III. Hais continuons l'analyse des cnnons
Le (•* canon condamne le schisme des Grecs; le 5' conQrme au patriarche cailiolique de Constnntinonle le premier rang de TEglise après le Pontife romain. Les suivants règlent la discipline ecclésiastique sur la tenue des conciles provinciaux, les procédures encourd*figlise,8ur lesquelles, soit dit en passant, s*est réglée la procédure dans les tribiinaux séculiers, tant les règles posées par le concile sont pleines de sagesse; sur la prédication de la parole de Dieu, sur Iks élections épiscopales et abbatiales, sur les qualités requises pour recevoir les ordres ou jouir d'un bénéfice. •
C'est dans ce même concile que fut décidé l'important canon Omnis utnusque sexus,
?|ui impose aux fidèles l'obligation de la ronession et de la communion pascales (15^2).
Nous traduisons ici les paroles des Pères du concile : Tout fidèle de Vun et de Fauire sexe, parvenu à rage de discrétion, confessera fidèlement, seul, à son propre prêtre (15^3J, aumoinsune fois fan, tous ses péchés^
col. 709 et sniv.). Ensuite» vint lean de Poilly ou Poilinc qui dit que c ni le Pape, ut Dieu même (im* pie !) ne peuvent donner un pouvoir général d*entendre les confessions, de sorte que le pénitent ne soli pas obligé de confesser encore les mêmes péchés à son curé. • {Votf. Fleury, Hist, ecclés., liv. ci, n. 8.) Jean XXII jKoy. ci-desi>us son art., n.XlHi condamna, en iofii, ces erreurs, de manière qu*il décida que le curé r^était pas proprius sacerdos, et ce Pape vé«-ut seulement nu siècle après le concile de L»tran. Il du (dans VExtrav. De hœreticis, cap. iO) : Très errores magislri Joan. de PoUiaeo^ doetoris Parisiensis, hicdamnamnr. Une de ces erreurs éuit que les fidèles, quoiquMIs se Tussent confes-^ ses au temps de Pâques à des rrligleux, devaient répéter la même confession proprio saverdoti, qoem 9iGiT utique Polttacus esse pabochialem presbyte- RUK ; et pins bas : proprio sacerdoli, queu dicit esse, ui vrœmittitur, proprium curaium. La chose est évidente. Le Pape ne dit p:is, comme Poilly ou PolliaCy que le cuié est proprius «arcrc/os; au contraire, il rexclut ouvertement. Le Pape ne dit point que ce docteur de Paris parle bien ; s*il avait uien parlé sur cet article, le Pape se serait borne à condamner Terreur, savoir, que la confession pascale n*ét:iit pas valable, si elle n'était pas faite proprio curalo ou pre^ sbylero parochiati, comme Ton disait dans ces temps-là ; le Pape n'aurait pas enveloppé aussi dans la condamnation Tespression de Poilly, qui appelait le curé proprius sacerdos. En répétant UUEU DiciT, le Pape condamne clairement Tassertion que le curé est le proprius sacerdos ; c'est comme si le Pape disait ; Cett toi qui te dis.
Mais, outre VExtras. de Jean XXU, le concile IV* de Latran luî-méme nomme quatre fois le curé, et toujours pour des objets ililférents de celui-ci (V. can. 5i, 51, 56), et toujours il l'appelle, comme c'était l'usage alors, presbyter parochiaiis: comutent donc vouarait-on que, dans le seul canon Omnis, il l'appelât proprius sacerdos, avec opposition i l'antiquité, à la discipline de ces temps, au bon sens, à i*exclusion du P-ipt^ et des éréques 2 Cela est nnpossible. On voit même par le cauoa