‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 10 sur 248 · AR · texte numérisé non relu

AR

DE TECHNOLOGIE

LAU

au lieu de passer franchement dans la levée du pas, s'engage à travers quelques portions de la chaîne levée ou baissée.

LARDOIRE. Brochette pointue par un bout, et qui, en piquant une'pièce de viande, y laisse un lanabeau de lard que contient son autre bout, qui est creux et divisé en plusieurs tranches. — En architecture, le mol lardoire désigne une armature de fer dont on se sert pour garnir le bout d'un pilot.

LARDON. Chez l'armurier, c'est une pièce de fer insérée et soudée à Texlrémité d'Un canon de fusil pour boucher une fissure. — Chez le serrurier, on donne ce nom à un morceau de fer ou d'acier qu'on introduit dans les crevasses qui se forment dans les pièces pendant qu'on les forge. — Chez l'artiûcieri le lardon est un serpenteau qui dépasse la grosseur ordinaire.

LARDON, AILERON ou PALETTE (horl.).

Angl. pallet: allem. spindellapen. Pièce longue et étroite qui fait partie de la potence dans une montre a roue de rencontre. £lie est percée d'un trou oblong dans lequel passe une vis par laquelle elle est fixée a la potence; et à son extrémité intérieure, elle porte une partie saillante, en forme de talon, qui se loge entièrement dans la creusure de h roue de rencontre, et reçoit le pivot intérieur de cette roue. Ce talon se trouve aminci par derrière, afin de laisser passer le corps de la verge du balancier; et son autre extrémité dépasse un peu la potence, pour s'engager, par une entaille qui y est pratiquée, avec la tête d'une vis taraudée dans le bout extérieur de la potence, de manière que, sans démonter la montre, mais en faisant mouvoir cette vis, on fait aller et venir la roue de rencontre, afin de rendre égales les deux chutes de l'échappement.

LARDONNER. Se dit pour couper, tailler.

LARDDRE (pianuf.). Angl. undershot; allem. unter$cnu$i. Défaut qui, dans une étoffe de laine, est produit par des fils mal entrelacés

LARENÎER. Rebord d'un châssis pour écarter l'eau.

LARGE (dess. peint.). Se dit d'une composition dont les masses sont faites avec aisance, à grands traits, mais avec conreclion.

LARGETTE (passem.). Angl. tmall-ribbon; allem. rosette. Sorte de petite faveur.

LARIGOT (inst. de mus.). Esnèce de flageolet ou de petite flûte qui n est plus en usage aujourd hui, mais qu'imite encore un jeu d'orgue appelé pour cela jeu du larigot. C'est le plus aigu de tous les jeux de cet instrument, et il sonne la quinte au-dessus de la doublette.

LARIN (monn.). Monnaie d'arsent oui a cours en Perse, et qui correspond à 1 franc S5 centimes. Son nom lui vient de ce que ce fut d'abord une monnaie propre à la ville de Lar, dans le même royaume. Le larin est formé |)ar un fil d'argent plié en deux, do la grosseur d'un tuyau de pfumei long de deux

travers de doigt, et sur lequel on lit le nom du souverain.

LARME (archit.). Du latin lacryma. Petits ornements eh forme de cônes tronqués,

3u'on place dans les triglyphes de Tordre oriaue, et que le plus communément on appelle gouttes. — Dans la décoration, les larmes sont une sorte de symbole employé pour les pompes funèbres et les lampes se- Dulcrfllfis

LARMES BATAVIQUES. On nomme ainsi des gouttes de verre fondu qu'on laisse tomber dans de l'eau froide, et qui ; prennent ainsi la forme de petites poires allongées, terminées par une queue recourbée en crochet. Lorsqu'on rompt la queue dé ces larmes, elles se brisent sur-le-champ avec bruit, et une portion se réduit en poussière. Quelques-uns expliquent ce phénomène de la manière suivante : au moment où la goutte de verre, rougie par le feu, se trouve eu contact avec l'eau froide, Textériéur, durci brusquement, se contracte, tandis que les molécules intérieures de ce corps mauvais conducteur du calorique, encore liquides et dilatées , sont forcées d'occuper un espace presque égal à celui qu'elles occupaient avant l'immersion. Il s'ensuit que ces parties intérieures, constamment dans un état de tension, sont attirées par la couche extérieure, à laquelle elles adhèrent, et qu'au moment oit la queue de la larme est rompue; elles se trouvent entraînées et désagrégées par l'effort que la couche extérieure exerce sur elles. Cet effet aurait alors une analogie remarquable avec celui qui est produit pendant la trempe de l'acier, dont les parties inégalement dilatées à l'intérieur et à l'extérieur sont la cause de la dureté, de l'élasticité, de la fragilité et des autres propriétés qu'il possède.

LARMES VOLCANIQUES. Masses de matières vitreuses qui affectent des formes plus ou moins arrondies, globuleuses ou ovoïdes, qu'on rencontre fréquemment dans les volcans anciens et modernes, et qui paraissent avoir été projetées avec une grande force et avec un certain état de fusion, par les cratères en ignition.

LARMIER (archit.). Sorte de gouttière

f)ratiquée dans un édifice, et de manière à aisser tomber l'eau goutte h goutte comme des larmes. On appelle larmier bombé ou régléf le linteau cintré par-devant et droit par son proQI, qui se trouve placé en dedans ou hors d'œuvre d'une porte ou d'une croisée ; larmier de cheminée^ le couronnement d'une fourche de cheminée; larmier de mur^ l'espèce de plinthe établie sous l'égout du chaperon d un mur mitoyen ou de clôture; et larmier gothi((ue ou à la moderne^ une autre espèce de plinthe en chanfrein, reffouillée par-dessous un canal rood, et construite dans un vieux mur, le long d'un cours d'assises, au droit du plancher ou sur les appuis des croisées, aun de jeter les eaux plus facilement au delà du mur.

LARMIER (hf draul.). Retraite de mAçonncrie , construite communément en style

Si

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