LAB
:ailloa, ol forma^ forme. Qui a la forme de petites pierres.
LAPILLO. Gravier de lave.
LAPfS-LAZDLI. Voy. Lazuutb.
LAPPINDDE ( cost. }. Robe de peau de renne en xisage dans la Laponie et dans la Suède.
LAQ ou LACQ (chirurg.). Du latin laqueu9^ norde à nœuds roulants. On donne ce nom à des bandes de 61 ou de laine employées dans certaines opérations chirurgicales.
LAQUE (comm.). En latin laccœ, laccœ gummi. An$;l. lake; aliem. lack. On croit que ce mot dérive de l'arabe /afc, qui signifie suc d'une plante qui sert à tein(irc en rouge. La laque est une espèce de résine qui découle, sous forme laiteuse, des branches de plusieurs végétaux de l'Inde; tels que les ficus indica et ficus religiosay rhamnus jujuba^ croton lacciferum^ et ierminalia. L'exsudation se produit à la suite de piqûres faites par la femelle d'un insecte hémiplère, nommé coccus /acca, et c'est au milieu de ce liquide, qui s'épaissit peu à peu, que l'insecte se multiplie. Dans le commerce, la laque se présente sous l'apparence d'un suc concret, demi-transparent, sec, cassant, d'un rougebrun et d'une odeur aromatique, et l'on en distingue trois espèces : la laque en bâtons
3ui adhère encore à l'extrémité des branches a l'arbre; la laque en grains^ qu'on a enlevée de dessus les branches et réduite en poudre srossière ; et la laque plate^ en feuilles ou en écailles^ qu'on obtient en fondant la
S)récédenle dans un sac de coton, et en la aisant couler sur le tronc uni d'un bananier ou sur une pierre plate. Cette laque varie en couleur selon qu elle a été plus ou moins privée de son principe colorant, et il y en a de blonde, de rouge et de brune. Nous venons dédire que l'exsudation de cette substance a lieu h la suite des piqûres d'une espèce de cochenille, et c'est en effet l'opinion à peu près générale des naturalistes. Toutefois, ce n^st pas celle de James Kerr, qui s'est livré à 1 étude des cochenilles; selon lui, la résine laque serait produite par l'insecte lui-tnéme, et voici comment il s'exprime à ce sujet :
« Les cochenilles femelles se fixent avec une matière cotonneuse et gluante qui transsude de divers pores de leur peau, mais qui est plus spécialement destinée à envelopper leurs œuis, tantôt sous leur corps même, tantôt hors de lui et à son extrémité postérieure, où il se forme un volume assez considérable. Dans la cochenille femelle de la laque ou du figuier d'Inde, ce coton est remplacé par une matière résineuse, mais qui paraît ne s'échapper, du moins dans le principe, que des côtés du corps, puisque I animal ne se trouve entièrement formé, ou dans une cellule complète, qu'au bout d'un certain temps. Ces insectes se placent en grand nombre les uns auprès des autres, de manière à ne point laisser de vide entre eux; 3a matière résineuse ou la laque qui transpire sous un état liquide de leur corps, s'accumule, se réunit et forme ensuite une
croûte commune qu on peut comparer, quant à sa disposition, à celle que produisent plusieurs espèces de polypes. La substance blanche ae l'intérieur des cellules n'est qu'une aggrégation des pellicules ou des coaues des œufs de ces insectes. La cochenille de la laque diffère ainsi, par la nature de la matière qu'elle transsude , des autres espèces connues. Celles-ci, d'ailleurs, quoique souvent très-abondantes sur. le même végétal, ne se rassemblent point ainsi à l'instant de leur ponte. Les petits, lorsque le cadavre de leur mère leur servait d'enveloppe sous la forme d'œuf, sortent par l'extrémité postérieure de son corps, en se glissant sous la pellicule de son ventre; mais ceux de ta cochenille femelle de la laque se font jour à travers la peau du dos et percent leur cellule, chose très*remarquable et d'une explication difficile, vu la faiblesse des moyens de l'insecte pour briser les liens de sa captivité. »
La laque est employée pour préparer dns vernis, pour luter des pièces de poterie, et l'on en fait usage aussi dans la teinture et dans la fabrication de la cire à cacheter. Enfin, la pratique médicale y a recours comme tonique et astringente, et l'on en compose en outre un dentrifice.
LAQUE (couleurs). On désigne sous ce nom diverses pâtes colorées qui, dans l'origine, se reportaient particulièrement à l'emploi delà résine-laque, lac-lake ou lac^ye^ de l'Inde ; mais qui comprennent aujourd'hui toute pâte colorée dont l'alumine, la craie et môme l'amfdon forment l'excipient, quelle que soit d'ailleurs la matière colorante ajoutée. Ainsi, on a des laques bleues, jaunes, vertes, rouges, etc. Ce qu'on appelle laque carminée s'obtient par le mélange d'une solution d'alun avec une décoction de cochenille, rendue alcaline.
LAQUE DE CHINE. Sorte de vernis brillant et solide, dont on recouvre surtout de petits meubles ornés de figures, d'arabesques et de dorures bizarres, tels que des tables, des coffres et une foule d'oojets de tabletterie. Ce vernis est le plus communément noir ou rouge. Les meubles en laque de Chine ne se retiraient en effet, autrefois, (jue de cet empire ; mais on en produit aujourd'hui de semblables en. Europe, et ceux que l'on fabrique en France ne laissent rien à désirer pour la parfaite imitation, la richesse et le goût. Nous fabriquons en outre, avec les mêmes matières, des objets de grande dimension, tels que des plateaux, des vases de différentes formes, des baignoires, des colonnes, des candélabres, etc.
LAQUEUX. Qui est de la couleur ou de la nature de la laque.
LARD h\} BOIS (charp.). Angi. sap; allem. splint. C'est sous ce nom que les ouvriers désignent la partie de l'arbre qu'on nomme, en meilleur langage, aubier.
LARDÉE (impr.y. Se dit, d'une composition remplie d't/a/tauf et dé romain.
LARDER (manuf.j. Se dit dans le tissage des soieries, de l'action de la navette qui,