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DICnONNAlRE LIT MU
genoux le dimon.he el durant le tcm()s pascal; le soin tout particulier des e$i)èi'es consacrées; J'nsai^ie conlinuel du signe de la croix, etc. (229i)).
Saint Basile, ainsi que nous Tavons déjà vu, signale aussi la même tradition comme source des mômes observaUvCS, auxquelles il ajoute, en manière d'exemple, les suivantes, comme de prier vers rorienl, de consacrer TËucbaristie au milieu d'une formu.e d'invocation qui ne se trouve rap(K)rlée, ni dans saint Paul, ni dans TËvangile ;de bénir Teau baptismale et l'huile de l an^liou, el.-. (2297). Et, non-seulerae.it saint Basile H Tertullieji, mais4oute Tanliquité, sans exception, confesse expressément reite grande règle de saint Augustin, devenue bana'e à force d'être répétée : Ce que V Eglise universelle tient et a toujours tenu^ sans que ce soit une décision de concile^ est très-justement regardé comme une institution apostolique (2298).
C'est pourquoi les protestants éclairés • n dépit des conséquences que les catholiques en peuvent tirer contre eux, ne font auca e difficulté de rapporter à Tinstitution apostolique les rites qui accompagnent la ce ébraUon des sacrés Mystères, toutes les f ii que ces rites présentent un caractère d'universalité. Groliusconfesse franchement qu'il ne voit pas le plus léger sujet d'en douier (2299); Grabo va plus loin et déclare (^u 1 ne comprend pas comment un homme de sens se pourrait persuader un instant qu'il en peut être autrement. « Non, dil-ii, que je prétende adjuger toutes les liturgies dites apostoliques à ceux dont elles portent les noms; il sulTit bien que les Apôtres aient éié les auteurs, sinon les rédacteurs. des anciennes lilurgies (2300). »
Ces auteurs se trouvent en ceci pleinement d'accord avec le grand cardinal Dom, qui résume admirablement toute celle rjuestion dans les paroles suivanies : « Il est, dans toutes les lilurgies, certaines ihoses sur lesquelles les Eglises conviennent, el quiso.it telles que, sans elles, Tessenre liu sacrili e n'existerait pas, comme .«onl la préparation du pain et du vin, l'oblalio:!, la consécraiion, la consommation , enfin, la dislributioa du sagement è ceux qui veulent communier. Ensuite, il y a d'autres parties importantes qui, bien qu'elles n'aj»partiennent pas à l'intégrité du sacrifice, se relrouvenlcependantdans toutes lesliturgi-'S comme le chant des Psaumes , la lecture de rticriture sainte, Tassistan'Vî des minist'cs l'encensement, l'exclusion des catéchumèDes ei des profanes, la fraction de i'hostir, lo
(2295) Conc, Tri./., sess. xin, cap. 5.
(22%) Tel iiilliatuis, De eorona militis^ cap. 3.
(2297) S. Basil., De Spiritu sanelOt cap. il
(2298) Qnod nniversa lenet Ecclesia^ nec concHHs inititutum, sed semper retentnm , non nui auctoritaie aposlolica traditum recdssime rrri/îliir. S. Au^'. De bapl,^ conlra Donnt.^ lib. iv, c:ip. 24.
(2299) De puce Ecclesuv, p. 070.
(2500) S. Ircii., Iib. i, cap. 5, aduotal.
UT
DE L'HIST. UNIV. DE L'EGLISE
LIT
lOTj
Bref iaîres cl dix Missels se partagèrent nos Ki^lises, et le plus antique de ces livres n'existait pas 5 I ouverture du siècle où nous vivons. »
Et quels étaient les autvïurs ou fauteurs de cette révolutiofr déplorable? Ce furent, dit un savant ecclésiastiquB (2325), les parlefnents oppresseurs de rÈgliseï des évoques en révotte ouverte contre le Saint-Siège, des prêtres et des laïques entachés d'hérésie, et dont plusieurs persistèrent jusqu'à la mort dans leur funeste aveuglement. Vriilè sous quels auspices et par quelles mains furent élaborées nos modernes liturgies, qui, durant le XVIII* siècle, se substituèrent presque
i>artout, pn Franco, h ranii<.|ue rite romain, l en était résulté une telle anarchie, que d03) Guéranger [louvnit direen 184>0: « Il se rencontre, pour ainsi dire, autant de questions que de diocèses (2326). »
Ce n'est pas tout. Si vive que fût la passion du XVIII* siècle pour la variété, il nMmagina pas de rintrodnire au soin de chaque diocèse ; toutévêque voulait avoir sa liturgie, maïs aucun évô pie ne souffrait qu'il y eût ]>lusieurs liturgies dans sa profère Eglise.
Ainsi, jusqu'à la révolution, les liturgies purement paroissiales furent inconnues; elles naquirent de la nouvelle circonscription des diocèses fixée par le Concordat. Les nouvelles Eglises étant formées, la plupart, parla réunion des territoires qui appartc^ n.iient autrefois à des Eglises différentes, chaque partie apporta les coutumes, les usages, la lilursie particulière do l'oncienne Eglise dont elle se trouva détachée ; il en résulta qu'on vil jusqu'à cinq, sis, sept et huit liturgies dans le môme diocèse (3327).
Cette confusion, déjà si grande, ne fit que s'accroître par suite de l'érection de nouveaux si(^>ges épiscopauxen vue de la Bul!e Paternœ charilaUê du 6 octobre 1822, laquelle, des quarante-deux siég('S rétablis par le Concordai en 1817,enconscrvoiltrente seulement (2328). Nous ne nous arrêterons pas à en citer des exemples qui nous entraîneraient trop loin (23^29). Toutefois, au milieu de ce naufrage, douze diocèses étaient restés eo ibtamiuent fidèles au rite romain, et dès 1838 le mouvement liturgique du. retour commettça heureusement. Mais reprenous les choses d'un peu plus haut.