‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. EncyclChapitre 51 sur 57 · III. Féneloo a dit : l'homme $*QgUe^ Dieu · texte numérisé non relu

III. Féneloo a dit : l'homme $*QgUe^ Dieu

(2323) M. rat)bé Juive, chan. de Valence, Du mouvement Uiurgique en France pendant le lif «t^We,in-8%i8C;), p. II.

(2320) Dotn Giicraii^r, loe, cit.

(2327) La lUurgie romaine et le$ lilurgîet fran" faites^ par M. Du Lac, i vol. in 8, i8i9, p. 34 i.

(2318) Voici les noius de ces sié/es : Air«% Albi, Aacli, Bclley, Beauvais, Blois, Chartres, Cliàtonssur Marno, Fiéjns, Gap, Lnngres, Luçon, Marseille, Muia:iub;iii, Moulins, Nevers, Niines, Painiers, Périgueux. Pcrpii^oaii, Le Puy, Kodez, (\eHi)S, Saint Clan«tv*, Sji!i;-Uic, Sens, Tarbes, Tulle, Verdun el ViviiTS.

(^3i9) On en tionvera dans l*écril excelleni de M. Talibé Jouvo litë ci-Jcssus, p. 15 et suiv.

{^330} Serin, pour l'Epiphaniet prci lie le jauv.

le mène (2330). Cette vérité, confli*mée par l'histoire, est incontestable, surtout en ce qui concerne le mouvement liturgique durant le ux' siècle. Qui eût songé, au commencement de ce siècle, alors qu'on sortait à peine d'une révolution amenée pnrdes nouveautésde tous genres qui avaient pénétré jusque dans le sanctuaire, que de tant de ruines amoncelées par lephilo^ophisme, le jansénisme et le gallicanisme, il surgirait UTie réaction presque complète contre les errements du passé I Ce mouvement de réaction fut d'abord, sous la plume do Chateaubriand, littéraire el poétique ; ensuite, sous celle des de Maisire, des Bonald, il devint philosophique, puisse manifesta dans l'architecture et dans toutes les autres branches de l'art qui tiennent è l'archéologiu chrétienne proprement dite. La liturgie, expression de tout ce qu'il y a de plus intime, de plus relevé dans les dogmes et les mystères de la religion, devait avoir sou tour dans ce mouvement providentiel de restauration cath(di(pie; car elle se rattache par mille liens h l'art et è la philosophie qui en furent à la fois et le mobile et le but. Or, cette réaction liturgique se résume également dans quelques noms, ou plutôt dans un seul, et* déjà on a- prononcé celui de dom Guéranger, Abbé de Solesmes.

S'inspirant de Tesprit du comte de Maistre (2331), le docte bénédictin avait préludé à son beau livre des Institutions liturgiques par quelques excellents articles, insérés dans le Mémorial catholique^ avant 1830.

Le promier volume dos Institutions parut en 1840, précédé d'une remanjuable Préface, dans ianuolle l'auteur, exposant son plaa et le but qu il avaft en vue, prévenait et réfutait d'avance les murmures et les objections qu*tl allait soulever. Connaissant parfaitement le terrain sur lequel il travaillait, il ne se faisait point d'illusions sur les pré- U xtcs el lins de non-recevoir que devaient lui opposer la routine, les préjugés parlementaires et gallican^, mais stirlout l'ignorance profonde, et en quelque sorte générale du clergé relativement à la scienco de la liturgie el 5 celle du droit cauoti (2332).

Aussi l'auteur fut-il vivement attaqué, et il en résulta des polémi.^ues nrdentcs, souvent passionnées (2333) ; mais n'importe l 11 avait donné le branle; il avait réveillé

(2331) Qui avait écrit : i Lisez les liytnnes de Sanleul, un peu légcrenieni adoptées peiil-étre i^ir rCglisc de Paris ; elles font un certain bruit dan<i Poreilte, mais janiaîs elles ne prient^ parce i\u'ï{ éiait seul lorsquM [es cotnptsa. » (Soirées de Saint' Péiersboiirg, loui. 1, p. 4iU.)

(2332) M. l'abbc Jouvt:, Du mouvement liitirgiiiue^ etc., p. 9.

(2333) Nous ne sanri >ns, sans sortir île iio'ro sujet, faire IMii&lorique de ces polémiques. Nous fcs avons résumées, la plupart du temps , dans iioiru Uevue le Mémorial caihvlique, et nous denian ton;» la pcrmissiun ify renvoyor : toni. V, p. 211, ta 13, 325; loin. Yl, p. 105. 219, 521; loui. VU, p. ICI, lyO, 211), etc., Cl panin.

irv

irv

nées : quand on a? ertirait mille fois de les éviter, de les reconnaître h tçlfe on telle marque, sans cesse les ouailles s*; mépreadraient. »

Aussi, Tojons-nons h chaque siècle des condamnations de livres prorvoricées |>ar l'Ëglise, et des prescriptions à ce sujet. Et, en cela» TEglise agissait avec infaillibilité. Cette vérité, mise en doute dans ces derniers temps (2373), a surtout été développée. par Fénelou dans ses écrits contre le Jansénisme ^237^). Mais, nous fc'avons dit, nous n*avons pas à nous occuper du fond de la question touchant Tincontestable autorité de TEglise dans la condamnation et la censure des livres (2375) ; nous devons nous borner à quelques faits encore, et arriver h Ia sacrée Congrégation de lladex, qui est, si nous pouvons dire, Torganisation, la réglementation du droit que rSgtise a toujours exercé dans cette mHtière.

Nous vojons lexii* concile généra), tenu k Latran, Tan 1512; ordonner de n*imprimer aucun livre dans Rome ni dans Ins autres villes et diocèses, sans qu'il ait été préalai)lemeiit examiné et approuvé (2376). Le l^ape Léon X condamna les écrits de Luther, «l en défendit en même temps la lecture «ous peine d'excommunication. Les Papes suivants l'imitèrent en excommuniant tous ceux qui liraient les livres des hérétiques.

Un concile de Cologne, celui de 15^9, avait déjè prohibé les mauvais livres, lorsque le Pape Paul IV, voyant que ce mal ne faisait que s'accroître, voulut y ap()orter ukv prompt

(2573) N'avons nous pas enlontl» sontCMfr, il y Ji peu d'années, des luaiUues comme cell^-ci : Que ies décrets du SaimSiége ei en p»rticalier de la Congrégation de l'Index ne som reconnus eu France que comme des préjugés de raison ; qu'il en est de même des déclarations et des décisions des cardia naux réunis $n eongtéjation sur quelque matière que ^e sùii; que le clergé de France tiécida en 1641 que ies décrets des cardtnauji n'ont dans le roifiume que l" effet de simplcêavis dans Cun et Vautre for, etc., etc. Nous avons réfuté ces étranges maximes et tes rofisëquences qu'en tire la presse impie, dans nuire Mémorial catholique, vol. de 1844-1845, tom. IV, p. 457 et saiv.— c Si, dans ces derniers temps, dit -un auteur, le droit de TEglise sur les livres a été attaqué avec tant de force, c'est que les prop:»ga- Heurs de mauvaises doclrinos, voyant à qul»l point A^ voii du Souverain Pontife ciiiil éo.ouiée des i>eu- ,|>les, ont reconnu que les condamnations qui frap- .p.iient leurs livres empêcheraient leurs doctrines tie triompher. Ils ont donc crié à la persécution et ■voulu ameuter contre l« pirissjince ecclé<<i;islique le pouvoir ctvil, dont la pnncipale prérog:ui\e, seilou eu\, est le jugement des livres U i lAuxil. caili,, ^om. IV, p. 418.)

(i374) Vog. Œuvres de Fénelon , lom. XIV, p.

541 et suiv., é.lii de Lebel, 1825, in-8.

j ('2575) Voir sur cette ques'iun.ttn excellent article iniîjulé : [h l'autorité de l'Egii^e pour ta con- 4amMalion des liir,s,et de la Congrégation tte l'Index^ «lansl'/ittXi/. cath,, 184f),lom. iV, p. 4i^2et suiv.— voir auïfii Mémoire sur Us maux de l'FAjUse de Franee et sur leurs remèdes, par l'abbé Coiiibaloi , ln-8, 1845, p. 57 et stiiv.; — et Vinstruction pastorale 4e Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, «ouv.édit., publiée par M. A. De Sami-Gliéron, in 8, 1844. Ou trouve dans cette instruction de Donnes

remède. Peur y réussir, il fit dresser en 1557, un tnd^or (a37{7) ou catalogue de ces livres, en défendit la lecture. et porta desptMnes contre ceux qui violeraient celte défen p.

Quelques années après, en 1S62, les Pères assemblés à Trente formèrent une Cor«;ré.

galion chargée de dresser le irara/oj^ne d^i livres défendus, et ce saint compile ren l':

deux décrets. Ton au mots de février lo6>, et l'autre l^année suivante, an sujet de let index. De plus, l'illustre assemblée^ dans sa 20" session, en 1563,. étant revenue sur cdte affaire, en renvoya la décision au Pape Pie IV, lequel Ponlife approuva, par une Bulle du'2^ mars de Tannée 156^, Vindex dressé parles cardinaux choisis à Trente, et défendit par la même Bulle, à toutes sortes d^ personnes d'avoir ces livres et de les lire (2378 .

D'autres conciles, eeni de Milan et «e dambrai de Pan 1565 et de Toloase en 1500, se conformèrent à ces décisioas et les renou- Telèpenl (2379). Saint Pie V confirma IViablissement de cette Congrégation, commencée dans le concile de Trente (2386). Saie- Quint, qui mourut en 1590, tenait cette mèim Congrégation pour très-importante. En 1596, Clément VIII fit imprimer an index qu'on appelle le romatit, et depuis cello époque la Congrégation de Cindex n*a cessé d*exi>ler et de rendre des décrets sous l'autorité m Souverains Pontifes ; ce qu'elle fait, on |>eut le dire, avec la plus scrupuleuse attention et avec tous les ménagements romuidndés par la prudence et l'équité (2381).

On voit, par ces quelques faits qu il i^x\\{

rè.^les à suivre d^ns Peiamen «l ts censure des li vres» p. 80 et suiv,, rt |i. Ili. — M.ms rien nf saurait remplariT tes a(liiiiral>les Rèf^cs si p^ ine:» de 8»ge«se que le savant BenoU XtV a prescriu&.iif rapporteurs et aus coiifiulieurs de la Con^ré^jam de ilndex, leur ordonnant de s'y conformei liaus Texainen et le jugement des livres. Nous l(*s avon» rappelées et exposées dans notre MéM,caUi.,\\il de t85i-i8d5, lom. IX, p. 299 et sutv.

(2576) \og» notre Manuel de ihistoire des eondk^, etc., 2 vol. in-8. i« édit. 1856, tom. 1, p. Ot ô; Audin, Hisl, de Léon K, loio. Il , cli«p. 3, H 1 arii< e f»ur ta Yix* concile général tenu à Liiian.

(2577)*L7ndcx est aussi appelé Indicé, On \mv^t Indices expurgatoires, les catalogues des libres (!é IttiduH, entre les(|ueis il y a cette différence, que les premiers coudamnent les livres purctieui et simplement, et les autres le fontsoulcmcni jusiiuii ce qu on les ait corrigés. Voir Dia. unir, d^ hitoux, éJit. in -fol. de 1771, art. Indes,

(2378) Pallavicini, ifisioire du Conàle di TrenU, éJiU Migne, liv. xv, cap. 18, n. i et l'uiv. ; chap. 21, n. 4 ; cUap. 29, u. i l» 15 et 14 ; lii. xxrv, cUp. 8, n. 5.

(2570) Le P. Labbc, ColUct. eouc, tom. XJV,|». 9d0 et suiv.

(2580) Voy. Dîctionn. des sciences eccUsiaiii(}vc^^ p»r Doiu liicli;ir(l. édit. in-ful. de 1760, art. (os- GR^.GATioK DE lMkdex. Cctie icmarquc, m»u£ Ii pluiiie (le doiu Kîrtiard, a son importaiiee.

(iSSl) A ceux qui pourraient «:roire que celle Sacrei' Coiigiégaiion procède à son œuvre a\v€ ii'»;» de riijuear, et quelquefois avec lé,ié e é ou passu'» et avec pt-u de prudence , nous rapjîcllcroi.s n»^; l.etlre cclèiire que le savant Pape Uii.oii \i^ adressa, en 1748, au suprême Inquisiicir d Ks'i* gn<*, pour te reprendre d'avoir placé daiis \'hi'^^ ^^

1087 lOM

étaient fatigués par des changements multipliés; les plus relâchés étaient favorisés de grâces et d'emplois, et une foule de lettres de cachet étaient distribuées pour autoriser des règlements arbilraires, et pour saper à petit bruit Tétat monastique. Les assemblées du clergé de 1772, de 1775 et de 1780 se plaignirent de ses efforts sourds; et quelques parlements môme reprochèrent à la commission de s'arroger une autorité excessive, el de n'avoir su que détruire, landis qu'elle avait élé créée pour conserver.

L'archevêque do Toulouse prépara ainsi insensiblement le coup définitif porté aux Ordres religieuxpar la révolution. Mais, tout en détruisant les Abbayes, il s'en réservait pour lui-même, et se fil donner successivement celles de Basse-fontaine, de Moissac, de Moreilles, de Sainl-Vandrille, de Saint- Ouen et de Corbie. La première était contiguë à son parc; il îa fit supprimer, et l'enclos servit à aus^raenter les dépendances de son château. C'est ainsi que des écrivains apprécient le zèle réformateur de l'arclievôque de Toulouse (2383*); et ce jugement €st confirmé par toutes les histoires du temps.

Le clergé de France, en choisissant un pareil liomme pour réformer le sanctuaire, se cnndamnrtilet se dégra<iait lui-môme, se montrait lui-njôine incurable (23S4.). El ce lî'élail pas le soûl homme de ce oaraclère qu'il mettait à sa tête pour réformer les iibus.

Hi) auteur non suspect (2385) nous dit, sur Tannée 1775 : k Au moment où l'armée allait avoir ses réformes comme la finance, le clergé se leva pour demander une réforme aussi; mais ce n'était pas fh réforme propre, qui pourtant n'eût pas élé moins nécessaire que celle des autres corps de lElat. Ce fl'éiail pas un lel clergé qui pouvait donner l'exemple d'une inij^artialilé si haute- et d'une si noble pureté d'iniention. En cetio année 1775, au lieu de confesser ses fautes avec une habileté courageuse, au lien de bévir par la main de ses ))rélalN les plus termes, el contre le relâchement de ses doctrines et contre rindisciplino de SCS mœurs, le clerg/î fit la confession ila U)ut le monde, et demanda [:(iur tous, excepté pour lui, les sévérités, les corrections du pouvoir. Ùi^h il avait poussé de grand, s plaintes dans l'assemblée de 17o5, en i76vl, puis en 1770. En Tannée 1775, un prélat de mœurs pures, M, de Poinpi^^nan, archevèqoe de Vieime, qui avait fail un travail sur i-étatdes mœurs et de la religion, fut charité d'adrosscrau roi des remontrances. Du moins le choix de ce prélat était convenable; mais que dire des hommes qu'on lui adjoignit?

'L'archevêque de Toul(»use, Loménie , et l'abbé de 'IMIeyran.l-Périgord , récemment ;élu promoteur du c'ergù de France, con-

(i585*) Diog, univ,, tom. XXIV ; Picot, Mémoireê pounervir à llnsi, de VEgi. au xviii* biècle.

ri'i84) Rohrbaclier. Îmiii. XX VU, p. 3*0.

(i5b5) Sisiuuiidi, Uni (/es Fra)/pa(i« tum. XXX, 1>. 04.

Page 1