PI
casses pour ccui qu'elles recouvrent d'étoffes. Le bois du peuplier noir,;^opu/tt«fit0ra, sert principalement aux layetiers pour con- '• fectionner des boites, des caisses et des malles; ses jeunes tiges fournissent de bons écbalas ; son écorce sert en Russie pour Tapprèt des maroauins ; les habitants du Kamtchatka la réduisent en une sorte de pAte qui entre dans la préparation de leur pain ; enfin les jeunes tiges de cet arbre donnent une teinture d'un assez beau jaune.
PÉVARONES ( comm. ). Pains de poivre confits dans du vinaigre.
PF£NN1NG ( monn. ). Monnaie de compte d'Autriche, qui est le quart du kreuz et correspond a 1 centime. — Monnaie de, compte du Brunswick, du Hanovre, de Hambourg, de Lubeck, etc.
PFLUG (métrolog.). Mesure agraire employée en Danemark; elle vaut 117 ares
PHACOTË (inst. de chir.}. Du grec 9«^f grattoir. Sorte de rugine dont on faisait usage autrefois pour racler, gratter les os, el particulièrement pour agrandir les fractures simples de la première table des os du crÂne.
PHAÉTON (carross.). Sorte de petite calèche h deux roues, légère et découverte.
PUANSTASMAGORIE. Yoy. Fantasmioo-
EIB.
PHARE. Du grec ^t^ç* On désigne sous ce nom des espèces de tours qui sont surmontées d'un fanal ou foyer lumineux, et qu'on établit le long des cdlcs, afin d'indi(]uer aux navigateurs, durant la nuit, le voisinage de la terre, les écueils qui s*y trouveut, puis l'embouchure des fleuves et l'entrée des
fiorts. L'invention des phares remonte à une laute antiquité. Celui que, sous le règne de Ptolémée Philadelphe, le Cnidien Sostrale avait élevé sur l'tle de Pharos, vis-à-vis d'Alexandrie, avait été rangé parmi les sept merveilles du monde, et laissa son nom aux appareils de ce genre. Les Romains employèrent aussi des phares. Dans l'origine, le fanal n*était éclairé que par des feux de bois uu de charbon ; et fiorda, le premier, remplaça ces feux |)ar des lampes à réflecteurs. Après lui, Argant appliqua aux phares ses lampes à double courant d'air; et Fresnel introduisit euQn les appareils dioptriques dont MM. Soleil et Ueni i Le^iaule ont |>orlé de nos jours la fabrication à un si haut degré de perfection.
L'appareil de Fresnel se compose de huit grands verres lenticulaires carres, formant fNir leur réunion un prisme vertical à base octogonale, au centre auquel est placé la lumière unique qui éclaire le phare. Celte lumière est produite par un bec de lampe compté de quatre mèches concentriques, et qui équivaut, pour la lumière, à dix-sept lampes Carcel. Les huit lentilles réfractent tous les rayons du foyer, et les ramènent k des directions parallèles k leurs axes, c'està-dire tous ceux qui ne s*écartent pas du. plan horizontal de plus de Sâ*50 ; car il résulte de lagrande dimension de l'objet éclai-
rant, une divergence teilei, cpie les ridons, au lieu de seformer en faisceau cylindrique, présentent un cône lumineux dont retendue angulaire est très-considérable. Fresnel imagina aussi un moyen ingénieux d'augmenter considérablement laduréedes éclats, sans augmenter le volume de l'objet éclairant ni la dépense d'huile, en recevant sur huit petites lentilles additionnelles les rayons perdus qui passent par-dessus les grands, et qui sont amenés k des directions horizontales par leur réflexion sur des glaces étamées placées au-dessus des lentilles additionnelles. La projection horizontale de l'axe de chaque petite lentille forme un angle de 70' avec celui de la grande lentille correspondante, et le précède dans le sens du mouvement de rotation de l'appareil ; de sorte que l'éclat de la petite lentille précède celui de la grande avec lequel il se renoue. De cette manière on a obtenu, même pour une distance de 312 kilomètres environ des apparitions de lumière, dont la durée était égale k la moitié de celle des éi^^lipses.
Les phares établis en France offrent un svstème d'éclairage qui se divise en trois classes de grandeurs et de portées différentes. Ceux du 1" ordre, espacés en général de It^ lieues marines ou 60 kilomètres, servent k reconnaître les parages, et aussi, pour les navires qui viennent du large, à corriger l'es^tme/ceux du 2* ordre indiquent les écueils, les baies et les rades ; et ceux du 3* ordre, signalent les nasses, l'embouchure des fleuves et l'entrée de» ports ; chacun de ces ordres se fait remarquer par des feux particuliers. Quelques phares sont k/ini /lare et éclairent constamment tous les points de rhorizon; mais le plus grand nombre est à feu tournant ou à iclip$e$. Dans ceux-ci alors, le temps qui sépare une éclipse de Téclipse suivante est constant pour chaque ordre de )>hare, et donne le caractère distinctif du feu. Il est des phares enfin qui offrent un feu tiie, varié par des éclats périodiques trèsbrillants. En résumé, les appareils lenticulaires fabriqués poul* les phares denoscAtes, donnent les résultais suivants : L'horizon des grands phares s'étend généralement de U k 55 kilomètres pour un observateur placé k 12 mètres au-dessus de la surface de la mer. L'appareil tournant élevé au mont d'Ayde» donne des éclats qui sont aperçus i la distance de 92 kilomètres, quanu l'atmosphère est dégagée de vapeurs.
PHARliACOSJDÊRITE (chim.). Arséniate de fer nalurfii
PHARYNGOTOME ( inst. de chtr. ). Du grec 9^p«tÇ, pharynx, et topi^, section. Instrument dont on fait usage pour ouvrir les abcès situés dans le fond de la gorge, et pour scarifier les amvgdales. Il consiste en une lame étroite, cacnéc dans une longue gaine d'ar(;ent légèrement courbée, d'où on la fait sortir k volonté au moyen d'un ressort.
PHÉCI (cest.). Mot dérivé de r«rabe, q»i désigne une espèce de calotte que portent les Chasseurs d'Afrique, en Algérie.
PHELLOPLASTIQDE.DU grec?sUd, Hëgec,
5it
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DE TECHNOLOGIE
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et icXa^ttxf.arl de façonner. Art de représenter en relief d<*5 monuinenis avec du liégts et qu*ona appliqué d'une manière heureuse pour reproduire des monuments antiques.
C<*t art fui inventé à Rome, par Auguste Rosa, au xvm* siècle, et introduit en France au commencement du siècle suivant. On cite })articulièrement les ouvrages de M. Stamaty^ de.Marsellle.
PHÉNAKISTICOPE ou PHÉNAKISTIS- COPE (pbys.). Du grec çevaxicrcu^ç , qui trompa, et ntmhùf voir. Appareil d*op» • tique inventé nar M. Plateau. Il se compose d'un disque ue carton sur le contour duquel «ont peintes des figures placées dans les différentes attitudes qui composent une action, elséparéespar des intervalles égaux, en taisant tourner le disque sur son axe et en le regardant dans une g'ace à travers des trous percés au-dessus de chaque séparation, on roii chacune des figures se mouvoir et ac* complir l'action tout entière.
PHËNICINE. Voy. Indigogarminb.
PHÈNIQUE (AciDE).Huile acre et volatile, semblable à la créosote, qu'on retire du castoréum.
PHILARMONTCA (inst. de mus.). Instni- Dfient composé d'un clavier dont les touches correspondent à des lames disposéessde telle sorte, qu*elles donnent les demi - tons moyens de plusieurs octaves successives, et d'un soufilet à pédales qui amène le vent dans un sommier.
PHILIBEG ou PHILABEG (cost.). Sorte de jupon que porteut les montagnards écossais et ^ui ne descend que jusqu au milieu de la cuisse.
PHLOGISTIQUE. Foy.OxTGfcNB.
PULOGISTOLOGIE (chim.)- Ou grec 9X0- ^(rs«5Cf inflammable, et Xdyoç, discours. Traité sur les corps combustibles.
PHLOGOCHIMIE ( chim. ). Du erec 9X6^, feu, et xnF^^><^himie. Partie de la cnimle qui traite oes corps inflammables.
PHLOGOCHIMlQUE(chim.).Qui appartient à la phlogochimie.
PHLOIOPLASTIE (hortic). Du grec (pXofoc, écorce, et du radical TcUcraeiy, former. Nom donné f>ar M. le docteur Robert, à Popéralion qui a pour objet de décortiser certains arbres, afin d'en expulser les insectes qui' concourent k leur destruction. La phloio-* prastie aurait en outre pour résultat, au dire de l'auteur, de donner k l'arbre un surcroît de vigueur par le revêtement d*une nouvelle écorce saine et favorable k la circulation des fluides, et d'augmenter par-suite, d'une manière notable, sans accroissement eu diaiiiètre.
PHLORIDZINE (chim.). Du grec ^XoCoç»
éoorce» et plÇa^ racine. Principe crtstallisabie t»laiic« nacré, amer et non azoté, que Too ol>iient de Técorce et des racines de certains a L>res, tels que les pommiers, les pruniers, i^â cerisiers etc^
PHLOScdpB. Du grec 9X6$ , flamme, et nt/o^^é^ voir. Sorte de poêle où Ton voit la [lAinme.
PHOCÊNATE(cbim.). Genre de sels pro«,
DicTiofiif. Df TscnrioLoaiiû.
duits par la combinaison de Tacide phocéuique nyec les bases.
PHOCÉNINK ( chim. ). Substance grasse découverte par M. Ch«»vn*ui, en traitant Thuile de marsouin, phocœna, par l'alcool chaud. Cette substance est liquide i (a température ordinaire, légèrement odorante, €.t très-suluble dans Talcool bouillant.
PHOCÉNIQUE ( Acide ). Acide qu'on obtient en décomposant Ih savon d*buile de marsouin par Tacide tartarique. On le rencontre aussi dans les baies d^ l'obier, t?i6iirnumopuiuSf et du grémit, tithospermum /inctorium. L'acide 'phocénique est identique avec Tacide va'érianique.
PHOENICINE (chim.). Du grec yoîviÇ, rouge. Pourpre d'indigo.
PHONATION (phys.). Du radical grec 9*0.
v^, voix. Se dit de IVnsemble des phénomènes qui concourent dans l'homme et les animaux ft la production de la voix et do la parole. Chez les animaux, la phonation est bornée à la simp!e production de la voix brute ou du son vocal ; chez l'homme, elle est compliquée et a pour attribut essentiel La parole ou la VOIX articulée.
PHONIQUE ( nh;rs.). Art de combiner les sons d*aprés les lois de l'acoustique
PHONIQUE ( archit. ). On appelle voûte phonique^ celle qui est construite elliptiquement et de telle sorte, que les sons s'y trouvent répétés par un écho. Les centres ou foyers phoniques^ sont les endroits de la voûte ou se place celui qui émet le son et; celui qui Técoute.
PHONOCAMPTIQUE (phvs.). Du grec:
9(uv4, son,. et xd(i«T(i), je fléchis. Se dit de. tout ce qui renvoie le son, qui se rapporte à la réflexion du son. On nomme centres phonocamptiques ou foyers phonocamptiques^ les points où se réunissent les sons réfléchis. — On appelle aussi phonocamp tique ^ la branche de la physique qui traite des phénomènes de la réflexion du son.
PHONOGRAPHIE. Du grec çcov^, voix, et Ypd^o), j'écris. Peinture des sons par récriture.
PHONOGRAPHIQUE. Qui a rapport à la phonographie.
PHONOLOGIE. Du grec <pcovf^, son, et X6yoç, discours. Traité sur les sons.
PHONOMÈTRE ( phjrs. ). Du grec tpw^^ son, et lUxpov, mesure. Angl. phonometer; allem. schaUmesser. Instrument propre à mesurer l'intensité du son ou de la voix.
PHONOMÉTRIE(phys.). Art de mesurer les sons, de faire usage du phonomèlre.
PHONOMÉTRIQUË(phys.). Qui concerne le phonomètre et la pbonometrie..
PHORMIUM. Mot latin fait du ffrecçopuuSç, petit panier. Plante de la famille des iiliacées qui crott à laNouvelle-Zélande, et dont le nom scif^ntiOque est pAormt'tiiii fnam. Oa retire de ^ts feuilles, lorsqu'elles sont parvenues k toute leur croissance, un fil très* délié avec lequel on peut faire des tissus, mais qui a peu de résistance lorsqu'il est sec« Sous Taction de Tacide nitrique, le pbor« mium se colore immédiatement en rouge,
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t;e qui permet alors de constater aisément sa présence dans un tissu.
PH0SGÈNI2(chim.). Du grec ({kôç, lumière, et Yswduii, je produis. Nom qui a été donné .par S Davy au gaz chloroxy carbonique^
«arce que ce corps se produit sous i in-* uence de la lumière; il résulte de Paction des rayons solaires sur un mélange à volumes éi^aux de gaz chlore et de gaz oxyde carbonique.
PHOSPHATE (chim.). Du radical grec^pcHiç/ lumière. Genre de sels qui résultent de la combinaison de Tacide phosphorique avec les bases. On rencontre un grand nombre de phosphates dans la nature et particulièrement le phosphate de chaux, PO'SCaO, dit aussi sous'phoiphate ou phosphate de chaux basique^ sel qui entre pour environ S/5 dans la composition des eaux des animaux. Les graines des céréalesen renferment aussi une
Suantité notable; et ce phosphate constitue es collines entières à Lo^rosau» dans TEs- Iramadure, oh on l'emploie comme pierre à bAtir. EnGn, il s'en rencontre beaucoup dans la terre arabte. Le phosphate de plomb se montre dans les mines de Galène, entre autreSy dans celles de Huelgoet et de L/icroix, en France. Il est ordinairement de couleur verte ou jaune. L*urine humaine contientdu phosphate de soude ^ puis du phosphate de magnésie et d'ammoniaque, et ce dernier forme souvent des concrétions volumineuses dans ia Yessie de Thommeetdans les intestins des animaux qui mangent du son.
H existe encore dans la nature des phosphates de /er» d'aluintn^, fie cuivre, etc.; et dans la peinture, le phosphate de cobalt remplace quelquefois le bleu d'outremer, sous le nom de bleu de Thénard.
PHOSPHATÉ ( chim. ). Qui est à l'état de phos()bate, ou converti en phosphate par sa combinaison avec l'acide phosphorique.
PHOSPHATIQUE ( chim. ). Se dit d'un acide provenant de la combinaison de l'acide phosphoreux et de l'acide phosphorique.
PH03PHITB ( cliim. ). Du grec ob»ç, lumière. Angl. phosphite; allem. phosphit.
Genre de sels qui résultent de la combinaison de l'acide phosphoreux avec les bases. Us diffèrent des phosphates en ce que, chauffés fortement dans une cornue, ils dégagent une petite quantité de phosphore.
PHOSPHÔCARBURÉ{ chim. ). Se dit du gaz hydrogène, lorsqu'il est combiné avec du phosphore et du carbone.
PHOSPHORE (chim.). Du grec ook, lumière, et 9^pti>. je porte. Angl. phosphor; allem. leuehtstein. Corps simple non métalii- S|ue,jaunAtre et de ras()ect de la cire. M orme habituelle sous laquelle on le débite, est celle d'un cylindre de la grosseur d'uiie plume à écrire, qu'on peut couper aisément avec un e«uteau et plier plusieurs fois en sens inverse sans le rompre. Ce corps fut découvert par hasard, comme le brome, par un marchand de Hambourg, nommé Brandt, qui, en 1M9, distillait de l'urine dans l'espoir d*en retirer de l'or. Pou après, c'est-à-
dire en 1671k, le chimiste allemand KoncK trouva lui-même, après des essais muiiiplies, le procédé d'extraction dont Bnnu avait fait mj^stère, et le rendit public. Enfin. Gahn, chimiste suédois, découvrit, en l'Gi, le phosphore dans les os des animaux;»! Scheele enseigna la méthode d'extractioDqB« l'on suit encore aujourd'hui.
Le phosphore offre une densité del»fi,i; fond déjà à fc3* et bout vers 800- A la leapérature ordinaire, il répand dans Tair de* vapeurs blanches d'une odeur d'ail qui,du$ roDSCurité, jettent une lueur blafarde, doe phénomène est dû à une combinaison leiKf dont le produit consiste en acide pbospbo* ' reux. Ce corps est très-inflammable etpm: feu par le simple frottement; si on le teoi longtemps entre les doi^jcts sans le refroii par l'immersion dans l'eau, la chaleur de; mainsuflirait pourendéterminer rinflan»
tioH ; et les brûluresquion résuUentsouit^ difficiles à guérir. Le phosphore existe ri combinaison dans l'urine, dans la oaiièft du cerveau des mammifères, dans ri/buoiine et la fébrine du sang, dans lalaifamtde> poissons et dans plusieurs minéraui; niais il se montre particulièrement en abondance à l'état de phosphate de chaux, dans les o) des animaux, d où on l'extrait eniranskmant ce composé en phosphate de chaoi acide, au moyen de ^cide sulfuriqoe.elea distillant ensuite le phosphate acide iîk d.u charbon. On distingue trois acides ov- 'gênés du phosphore : l'acide AypopAoïp^* reux, Vacide phosphoreux ei Vacide phafkrique. lesquels forment, avec les bases» lehypophosphiteSf les phosphilesei lespA-^
f)hates. Avec Thydrogène et avec les méiatti e phosphore produit les phosphurtt*
C'est principalement dans lu fabricai»* des allumettes chimiques que le pbospbu' est employé. Les médecins le prescri»^* aussi quelquefois, en dissolution di'* l'huile ou la graisse, comme stimulaoi^^* système nerveux ; ma;s c'est un remède<ir plus dangereux, puisqu'à des doses mfe*
I»eu élevées il peut occasionner la mort. 0: e fait entrer avec plus de sûreté dans gi« pftte destinée è empoisonner les rats ei»'" très animnux nuisibles.
PHOSPHORE DEBAUDOUIN(chim.) Aw^ tate de chaux calciné.
PHOSPHORE DE NOMBERG (ibioi Chlorure de calcium fondu au feu.
PHOSPHORE (chim.}. Qui conlieoi :phosphore.
PHOSPHORESCENCE (rhim.). Do P 9ÛÇ, lumière, ç^pw, et, je jiorte. Pi^l^'** qu'ont certains corps de dégager, coinn<'phosphore, de la lumière dans l'obsconu mais sans que toutefois il y ait cbaleurKr' sible et combustion. Plusieurs iosedw»
comme le ver-luisant, les lampire^ '*^ ainsi que des mollusques et des poisf<j^'présentent ce phénomène; on attribue d^^ la phosphorescence des flots à des débri' -^ poissons et à des myriades d'animaas ^' rins misorocopiques; enfin, le bois n»<^; certains détritus végétaux, des plàit^ «
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DE TFXHNOLOGIE.
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supuratioDt etc./offrenl la phosphorescence. Plusieurs substances minérales sont remarquables aussi par la lumière qu'elles produisent sous nnOuence du frottement et de la chaleur, et telles sont le diamant, Tescarboucle, le spath fluor, le spath calcaire, la chaux phospnatée, le sulfure de calcium, le sulfate de baryte» le plomb arséniaté, le iiiicâ etc
PHOSPHORESCENT (cbim.). Angl. td.; allem. phosphoretcirena. Qui jouit de la propriété appelée phosphorescence, ou qui a la propriété de luire dans Tobscurité.
PHOSPHOREUX (Acide). Combinaison de iihoiiphore et d'oxvgène, PO*, qui se produit lorsque le phosn^iore s'oxvde en présence d*une c|uantité aair insuffisante. Ce corps est solide, blanc, très-acide, et forme» avec les bases, les phoêphiiei. — On appelle aussi phoiphoreuXf les composés qui résultent de la combinaison du phosphore avec le chro«> me, le brome, etc., lorsque leur formule chimique est semblable a celle de Tacide phosphoreux. C'est ainsi qu'on dit chlorure phoêhhoreuXf PCi\ au lieu de potochlornre de phosphore; bromure phoiphoreuXf PBr', au lieu de protobrômure de phosphore, etc. — Le moi phoiphoreux s'emploie également )X}ur désigner un acide que caractérise une Oiieur alliacée
PHOSPHORIDE (chim.). Du grec ^uîc, lumière, çipca, je porte, et cUoç, forme. Qui contient du phosphore. On entend par pAo»phoridts , une famille de minéraux dans la composition desquels il entre du phosphore.
PHOSPHORIQUE (cbim.). Qui tient ou qui contient du phosphore. — Le briquet phoi^ pkorique est un petit flacon rempli de phosphore, et dans lequel on plonse vivement une allumette soulrée, afin derenflammer. Les botiym phoêphoriques sont de petits* tubes de verre scellés aux deux bouts, et renfermant une petite mèche enduite de phosphore, qui s'enflamme dès qu'on brise le tube
PHOSPHORIQUE (AcipB). Combinaison de phosphore et d'oxygène , PO' , qu'on obtient en brûlant du phosphore en présence d'un excès d'oxygène. Cet acide fut remar-
Sué pour la première fois par Lavoisier; erzelius, H. Rose, Humphrj Davy et Du** long en établirent ensuite la composition ; )»uis Clarck et Graham en étudièrent les différentes modifications. Ce corps se présente sous deux formes : i* ft l'état d'acide anhydre^ et c*est alors une matière pulvérulente, trèsblanche, déliquescente, laquelle, précipitée dans l'eau , produit un bruis5ement pareil h celui d'un fer rouge; S* k VéM d'hydrate^ PO',HO, ou en combinaison avec l'eau , et dans ce cas il se présente en masse vitreuse, transparente, très-déliquescente, et acide. On i obtient, dans ce dernier état , en chauffaut du phosphore avec de l'acide nitrique, en évaporant la solution et en faisant fondre le produit. L'acide phosphorique se cAmbine avec les bases et produit les phosphatee. Outre cet acide, on distingue 1 acide
pyrophoephorique^ Vaeide méiaphoiphoriouef et Vaeide isophosphorique ^ combinaison aont lacide, tout en renfermant les mômes pro*
Portions de phosphore et d'oxvgène que acide phosphorique , présente des caractères particuliers qui ne peuvent recevoir d'application dans les théories ordinaires. PHOSPHORISER fcbim.). Rendre phosphorique.
PBOSPHORITE. Chaux phosphatée.
PHOSPHOViNATE (chim.). Genre de sels provenant de la combinaison de l'acide pbosphovineux avec une base salifiable.
PHOSPHO VINEUX ou PHOSPHOVINIQUif (Acidb). Acide composé d'acide phosphon^ que et des éléments de l'alcool , ce gui le rend analogue h l'acide sulfovinique.
PHOSPHURE (cbim.). Combinaison de phosphore avec 1 hydrogène ou avec un métal. On distingue trois phosphures d'hydrogène ou hydrogènes phosphores : l'un est gazeux, PH'; 1 autre, liquide; et le troisième^, solide. Le phosphure liquide a la
(propriété de s'enflammer spontanément à 'air, et de rendre inflammable au même degré le phosphore gazeux auquel il se trouve mélangé à l'état de vapeur, même en très-petite quantité. On obtient un pbos-
S)hure gazeux, spontanément inflammable et étide, en faisant bouillir du phosphore avec du lait de chaux ou avec une lessive de potasse ; et si l'on recueille le gaz sous l'eau ou sous le mercure, chaque bulle, en arrivant au contact de l'air, produit des éclairs ou des lames de feu d'une clarté des plus vives. Les phosphures d'hydrogène se pro* duiseut spontanément dans les lieux où se trouvent enfouies 'des matières animales, et surtout dans Iqs marais et les cimetières humides, où ils produisent ce qu'on nomme les feux foUetê. Le phosphure d'hydrogène gazeux fut découvert en 1783 par Gingembre; puis H. Davy, H. Rose et Thénard étudièrent ses combinaisons.
PHOSPHORE (cbim.). Qui contient da phosphure à l'état de combinaison.
PHOTOGÉNIQUE (phys.). Du Krec<pcôc, 9101^, lumière, et yBwdco, je produis. Qui est produit par la lumière. On donne particulièrement cette épithète aux images produites par la photographie, attendu que la lumière est l'agent qui crée ces images.
PHOTOGRAPHE. Celui qui s'occupe de phoiogranhie.
PHOTOGRAPHIE ( phys.). Du grec 9b>c, fpbn^, lumière, et Y^d^cn, f écris. Angl. pkolography: ailem. hclubilakuniL Art de fixer fimage des objets extérieurs, tels que portraits, monuments, paysages, etc,à Taidt de la chambre obscure et de plaques ou de papiers enduits de préparations chimiques. Nous avons déjà parlé, à l'article Dagobehéo- TTPE , de l'action de la lumière pour fixer des images sur certains corps, et de l'heureuse et féconde application ralte de' ce prin* cipe par MM. Niepice et Daguerre. Toutefois, ridée première d'obtenir un aussi admirable résultat n'appartient pas entièrement à ces laborieux investigateurs. La notion pb>
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DICTTONNAIRE
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tographiqne la plus aticienne est due à Jean- Baptiste Porta* peintre napolitnin du xti' siècle, qui construisit des chambres noires portatives; puis vintFabricius qui, en 1566, reconnut que les sels d*argent ont la pro-*
friété de se nuancer et de se déconif)oser. lus tard, le physicien Charles obtint, à faide de lumière, des silhouettes sur un papier enduit d'une substance dont iJ n'indiqua point la composition. Arriva ensuite Wedwood, qui imagina qu'on pouvait, au mo^en d'ombres et de clairs, représenter en relief des €orps à la manière des dessinateurs, et Huropbry-Davy qui parvint k reproduire de très-petits oojets au microscope solaire; seulement, il ne put enlever à son papier ainsi préparé la propriété 'de noircir à la lumière. Nous ne devons pas oublier, non plus, de mentionner qu*à l'exposition de 1819, figurèrent des gravures d'oiseaux dont les détails étaient reproduits «vec une si scrupuleuse exactitude, que tout porte k faire croire que les procédés qui les ureni obtenir avaient de l'analogie avec ceux de la photographie actuelle. Néanmoins, la gloire d'avoir atteint le but, semble revenir h Joseph-Nicépbore Niepce qui, en 1817, trouva le moyen de Gxer les images de la chambre obscure sur une lame de plaqué recouverte d'argent, enduite d'une couche de bitume et plongée dans un mélange d'huile de lavande et de pétrole. Le peintre Daguerre, qui s'occupait è la même époque de recherches pareilles, et qui se mit en rapport avec Niepce en 1826, perfectionna la méthode de ce dernier, en substituant d'abord au bitume de Judée la distillation d'huile de lavande, plus blanche et plus sensible aux rayons solaires; en 1831 il découvrit les propriétés de la lumière sur l'iode mis en contact avec l'argent ; et , en 1835 , l'application du mercure. Niepce mourut en 1838, avant que ses travaux, unis à ceux de Dagutsrre, eussent été rendus publics. Ce ne fui qu'en 1839 que, le 7 janvier, un rapport fui fait par Arago k l'Académie des sciences, sur 1 appareil présenté par Daguerre; et le gouvernement accorda alors une pension de 4,000 francs k Oaguerre, puis une autre de <^,000 k Niepce fils , afin que Jes auteurs de la découverte consentissent k ce qu'elle fût rendue publique. Dans la séance du 19 août, de la même année Arago donna connaissance k la chambre des députés des procédés photographiques.
Dès lors, une foule d'artistes se précipita sur cette nouvelle voie. L'ingénieur opticien Chevalier modifia l'objectif et réduisit les proportions de l'appareil; MM. Brebisson, Claudel, Fizeau et Gaudin découvrirent des substances accélératrices trèssensibles k Taction de la lumière, de nouveaux modes d'aetion des rayons lumineux, et en fixant les épreuves daguerriennes sur fa plaque au moyen d'une légère couche d'or, rendirent possible la reoroduction ins-
tantanée des portraits, dos images animées, et des objets mobiles et mouvementés. M. Edmond Becquerel réussit k fixer le spectre prismatique et ses brillantes nuances, ainsi que les couleurs du paysage; et on lui doit I observation de ce fait curieux, c'est que lorsque la plaque a été exposée trop peu de temps au foyer de la chambre noire pour que l'image pût être reproduite par les vapeurs mercurieiles, il suffit de la soumettre aux rayons solaires au travers d'un verre' rouge, pour qu'alors elle devienne apte k recevoir l'influence des vapeurs du mercure et donner l'image. M. Talbot, physicien anglais, appliqua les procédés photographi- > ques sur papier sensible, et son invention reçut dans l'origine le nom de ialbotypie^ nouveau genre que' M. Blanquart Evrard, de Lille, propagea en France; et c'est aussi de M. Talbot qu'on a reçu Tindication de l'acide gallique pour faire apparaître Timage qui au sortir de la chambre obscure est encore latente, et du bromure de potassium pour la fixer. M. Niepce de Stiint-Victor, neveu de Nicéphore Niepce, imasina la photographie sur verre, pour tirer les premières épreuves, dites négatives^ destinées k servir de type au papier reproducteur; M. Martin, de Versailles, est parvenu k rendre sensible k l'action de la lumière un vernis dont il recouvre des planches d'acier ou de cuivre des graveurs, ce qui permet de recevoir directement sur la planche le dessin photographique, et ne laisse plus k l'artiste qu*à graver en suivant les lignes de ce dessin; MM. Niepc^ de Saint- Victor et Talbot sont arrivés en môme temps, mais séparé' ment, k obtenir des gravures exécutées directement sur la planche par l'action mftme de la lumière; enfin, on s'est procuré de bonnes épreuves daguerriennes, au moyen de la galvanoplastie, etc.
La photographie se divise donc, aujourd'hui, en photographie sur métal ou daguer* réotypiCf du nom de Tun de ses inventeurs {Voy, Dagi;ebréotvpe); et en photographie sur papier, ou photographie, proprement dite, appelée aussi tatbolyfie y dM nom de M. Fox Talbot, qui a imaginé ce procédé. Cette dernière est la plus généraîenient employée k cette heure, et se pratique el le-mème de deux manières : 1* avec des négatifs (12) sur papier; 2* avec des négatifs sur verre. Le premier de ces procédés consiste k former une image négative sur une feuille de papier enduite de ragent chimique qui doit noircir k la lumière, c*est-k-dire "ûiodure d'argent; puis on place ce négatif sur un autre papier imprégné aussi de cet iodure, et Ton soumet ces deux papiers superposés k l'action de la lumière. On obtient alors une image directe, c'est*k-dire un dessin qui reproduit avec exactitude le modèle. Dans le second procédé, qui a été créé, nous l'avons dit plus haut, par M. Niepce de Saint- Victor , au lieu de former l'image négative
(12) On entend par négatifs des images ok les qnement. La contre-épreuve redresse les teJiites el bUiiCs se irouveul à la place des uoîrs et réclpro- . donne Timage voiUm.