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LARME (Histoire de la sainte). —Je- 9.\is-Christ» Fils de Dieu et Sauveur des hoi^ipas/ n ver^é des larmes pçndant son passade dpns la vallée do Texil ; il souriait, ifloîs il p'çi iflipçi^ ri,'c/îr l'çxpreission de la ^ joie jesjt r^r^rnefi.l sublime : elle est si fugilîye, si £av?se J l4 oaql^urt au conlraire, enno^lil presque (oujoi^çs Ia fif^vre hagiaine. Ce inysi^e qo doiifeur et de \^ $»inle iristessQ dti iiJ^^h ^M If ^û(\a (le I9 nature; la GÎroii est Iç type général de I*M|)ivers.
L(i douleur est l,a uQurrilu.re, la vi« codsn^^antiellè des saints, ^tl^fi^jise loue parcfessus tout, en eux, leur i|^s|duilé h pleurer. Dieu n'accorde qu*aux ftoies pcivildgiées Içs larjcnes;et une seqle Iprtne nous avance plus ici-bas que la rçicherclie el la possession de tories les sciênce$. Dan$ ranliquilé, les l.arn^ef ^laien'l uii tf^; dans le Clinslianispe elles soiit spiritualisées, sanctitiées, d]yin)sée$', çlles sont dey^q.ues un dten; et Iqs ïarmes de Jésus«-Christ, les larmes de la Pfioitence, eurent un Qult^ solennel dans plusieurs Èglisesi
Lorsque Lazare Ait mort, J^sus- Christ pleura; alors les Juifs dirent: Voyez comme %i raimaiULes Anges du ciel, qui étaient sans cesse en adoration devant leur Maître, rqcueiflirent une de ces divines et bénies Isrmes, pour \fL traqsipelire aux hofomes comn^Cj un sjripbble de tristesse et d*<ti^uoqr. Aprë;f un Ipng pf^lerinj^ge dans le nionde, nojire France Tut cdoisie pour posséder cet inappréciable trésor. L'abbaye de Vendôme, fondée en t033 par Geoffroy Cartel, comte d^Anjou et de Vendôme» et la comtesse Agnès safémme, qui «^vaîl été raariéç en premières nbces è Cuillàume le Grand, comte de Poitiers et duc d^Aqùilainet Tabbaye de VendOrpeful ço(nme la chA^se d'une si précieuse relique, dont i'origiiie est toujours restée voilée et obscure. Le moyen tge, dans son . amour du merveilleux , avait bâti sur ce liQjet plus d'une légende: c'était comme un cycle poétique dobt nous trouvons le relentissement dans uti écrivain du xvi* siè*
« L'bistoire porte donc queNotre-Seigneur ressuscita le Lazare, et qu il pleura. Un ange recueillit cette larme d*un grand nombre qui ruisselaient desyeui du Sauveur et Créateur de tout le monde, formant soudain un vase qui, h dire vrai, est de merveilleux artiGcc, sads rupturÇi soudure, ni ouverture auellè que ce soit, et le dehors duquel est blanc et aussi transparent que le cristal. Mais de dire de quelle nuitidre il est fait, je crois que tes plus experts lapidaires et minéralistes y perdraient leur latin. Et la sainte larme qui toujours tremble dedans ce petit vaisseau, est de couleur d'eau et azurée. Je vous en parle comme savant, qui ai pris soigneuse* paent garde è la contempler a mon aise. On tient, ouUe ce,quej'a06e qui recueillit cette
larme, la donna à la l^adeleine; et elle, étant sur la On de sa Vie, en fl( présent à saint Maximîn, son bon m'atire et pasteur en rEvangile, le<|uêl la laissa è son église do Marseille, d'où il fut évèque; et le demoura ce vase jusqu'au temps du grand empereur Constantin, qui le porta en sa cité de Constantinople , où il fut Jusqu'au temps du roi Henri, roi de France, lequel requis pnr l'empereur grec de secours contre les Mahométansy envoya le comte d*Anjou, Geoffroy Martel , qui , ayaril chassé les iiilidèles, refusa toute réçorhpenso, et ne voulul
3ue des reliques : et lui étant donné le ciioix e prendre ce qu'il lui plairait le plus, il prit le vase de la sainte larme, et le porta à Vendôme, le posaul (comme dît est ) en Tabbave de la Trinité, alors qu'elle a été consacrée. » — Ce récit légendaire a été ado[)ié par le peuple, et il faisait le fond des hymnes liturgiques chantées dans plusieurs dioct'isci de France en l'honneur de la sainte larmo (I49i). Mais en laissant de côté ces traditions plus ou moins empreintes de vérité, étudions un curieux monument d'arcliédlogie chrétienne, et alors nous pourrons rétablir la véritable histoire de la sainte laruo. C'est vers l'an 1050 qu'elle fut apportée à Vendôme et déposée dans l'abbaye de la Sainte-Trinité, avec le corps du saint éYê']iie Eutrope* Les moines, selon la coutume do cette époque, écrivirent l'histoire de la translation de ces reliques sur un monument i]ue nous possédons encore, et qui a été conservé intact lors de la reconstruction de l'église au XV* siècle. Ce monument, placé du côté de l'Evangilet est d'une antiquité incontes-r table; c'est une es()èce d'arc de triomphe au devant de l'armoire du tabernacle, où la sainte larme était gardée et exposée à la vénération des fidèles. Dans rhémicycie du plein-cintre est représentée, eu relief eniior, ta résurrection de Lazare ; une femme >êtije d'une longue et large tuqique et coilTée à la romaine» reçoit dun ange une ampoule^ (tans laquelle est enrermée une espèce do larme. A droite du tonibeaUt on volt Jésus- Christ avec ses apôtres, et à gauche, des lévites et un évéque à la oiitre persane. Datis le compartiment qui est placé auHIe^sus des colonnes de droite, on voit un roi assis ; il tient un sceptre, et à côté de lui une impératrice avec sa couronne ; un patriarJie et un homme qui parait dire le trésorier de l'église» sont debout, ,6t un jeune boniujc reçoit une petite cliâsse posée sur une lailo où l'on en voit encore deux autnrs, dont li semble qu'on lui donne le choix. Dans la partie la plus élevée au-Jessus dfi cintre, en commençant par la droite, sont représenté^ sixcbevaiierschevaucbantdeuxkdeux;le{)remier etje dernier portent chacun uae cbâsse.
Dans le compartiment au-dessus descolonues de gauche, ou retrouve les mêmes chevaliers.
(1193) B6l]erore&t, Co.mog., toni. h 5i2.
(t494)Voirle.jrti4€icr<rfeVM< delà Trinité de Vendômir, impriiiré eu l$56. Là grande prose est
neitt la jolie prose :
lac ryma gloriOM, -, . M-v , . - ^, , Christ! prafclarissiina î
iippelit poème épique. — Le Mtssti de Uiartres Gemma cœll »peciosa, eu.
(it\bib ci{5Si2, et celui du Maus de i5|l, cootieo-