‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 103 sur 248 · PHY · texte numérisé non relu

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DE lECUNOLOGIE.

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nonle de Tobjeti «i il ne reste plus qu*à ixer les tiges.

PHYSIQUE. Da grec çuoixf , radie, ^ûfft^, nature* Science qai a pour objet l'examen abstrait de chacune des propriétés des corps, ei qui s'applique surtout à en déterminer e!(a<:iement tous les effets. Elle diffère de la chimie en ce qu'elle ne s'attache qu'à Té- Inde des propriétés ou actions extérieures <les corps» sans tenir compte de leur constitution intérieure ou de leur composition » et se divise en plusieurs branches tout à fait indé|tendanies. Telles sont la mécanique^ qui embrasse la statique, la d.vnamiaue. Thyiirostatiqueet Vh^drodynanlique; la chaleuff comprenant la dilatation, la chaleur rayonnante, la calorimétriCy la chaleur spécifique et la chaleur latente ; Vopiique, qui se com- Mse de la catoptrique, de la diop(ric|ue, de i*af:liromatisme, de la vision, des interférences, de la diffraction et de la lumière polarisée; Vaeouitique^ qui traite de la production et de la transmission du son, des vibrations des corps et des instruments de musique; V électricité ^ qu'accompagne le

SaWauisme ; le magnétisme^ qui se sépare en lectroDiagnétisme et diamagnétisme ; et les aciiont motéculaireif c'est-à-dire la capillarité, la structure des corps et l'élasticité.

Ayaot eu l'Egypte pour berceau, la physir^ue fui cultivée par les philosophes grecs, |mis par les mathématiciens d'Alexandrie. AristotOf toutefois, ne se livra qu'à la recliercbe de vaines abstractions; mais Théothraste connut les propriétés attractives de 'aimant et de l'ambre jaune. Héron imagina J appareil hydrauliaue qui porte son nom; Ctésibius inventa les pompes ; Archimède s*occupa de mécanique et d'hydrostatique, et on lui doit la vis qui porte son nom, les mouffles» les roues dentées, puis le miroir ardent. La conquête arabe étoufih ensuite les progrès de la physique en Orient; le moyen âge ne lui laissa guère que des erreurs, si on en excepte la découverte de la boussole et quelques inventions attribuées à Roffer Bacon; et cette science ue Gomnença a refleurir qu'au xyi* siècle. Alors Sétiastien Cabot observa le premier, .ians un voyage au nord de l'Amérique, la déclinaison de Taiguille aimantée ; Fras- :4itor découvrit le principe de la décom- ^losition des corps; Porta et Haurolico, Jonnèrent une impulsion remarx]uable à optique ; et Gilbert de Colchester publia jn traité sur le magnétisme et l'électricité. Au xTir siècle, François Bacon introduisit a méthode expérimentale ; Descartes découvrit la force centrifuge et expliqua la réfracion de la lumière ; Galilée reconnut les pro- /néiés du pendule, imagina la balance hv- /rosialique.et perfectionna le télescope qu a- Aît inventé Topticlen lean Lapprey,de Midleibourg; Toricelli démontra la pesanteur le Tair, inventa le baromètre et fonda la ht'orie du mouvement des fluides ; Huy«- ;t*iis appliqua le pendule aux horloges, calijla \ei lois de la force centrifugée, inventa

c uiiciomêtre et do^qa la théorie des vibra-

tiens de la lumière ; Salomon de Caus émit les premières idées développées de l'emploi de la vapeur comme force motrice ; Papin inventa la première machine à vapeur fonctionnant avec un ])iston; Othon de Guericke découvrit la machine pneumatique et fit de nombreuses expériences sur l'hydrostatique, l'électricité et le magnétisme; Mariette détermina la loi de la dilatation et de la condensation de l'air; et Newton vint accomplir une véritable révolution dans la science par ses admirables découvertes sur la gravi*tation et la lumière.

Dans le xvin* siècle, se montrent des groupes occupés avec ardeur à pénétrer les mystères de certains* phénomènes particuliers de la fjhysique. Tels sont Dufay, l'abbé Nollet, iGpinus, Franklin, Galvani, Volta,

3ui explorent concurremment le domaine e l'électricité; Halley, ïaylor, Duhamel, Coulomb, qui font du magnétisme l'objet

{privilégié de leurs études; Fahrenheit, léaumur. Haies, Musschenbroeck, Stahl, Crawford, qui se livrent à des expériences sur la chaleur; Halley, Hawkesbre, Euler, Rochon, Herschell, qui agrandissent les connaissances en optique; et Taylor, Sauveur, Bernouilli, qui rendent plus compréhensibles les lois de l'acoustique. Enfin, avec le xix* siècle se produisent en plus grand nombre des phalanges de physiciens actifs, entreprenants, créateurs. C'e^t ainsi (]ue Sayary et Ampère ont développé des idées nouvelles sur la constitution intime des corps; que MM. Poncelet et Piobert ont fait progresser la mécanique; que Chladni, OErsted, Savart, ont perfectionné l'acoustique; que Youn§f, Fresnel, Malus, Wollaston, Brewster, Biot, Arago, ont rendu d'immenses services à l'optique; que la théorie de la chaleur s'est enrichie des travaux de Dulong, Petit, Dalton, Gay-Lussac,Melloni, Forbes, Despretz, de la Provostaye et Desains; et que l'électricité et le magnétisme ont accompli leurs prodiges par les laborieuses investigations des OErsted, des Am- 8 ère, des Becquerel, des Jacobi, des de la jve, des Matteucci, etc., etc.

Nous croyons utile maintenant, à cause du caractère spécial du présent dictionnaire, de reproduire ici le passage suivant : « Si les sciences générales et spéculatives étaient l>arfaites, »dit M. T. Guibal, « les différentes opérations industrielles qui ont pour but de confectionner un produit n'en seraient que les applications ; mais, loin de là, la physi^ que^ la cAtmte, la mécanique^ etc., ne possèdent que peu de lois ou de principes parfaitement vrais; la plupart n'existent qu*en vertu d'abstractions que la science peut se permettre pour faciliter ses recherches, mais que les arts n'admettent point. De là ces corrections incessantes quon demande à la pratique pour coordonner .e.s faits avec les théories. Or, ces corrections doivent être telles quelquefois, qu'elles défigurent entièrement le principe auquel elles correspondent. Combien de fois, par exemple, la mécanitjue annonce-i-elle un résultat quQ

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niCTlONNAIRE

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