DICTIONNAIRE ION 1CS
Iraslaîent par leurs mœurs, parleurs îdéos, et avec une mission de celte nature, et ausj^i avec la robe dont l'iniérèt de leurs familles les avait revêtus. II était public que Lomérre ne croyait pas en Dieu, et Louis XVI, si respectueux pour les prêtres. Ta tilt lui-môme, lorsqu'on parla de le créer archevêque de Paris. Quant à Tabbé de Talleyrand, malgré les tendances d'un esprit si naturellement politique, il portail son petit collet avec une sceptique nonchalance, et tout ambitieux qu'il fût, il ne se donnait pis même la peine de remplir les devoirs extérieurs de son étal. Le choix de pareils organes pour parler à la royauté des douleurs de l'Eglise de France fut inhabile et scandaleux ; il montrait bien le mal dont ceUe Eglise était frappée dans ses entrailles. Ces noms en disaient plus long que les remontrances, car les remontrances n'indiquaient que les maux du dehors. TaFlejrand et Loménie représentaient bien les mœurs et les opinions de la majorité du haut clergé. Or, quand ces prêtres, si peu édifiants dans leur conduite et leurs maximes, protestaient contre l'esprit du siècle dont ils étaient l'expression la moins élevée, pouvait-on prendre au sérieux leurs protestations?»
Tels étaient ces hommes 1 Au jour de ré|)reuve, ils furentTun elTautre irai r s à Dieu et à son Eglise, el les auteurs dim schisme. Loménir mourut le 16 février 179V, d'une ailafjue d'apoplexie foudroyante. On a dit qu'il s'était empoisonné ; mais, ajou e un bio^Taphe (238G),rien n'a ju^itiliéce bruit public. Sa famille devint, quelques mo:s après, victime de sa funeste célébrité, el périt presque loul entière sur l'éi hafand, le 10 mai 1795^, le même jour que finforiunéti sœur de Louis XVI.
LONGIN. Sous le nom de Longin, Tllglise honore la mémoire de deux hommes q'ji assistèrent à la Passion de notre Sauv* ur; l'un ccmme ministre et l'autre comm* i*^moin. Ce dernier était le rentenier ou capi^ laine qui présida t les soldats romains q i niettaient Jésus-Christ en croix, et qui, Teiitendant jeter un cri, dit : Cet homme était rraimenl le Fils de Dieu (2387)^ Dès le tenij'S de saint Ghr^soslome, on tenait que ce rentenier s'était confirmé de plus en plus dans laid de Jésus-Chrisi, et qu'il avait même dans la su'te tïes lemps réj»andu son bang pour la soutenir (2388).
Li'sGrccs, qui croient qu'il souffrit 'e niarlyre firès de Tyanes en Cappadoce, liniio- HMil sa niém'>ire le 16 octobre ; mais l'on liC voit pas que les L«irns Talent (listing^' - e culte d'avec celui dont leurs MarlyroU>i:es font mention au 15 mars. Les IJollandisît'S, Surins et Métaphraoïe donnent les a'ctei te ce saint.
L'autre saint que l'Eglise d'Oricni bon re
• (i58lî) M. Pérennés, dans son cdit. «le Ftlî^r, 1.^54. B.'sauç)!!, loin. VII, p. 50S, uol. î. ^2587) Mntih. xxvii, 45.
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