Wading, Bzo-
\\M) V09. notre article Gbégoirc XI, Pape, b-lMvnelV.cul. 1084.
\liiD)l|«rén.
(Ittt) Un m^et critique, Elliet Dupin, Bibtioih. îs'' nède, io-8, 1097, p. 3t5, reconnaît le mérite
DE L*EGLiSE. JEA SBd
vlus, Spontlp et Rninaldi le rapportent dans leurs Annales. Nous avons cru devoir appeler Taltention sur cet hommage rendu à la prîmatie des Vicaires de Jésus-Ctirisl , et nous le fai«5ons avec une intention d'autant
KIns marquée, qu'il nous semble que tes istoriensde TEglise n'y ont pas beaucoup fait attention.
Ainsi que nous l'avons riîf, Cnnlacuzène cultiva les lettres dans sa solitude ; il y composa une Histoire du règtie des Andronirs et du sien : elle est divisée en qualrc livres et précédée d'un Calnlogue des empereurs
Srecs, depuis l'an 1195 jusqu'h l'an 1320.
^n critique (1220) dit que cet ouvrage, que nous' avons encore, est un des plus beaux qui nous restent des Grecs raotiernes, mais qu'on y remarque seulement que l'auteur déguise un peu la vérité lorsqu'il parle de sa conduite (1221). Celle histoire a été imprimée en latin de la version de Pontanus, à Ingolsladt, 1603, et en grec et en latin, h Paris, 1645. Cantacuzène a aussi fait une apologie en qualro traitf'*s pour la foi de Jésus-Christ contre les Sarrasins, el trois Discours contre les Mahométans^ i^nprimés h Eâle en 1543 el 1555. Gésner et Possevin lui allribueni encore d'autres ouvrage^, entre autres une paraphrase sur les cinq premiers livres de la Morale d'Aristofe» paraphrase qui décèle un esprit cultivé. EnHn il existe un traité de lui dans la bibliothèque Valicane, intitulé : Contradictions contre Pro" chorus Cydonicus.
Quoi qu'il en suit des qualités de Cantacuzène el des dernières actions de sa vie, meilleures assurément que celles des premières années de son règne, il demeure constant qu'il ne se montra guère amateur de l'orthodoxie , ni ouverteuieiil déterminé h travailler à la réunion des Eglises ; car ce qu'il entreprit h cet égard n'alla guère plus loin qu'à manifester ses désirs; désirs excellents sans doute, mais dont son penchant marqué pour les Palamiles a pu faire suspecter, jusqu'à la fin, la sincérité.
JEAN PALEOLOGUE, empereur de Conslantinople. Voy. les articles Jkaii Caiitàcux&NB, empereur de Gonslantinople el l^ino- CBîfT V I, Pape, n. 1 V el V).
JEAN D'APRI, patriarche de Coasianlinople au xiv* siècle. Voy. l'article Apai (Jean d').
JEAN VECCUS. Voy. Vbccds (Jean) , patriarche de Conslanlinoplc, et rarticle Jban XXI, Pape, n.llL
JEAN (Saint), martyr en Lilhuanie, au XIV* siècle. Voy, Tariicle Ecstachb (Saint), martyr en Littiuanie, tome IV, col. 468, b69, et l'article Lithuanie, n. 11.
JEAN NEPOMUCENE (Saint). Voy. N<pomucànb (Jean), martyr.
liiiérairo île cette. Iiistoire ; mais, contrai remeni à Moréri, il dit qa*elle est écrîie d'une manièrs fidèle Knttn, y. César Cantu, Mist. tiiitv.,loiii.XV, rend aussi ltoiuni»ge à celle liisloire.
ja JEft DB L'UfST. UNIV. DE L'BGLISK.
tm d« h religion, 8ii€oé«iàreiit bientôt h
ecite sainte pratique, et, sans tomber dans
4es Tices grossiers, il 8*alMindonua aot îm-
prHsioDS de Torgiieil et de la vanité, et
derint le jovel et l'esciave de ces tristes
lussions.
Qaanii il eut atteint Vh%(à Tiril, il voulut
fiiitOQrtr les contrées où il pouvait se per-
ferlioDDer dans les sciences, à Texemple
ijfs premiers philosophes qui sortaient de
ifurfiiys |)0ur acquérir des connaissances
oAaveKes ou pour accrotlre celles qu'ils
l«)f<édsienl déjk. Les lettres florissaicnt I »ior« d«ns les Gaules plus que partout ail* I ieori : elles s'enseignaient surtout avec I ériit et avec succès à Marseille, Toulouse, I lAfdeatix, Autun, Lyon et Trêves. Notre ' voyageur visita presque toutes ces célèbres I éerilesd'tns la compagnie d'un de ses amis, I ftoffimé Bonose. Il copia, dans cette dernière viljt», le tmiié des synodes et les com-
DeB'airessur les Psaumes, par saint Hilaire ;
iilroura le ce qu'il u'éiait (*as venu cher-
dtrr, la piété avec laquelle il avait pres-
>!Qe entièrement rompu. Ses sentiments de
to'eid'.'imour de Dieu se réveillèrent dans
eeîi* cilé ; il y renonça pour toujours aux
nnités qui l'avaient séiluit, et il y yni la
ft$4jluU<»ii d'embrasser l'état de continence
[•^inelle. Il se rendit ensuite à Aquilée.
Lt^ liaisons de Jérôme avec saint Valérien,
êTè-|Urt (le cette ville, et avec plusieurs ec-
rlé>ia^tiqiie$ doctes et pieux de cette rési-
tleore épiscopnle, le con6rmèrent de plus
en plus dans la résolution qu'il avait déjà
l'nsv, à Trêves, de se consacrer tout i
Dieu {li-26).