JUS
Saii^neur 167, sous lii tè-
gne de M;«rc-Aurèle et de Lucius-Verus, et non en 19G, comme Pont écrit quelques auteurs (1363J. Mais constatons mainlenîuit, ainsi que nous l'avons promis (1364), la valeur des Actes de notre saint et glorieux inanyr.
Vlll. Les Actes du martyre de sainl Justin portent avec eux tant de caractères de vériié, qu'il est peu de critiques qui ne se soient cru obligés de les reconnaître pour orij;inaux (1365); car on n'en excepte seulement que les deux premières lignes (1360), (]ui sonl comme une espèce de préface, ci (jiû paiaissenl avoir été ajoutées par quelque auteur moderne, ou plulûl par Mélaplira^ie, qui nous les a conservés. La suite et toui le corps des Actes ont été écrils ou sur l's registres du greffe, ou par quelques-uns des disciples du sainl qui furent présents h son martyre, ou par ceux qui aTaienl soin, par ordre des Papes, de recueillir toutes ies l'.irôles que le Saint-Esprit proférait pu l.i bouche des martyrs en ces momenis pucieux.
Ces Actes sont courts, simples et naturels.
Nous en avons vuTanalyse, ou plutôt lairaduction un peu plus haut (n' Vlll). On a élevé sur ces Actes quelques dilliculiés auxquelles nous ne croyons pas utile de nous arrêter, Dom Ceillier y ayant parfailemeU répondu (1367). 11 s'agit d'ailleurs de quelques points de détails en matière peu importante.
Nous ne nous arrêterons point non plus à réfuter ceux qui, persuadés par le témoignage des nouveaux Grecs que sainl Ju^iiri le Philosophe mourut par le poison, shitiennenl que les Actes dont il est ici que>lion sont ceux d*un autre Justin. Car, ouiio qu*£usèbe et saint Jérôme (1368), dont l'autorité est infiniment plus considérable qi e celle des nouveaux Grecs^ disent, en termes exprès, que notre saint répandît son mi^ pour Jésus-Christ, il y a, dans ces ArUis mômes, des traits qui le distinguent partailemenl.
Ainsi, par exemple, il est dit que ce Justin s*élail efforcé de connaître toute sorlede philosophie, et de se rendre habile dan^ toutes les sciences. Il est dit encore quV près avoir cherché la vérité de tous cotés, il s'était enlin attaché à la philosopliie/ies Chrétiens ; qu'il était venu deux foii à Rome, qu*il y avait des disciples, qui! y instruisait tous ceux qui voulaient venir iV couter,et qu'il était plein de respect pour les prophètes. Ou voit encore dans cesAcics d'autres circonstances qui sont en compi^'^ rapport avec l'histoire de la vie de notre snioi', et qui ne permettent pas de duuier que les Actes qui portent son nom le soient véritablement ceux de son martyre.
en quoi ils ont été suivis par Tilleniont€i FltMny. (13GU) Uaionius. lac. cit.; T lïlemoni, Mémoim,
loin. Il, p. 401.
(1567) Dom Ceillier, tum. Il, p. 71-71 (15G8j Euftèbe, in Chron. ad aun. 114; eim^o-
nym., in Catalo^Of c. 32.