Il s*) relirn dans .e monastère d*Aqui
1^6 noaTellemnni fondé, avec Tintention
(lien arrêtée d'j continuer ses études avec
plus d'ardeur et de liberté. Mais il fut bien-
lAlubligé, noar des raisons de famille, de
quitter sa chère solitude et son ami Ruffin,
qoi Ty avait précédé. Après avoir ramené sa
sœordansla voie du salut dont elle s'était
^rtée, il retourna è Rome, bien résolu de
îivre diins la rétraite et de ne s'occuper que
(Je ses études. Peu de temps après son arrivée, il comprit que le séjour de celte ville
ti'étiit pas plus favorable quH celui de sà
(Blrie au^dej^sein qu'il avait Turmé de vivre
dans la retraite ; il quitta donc encore Rome
avec Bvagre, prêtre célèbre d'Antiuche, qui
^•ait venu plaider auprès du Pape les intérêts de celte importante Ëglise. Conduit par
on tel guide, il partit pour l'Orient, emine-
iniil avec lui Innocent, Héliodore et Hylas.
I s iriiversèrent ensemble la Thrace, le Pont,
1^ Biihynie, la Galaiie, la Cappadoce et la
Citicie. Sur son passage, il aimait i visiter
'«^ rer&oiiDea d'une piété émineote et les
Mii6) Ce fut probablement pendant qu*il étu- ^jaii ï Rome les huinaniiés, que Jéréme |Hit être tetiioîB de Tardeur avec laquelle les gentils fai* ^>eoi eocore ruisseler aux pieds de leurs Idoles K&an; des viciimes, et qu'il dul> iroir* quelle ioi- Prt^sioQ produisît sur les esprits la subite Houvellc ^ la iBort de Julien, frappé au plus fort de la (<nccutioQ« c Gommeiit, s*écria un paieni coui-
JER
anacnorèles les plus renommés par leur sainteté. Il s'arrêta quelque temps è An»
lioche pour y suivre 1rs leçons d*ApoIlinaire, qui expliquait rKcrilure avec beaucoup de réputation, et qui n'avait poini encore rendu publique l'hérésie à laquelle on a depuis donné son nom (1227).
Cette ville tumultueuse n'était pas encore le lieu après lequel soupirail Jér&me; il se
I Ata donc de gagner un affreux désert qui séparait la Syrie de l'Arabie, et avait nom Chalcis. La mort lui enleva bientôt Innocent et Hylas, et l'inconalance du cœur humain, ou plutôt Thorreur de la solitude, »on ami Héliodore. Privé de tout secours terrestre, presque toujours seul avec Dieu seul, il passa quatre ans dans ce désert, uniquement occupé de l'étude et des pratiques de la pénitence. Il y eut beaucoup è souffrir dans son corps et dan« son A. ne : les fantômes impurs, les tentalionsde toutes sortes, les aridités spirituelles s'y étaient donné un triste rendez-vous. Quoique épuiaé par les jeûnes les plus effrajrants , il sentit son Ame brûler, malgré lui, des ardeurs do la concupiscence ; il triompha enfui de toutes ces éfireuves en se jetant aux pieds de Jésus, qu'il arrosait de ses larmes, et en restant des semaines entières sans manger.
II recouvra la paix, se crut transporte au milieu des chœurs dei anges, et, plein de joie et d'allégresse, il chantait : Seigneur^ nous courrons après Vodeur de vos parfums.
Pour tixer plus facilement les égarements de son imagination et rompre entièrement sa volonté, il joignit aux austérités de la pénitence la plus pénible de toutes les études, celle de l'hébreu. Il se fit disciple d'un Juif converti, se proposant non-seulement l'intelligence des Livres saints, mais désirant apprendre la prononciation de la langue hébraïque, qu*on sait être très-difficile. Plus tard, lorsqu'il établit sa demeure à Beihléem, il eut recours aux plus habiles Juifs du pays pour se perfectionoer dans la connaissance de cette langue. Un des Juifs qu'il avait choisi pour mattre, et sotis la cuntluite duquel il fit de grands progrès»
prononçait si bien l'hébreu, et le parlait av(»c tant d'élégance, de grAce et de pureté, que les rabbins eus-mêmes le regardaient comme un vrai Chaldéen. Quelques années avant sa mort, il s'occupait encore de cetto langue d'une manière spéciale; il ne dédaigna point de prendre encore des leçons d'un savant rabbin dont il payait les peines. Ce docteur nommé Bar-Ananias, dans la crainte d'être découvert par sus confrères, n'allait que de nuit trouver saint Jéiôme et conférer avec lui. Le saint eut recours aux habitants les plus 4i9tingués par leur
meut les Chrétiens disent-ils que lenr Dieu estpaticut et doux? Rien de plus colère, rien de plue iiistatitanémeitl furieux. Il u'ii pas même pu diSérer uu peu de temps son indlgnalion. > (Apud IlicRON., Commam. ifiAiAaa.,lib. u,ca^3,p. 46^, to*ii. m Opff>) (1227) IM., p. IM.
JER
DE L'HIST. UNiV. DE L'EGLISE.
JER
tout point (i2M). Dans le tiébal qui ^fait précédé le discours <ie s^ini Pierre» les Pharisiens avaient sans doute soutenu leur doc* tririe qiu«& ce qu*i) p«)rAlt« était celle géoéralemeot do tous les Juifs convertis présents au concilet et aurait prévalu. Mais saint rierre, |)arla bouche duquel parle le Saint- EspriU Ajoute : Maintenant donc^ pourquoi préiendez-vous que Dieu impose aux di%cipUt un joug que nos pères ninou$ n avons pu por^ lit f mais nous croyons que nous serons sau* us par ta grâce du Seigneur Jésus -Christ* Evx aussi le seront de mme.
La question est décidée» il s'agissait de favoir si les gentils» devenus chrétiens, seraient obligés de recevoir la circoncision ou tfob>erTerTa loi mosaïque, et si, ne s'y soumettant pas, ils seraient sauvés. L'apôtre kit voir combien il serait déraisonnable de leur imposer un jou^ dont Dieu lui-même»
par les dons qu'il leur accorde» les déclare eiempts. C'est décider qu'ils n'y seront pas soumis . Il décide, en outre, qu'ils seront sauvés comme ceux auxquels il avait été imposé. Toute rassemblée se tut^ dit le narrateur inspiré. Aucun des juduïsants ne fit entendra un mot de contradiction : Pierre avait décidé» toute l'assemblée accepta sa décision.
Saint Luc ne rapporte pas que saint Pierre 0(1 dit le premier son avis (lâSO), il ne dit OQ^ma pas qu'il ait exprimé un avis. Nous ne Toyons du cAté de saint Pierre ni discussiuf}, ni avis» mais seulement une décision fondée , non sur ce c(ui a été dit ou proposé dans les déliats» mais sur sa propre autorité et sur dee faits» qui lui étaient personnels. Fleury n'est pas plus exact (ISSl) lorsqu'il (lit : « On décide. » Qui, on ? Il veut dire rassemblée ; mais il se trompe: car saint Luc, citant le discours du prince des apôtres» fait voir aux versets 10 et 11 quï/ décida seul, et il dit que toute l'assemblée l'ayant é(X)ulé» garda le silence» c'est-à-dire évideoimeul que tout le monde reconnut son autorité suprême» et que personne ne réclama contre sa décision.
Remarq-uons que le grec et le latin vulgaires portent : Toute l'assemblée se tut » et et ils écoutaient Barnabe et Paul qui racon^ taient combien Dieu avait fait par eux de miracles et de merveilles parmi les gentils. Nous lisons dans le inonusciitde Cambridge dont on sait la grande valeur : Alors les prêtres donnèrent leur assentiment à ce que
(1i49) Ayant eu le malheur, dans le I" volume et uoireJ/unue/ de C histoire des Cunciies, p. liS , 1i3, de suiTre le récit de Fieuiy» nous nous sunioies empressé de meure à ce sujet une rectillcaiion ûàM le tome ll< de ce Manuel^ p. 493, 2 vol. in-8, lli3<>, de la â« édition. Muis précédemment, nous auons déjà redressé notre erreur en réfutani FJeury dsiii nuire Mémorial catholique^ toiu. Y, p. l09, 210, et tom. \'I» p. 168 et suiv.
(1%50, Fleury, toc. cit.
Ui51) L*jbbé A. F. James, Ùissertaiion citée, p. 4. 7.
(i25i) Cesl ce que (ont remarquer les Pères du TU* concile provincial de Oaliimure» tenu en 1849; lU ne nu tiquent pas de dire, parlant du 1*' cou-
Pierre a»ait dit. Il suit de le que Pierre fut seul juge. Voilà ce qui est vrai (1252).
Les récita que faisaient à leurs frères Barnabe et Paul suggérèrent à Jacques des ré* flexions qu'il désira communiquer à l'assemblée. Barnabe et Paul» pour montrer combien le concile avait eu raison d'accep* ter la décision d\i Chef des apôtres» raeon* taient les merveilles que Dieu opérait parmi les incirconcis pour les amener à la foi ou pour les conGrmer dans la foi, sans qu'il s'agit d'aucune obligation touchant les prescriptions cérémouiellesde M<»ise. Quand ils eurent ces^é de parler, Jacques» à son tour, voulut conlirmer l'assemblée dans le consentement qu'elle avait donné à la décision de Pierns et il le lit par un argument d'un autre ordre» également divin» e*est-à-diro tiré des prophéties. Il dit : Simon araconté comment Di^u prit d'abord soin de se choisir d'entre les gentils un peuple consacré à son nom . Or^ avec lui s'accordent les paroles des prophètes, puisqu*il est écrit: Après cela je reviendrai et je rétablirai la maison de J)avid oui est tombée. Oui, je réparerai ses ruines et la relèverai, afin que le reste des hommes et les. gentils sur lesquels mon nom aura été in* voqué cherchent le Seigneur,., C'est pourquoi je pense (avec Pierre» évidemment) qu'il ne faut pas vxquiéter ceux d^ entre les gentils qui se convertissent à Dieu.
m. Le Bréviaiie romain porte: Jacobus Pétri sententiam secutus^ c'est-à-dire :
Jacàues accepta, accueillitt suivit la décision de Pierre. Fleury a donc eu tort de dire :
Saint Jacques jugea aussi (1263;. Non» saint Jacc|ues ne jugea pas^ et \\ ne dit point qu'il avait jugé dans le sens que l'eutend Fleury.
Pierre avait parlé; il avaitdécidé»et l'assemblée avait accepté sa décision ; il u'v avait plus rien à décider, à juger touchant la question proposée. Saint Jacques, au verset 16, dans la vulgate» emploie» il est vrai» le mot judico : mais ce mot» en cet endroit»
ne signitie pâs je juge comme ayant qualité pour rendre une décision souvemine» mais je juge comme opinant» irsignifie: je pensCf je suis d'avis^ et rien déplus. C'est un vœut une proposition et pas autre chose; et encore cette proposition ne regardait que la discipline. Le mot judico se trouve ailleurs dans le même historien» employé dans le seul sens qu'il soit raisonnable de lui reconnaître ici (125'«). Saint Jacques» en citant les prophètes» voulut montrer que leurs pa-
cile apostolique de Jérusalem, que ce fut la voix de êoint Pierre qui termina la discussion. Voy, notre Manuel de l'histoire des Conciles, eic.» 2« édit.» S vol. in-8. 1856, looi. Il, p. 119.
(t255) Fleury irest pas te seul qui ait déflguré ce concile de Jérusalem. Bien d'autres auteurs, nous ne savons dans quel dessein, en ont parlé inexacteluent. Le cardiual de La Laierne luiinônie, dans son lusituction vaslorale sur te schisme de Franee, 1 vol. in-12, 17d3, ue fait pasdilficHlté de préiendrc qu'en ce concile i les apôtres prononcèrent sur une simple question de discipline, » p. 99.
(1251) Vid. S. Luc.» in Esang , vu» 43 et in hct. aposL, IV» 19.
D.CTI0:iN. DB L*IIlST. UNIV. DE L'EGUSB. V.
JER
DE L'UIST. UNIV. DE L'EGLISE
JER
hoQimesderborreur pouri'eiïusion du sang bumain, en leur en inspirant môme pour le sang des animaux (1262). Les apôtres, en la c.)ndrmnnt« ménagèrent les Juifs qui tenaient en<*ore à leurs ancien tes prati(]ues , ils flimlQtièrent aussi, par là, ravorsion qu'ils avaient pour les païens et les rapprochèrent j'etix.
Il n'y A que queltjuos siècles, remarque an suieur (12G3), ()ue l'ordonnance des apôtres •^luit encore observée ; et l'on voit dans le> livres sur la pénitence, de Bèdo et de Raban, Jes pénitences attachées à la violation do celle loi, qui est maintenant généralement abrogée. Quelques thélogiens protestants bL^meul Tabolilion de celle loi. Ils auraient raison, si c'était une loi qui porlât sur U\ morale, comme ils le disent; mais comme r*e$t visiblement une loi de simnie discip'ine, TEglise a bien pu dispenser les Qdèles il'uue abstinence que les circonstances ne demandaient plus.
Pour nous résumer, Pierre, dans ce concile a[>o$lotique de Jérusalem, qui, ainsi que iiuus l'avons dil, est généralement regardé com)Dele premier de tous, Pierre nous apparill exerçant la puissance pontiHcale dans sa l'i^énilude. Il est la pierre fondamentale sur >'a]uelle est assise l'Eglise; il tient en ses mains les clefs du royaume des deux. C'esl le juge souverain en matière de loi ; il parle, ')ii récoute en silence; il ordonne et Ton obéit; on se soumet à ce qu'il prescrit pour le dogme, la morale et la discipline. Plût h Dieu que sus successeurs eussent toujours n u>i été écoutés 1 Le jansénisme , le gallica* uisme, l'hérésie n*uuraient jamais existé.
JERUSALEM (II* Concile apostoliqoe hB). — Ce concile qui; en réalité, est le iV' de Jérusalem, est cependant appelé le second par le commun des auteurs ccclésici$liques,sansdoute à cause de son imporlance (126^). Nous suivons le sentiment i^eii^ial en ctrlui-ci, comme dans le précédi'ni (1265).
I. On croit que ce concile se tint Tan 58 •te Nolre-Sei(Sneur. Voici à quelle occasion. Salut Paul, suivi de saint Luc et de plusieurs Autres disciples, vint à Jérusalem malgré les larmes et les prières de ses amis qui savaient par le prophète Agabe toutes les épreuves que les Juifs lui feraient endurer et il manière dont ils le livreraient entre les mains des genlils.
 leur arrivée dans celle ville, TApôlre dej» nations et ses compagnons de voyage descendirent chez saint Jacques, qui gouvor* tiaii celte Ëf^lise. Tous les prêtres les reçureni. Saint Paul raconta en détail à cette assemblée ce que Dieu avait fait parmi h'S Is^tilils par son ministère. Ils en louèrent
Dieu et lui dirent : Vous voyez, mon frire, combien il y a de milliers de Juifs convertis. Ils sont tous zélés pour la loi ; ils ont entendu dire que vous enseignez aux Juifs répandue parmi les nations, de la quitter entièrement et de ne point faire circoncire leurs enfants. Ces Juifs savent votre entrée parmi nous.
Suivez donc notre avis. Nous avons ici quatre hommes qui ont accompli leur vœu de Nazaréens, préparez'vous pour sacrifier avec eux afin que tous connaissent la fausseté des bruits inventés contre vous et votre amour pour la loi,
L'Apôtre i\es nations suivit ce conseil. II se purifia et entra le lenilemnin dans le temple avec les Nazaréens, déclara l'accomplissement de leur vœi et assista aux sacrifices qui furent off^^rls pour chacun d'eux.
Saint Paul, voulant montrer qu'à Teiemple du Sauveur, il se faisait tout à tous aHn do gagner à la cause' sacrée le plus de cœurs possible , consentit à nt) pas heurter les susc'ptibilités des judaïsants. Il les retenait ainsi dans le sein de TKglise, et préparait à d'antres les moyens d'y entrer.
II. Dans ce concile, oîi assista saint Paul, on permit donc aux Juifs convertis la circoncision et les autres cérémonies légales, tant que le temple et les sa&rifices dureraient à Jérusalem, pourvu qu'ils crussent que cela n'était point nécessaire au salut, et qu'il suffisait pour être sauvé de suivre les préceptes de l'Evangile. C'est ce qu'on appelle ensevelir la Synagogue avec honneur.
Mais on eut soin de faire des réserves indispensables pour ce qui regardait les gentils. Quant aux gentils ^ui ont cru, nous avons écrit que nous jugions qu'ils devaient s abstenir des viandes immolées aux idoles^ du sang^ des chairs étouffées et de la fornication (1266).
Les apôtres et les disciples, dans un esprit de conciliation qui montre toute la sagesse dont l'Eglise est remplie par son Chef invisible, ménagèrent ainsi une porte de salut aux Juifs et aux gentils. L'Eglise n'asservit pas les seconds aux exigences de la loi mosaïque, qui était odieuse aux yeux des Romains. Chacun sait le mépris que ce peuple professait en effet à l'endroit des Juifs. Ses plus grands écrivains et les poêles satiriques en parlaient avec dédain et étaient remplis de préjugés contre eux. Lis deuxième concile de Jérusalem ne fit donc rien de contraireà cequ'avait prescrit lepremier. Il n'imposa rien de nouveau aux gentils qui continuèrent à être régis par la décision de saint Pierre.
D'autre part, les judaïsants eurent satisfaction. On ne leur enleva pas de prime abord, de vive force, cette loi à laquelle ils
(liCi) s. Jean Chry^ostoine, honi. 27.
(ti63)Labbé AUarJ cite ci^ passage de VApo ^él^^ (le Tertullîcu, cap, 9 : i Que Terreur ^ufiiste devant nous, qui ne mettons pas même P^nui nos aliments, dans nos repas, le sang des •'>:iiiiiaui, i|Hi nous al>sit:noiis des bêles sufloquêes ^u mortes uaïuieUcuiout, de peur même que le sang
enseveli d.ins leurs enlralllca ne nous souille, i VApotogélique de TenuUien , nouv. traJ. par M. Tabbé J. F. Allard, in-8. 18i7, p. 205 et 404.
(liG4) Acl, xxi, 1t 44; Fleury, liv. i, n. 53.
(1265; Voy. la nnle t24G dans Tariicle précédent.
(1206) Aet. \u , 25. Voij, le concile précédent, n. m, iV,
IUL
DE L'HIST. UNIV. DE L'EGLISE
JUL
et qui est aUribué è Jules Africain (1294).
Ce (railé ëlait divisé en quatorze livres, DM en dix^neufy selon Georges Syncelle.
Cel anleur ajoole (1295) que les Ceites conteiiaienldîTersesremarques sur la médecine»
5ur la physique, sur l'agricnllure, sur les ^ucs des plantes, ou sur la chimie. Suidas fil aussi mention des ^eites de Juies Afri- <.iir>, et dit (1296) qu'il y enseignait h guérir U'S maladies par des paroles, par dos t'tirlianiements, par de certains caractères (I par d'autres moyens extraordlnaires.tMais !rul-on s'en rapporter à cet auteur? Il est <ttiAin, dans tous les cas, que Syncelle 8*est u>it>iement trompé lorsqu'il affirme qn'Aîrii-nin adressa cet ouvrage à l'empereur Aiei;mdre. Cela ne peut être; car Jules était •iê]d Chrétien avant Tannée 222, et ce n'c.vt au'3 vers ce temps qu'Alexandre fut déclaré etiipereur.
Dupin (Ellies) pense que cet ouvrage des Ctftei est l'œuvre d'un autre Africain. « Ces l.vres, dit-il (1297), intitulés Cestes, étaient lies iivres qui ne contenaient rien que do profane : ils étaient ainsi appelés a Cesto- Vmeris^ et ils traitaient des herbes, particuleremenlde celles qui pouvaient portera 'loiour. L'auteur de ce livre était de Libvo; il s'appelait Sexlus Africanus, ou plului Africanirs Cestus. Il était apparemment pien, cumme le tiire et la matière de son onvrage le font voir. Il y a un livre, ajoute Dupin, attribué è un Africanus cité par Poliiien sous le nom de Geste, et dans un manuscrit de la bibliothèque du Roi ; ce n'est pas pourtant celui dont parle Photius. On Ta fait imnrimer^depuis peu.» Jl fout avouer que quand on considère le genre des ira- VKui de Jules Africain, et qu'on lit les écrits qui soMt inconteslablement de lui, on a de U peine à lo croire auteur d'un ouvrage ftela nature de celui dont il vient d'être parlé.
V. On croit que Jules Africain était prêtre, et voici la raison qu'on en apporte : Origèno appelait Africain son frère (1298). Or, cofflnii* Origène était prêtre dans le temps qu'il qualifiait ainsi Africnin, celui-ci Tétait au«»i. Noub laissons è d'autres è peser la valeur de celte (iéduction.
Bu^èbe met sous l'empire de Gordien, c'e>tà-^iireversran237au plus i6l, lu voyage que Jules fit à Alexandrie, où, ainsi que nous l'avons dit (n. I), il avait été attiré par la grande réputation de saint Héraclas prêtre et dans la suite évêque de cette ville. Mais comme Africain marque lui-même ce voyage dans sa Chronique acberée en 221, on ne peut douter qu'il n'y ail erreur en cet endroit d'Eusèbe (1299). Il parnlt que notre auteur savait i'iiébreu et qu'il était très-
rersé dans la science des divines Ecntures (1300). On a même quelque lieu de croire qu'il en avait expliqué plusieurs livres, puisque Socrate le met au nombre dis plus célèbres interprètes, avec Clément et Origèiie (1301). Ses autres écrits ont été loués, comme également remplis de l'érudition du siècle, des beautés de la philosophie et de la science des saintes Lettres (1302). Enfin on ajoute'qu'ilsont été reçus de tout le monde sans aucune contra* dictiorf (1303). — Aucun des auteurs que nous avons suivis nenous apprend l'époque de la mort de Jules Africain.
JULES ALBERONl, cardinal célèbre par savi«>lence« par sa fourberie et par son esprit guerroyant, ce qui ne convenait guère h un ministre de l'Evangile, naquit aux environs de Plaisance, probablement à Florenzuola, et mourut en 1752.
I. Simple jardinier comme son père, H n'apprit à-lire qu*è l'âge de 14 ans. Sa rare intelligence, sa çrande ambition elles circonstances rendirent son élévation trèsrapide. D'abord clerc sonneur de cloches à la cathédrale de Plaisance, prêtre, puis curé d'un village , il guida la marche et les opérations du ducdt^ Vendêmedont il fut secrétaire plus tari; il devint agent politique du due de Parme près la cour de Mudrii, vrl ogHnt matrimonial de Philippe V roi d'Espagne, évêque de Malaga, grand d'Espagne, entin premier ministre.
Il gagna la bienveillance du Pape en envoyant des escadres poor défendre rilalie menacée par les Turcs ; ce qui ne l'empêcha pa>, plus lard, de former par ses intrigues une triple alliance entre la Russie, la Sardai^ne et la Porte OtlMUbne, armant ainsi les infidèles contre rEurOf>e chrétienne. Il déshonora le caractère dont il était révêtu- Sa longue vie fut irès-agiiée et mêlée à un^e politique, la plus hypocrite et la p^us men*leusequi fut jamais : il déploya une ^ictivité prodigieuse et les ressources du génie le plus intrigant. Il eût voulu deux mondes pour avoir l'atroce plaisir de les bouleverser. Ce ministre d'Emt, aux vires toujours obliques, fut aussi ambitieux que Richelieu, aussi sou|»le que Mazarin, ausisi rusé que T.il leyrnnd : le mnchiavélisme était sa nature, et le capricieux Italien avec sa marche souterraine eut Taffreu-e gloire d'impriuter d'épouvantables secousses à Tfiurope.
II. Ce fut le cardinal Dubois, ministre 1 1 conlideiUduduc d'Oiiéans régeutda France, qui, à force d'argent et d'intrigues, parvint à perdre le cardinal minisire d'Espagne et à précipiter sa chute. Le roi Philippe V lui enjoignit en 1719 de quitter Madrid dans les vingt-quatre heures et toutes le:> lerres
{{IH) Ettaèl>e, tib. vi, cap. 51 ; Phoi., coJ. Si. — Pour lei ouvrages. apocryphes d'Arricaiii, Voy, D. Ccillier^ op. cil. pag. 542, n. Vlll.
(ti95) Syne«llus, in Chroncgraphia, pag. 339.
itiUG) Suidas, in iifitcaiio, pag. Stî.
(1197) iVoiiP. Bibl. dei aué. ecclés.^ aut. des 3 prtni. siècles, i vol. iu-8, 4698, t.l, p. 311, note.
(1298) Origène, De Suganna, rag. 222.
(4299) Uiit.ecdes.^ lib. vn, cap. 54.
(4300)À(ricaiiii8, Epia, de Susunna, pag. 221,124.
(4501) Soc«, Hiit.f lib. n, cap. 55.
(4302) Hiernn. epist. 83. Qnae esl ad Magnum.
(1395) Anonyu)., apud Bédé, loui. lit, pag. 492.
JUL
DE L'HIST. UNIV. l^K L'EGLISE.
JUL
JOUEN (Saint), de Cnppadoce, mari} r à Césarée en 309. Yoy. Tarlicle Actes des JURTTItS DB PalbstinBi n. XVJll» lOCÛ. I, col. !«6.
JULIEN {SAiirr), martyr à la fin do m' siècle ou plutôt nu commencement du fv% ter^ Tan 30i de Notre-Seigneur. Nous avons f.arlë des Acia de ce martyr, au tom. I*% eol. 159 (Fotr aussi col. 150 du même vol.); nms devons dire ici un mot de la vie et des reiiquos de saint Julien.
Ce saint était né h Vienne, sur le Rhône, dune famille des plus considérées de la ville. Il suivit la profession des armes, et demeu* raildans Vienne chez le tribun Ferréol,Cliré- \m comme lui, lorsque le gouverneur de la province Viennoise, nommé Crispin, voulut faire valoir les édits des empereurs coolre la religion. Julien se relira par le conseil de Ferréol, et se tint caché pr^s de la petite ville de Brioude. Crispin y envoya lies soldats oui lui tranchèrent la tête, qu'ils apportèrent è Vienne; les Chrétiens renfermèrent dans le tombeau de saint Ferréol.
Dans la suite, saint Mamert (Voy. son article), lera ces saintes reliques et en Qi la translation.
Quant au corps de saint Julien, il fui porté ï Brioude» et Dieu fit connattre la gloire de son serviteur par une multitude innombrable <le miracles qu*il opéra par son intercession. Voici comment le P. Longueval rapporte t«s faits (1321) : « FerTéol, voyant l'orage prôl à éclater, ne craignit que pour son a(ui, et il le pressa de se soustraire à la p»*rsécuiion. Julien se relira en Auvergne, 'm (e proconsul Crispin le fit suivre par ses etfisvnires. Julien, Tayant vu, se cacha d*aborJ d(ius la maison d'une veuve, proche de Brioude (1322). Mais son courage et le désir «lu mnriyre ne lui permirent pas de demeurer trop toui^temps dan.^ celte retraite. Il alla sedéiouvrir aux persécuteurs, en leur disant : Je ne veux plus demeurer sur la terre^ poree que je désire m'tinir à Jésus-Christ, On lui coupa la tète çur-le-champ, et on la lK)rla h Vienne nu tyran, qui l'envoya à Ferréol pour rmlimider. » Voilà ce que rapporie le P» Longueval.
Hais il doit commettre une erreur, en ce qui touche le dernier trnit de son récit, car li usici rtain que saint Ferréol avait souQ'ert le martyre quelque temps avant Julien ; ce qui le tirouve, c'est que l'on ))lnça le chef de celui-ci dans le tombeau de saint Ferréol \¥oy. son article, toni. IV, col. 546). Le P. Longueval dit ensuite : « Deux vieillards eiilerrèrtMit le corps de Julien h firioude, proche du lieu où il avait soulTert le mari)re, et son tombeau lut renommé dans toute la Gaule par un prodigieux nombre <ie miracles, que Grégoire de Tours a décrits (1323). » Nous ajouterons qu'on perdit sans
doute la niénioire dt* ce lieu de la sépulture de saint Julien, puisqu'on nous apprenrt qu'il fut découvert miraculeusement à saint Germain d'Auxerre (1324), lorsqu'il passa h Brioude vers l'an 431.
On conjecture que In mort de saint Julien arriva du tentps des empereurs Dioclétien et Maximin (1335). On honore saint Julien le S8 août. Saipt Grégoire de Tours, qui rapporte au long les miracles dus à l'invocalion de nuire saint martyr (1326), parle d'une église dédiée, h Paris, sous 1 invocation de saint Julien ; mais c'est d'un autre saint de ce nom, qui fût aussi martyrisé dans le môme siènio et dont nous parlons ci-après.
JULIEN (Saint) rHospitalier. Il était Egyptien de naissance et épousa une jeune fille nommée Basilisso. Ces deux âmes également animées du désir de la perfection s'engagèrent, le jour môme de leur mariage, à passer toute leur vie dans la continence.
Dès lors ils se dévouèrent à tous les exercices de la vie ascétique et consacrèrent tous leurs revenus à des œuvres de charité.
Ils firent de leur maison une espèce d*hôpital pour les pauvres et les malades. Basilisse prenait soin des femmes, et Julien prenait soin des hommes. La sainte compagtic de Julien mourut en paix au commencement du IV* siècle, non toutefois sans avoir essuyé de grandes persécutions pour Jésus- Christ. Quant à Julien, il ne survécut que quel({ues années à Bnsifisse; il termina sa vie par le martyre, vers l'an 313, sous l'empereur Maximin II, et alla rejoindre au ciel celle à laquelle Dieu l'avait uni sur la terre.
On rajïporte que le crâne de Julien fut apporté d'Orient à Paris, du temps de saint Grégoire le Grand, et que la reine Brunehaut le donna au monastère de reiigieus 's qu'elle avait fonJé près d'Etampcs. Ou a bâli dans beaucou() (fendroits des églises et des hôpitaux sous l'invocation de sainte Basilisse et de saint Julien. C'est sous le patronage de ce saint, surnommé VMospiialier^ que fut placée l'église oui existait a Paris, auprès du Pelil-Ponl, c est-à-dire non loin de 1 endroit oCl est actuellement TEIÔtet-Dieu, et qui s'appelait Saint-Julien le Vieux ou Saint- Julien le Pauvre. Une sculfiture qui existe encore dans la chapelle de Saint-Julien ie Pauvre, à l'Hôtel-fiieuae cette ville, représente le dernier acte de la vie hospitalière de ce saint et de sa pieuse femme : via d'admirable dévouement, dont une touchante légende (1327) nous a conservé le souvenir.
JUUEN SABAS (Saikt). Au milieu du iv* siècle florissait un pieux anachorète de Mésopotamie. Son nom était Julien, son surnom Sabas^ mot qui en langue syriaque signifie grison ou vieillard : il devait cette appella-
(t3il) Hisi. de VEgl. jioU., liv. i, tom. I, p. 147, 14», deréiiit.iiMd,lS^6.
il3%i S. Greg. Tur., de Mirac. S. Ju/ioNÎ, cap. 1. (1323) Hiu. de CEgL galL, l(»c. cii.
(t324) Bouquet, liv. ni, p. 176.
(4525) Tillemont, Mém. eecUs.^xoui. V.
{l5iU) De gloria Martyrum, lib. n.
il5i7) Non» avons donné la Légetidê de tarni Julien. le Pauvre*, dans le Uém, catk ,toI. de 1842- 18i3, ioM 11, p. MO elsttiv.
DlCTlONIf. DB l'HiST. UîflV. DB l'EcLISE. V.
JUL
DK/riOiNNAlirE
4ion à sa >atfi;sse et à sa (prudence coitsoiiimée.
I. Saiut Julien Sabas séjourna d*iibord \ivè$ (ie la ville d'Edesso, dans une sombre ei humide ravcrne ; ensuite il se relira sur le mont Sinaï en Arabif", pour vaquer plus librement è la conleinp'ation dans le lieu nième où Dieu avait apparu tK)ur donner aa loi h son peuple, A l'exemple des autres solitaires, il vivait du travail dé ses mains« Duquel il ajoutait les austérités de la péuilencc, ce qui ne rem|iè<:iiait pas d« s*appli* 44uer coiUJnuellement è la méditation el è la prière. Il était doué du don de prophétie» qui se rnoiiifesta en lui dans deux circons-* lances tout h fait solennelles.
Dieu» q i avait révélé la mort future de Julien l'Apostat è deux saints ftersonnago^, et entre autres à Didyme Taveugle, la manifesta h s»inl Julien Sabas , au moment môme où s'accomplissait ce drame lugubre.
11 était atori» dans son monastère, à vingt joui nées du camp de Tempereur. Depuis dix jours, il était en prière pour conjurer le Ciel de détourner l'effet des menaces que le lyr/in avait vomies contre r£gHsf>; il était ahtmé dans la douleur, et se$ yeux étaient baignés de larmes. Tout d'un coup, cet «us<lère f)énilenl prend un visage serein et la joie brille sur son front; ses disciples lui en demandent la cause : « Ne vous en étonnez paf, leur dit-il; le sanglier furieux f\ immonde qui ravageait la vi^ne du Seigneur est étendu mon.» Ses bons religieux»
I)leinsde reconnaissance pour un événement qui assurait la paix è TËglise, chantèrent le cantique d'actions de grâces. Les choses arrivèrent comme le saint l'avait prédit. Ses disciples apprirent bientôt que l'empereur était mort au jour et à l'heure que le saint vieillard l'avait annoncé (1328).
L'autre circonstance n*esl pas moins remarquable. Les Ariens, { our donner du crédit à leur secte, firent courir le bruit que le saint anachorète de l'Osroène avait embrassé leur communion. Plusieurs évoques catholiques envoyèrent un député au pieux solilciire pour l'engager è démasquer l'imposture de ses ennemis. Ce fut pour lui l'occasion de mettre »a ffM en évidence et de voler au secours de l'Eglise. Il abandonna sa chère solitude et s'élança dans une CArrière absolument nouvelle pour lui. A/uès deux ou trois jours de marche dans ¥q désert, il arriva à une bourgade où une femme riche le,conjura de recevoir l'hospitalité qu'elle lui offrait à lui et h ses moiues. Ce grand saint donna uu exemfde de cette sage tolérance qui sait se prêter aux pieux désirs du prochain^ en lui sacrifiant «es goûts personnels. Depuis quarante ans, il n'avait eu d'entretiens avec aucune femme. Par un mouvemeot de charfté qui fut sans doute une inspiration de TEspril- Saint, il accepta ses offres généreuses. Dieu l'avait conduit là, comme autrefois Elle et Elisée, pour rendre la vie au
(i328) Fleury, Hut. ecclét. liv. xv, r. 18 VAuuéf. 5(>5; ei liv. xvi, n. Î8, tuii. 110; ici tore tes u icd 1334, 1335.
sur toir «u-
IDL 6lî
(ils biou-aimé de son hôtesse. Cet cnf<<nt.
Tunique fruit de sou union, était toml>é dans un pmls. La lauvre mère, irachant sa douleur, laissa le corj'S inanimé de son enfant dans Tabiii e et continua h prodifiucr ses seins au serviteur de Dieu. Sabas voulut voir le fils de sa bienfaitrice et loi donoer sa i>énédiction. Sa mère voulut dissimuler, mais elle fut obligée de découvrir la triMo vérité. Alors Julien courut au puits, et dérouvrit fenfanl assis sur la surface de l'eflu. Il en fut retiré vivant et se jeta aux pieds .ie son libérateur, en criant qu'il Tavait vu !c soutenir sur lL'$«*aux.
11. A peine fut-il entré h An!îoche, que tout le peuple accourut pour lui demaniitr la guérison de diver^es maladies. Alors on vil les miracles éclore sous ses pa^^; mais au milieu de ses succès, il Ajt lur^niême fr^pp^ d*uno tièvre qui mit ses jou«-s en daiif^'er. Ses amis en étaient étuus ; pour lui, piiiu de coi^âance en Dieu, ii s'écria : « Si nia santé est nt^cessaire, Dieu saura me la ren'iro sur-le-champ. » En effet, h peine av;M!-il comniencé une courte prière» aue la maia<lie di>parut. Il renouvela le miracle des afiùtres saint Pierre el saint Jean guérissant le paralytique à la norle du temple.
Sa mission était remplie» il avait dissipé les nuages dont la calomnie avait voulu envelopper sa répuiatiou d'orthodoxie, < i il avait passf^ en faisant le bien el en guérissant tous les infirmes comme le divin Hrdempleur. Mais, avant de rentrer dims sa cellule, il rendit encore è l'Eglise un survice des plus signalés.
S'étant arrêté dans l'oraloire d*an roart\r, k deux journées d'Antioche, il 5e vit en* touré des Gdèles qui le conjurèri.'nt de les délivrer du sophiste Astérius ordonné évèque de C}[r par les Arieos el envoyé pour séduire les sim()les : il se mit en prière avec cette chrétieutô désolée. On pratiqua uo jeûne rigoureux ; ou $e livra à d'austères macérations, et la veille de la fête où le sophiste Astérius devait parler au peuple, )i l'ut frappé d'une maladie qui remporta en un seul jaur au tombeau.
Saint Chrysostome dit que Julien Sabas était un homme de prodiges, il |»arle ionr;uemi^nt des honneurs qu'on lui rendit suit de son vivant» soit après sa mort. Le bien qu'il avait fait dans le désert se perpétua dans i.i personne de ses moines» qui édifièrent l'Eglise longtemps encore après qu'il leur eut été enlevé. Le^ historiens ne nous indiquent pas la date dt; $a mort» mais il est cerlain qu'elle arriva longues années avant celle de saint Chrysostome, son contemporain, qui ne mourut qu'en 407. La mémoire de saini Julien Sabas est honorée les ik janvier vi 18, 2ï octobre.
JULIEN L'APOSTAT, empereur. - NoiiS av«.ns déj»^ dit uu mot de ce César dans I article cfujsacré au saint Pape Libère (n. XI) {1329J. Niius ne devons en parler qu'eu
(43^1)) Yoy. ai'ssi l'article GRÉGOiftc M NiZiii«iK (Sa lit), arcliev. éeCP., ii. 1, Ii et lU.