‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. EncyclChapitre 36 sur 57 · J» JUS · texte numérisé non relu

J» JUS

que en fiue de ce Forura, où cha ^uo jour quelque dieu décrépit lombail de sa colonne. C'est Ih (|ue, dënonié par Crescens, il Tut saisi et gurrotlé pour être conduit, avec quelaues-uns de ses disciples, devan* 'e tribunal de Ruslicus.

Le préfet était assis sur son siège. Il s'adressa d*abord à Justin : « Veux-lu obéir aux ordres de l'empereur en sncrifianl aux dieui? — J'obéirai aux ordres do Jésuîi- Chrisl, notre Sauveur et notre Maître. — Quel est ion étiitî — Après avoir étudié toutes les scinioes, j'ai Uni {nw professer la science du Christ. — Kt qu'enseigne cette srieneeî— Qu'il n'y a qu'un seul Dieu, Créateur du ciel et de la terre, et que Jésus evst son Fils. — Où vous r<^unissez-vous? — Partout, sous le ciel de Dieu, car notre Dieu n'est enfermé ni f)nr le temps, ni par l'espace. — Je le demande où lu demeures?

— Près de la mnison d'un nommé Martin, aux bains Tiiiiialliin. C'est là qu'est mon écolo. Y vient (pli veut. — Tu es Chrétien?

— Chrétien. — Et loi. Charilon?— Chrétien, par la grâce do Dieu. — Et loi, Cliaritana? — Chiélienne, par la grâce de Dieu.

— El loi, Euelpiîilî — Esclave de Ct'sar, mais libre en Jésus-Christ. — , El l«;i, lliéraxî — Chrétien, coiume mes hères qui sont ici devant toi. — Chrétien parla giâre de Justin? — Chrétien je suis né, chrélien je mourrai. — El moi aussi, Clnéiien, cria Phnon sans attendie aa'on I inlenogeât. — Quel a été ton maître? ■— Mon père.— 51oi, dit Euelpisi, j'ai eu le bouheur d'être instruit par Justin, Dieu en soit Joué; niais j'étais Chrétien dès luon enfatice. — Hiérax, reprit Ruslicus, cotnmeul se uommenl ton père et ta mère? — Mon père? Jésus-Christ; ma mère? la foi. — El ies auUes, ajouta le préfet? — Les autres? Morts. »

Alors se tournant vers Justin, Ruslicus lui demanda, lui qui avait étudié, s'il croyait qu'après avoir souifcrt la mort il irait au ciel. — C'est ma ferme espérance, répondit Justin. — Que tu iras au ciel? reprit Ruslicus. — J'en suis sûr. — Parlons sériiîusement, dit le juge. Voulez-vous sacrifier aux dieux? — Non, réf)ondit la chœur des confesseurs. — Si vous refusez, je serai sans miséricorde. — Souffrir pour Jésus-Christ, re[)ril le chœur, c'est ce que nous demandons, afin de trouver grâce devant son tribunal. »

Ruslicus se leva et lut la sentence :

« Que celui qui refuse de sacrifier aux dieux soit tlagellé et uiis à mort. » Le lendemain, Justin et ses disciples mouraient.

Et, quelques jours après, une iellro partait de Rome, adressée aux fidèles de l'Asie, où on lisait : Jusiin et les tiens ont reçu la cou^ ronne du martyre : Loué soit Dteu/Ceci avait

(I5G5) Entre autres, le Dicl. des aul. ecclés,^ 4 vol. in-lâ, 1707, lom. IH, p. 90.

(1564) Au loine 1*', col. 159.

(1505) Voy. Surlus, au ISjuhi; Baronius et Dom Ruinarl les mit insérés, Tuii dans suh Histoire ec^ eiésiiutique à Tan 165; Taulre, dans le Recueil des Actes sincères^ p. 43, comme une pièce originale :

lieu l'an de Noire-

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