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^rps célestes» et c'est ainsi que des îaipres- $ions photographiques de la lune ont été jhietnies par le P. Seccbi, à Rome; puis pnr MM. Bertsch et Arnaud; etc. A ce suiet, nous eiiiprunlons au iournal La Lumière^ Knimlyse suivante d un mémoire lu par M. W. Crookes, à la société royale de Londres, dans sa séance du 12 lévrier 1857.
« L*auteur ayant reçu une subvention sur leN fonds de la société royale, a consacré iieaucoup de temps pour résoudre le problème difficile Je se procurer de bonnes épreuves uhotograpbiques de la lune. Il pense que le succès avec lequel il a obtenu des négatifs en quatre secondes environ, est dû è la grande pureté des matières chimiques qu'il a employées.
« Voici comment il a opère.
« Le papier soluble pour le collodion était préparé de la manière suivante :
Addè Bitreoi do oommerce.
Adde oltriqae M.
Adde sallliriqae. id.
125 grammes.
« Le collodion a été fait avec (sp. gr. 735) :
iréalablemeot libéré d*acide par la rectifica-
ion k la potasse caustique sèche, 150 gram-
nés ; alcool pur, 90 grammes ; papier solu-
ile (séché k 100 centig.) 3 gr. 20 c; iodure
ie cadmium pur, 1 çr. 90 c. L*alcool et Té-
her ont été mélangés ; on a ajouté ensuite
e papier et Tiodure de cadmium; la disso-
iition s'est faite en q^uelques minutes, en
emuant un |>eu. Aussitôt qu'elle a été com-
lète, on Ta laissée reposer pendant vingt-
uatre heures, et alors on a décanté avec oin, dans une bouteille très-propre et bien ouchée, moitié du liquide clair qui surna- ?ajl. L'auteur croit que le collodion préiré de cette manière peut se garder peuint plusieurs années.
• Le liain de nitrate d'argent a été pré- )ré en faisant dissoudre 30 grammes de niate d'argent cristallisé, parfaitement pur
neutre, dans 60 grammes d'eau, puis en ;itaDt constamment, on y a ajouté une soition de 25 centigrammes d'iodure de cad* iuto dans 30 grammes d'eau et 7 grammes I coJIcMiiou loduré ci-dessus mentionné, eoQn, de l'eau pour arriver au volume de 0 grammes. On a laissé reposer le tout (idant quelques heures à une température nriron 25* centigrades; puis on a filtré iir «éparer du bain l'iodure d'argent non 50US et le papier précipité. On s est servi oe hassine en verre de préférence à une gijila*percha.
La solution révélatrice consistait en :
A<kle pgrrog»lllqoe par.
Acide citrique crislillisé.
£au.
Alcool.
0 gram. SO
Cette solution est très-iente dans son acet exige souvent de 15 h 20 minutes,
s elle produit des négatifs d'une telle
leur et si intacts, que M. Crookes la préde beaucoup h celle qui est faite sui*
i ta formule ordinaire. Le t)aia fixateur \oy6 était la solution ordinaire presque
saturée d'hyposulfite de soude. Après en avoir fait usagé, on lave bien et avec beaucoup de soin les épreuves dans l'eau chaude, on les fait sécher devant le feu, et, après en avoir gravé le titre ou le nom dans un coin, on les vernit avec la solution ordinaire d'ambre dans le chloroforme. Le négatif obtenu est ensuite amplifié par les movens connus.
« Les résultats obtenus par l'auteur sont très-beaux. Il doute qu'il soit possible d'avoir des épreuves photographiques de notre satellite beaucoup plus belles en se servant de son procédé. Mais l'avenir de laphotographie lunaire est ailleurs, selon Iqi, L'image ne doit pas être reçue sur une plaque sensible et soumise ensuite à un (procédé amplifiant. Des défauts tout h fait imperceptibles à l'œil, quand ils sont sur de petits négatifs, deviennent de grandes taches quand on les amplifie. En elTet, plus d'une douzaine de négatifs paraissant également bons, ont laissé voir des taches lorsqu'on les a amplifiés. 11 faut conduire du même coup l'amplification et l'obtention de l'épreuve, soit en se servant du télescope, ou, ce qui vaudrait mieux, en organisant un système de lentilles capable de projeter d'un seul coup sur le collodion l'image ampliGée de la lune. La difliculté provenant du manque de lumière ne peut pas être une objection, car si nous supposons Timage qu'on obtiendrait égale aux épreuves laites par Tauteur, ce serait un accroissement de vingt fois la surface, et conséquemment vingt fois six secondes ou deux minutes représenteraient le temps d'exposition, temps qui, s'il devait même se prolonger encore quatre ou cinq fois, ne devrait pas rebuter un œil et une main calmes et habiles. *
La Lumière décrit en ces termes deux épreuves photographiques que possède M. Brewster : « Qu'on s imagine une petite tache grisAtre d'un millimètre carré sur une lame de verre. Si l'on applique sur cette tache un microscope spnérique è rainures (aroowes mieroicope)^ on aperçoit quelque chose de prodigieux : un groupe de sept personnes aussi nettement dessinées et d'un modèle plus pur que dans une épreuve de grande dimension. L*autre spécimen, plus exigu s'il est possible, est la copie d'une inscription è la mémoire de William Sturgeon, aussi facile à lire que le monument luimême. Comment on a pu mettre au point pour obtenir ces épreuves, et comment surtout on a pu composer un collodion assez fin pour donner cette délicate image et ne
Erésenter, sous le microscope, qu'une surice (parfaitement liquide, c'est ce qu'on ne saurait dire. Le secret en appartient à M. Dancer, de Manchester, auteur de ces merveilleux essais, i»
Voici une note qu'il est utile de consigner ici en terminant. Un Anglais a publié, dans le journal le Tinui^ une lettre dans laquelle il fait connaître qu un docteur du cap de Bonne-Espérance , nommé Atherstone , a failli mourir par suite de remploi, dans une
PHO
MCTIOMNAIHE
MIT
expérience pbolograpbique, du cyanure de potasHumf ce sel s*élant trouvé en contact avec le sang, par quelques égralignures aux doigts. Dans tout cas analogue» dit fauteur de rarticle» le poison se répandra dans les Teines, et l'oBUTre de la destruction s'accomplira avant qu'on ait eu le temps de se tirocurer un remède ou même d'y penser. I ajoute à cette première observation. «( Il y a deux points que je désire signaler è l'at*tention d'une manière spéciale. D'abord l'emploi de ce sel est» à mon avis» impardonnable» vu qu'il existe une autre matière qui ' peut le remplacer parfaitement» c'est-à-dire Vhypoiulfite de soude^ qui a encore un autre avantage sur le cyanure. Celui-ci, employé pour flxer la photographie» dissout l'image môme s'il n'est retiré au moment convenable, ce qui n'arrive jamais avec l'hyposuU file. Il n y a qu'une excuse mauvaise qu'on puisse présenter pour l'emploi du cyanure :
3u'il demande un peu moins d'attention et e soin en lavant l'image après l'avoir flxée. Quant aux taches de nitrate d'argent, on les enlève, sans encourir le terrible accident qui est arrivé au docteur Atherstone» en les humectant d'abord avec une forte solution diodure de potassium et après avec de l'acide nitrique étendu; ensuite» on lave avec de l'hyposulBte de soude. Le second i)oint» maisi non pas le mpins important» que je signale» c'est le manque de prévoyance dont on fait preuve» en mettant le cyanure de potassium entre les mains de personnes qui ne connaissent pas ses propriétés dangereu* ses 9
PHOTOGRAPHIQUE. Qui appartient à la photographie.
PHOTOLITHOGRAPHIE. Procédé dû à M. Barres will» et par lequel oh décalque sur la pierre une épreuve photographique que l'on encre ensuite.
PHOTOLOGIE (pnys.).Da fscect^^watéç, lumière, eiUyoÇf discours. Traité sur la lumière.
PHOTOLOGIQUE (phys.). Qui a rapport à la photologie.
PHOTOMAGNÊTIQUE (phys.). Du grec 9Ctfç, lumière» et du latin tnagnee^ aimant. 8e dit des phénomènes qui sont dus ou aue l'on croit devoir attribuera l'action de la lumière.
PHOTOMÈTRE (phys.). Du grec «pûç, lumière , et liitpoy» ie i mesure. Instrument Qu'on a construit dans le but de mesurer 1 intensité de la lumière» mais dont on n'a f>oint encore obtenu des résultats sur l'exactitude desquels on puisse compter. Le perfectionnement du photomètre a été poursuivi par Bouguer» Richtier» Weatstone»
Bunsel, etc.; et plus récemment par MM. Soleil» Talbot» Fr. Bernard, etc.
PHOTOMÉTRIE (phys.). Partie de la physique qui enseigne à mesurer l'intensitt^ de la lumière. On doit h Huygens» Celsius» Bouguer» Lambert» Saussure» Leslie, etc.» des travaux sur cette matière.
PHOTOMÉTRIQUE {i^hys.}. Qui a rapport • la photométrie.
PHOTOPHORE. SIPHON4 Petit apptrel qui consiste en un tube d'émail et un res* sort à bopdin sur lequel on fixe une bouci^ Celle-ci se trouvant contenue dans le tut^. ne peut alors répandre des gootles <j dehors et souiller les vêtements.
PHOTOSCIATÉRIQUE (phys.). Do kt^ çuç, lumière, et oxta» ombre. l9ofli quel *: a donné à la gnomonique» parce qoe ^ heures sont indiquées sur les cadrans» ustôt par la lumière du soleil passant i^ ^ trou» tantôt par l'ombre du gnomon.
PHTHORE (chim.). Du grec yeopà.rorr.'.
tion. Nom que porte le fiuor» parce qn* ~ truit tous les vases dans lesquels on cher *a le coercer
PHTHORÎDK (chim.). On appelle i* une famille de minéraux qui» lorsqu ot fait fondre dans un tube avec de Yr pbosphorique» donnent une vapeur bîx* dont Taction corrode le verre.
PHTHORO-BORIQUB. loy. Fi.roai^-
QUE
PHTHORO-SIUCATE. Foy. Furo-sui-
GATB.
PHTHORO-SiUCIQUE. Yoy. Fllo^ili-
CIQUE.
PHTHORURE (chim.). Du grec ^^ corruption. Nom générique sous lequel ^ trouvent compris^tous les composés du C4 * et d'un autre corps simple.
PHYSARMONICA (inst. de mus.). In5:nment dont le son est produit par la vilirati'i de languettes métalliques.
PUYSICO-MATHÊMATIQUES (Scibw^ Se dit des sciences qui se rappoitent 1 < fois à la physique et aux roathématiques. U mécanique» la statique» riiydraulique,lV( que» sont des sciences physico-maibéoii ques.
PHYSIONOTRACE. Instrument inve:
vers 1815» par Chrétien» et propre k de^>i» mécaniquement des portraits. Il se cosi-'' de deux parallélogrammes appliqués sur c tableau en bois placé verticaleoient, ei c sont destinés à maintenir i^rallèleniev . elle-même la règle qui porte Tobjectif eï rayon visuel. Un til» que Ton raccourc . t volonté» permet de donner au portrait k ' plus ou moins grande dimension; et iV«ploi de cet instrument exige que la qui pose conserve une complète lité.
PHYSIONOTYPE. Du grec çCa^, oari^.
et xui»ç, empreinte. Instrument qui st<* • prendre l'empreinte du visage» et quî« •>'^ que c«lte empreinte est obtenue» devieLt £: moule pour y couler en plâtre, en U^** ou en Dronze» des bustes dont la rrssc-blance est d'une grande exactitude. Le i-" ' sionotvpe» qui fut inventé k Paris» en 1^'par II. Sauvage» consiste en une pia^sts ovale, percée de petits trous très-rapprtchés» et traversés par des tiges métatli'^ci* mobiles et à pointes mousses. Quand on 1 * plique cette sorte de broche métallique « un objet quelconque» les tiges, cédant a^>^ k la pression do ses diverses inerties » »>-fouceui de manière h offrir en creux •»
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