‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 101 sur 248 · PUO · texte numérisé non relu

PUO

DE TECHNOLOGIE

PHO

sur une feuille de papier, on la produit sur une plaque de yerre» afln de cfonner» grâce au poli de cette glace, plus de netteté et de finesse au dessin. A cet effet, on étend sur la glace une couche d*une matière organique rendue impresssîonnable à la lumière par son mélange avec Tiodure d'argent ; et ceUe matière organiaue est le blanc d œuf ou albumine, ou la gélatine, ou plus commu» nément encore Je collodion, substance végétale translucide et d'aspect gommeux. Le négatif sur verre, une fois obtenu, sert, ( omme le négatif sur papier, à donner un numbre indétini d*épreuves positives qui se tirent toujours aussi sur papier.

Nous venons de dire que Tagent employé par Daguerre, pour recevoir l'action de la lu* mière, était Tiodure d'argent, mais cet agent ne s'impressionne qu'avec lenteur lorsqu'on J'emploie seul, c'est-à-dire lorsqu'on le dépose sans mélange sur le papier ou sur une lame de verre; aussi, après quelques re« cherches est-on parvenu à lui incorporer une certaine quantité de collodion ou cotonpoudre^ ce qui Ta amené à s'impressionner en quelques secondes. Pour obtenir une épreuve sur collodion, on étend d'abord sur une lame de glace, nous le répétons, une couche de collodion ioduré, ou dissolution de coton-poudre dans l'alcool éihéré contenant 1 1/2 pour 100 d'iodure d'ammonium; fiuis on plonge la lame dans une dissolution J'azotate d'argent contenant 10 pour 100 de ce sel. 11 se forme alors un dépôt d'iodure d'argent, emprisonné dans l'espèce de tissu feutré que donne le collodion; et c'est ainsi ]ii'oa obtient une couche sensible qui, toriée encore humide dans la chambre obsure, y subit l'action chimique de la lumièe, reçoit de la sorte la première impression jue perfectionne ensuite des agents réduceurs, tels que l'acide pyrogallique, le sul- Bte de fer, etc., et donne sur la lame de erre rimase négative avec toutes ses çralaiions de lumière. C'est donc la le cliché lu moyen duquel on peut tirer»comme nous 'avons dit, un nombre indéfini d'épreuves osiiiyes sur papier, en agissant par transpa* enca sur un papier recouvert de chlorure 'argent. •

Mais longtemps le collodion n'avait pu :re employé qu à l'état humide, c'est-ihdire es le moment de sa préparation ; le verre >llodionDé, lorsqu'il était sec, ne recevait us qu'avec une extrême lenteur l'action iinjique de la lumière, inconvénient qui î permettait pas au photographe voyageur emporter des plaques préparées devance ec ce collodion, et l'obligeait h foire usage

f certains papiers qui ne recevaient qu'avec nieur l'impression lumineuse. La décourte du eollodion sec était donc un imporat firoblème à résoudre, li l'a été d'abord. 1 partie, par M. Taupenot, dont le procédé iidi^le à collodionner et sensibiliser les aques à la manière ordinaire, puisa verser r cette première couche de Vatbumine fer^ mtée et iodurée^ qu'on sensibilise à son ur deins ua bain d'acéto-nîtrate d'argent.

Enfin, MM. Robiquet et Dubosq ont com^ muniqué à Tacadémie des sciences la méthode suivante, qui paraît devoir obtenir iir« succès décisif, et dcmt l'eitrait suivant du mémoire qu'ils ont présenté, donnera une^ idée suflisante.

« Lorsqu'on regarde à la loupe et au sortir du bain de nitrate d'argent, la surfoce d'un collodion sensibilisé, on aperçoit une myriade de globules d'iodure d argent, séparés les uns des autres par des intervalles parfoitemeul appréciables. En lavant cette plaque à l'eau distillée et la laissant sécher séparément, la disposition du précipité ne sera nullement changée. Vient-on maintenant l'exposer è l'action de la lumière, la modification qu'elle doit éprouver, pour donner plus tard une image par les agents réducteurs, est très-lente à s'accomplir; souyent même le temps de pose est indéfini. Cela tient à ce que le précipité argentique constitue une fine poussière dont tons les grains sont maintenus h distance les uns des autres, et reçoivent séparément l'impression de la lumière; de là une grande lenteur dans l'action pruduite. Si, par un artifice quelconque, on parvient & relier entre eux tous les éléments séparés, l'action de la lumière ne s'épuisera plus en efforts partiels, mais s'exercera sur une surface nnique. Quand les plaques de collodion sensibilisées sont exposées à la chambre noire, au sortir du bain de nitrate d'argent, dont elles retiennent une grande partie, on ne fait autre chose que rendre continue la surface impressionnuble dont tous les points sont reliés entre eux par une nappe d'eau faisant fonction de vernis. De même les plaques d'albumine sensibilisée doivent être considérées comme un précipité d'iodure d'argent dont toutes les parties sont unies entre elles, non ims par un tissu feutré et inégal, mais par un véritable vernis d'albumine sponta-^ nément desséchée. Aussi peut-on, sans autre détour, opérer h sec avec de pareilles plaques; seulement, leur préparation présente beaucoup de difficultés, et le temps qu'elles exigent pour s'impressionner est considé* rable.

« Partant donc de cette idée que le collo-^ dion humide est plus rapide que le collodion desséché, non pas à cause de l'eau qu'il retient» mais bien parce qu'il constitue une nappe impressionnable tout d'une pièce, nous avons pensé qu'il nous suffirait pour résoudre le problème d*ajouterau collodion ioduré ordinaire une substance susceptible de corriger les irrégalarités de sa surface, et d'unir, par un lien commun, les particules éparses diodure d'argent. Le caoutchouc, la gutta-percba, la gomme laque, le liaume de tolu épuisé d'aciue benzoïque, et t)eaucoup d'autres substances analogues nous ont donné déjà des résultats très-satisfaisants; mais de toutes les méthodes, celle qui nous a le mieux réussi est celle qui consista dans remploi du vernis d'ambre. »

Cette méthode de MM. Hobiquet et Du^ bosq est donc d'ajouter au collodion uré-

PIIO

PHO

|)«ré selon U rtele ordinaire, 8 à 10 pour 100 de Ternis h Vèmhte jaune, avec 150 par^ lies d*éther et 150 parties de chloroforme. Ce mélan^ s'étend aisément sur les plaques de verre; il u'y a plus, pour le rendre impressipqnable,*qu'a le plonger, durant guel-

aues secondes, dans le bain d'acéto-nitrate 'argent, puis à le laver à grande eau; et des plaques préparées de la sorte peuvent se conserver des mois entiers, sans perdre de leur S0nsibilité, si on a le soin de les maintenir à Tabri de la lumière. Seulement, le temps de l'exposition è la chambre obscure, est double de celui qui est nécessaire avec Je collodion humide; et dès aue Taction photogénique est produite, il ne faut pas tarder au delà de %k heures à (aire apparaître Timage, parce que sans cela on ne l'aurait que confuse ou complètement voilée.

Pendant que MM. Robiquet et Dubosq se jiyraient à leurs expériences, M. Montreuil, deTonqerre, imaginait de son c6té un moyen d'opérer sur des glaces collodionnées depuis longtemps. D'après sa méthode, on procède comme suit :0a étend sur la glace, a la manière ordinaire et è l'état humide, du collodion de bonne qualité, et l'on plonge ensuite eetlç glace dans un bain ainsi composé : Eau distillée, 100 grammes; azotate d'argent, de 9hi^ grammes; acide acétique, de 8 à 15 grammes aussi; et l'on peut ajouter è ces substances quelques gouttes d acide azoti-

S^ue; mais si l'on préfère un bain neutre, on ait usage alors de celui qu'on emploie pour le collodion humide. En lavant après cela la

{claque I ainsi sensibilisée sur le jet d'une bnûiine et pendant une minute, de manière è la débarrasser de tout le nitrate qui ne s'est pas combiné avec l'iodure du collodion, puis enOn en la faisant sécher è l'obscurité et fin la chauffant légèrement pour faire adhérer )e collodion à la glace, celle-ci coni^rv0 dès lors et indéfiniment sa sensibilité, que roQ pourra développer à une époque quelconque à l'exposition de la chambre obscure, exposition qui varie de 3 i 7 mi* nuleSf selon l'intensité de la lumière et le foyer de l'objectif. Le développement de l'image peut avoir lieu soit h 1 aide de l'acide gallique, soit à celui de l'acide pyro- KalUque, mais le premier parait préférable. On le fait dissoudre è froid dans 1 alcali jusqu'à saturation, et en se servant d'un flacon de verre à large orifice. La solution se conserve également comme les glaces préparées; et lorsqu'on veut développer une épreuve, on verse dans une cuvette horizontale, une couche d'un demi-centimètre de liauteur d'eau filtrée avec deux ou trois cuillerées de la solution d'acide gallique, puis quelques gouttes de nitrate d'argent; on plonge la glace, le cdté collodionné en dessus, et on laisse l'opération s'accomplir d'elle-même. Si l'exposition à la chambre obscure a été suffisante et le bain assez fort, l'épreuve s'obtient h peu près au bout d*un quart d'heure ; si elle ne se produit pas d'une manière convenable, oq aioute un peu de

nilfdie dVgeni,

On a reconnu q^e l'iode dissous dar^ l'eau se condense encore sur les partira noires des gravures plutôt que sur les blan* ches; mais l'eau seule jouirait de Ja nkèmK propriété, s'il faut s'en rapporter au fait su> vantque M. Phipson a consigné dans la Jl'^ eue photographique : « Des glaces avant un très-beau poli et qu'on avait empilées le< unes sur les autres, en séparant chacuo:; d'elles de celle sur laquelle elle reposait )4r une feuille de papier imprimé, ont reçu H* mag[e des caractères tracés sur le papier, etof i subi, pour ainsi dire, une véritable iropre^sion : l'hnmidité des plaques avait fini f« se condenser uniquement sur les partie^ a verre en contact avec les caractères noin i. papier. L'image ainsi produite n*esl goT visible à l'œil nu, même en souflSant r-l'haleine sur la plaque ; mais si l'on en»/ i un tel verre imprimé^ pour produire -> épreuves photographiques sur collodion. >. obtient des images toutes striées de lign^ imprimées, les lettres étant blanches sur ua fond noir. »

M. Chambard a communiqué k la Socicir française de photographie^ une note relaiive a un nouveau procédé de vernissage imperméable, mat ou brillant, des épreuves puMtives de la photographie et de la lithogri* phie; puis a un autre procédé qui penne: ue tirer des épreuves négatives ou clidicN et des épreuves positives, sur des feuilif« translucides remplaçant avantageasemcti les glaces, qui sont lourdes et coûteuses en même temps qu'elles rendent le colidion très-altérable au moindre choc, par i résistance qu'elles présentent. « Les pbo: -

S raphias étant par ces procédés recouverte 'une feuille de vernis d'une certaine é{u^ seur,» dit M. Chambard, «les pores da papir étant comblés par une autre préparation^ e le derrière de l'épreuve étant au besoin ver ni, il est plus que prolNible que ces ëprea* Tes, qui sont à l'abri du contact de 1 w ti de l'humidité, devront être inaltérables* < comme on le dit, c'est le sulfite d'argent qf^ passe à l'état de sulfate sous l'ai^tioa «.*-

Sénaute de l'air atmosphérique, ce cp J* oit |)as avoir lieu pour les épreuves sur feuilles translucides, puisque celte brane qui remplace le {lapier ne cooir'' pas de cellulose, n'est point poreuse ei • imperméable à l'air et à l'eau. Ces épreu^^ positives transparentes permettant eo mf : temps le tirage d'épreuves négatives, •)réunies ensemble sous forme de plaotlr.

donneront d'un seul coup autant d'éprtui«^ positives que l'on voudra, rien n'emiiéch* n pour la (.arte de visite^portrait de réui ' cinquante ou même cent fietits cliché» ^ donneront cent épreuves (lositives au cUj^sis à reproduction ; rien n enifiècliera é^:* * ment de colorer la préparation de nianirr'- • teinter le portrait selon le goût de laiiH leur. Donc, je le répète, par mon pro«f les clichés sont enlevés aussitôt fniLN u » en portefeuille sans danger de les altérer.' » sont (ransportable^ et peuvent être louv..^^

et retouchés sans aucune crAiote d aii^cer •<

PHO

DE TECHROLOCIE.

PHO

collodion; ils ne sont pas réfringents, la couche étant trè:»-mince.

• Une autre application consiste k faire deux clichés sur une seule glace, un de chaque cAté. Il suffit pour cela de faire toutes les opérations au moyen de cuvettes verticales, d*une glace en verre de couleur jaune et d'un châssis à deux volets. Il supprime presque toutes les glaces, puisqu'une seule t^r grandeur suffit désormais pour l'obtention de tous les clichés, il remplace le papier de Chine dans le tirage des épreuves lithographiques. II supprime le vernissage à la gélatine, puisqu'il donne de meilleurs résultats et n'est guère plus cher. 11 permet Tenlàvement immédiat de tous les clichés faits avec n'importe quel collodion, la préparation pouvant s'appliquer dessus ou iJesM>us, avant ou après l'application du collodion. Il permet, ce qui est plus remarquable encore, une épreuve positive étant laile, de ramollir, d'appliquer le papier qui doit la recevoir, et d'enlever le tout; (Mir ce moyeu Tépreuve est découpée, encollée et vernie sans quitter la Klace. Ce procédé permettra, la lithographie donnant des meilleurs résultats I la reproduction indéflnie des planches en cuivre ou en pierre; car le tirage se faisant sur feuilles transparentes, rien n*eropèchera de reproduire ces gravures ou ces littiographies sur pierfe ou sur cuivre, surtout avec le concours de la galvanoplastie. »

On peut produire une lumière artificielle à Tusage des photographes. MM. Dolfus, Bissou et Jules Dubosq ont fait emploi de lentilles éclairées [)ar la lumière électrique fH>ur obtenir des images qui s'impriment iiarfaitement; et, dans le n^ème but, M. boetiger, de Francfort-sur-Mein, s'appuyant 5ur ce fait que la lumière produite par la combustion du soufre et du phosphore dans Tozygène, contient une grande quantité de rayons de réfrangibiliié très-élevée, M. Boetiger, disons-nous, fait brûler d'abord du phosphore dans un large flacon de verre rempli préalablement de ^az oxygène, et en renouvelant deux ou trois fois Ta quantité de phosphore, il obtient, sur plaque d'argent préparée à la manière ordinaire, une copie très-nette d*un portrait peint.

On a déjk fait de nombreuses applications de la photographie, applications d'autant filus intéressantes qu'elles ont, pour la plus l^rande part, un but réellement scientifique et d^une utilité plus uu moins générale ; et Too ne saurait dire encore quelles seront les limites imposées à cette belle et riche f-ooquête de l'esprit humain. Parmi ces applications dont nous parlons, nous citerons seulement les suivantes, empêché que nous sommes de nous étendre davantage dans la sphère que nous trace notre genre de travail.

On doit à H. Poitevin les premiers essais syant pour objet de graver les épreuves photographiques, ou en d'autres termes de cnaoger un cliché photographique en une l>r.ncne propre à servir è l'impression sur

papier. Pour arriver k ce résultat, M. Poitevin a recours à Tactlon que la lumière exerce sur les sels d*acide chromique en présence des matières organiques, moyen dont H. Talbot avait déji fait usage en Angleterre; en employant les sels de chrome pour la gravure chimique des épreuves photographicjues, et dont H. Testnd de Beauregard avait également fait emploi pour se procurer sur papier des images positives de diverses teintes. Dans ces différents cas, l'acide chromique, que réduit la lumière, forme, ou le corps colorant qui doit produire le dessin, ou transforme une matière organique en un vernis impénétrable k l'agent chimique appelé à creuser l'acier dans les parties non impressionnées. La méthode de M. Poiteviir se compose de deux procédés. Pour réaliser le premier, on applique une couche de dissolution de gélatine sur une surface plane» telle qu'une plaqne de verre par exemple; on laisse sécher cette plaque, puis en la plonge dans une dissolution de oichromate de potasse; on fait encore sécher, et I on impressionne ensuite, soit k travers un dessin positif, soit au foyer d'une chambre noire. Après l'exposition k la lumière, on plonge dans l'eau la couche de gélatine, d'où résulte aue les parties qui n'ont y^as reçu l'action de la lumière se gonflent et se montrent en relief, tandis que les autres restent en creux; et enfin, on transforme la surface de gélatine en planche métallique en I» moiilant, soit au moyen du plâtre pour obtenir une planche de cuivre, soit par la galvanoplastie après que la plaque a été métallisée. Ce procédé prodnit donc des dessins négatifs au trait qui fournissent des f blanches métalliques en relief propres è 'impression ; et des dessins posiliis donnant des planches en crenx susceptibles d'être imprimées en taille-douce. Le second procédé consiste k appliquer photographiquement les corps gras sur le papier, la pierre et les surfaces métalliques. On enduit ces surfaces de gomme mélangée de bichromate de potasse; puis, lorsque la dissolution » eu lieu, k les impressionner k travers les négatifs des dessins k reproduire. Quand, après cela, on applique l'encre grasse h l'aide du tampon ou du rouleau, l'encre ne se trouve adhérente que sur les parties qui ont subi l'action de la lumière. On peul aussi, |)ar l'emploi du même moyen, appliquer sur les surfaces des couleurs en poudre ou des couleurs liquides.

M. Jules Dubosq, que nous avons déjk nommé, a eu l'idée d'employer la photographie pour rendre visible, devant un auditoire nombreux, les objets qui, par leus petitesse, ne pouvaient être observés qu'individuellement, et on lui doit la construction I d'un appareil qu'il décrit en ces termes : j « Pour les cours de la faculté des sciences, ^ nous avons dû avoir recours k la photographie, afin de projeter les globules du sang sur une grande échelle et avec une intensité lumineuse suflisante pour être vus de tous les points de ramphilnéAtre. Le microscope

PHO

rao

i)boto><lectriqu6 nous a permis d*éclairer i*9l)J9t assez agrandi pour en faire un négatif sur glace de 60 millimètres, duquel nous avons tiré des épreuves positives sur un Terre transparent, comme les épreuves stéréoscopiques» et à l'aide do l'appareil de

f)rojection nous avons pu avoir sur un écran a représentation de ces très-petits otgets qui ont déjà, par la première o^^ération, subi un grossissement de 300 fois, ^ous sommes parvenus à avoir* avec la seconde amplification, Tobjet grossi de 10,000 fois environ ; un micromètre divisé sur verre a été photographié en môme temps que les

5 lobules et avec le même grossissement; e telle sorte que Tinstruuient, qui est à double système lonticuluire, projette à la fois Timage des globules et celle du micromètre; en en faisant légèrement converger les corps portant lesdits systèmes lenticulaires, on peut superposer les deux images, ce qui permet a chaque élève de comparer le grossissement. L*appareit qui sert à cette projection est composé d'une botte en cuivre, au centre de laquelle ae trouve le point lumineux électrique fournissant de la lumière à deux réflecteurs qui, posés à fcS degrés, la renvoient dans le double système lenticulaire dans lequel sont places les tableaux à projeter. Un diaphragme est placé en avant de ces deux corps et tait alternativement obstacle à chacun des rayons lumineux, de sorte qu'on peut, à volonté, voir le micromètre ou les globules du sang ou tous les deux ensemble, en permettant au rayon de passer dans chaque système optique. Il est done facile de reproduire de celte manière tous les objets de la nature, quelle que soit leur petitesse ou leur grandeur : il n'y a pas de limites. Sur le même tableau sont deux épreuv««s stéréoscopiaues et microscopiques iuipressionnées par la lumière électrique. Ces objets, (|uoique très-petits, ont leurs trois dimensions, ce qui échappe complètement à l'observation à l'œil nu, mais qui devient très-visible lorsqu'on les observe au stéréoscope après avoir été photographiées et amplifiées par le microscope.

n Pour olHeoir ces photographies, nous procédons ainsi : les lentilles du microscope peuveut être placées sous deux inclinaisons par rapport à Tobjet, comme les deux chambres noires servant k la reproduction d'un portrait ou d'un paysage. Le premier moyen que j'ai employé pour ces reproductions est un microscope dont le corps s'incline sur son axe de 10 degrés à droite et k gauche de la normale, l'objet restant fixe, ou inversement. C'est cette manière d'opérer que j'avais d'abord adoptée pour la reproduction des portraits ou statuettes, le modèle étant posé sur une plateforme de sculpteur; maintenant je me sers du microscope binoculaire de M. Nochet.

Cet instrument est destiné k voir avec leur relief les petits objets microscopiques; il permet de photographier k la fois les deux images. 11 eat composé d'an jeu de lentilles au-dessua duquel se trouve placé un prisme

de 60 degrés, présentant une de ses sorbot normalement aux rayons pénétrant dans .. prisme, qui ensuite sont réfléchis sur Turdes faces et ressortent par la troisième br de sorte que tous les rayons venus du f <* droit de la lentille sont réfléchis sor fnce droite du prisme et ressortent k gau^^h: ceux du côté gauche de la lentille sont rtCchis sur la face gauche du prisme et sorit; : k droite : ils croissent donc dans rintérifi: de ce premier prisme, et k leur sortie sont reçus sur deux autres prismes qui * rendent parollèles, de telle sorte une •: peut recevoir les deux images sur la ^'xi dépolie et observer immédiatement Uf^ stéréoscopic|ue k l'aide du stéréoscope k nibus et voir tout de suite ce que sera .'* mage étant photographiée. »

H. Grove a fait connaître, dans le Mt3* phical magazine, l'expérience curieuse fectro-pbotographie que voici : deux : ques de verre avant été plongées dans Tac nitrique, puis lavées et essuyées êrec k morceau a'étoSe de soie bien propre* fartot revêtues de feuilles d'étain, et roo plaça an papier imprimé entre les plsqoes. U5 feuilles d'étain furent alors mises en nppott avec les deux extrémités secondaires d ooe spirale de RuhmforfiT; quelques minok^ après on les enleva ; et en dirigeaot »" haleine sur la surface du verre, M. Grou ; fit apparaître les mots imprimés sur le :^ pier, aussi clairement que s'ils avaient r: gravés sur le verre. Cette imaçe fut fixée i moyen de l'acide fluorhydrique. L'ba^ • expérimentateur prit ensuite une feuille .papier blanc très-fin, y découpa le mot voCi qu'il plaça entre les plaques de Terre,' qu'il éleclrisa comme précédemment; r^ J ayant retiré ces lettres, il exposa la suri* à intérieure de l'une des plaques k la Ta(« J de l'acide fluorhydriaue. Le mot décoo(< f}

Sroduisit bientÂt d une manière eu.£ \ [. Grove électrisa encore une plaqtie la même façon, et couvrit la surfare-laquelle existait l'image invisible, c\ couche de collodion ioduré. puis rimme-.^ dans un bain de nitrate d argent (2 gr- 60 cent, pour 30 d'eau), en ayant soin c rerdans une chambre éclairée seulemec une bougie, La plaque fut ensuite expk la lumière d'une fenêtre durant que*^ secondes, pour la rapporter après cela le loc/il obscur; et lorsqu'on y eut *'une solution d'acide pyrogallique, le voLTA noircit et parut tres-disiinde? ■ les autres parties du verre ayant été prt^' vées, par l'électrisation, de l'action œ lumière. Les images furent fixées au m^y d'une forte solution d'hydrosulfite. 11.1»'fait remarquer que, lorsque les lettres ^ placées entre les plaques, sans électrisa: aucun effet ne se produit; mais il f^-^ qu'il est possible d'obtenir un certain rc?- tal, par un contact prolongé.

La photographie, si utile pour rétode •* êtres infiniment petits, puisqu'elle rcf r^si» l'image de ces êtres amplifiée par le uurr* cope, peut servir également k rexamea •»

PlIO

DE tei;hnologie.

Page 1