‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. EncyclChapitre 38 sur 57 · KIO · texte numérisé non relu

KIO

fils

tinae do légendes four ions les jmirs de Tannée. Wolfliardus , moine de Hasern, au diocèse d'Aichstadt, en «Bavière, en futTauteur. Ce remarquable ouvrage, dit DomPi- Ira (Î379), ost divisé en douze livres, pour les uouzo mois de Tannée. Les Vks sont en général de courtes notices substantielles et qui ne manquent nil de goût, ni d'exacliiudp, ni d'une certaine sobriété cliAtiée.

KELLERMANN , chanoine de Cologno.

Voy. Tarticlu UaosTB-WiscHBRiiia (Cléaieiit Auguste de).

KILIEN (SAiNT^apâtre de Virtzbourg, au vil' siècle. — il était d'une JHustre famille (TÏrlande, et très- bien instruit dans les saintes Leltres (1380). Devenu évoque, quoiqu'il fût eitrêmement aimé de ^on clergé et d« son peuple, le désir d une plus grande perfection le porta à quitter son pays, et il persuada à quelques-uns de ses disciples de Taccorapagner.

Us pass&ent en Austrasie^et s'arrêtèrent k Virlzbourg-sur-ie-Mein, où commandait alors un duc nommé Gesbf^rl^ encore païen. L'agrément du lieu, et le beau naturel de s^es habitants, invita Killen à y demeurer. «Mais au* |)aravanl, dit-il, allons à Rome comme nous avons résolu dans noire payS4 visitons les églises des saints apôtres, présentons-nous an Pape Jean, et s'il nous donne la permission, nous reviendrons ici proches TËvangile. I» Us en tombèrent tous d'accoi-d; mais, étant arrivés h Rome, ils trouvèrent que le Pape Jean V était mort (an G86).

Le successeur de ce Pape fut €oflon. Saint Kilien en fut très-bien reçu, et ce Pontife, voyant sa foi et sa doctrine, lui donna de la part de saint Pierre, le pouvoir d*instruire et de convertir les infidèles. 11 retourna à Virtzbourg, accompagné du prêtre €oloman, ot du diacre Totnan. Ils y prêchèrent; le duo Gesbert les tit venir, saint Kilien Tentretint, le convertit, le baptisa; ot un grand nombre suivit son exemple. Gosbert avait épousé la femme de son frère; mais saint Kilien ne voulut pas lui faire de peine sur (X* mariage, jusqu'à ce qu'il le vil bien af« fermi dans la loi. Alors il lui dit: € Mou cher iils, vous serez en tout agréable à Dieu si vous pouvez encore vous résoudre à quitter votre femme; car votre mariage n'est pas légitime. » Gesbert lui répondit : « Vous ne m^avez encore rien proposé de si di/Iicile, mais puisque j*ai quiUé tout le reste pour Taniour de Dieu, je quitterai encore ma femme , quoiqu'elle lue soit irèschère, s*il ne m est pas permis de la garder. » 11 se mit à exécuter celte séparation après un vo*'aKe de guerre où il était pressé d'aller.

TAeiaiimi les préraces de tous les mois, février excepié. (Voir k ve sujet une noie de Doin Piira, op. cil., p. 84). L'Iliitoirg Unéraire de la France ii a p38 oublié lie parler de Touvrage de Woll'hardus , ipioique sou jugeiiieiil , coiuine pour 10U5 les nioliUttienis de ce genre, soit sévère. Plus d*uii lecteur prendrait pour une recoin ma ndaiioii les prétendus «lélams fu'uii y signale, la mioucie des détails, le scmpule et Teiûaiitiide dm cireoosâMices de teittps.

Cependant Sê fi»mme, nommée Geilane»

pensait continuellement hse venger. Et pendant le temfis de Tabseoce du duc, elle envoya de nuit un de ses gens pour égorgor le saint et ses compagnons. Ils chaniai^nt ensemble les louanges de Dieu; saint Rilien les exhorta h soutenir généreusenuMU ce combat qu'ils désiraient depuis si longtemps, et ils eurent tous la tète tranchée.

On les enterra dans la même nuit, à la JjAia et en cachette, avec leurs coffres, la croix, TEvangile et les ornements pontifiraux.

Celait Tan 689, Ie8 juillet, jour auquW lE* gUse les honore comme martyrs (1381).

Le duc Gesbert étant revenu, demuila où étaient les serviteurs de Dieu. Geil.me dit qu'eHe ne savait ce qu'ils étaient tlevenus, mais le meurtrier se découvrit luimême. Il courait de tous côtés, et disait en tremblant que &ilien lo brûlait d'un teu très-crueU Gesbert assembla tous les Chrétiens, ses sujets, et demanda ce qu'on devait faire de ce misérablu. UaisGeilaiie suscita un homme plus éloquent que les anires qui dit : Seigneur^ pensez à vouê et à tous tant que noui eommeSn qui avons reçu le baptême de ces étrangers; ei pour éprouver si leur Dieu est aussi puissant qu'Us disent, faites détacher ce maUieureux, et le laissez tn liberté^ nous verrons si leur Dieu les teiujera. Sinont ne trouves pas mauvais que je dise:

Nous voulons servir la grande Diane cojime nos pires^ qui s'en lonr bien trouvés. Ain>i fut fait, mais le meurtrier, étant délivré, entra en fureur, et se déchira à belles diMits jusqu'à la. mort. Les Chrétiens en louèriMit Dieu, mais sa vengeance s*ét6ndit plus loin : Geilane fut possédée du malin esprit, qui l'agita tellement, qu'elle en mourut; le duc Gesbert fut tué par ses domestiques ; Uétan, son ûls, fut chassé de sas Etats par les Français orientaux ; et il ne resta personne de cette race. Saint Kilien est honoré comme le patron de Virtzbourg, dont touiefois, dit Fleury (1382), il ne fut jamais évoque; car ce siège ne fut érigé que eiuquaute ans après.

KiOCAl, successeur de Gengis-Kan, envoya une ambassade h saint Louis en 12)8.

Yoy. dans notre U 1", col. 889.

KIOWIË (Etat du catholicisme dans cf;t(e province russe).— Au xv'siècle,alorsqu'i l'archevêque Isidore de Kiow, métropolitain et député de toutes les Russies(Foy.sonariici^), assista et souscrivit au concile de Florence, les Russes se divisèrent : ceux deMoscuu ou de la Russie supérieure restèrent ou retombèrent généf élément dans le schisme; ceui de Kiowie, ou de la Russie inférieure, qui étaient soumis au roi de Pologne, demeuré*

de Iteuit , de personnes, Tâbondance des miracles surlout, etc., etc. Car cette Histoire iilléraire se ressent l)eauceup de t'esprtt Jaiisénisie et de ia critique faiiiilière à celte désastreuse et dcsespcraiUe

(1379) Op. eit , Disseii.prélini., p. li^ïv.

(1580) Ad. SS. Bened., tora. Il, p. t^t*

(1581) Martyr. Hom., 8Jul.

(ta8i) Biti. ecttés., liv. il, o. S8.

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